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Climat : et voici les écolos pro-nucléaire !

Sur Twitter, sur YouTube, des voix défendant le nucléaire au nom de la lutte contre le changement climatique se font de plus en plus entendre. Qui dénonce le "dogme antinucléaire de Greenpeace" ? Comment et avec quel impact ?

Commentaires préférés des abonnés

Je pense que c'est un sujet où il faut se confronter à l'aspect physique du phénomène. Il est a mon avis compliqué d'avoir un avis éclairé sur la question de la production d'électricité en se limitant à classer les pros et les anti, comme pour n'impo(...)

Ils sont drôles ces pro nucléaire qui polarisent le débat uniquement sur le CO2, pour ne pas parler du reste: approvisionnement en uranium, déchets longue vie, lien entre nucléaire civil et militaire, coût si on inclut le démantèlement, risque terror(...)

Alors que c'est bien connu, les composants entrant dans la fabrication des panneaux photovoltaiques, sont eux, cultivés en circuit court par des assoc' sympathiques du Larzac.

Derniers commentaires

Je suis ahurie de la quantité de commentaires destinés à défendre l'option nucléaire, et de la rareté de ceux qui posent la question du gaspillage énergétique. Piller la planète jusqu'à la rendre inhabitable*.


Donc... piller la planète plutôt que de renoncer à une miette de notre confort énergétique factice.


*Inhabitable pour nous, humains, car je lui fais confiance, elle a toujours su tracer son chemin à travers les innombrables "catastrophes" qu'elle a vécu. La simple disparition de notre espèce sera une bonne nouvelle pour plein d'autres, le confinement nous l'a fait entrevoir. 


Le débat sur la production d'énergie me paraît stérile tant qu'on n'évoque pas sa consommation et encore moins son gaspillage. On aura réussi en un siècle à brûler toutes les ressources fossiles - y compris l'uranium dont les réserves sont faibles. N'est-ce pas là le fond du problème qu'il faut aborder prioritairement : utiliser l'énergie avec intelligence et de manière raisonnable ?

J'attendais un truc d'ASI autour des propositions du ShiftProject; je ne faisais pas de projection sur la forme qu'elle prendrait.

Je dois avouer que j'ai été un peu surpris de la forme prise. 

Puis après la lecture du forum, je me dis que cette forme factuelle (tout en étant dans le strict format d'ASI) à le mérite de, et a été faite pour, déclencher une polémique qui m'apparait plutôt saine au final. :-)

Nous verrons si la suite nous le confirme... :-)

Quand on se renseigne un peu sur ces sujets, on voit bien que le Réveilleur et Jancovici ont raison, que Greenpeace est dans le dogme et la désinformation (dangerosité très très exagérée du nucléaire) .

- Soit on a une électricité décarbonée et nucléaire + hydro-électricité.
- Soit on a une électricité fortement carbonée (gaz/charbon...) et avec éventuellement une part assez forte de renouvelable (jusqu'à 30-40% peut-être, mais pas au-delà pour la stabilité du réseau)

- Soit on a une électricité décarbonée, intermittente et en beaucoup moins grande quantité car on ne sait pas stocker en quantités suffisantes  (éolien+photovoltaïque+hydro-électricité)

Ces 3 choix sont défendables mais on ne peut pas tout avoir!

@Juliette Gramaglia

Et au fond, quid des anti-nucléaire ?


"Sur Twitter, pendant la crise sanitaire, l'audience de certains groupes, comme les anti-5G, les anti-vaccins ou les anti-nucléaire, a été démultipliée par rapport à leur poids dans l'opinion publique, selon une étude de l'agence de communication Majorelle "

tweet de l'AFP

et

l'étude elle-même

Bah, toutes ces discussions seront réglées lorsqu'on ne confondra plus risque et danger (comme le propose l'un des commentateurs) et qu'ils se seront rejoints à Tricastin ou ailleurs. Tiens, lorsqu'on sera obligé·es de contourner la vallée du Rhône pendant des années pour éviter "la zone", les écolos pro-nucléaires auront plus de mal à nous faire craindre la chute d'une éolienne sur la tête. Dommage que, comme pour la crise du coronavirus, il faille attendre une catastrophe majeure pour que ce qui était impossible (avoir un hopital public digne d'un pays riche) devienne raisonnable. Mais les humain·es sont ainsi fait·es : seules les catastrophes rapides font bouger les lignes.


Quant à répéter qu'on a pas le choix, qu'il est impossible de... qu'il est complètement irréaliste de penser que... Dans le meilleur des cas c'est juste tristounet, défaitiste et mesquin. Dans le pire ça cache une volonté funeste de faire avaler de force une bien mauvaise pilule. On dirait le mantra préféré d'une célèbre "dame de fer" britannique : TINA.

Bonjour, il faut modifier votre lien qui devrait renvoyer vers checknews (libération). Il ne fonctionne pas, en supprimant la partie "arrêtssurimage", c'est bon ;-)


Je n'ai pas lu le forum...il me semble que le débat  qui devrait être préalable et  sous jacent à tout cela est un peu oublié : celui des énergies fossiles dont les ressources sont indiscutablement limitées .         

merci pour cet article intéressant .

Pour fixer les termes du débat (et notamment "oui mais l'uranium il faut aller le chercher dans des mines"):

Si on prend une centrale électrique de 1GW (à peu près un réacteur nucléaire) :


* en nucléaire, elle consommera environ 27 tonnes d'uranium enrichi par an
* en thermique, il faudra la même masse de combustible fossile... toutes les 10 minutes environ
* en solaire, il faudra environ 25 millions de panneaux solaires de 1.70 m sur 1m pour produire la même quantité d'électricité.

ok pour le nucleaire , a condition que la filière se sorte les doigts du fion et arrive a finir l'EPR et à restaurer les centrales existantes à moindre coût et moindre risque..... C'est le seul bémol que je mettrais au discours de Jancovici dont l'argumentation  est maintenant bien rodé.

De toute façon comme le dit Jancovici le débat est derrière nous , nous n'avons plus le temps. le Shift project semble être passé a l'étape suivante et travaille sur la mise en pratique de la décroissance par secteur d'activité. Si ca peut déboucher sur quelque chose de concret que les politiques peuvent mettre en pratique tout en remportant l'adhésion des électeurs  alors peut être n'aura t on pas besoin d'avoir recours à l'autoritarisme pour amorcer le changement. 

Moi je crois au contraire que les avantages du nucléaire deviennent de plus en plus clairs pour une partie du grand public. Il y a 20 ans, le climat était un sous-sujet. Aujourd'hui il est central et les questions autrefois annexes sont heureusement investies par une part toujours plus grande de la population. On ne peut pas relever le défi climatique sans mettre de notre côté tous les atouts. A côté des économies d'énergies, il y a quand-même 80% de la consommation fossile qu'il faut remplacer en grosse partie. La révolution qui nous attend fera de toute façon augmenter la part énergétique de notre budget. Croire que les ENR suffiront est irréaliste et en tout cas complètement hypothétique. Croire que le prix de l'énergie ne va pas augmenter est idiot. Il suffit de regarder la quantité phénoménale de pétrole, charbon et gaz que l'on brûle tous les jours pour se rendre compte que le rempladéfi est probablement le plus gros de l'histoire de l'homme.

La parisienne libérée a réaliser d'excellentes chroniques vidéo "météo nucléaire" ainsi qu'un livre sur le sujet.

J'ai le souvenir d'un documentaire vu sur france 5 ou arté qui expliquait que l'enfouissement (a Bure? ou ailleurs, mais en europe) des dechets radioactifs pendant 10.000 ans prévoyait d'etre reversible pendant 100 ans avec des containers qui s'oxyderaient au bout de 300 ans. Il ne sera plus possible de les detterer, la radioactivité mettrait 1500 ans  pour diffuser lentement jusqu'a la surface.  C'est le meme scenario que stocamine qui n'est pas une hypothèse mais une réalité.

L'ignorance dénoncée par les écologistes "pro nucléaires" comme vous dites se déchaîne dans les commentaires ... et même dans l'article. Non, 75% de notre énergie n'est pas nucléaire; en fait 80% de notre énergie est fossile et émettrice de CO², car tirée du pétrole,  du gaz et du charbon. Dans les 20% restant, 75% sont nucléaires.

Or dans le cadre de la crise climatique, ce qui compte ce sont les 80% fossiles, pas le reste.

Concernant le nucléaire et ses dangers, en particulier les déchets, les ignares font comme si les autres sources d'énergie (en particulier... fossiles) n'en généraient pas. Mais elles en génèrent, et dans des volumes sans commune mesure avec le nucléaire.

Une centrale à charbon allemande typique brûle jusqu'à 50 000 tonnes de charbon par jour! Générant jusqu'à 40 000 tonnes de cendres! Cendres qui sont plus radioactives que 99% des déchets dits nucléaires!

Si vous preniez la peine de comparer le volume de matière et de déchets générés par le nucléaire par MWh produit vous réaliseriez que le nucléaire est la source d'énergie la moins polluante et de très loin...

À ce moment vous me sortirez "oui mais Tchernobyl", "oui mais Fukushima". Oui mais vous faites comme les gens qui ont peur de prendre l'avion, vous ne comprenez pas la différence entre risque et danger.

Les écologistes tendance GreenPeace ont malheureusement construit leur combat et leur idéologie depuis les années 70 dans la lutte contre le nucléaire militaire, puis civil. La mort du malheureux Vital Michalon a donné un martyr à la cause, et le dogme est devenu inamovible, quitte à tous nous tuer...

Et sinon la solution est toujours la meme, diminution de la population francaise et mondiale.


AH non BOUHHHH mathusianisme, il s'est trompe sur l'agriculture donc toute sa theorie est fausse, enfin quand on voit l'etat des sols actuel et la deforestation, il ne s'etait pas tant trompe que ca le zouave. 


Facho, l'unique solution c'est la sobriete energetique. Enfin vu l'augmentation de la population mondial et le developpement rapide des pays du tiers monde, c'est plus un changement alimentaire qu'il va falloir faire mais plus une longueeeeee diete energetique qui nous attend.


Enfin c'est pour dans 100 ans tout ca. Je serai plus la pour voir les consequences de l'aveuglement humain dans les bienfaits de la croissance illimite. 



Je pense que c'est un sujet où il faut se confronter à l'aspect physique du phénomène. Il est a mon avis compliqué d'avoir un avis éclairé sur la question de la production d'électricité en se limitant à classer les pros et les anti, comme pour n'importe quel sujet de société.


Le parc nucléaire français produit 380000 GWh, une éolienne produit par an 2 GWh, ce qui fait 160000 éoliennes pour remplacer le nucléaire, qui lui même ne représente que 70% de l'électricité en France. 

Sachant qu'un KWh éolien monopolise 100 fois plus de métal (acier, cuivre, ...) qu'un KWh nucléaire, que l'éolienne monopolise une surface au sol de 2000 m²  (ce qui ferait au total un département français) et que l'électricité éolienne ou solaire est intermittente, qu'il est donc nécessaire de construire des centrales thermiques pour compenser les journées sans vent, ces énergies renouvelables sont loin d'être propres.


Et cela sans prendre en compte les nouveaux moyens de déplacement dits propres. Un foyer moyen français consomme 7000 KWh par an, une voiture électrique consomme 15 KWh pour 100 km. Un français faisant en moyenne 30000 km/an, cela augmente la consommation de plus de 60%.


Bref, sans un changement radical de mode de vie qui impliquerait une division par 4 ou 5 de nos besoins énergétiques (c'est à dire 50 ans en arrière), il est totalement utopique d'imaginer que l'on puisse substituer les énergie renouvelables aux énergies fossiles ou  nucléaire. Ce n'est pas le problème d’être pro ou anti, il faut juste admettre que sans une réelle décroissance, l'énergie nucléaire est la moins mauvaise des solutions pour environnement ( si on exclut l'esclavage ! ).


Par contre, il y a un vrai combat écologique à mener, s'opposer farouchement à la privatisation programmée des barrages français qui représentent 16% de notre électricité, l'écrasante majorité de notre énergie renouvelable et notre seul moyen à grande échelle de stocker de l'énergie électrique par les STEP (station de transfert d'énergie par pompage).





Proposition d'une future émission sur la question du nucléaire avec un débat entre  J.M. Jancovici et J.-L. Pasquinet.

Je suis tout à fait d'accord avec vous sur le changement radical de notre mode de vie qui est la première solution à adopter pour espérer sortir de l'impasse énergétique dans laquelle nous nous somme engouffrer joyeusement, pour le reste vous nous resservez les mêmes arguments complètement éculés sur les énergies renouvelables qui bien sûr joueront un rôle bien plus important que le nucléaire dans notre avenir énergétique, en considérant que nous ayons un avenir énergétique.

Une éolienne produisant 2 GWh/an correspond à une génération qui a au moins une quinzaine d'années, une éolienne moderne terrestre de 5 MW (c'est le standard actuel) produit plus de 2200 h (équivalent pleine puissance) ce qui nous donne plutôt 11 GWh/an  et les dernières éoliennes marines en mer du nord c'est plutôt 12 MW et plus de 4500 h de production (équivalent pleine puissance) soit 54 GWh/an.

Pour les quantités de matériaux j'ai l'impression que vous exagéré aussi un petit peu mais dans l'autre sens. Même si les quantités de matériaux sont plus importantes avec le renouvelable il y  a quand même une différence fondamentale : ces matériaux ne sont pas des déchets pour lesquels nous n'avons pas de solution, ils sont recyclables.

Enfin petit remarque sur votre façon de calculer : en admettant le nombre de 160000 éoliennes (ce qui est totalement farfelu) et une surface de 2000 m² par éolienne pour moi cela fait 320 millions de m² soit 320 km² à comparer avec le territoire français dont la surface est de 552 000 km2. 

J'arrête là, j'interviens juste parce que parfois les chiffres balancés dans tous les sens sans vérification, ça gonfle surtout sur Arrêt sur Image

Pour le calcul de 320 km² c'est dans l'hypothèse où on place une éolienne tout les 50m, ce qui n'est évidement pas le cas.


Pour les puissances installées, c'est bien différent de l'énergie produite puisque c'est une production intermittente. Le temps de production actuelle des éoliennes tourne plutôt autour des 1600 h/an ( en France pour l'éolien, en 2019, 15,8 GW de puissance raccordée pour 26 100 GWh produits ).


Pour les matières premières, elles sont certes recyclables mais ne sont pas des ressources renouvelables et nécessitent une exploitation minière et une chaîne de production très polluante. Je vous invite à regarder les vidéos d'Olivier Vidal.

Le pire, à propos de la remarque sur l'esclavage, c'est qu'on risque vraiment de se diriger dans cette voie-là avec la raréfaction énergétique… Dans un premier temps, ce sera le retour des domestiques et des coursiers, comme ça se fait encore dans de nombreux pays.

L'avenir c'est bien de réduire par 4 nos besoins énergétiques.

Il n'est pas réaliste d'imaginer que le monde entier passe au nucléaire pour accéder à notre consommation énergétique et surtout électrique.

On confond consommation énergétique et richesse et même bonheur...

On ne sait pas faire avec une économie qui ne croit pas de façon exponentielle.

Il faut apprendre la décroissance, ce n'est pas si grave, si on accepte en parallèle une redistribution des "richesses".

Ça fait maintenant plus de 6 mois que je regarde des vidéos, que je lis des livres à propos de ce qu'il faudrait faire pour réduire suffisamment les émissions de CO2 et notamment beaucoup de publications et de conférences de JM Jancovici.

Il m'est d'abord apparu arrogant et trop sur de lui, sur de détenir LA vérité, puis en lisant d'autres ouvrages (notamment le rapport Meadows dans sa dernière version), il m'est apparu que même si beaucoup d'assertions de JM Jancovici sont TRÈS désagréables à entendre, même s'il enjolive (peut être) certaines de ses thèses, JE CRAINS FORTEMENT qu'il ait raison sur la plupart.

J'étais antinucléaire et même si je pense que sur le long terme ce serait mieux de s'en passer, a-t-on vraiment le choix ?

Il faudra de la décroissance énergétique,  un changement drastique de nos modes de vies, mais pour enrailler la catastrophe climatique qui s'annonce il faudra apprendre à se passer de beaucoup d'énergie et je crains que si on ne met pas le nucléaire dans le lot des énergies acceptables on devra baisser encore plus nos ressources énergétiques ou laisser le climat s'occuper de nous... Ce que sera assez terrible je crains.

Pour mon compte, vu mon age (65) je pense que ça ne fera pas une grosse différence, mais j'ai des enfants, des petits enfants et j'ai mal pour eux de ce qu'ils devront probablement vivre à cause des non décisions des dirigeants depuis au moins 30 ans !!! Ça me met vraiment en colère, surtout de la part de pseudos sachant qui nous font la leçon sur la DETTE que nous allons laisser à nos enfants ! 

LA TERRE que nous allons leur laisser sera elle seulement VIVABLE ? Et dans quelles conditions ?

Ps : invitez donc JM Jancovici avec des contradicteurs (costauds) ça fera une bonne émission ;-)

Les ENR c'est pas si propre car il faut bien fabriquer les éoliennes et les panneaux. En plus il faut accepter que sans soleil et sans vent le pays se retrouve en pause...


Le nucléaire c'est pilotable et faible en émission de CO2 mais c'est dangereux et il y a des déchets de longues activités  (minoritaire dans la quantité des déchets produits)...


La solution ? On stop le nucléaire comme ça tout le monde est content, on ne remplace pas le truc avec des ENR et on divise notre mode de vie par 10 sur les 30 prochaines années.


Qui est chaud ?


La bonne solution c'est réfléchir à notre empreinte et non se demander comment on remplace une énergie par une autre... 

Ce débat cristallise surtout le manque de discernement entre danger et risque.

Le réchauffement climatique met dès à présent notre écosystème en grand danger. Le nucléaire, lui, représente un risque.

En toute logique il faut accepter de prendre certains risques pour éviter les dangers.


Quant à la position écologiste anti-nucléaire, elle est fondamentalement incohérente à mes yeux.  Tout le monde rêve de se passer de nucléaire. Les tours de refroidissement, ça ne plait à personne.


Mais on ne peut pas appeler l'homme à se rapprocher de la nature, à être plus humble, à considérer qu'il n'est qu'une espèce parmi d'autres et développer des solutions aussi arrogantes que se faire la peau du nucléaire tout en baissant violemment notre dépendance aux énergies fossiles.


Monter sur un front trop large en chantant pour se persuader que tout va bien se passer sur le modèle de la campagne de Russie, ça ne garantit pas les victoires.

oui mais comment regarder des videos porno en HD dans l'ascenseur si on a pas d’électricité?

Dommage que la présentation de Jean-Marc Jancovici dans l'article ne mentionne pas son site Manicore, très fourni sur les questions énergie/climat.

Cet article notamment aborde de nombreux points du débat sur le nucléaire civil.

https://jancovici.com/transition-energetique/nucleaire/quelques-idees-recues-nucleaire-civil/


Jancovici a des idées très tranchées sur les médias, et de leur capacité à parler de ces questions. Pourquoi pas un débat sur ASI pour en parler ?

Ok. Quand on sort du domaine des violences sexuelles (point aveugle et démission du mandat d'ASI), ASI reste capable de présentations distancées, nuancées, prudentes et d'une objectivité qui va ailleurs que dans le sens du poil.


Je suis anti-nucléaire primaire et inconfortable, face aux déconstructions pertinentes de certaines mécanismes de pensées écologistes par Mary Douglas (Risk and Culture), face aux alliances bizarres de notre brave Henri Broch avec pro-nucléaire Charpak (Devenez sorciers devenez savants), et face à certains arguments tels que ceux exposés ici. Mais allergique aux spécificités des pollutions, vulnérabilités et gestions radioactives. Une allergie prohibitive. A quel point me donne-t-elle tort ou raison ?


Il y a du difficile à penser, et des choix qui se justifient des deux côtés sans être des horribles pour autant. Des deux côtés, des impensés et des représentations parasitaires, qui, comme toutes les représentations, se cloisonnent, les mécanismes d'engagement (et les identifications) interdisant les concessions aux arguments opposés. C'est beaucoup moins confortable que les partages définis entre gentils et méchants (et ça existe, des lignes de front dessinées par l'avarice, la lâcheté et la discrimination). D'où envie d'y ramener aussi ces débats. D'en faire le pur équivalent des disputes "faciles" sur l'industrie carbone ou sur l'industrie du tabac, la lutte contre tous ces après-nous-de-déluge surpuissants et capables de tout.


"Notre" tropisme, dans cet environnement culturel ASInien très spécifique, très soixante-huitarde, très Charlie-quand-Charlie-était-Charlie, serait précisément de disqualifier les "rationalismes" pro-nucléaires comme figures d'un capitalisme destructeur et criminel. C'est en tout cas mon réflexe viscéral, mais c'est aussi celui auquel je m'attendrais de la part d'ASI et de sa communauté. Mais être abonné à ASI, c'est aussi s'ancrer à une source à la fois "de confiance" (c'est pas les vendus, c'est pas les réacs) et "recadrante" : un rappel des faits quand nos élans idéologiques nous entraînent à les écarter, les minimiser ou les distordre. Pour moi, ASI est plus utile quand il me rappelle de nuancer mes positions que quand il dénonce celles des autres. La manipulation (et auto-manipulation) "de gauche" m'inquiète plus que celle "de droite", parce que moi et les gens que je respecte y sommes plus susceptibles. Le bien est plus une question de moyen qu'une question de fin : il se détermine en rendant compte des réalités avec le plus de finesse possible, plus qu'il ne se gagne par l'abandon de ces finesses au profit des discours mobilisateurs. C'est ce travail d'amont pour lequel ASI est rare et précieux, parce que c'est la seule chose qui protège des dévoiements de toutes obédiences.


Bon, cet article n'aide pas beaucoup à "résoudre" la question nucléaire (surtout que le lien url Checknews est cassé), mais, heh, c'est souvent le propre des bonnes questions et des bonnes approches, paradoxalement, d'éloigner le sentiment d'une réponse claire. C'est même en général un bon symptôme...


Je trouve la politique industrielle nucléaire très opaque et je ne fais pas confiance à Greenpeace pour m'éclairer sur cette question. Sans être "pro", je reconnais un avantage direct à l'utilisation des centrales nucléaires : je peux à toute heure mater des conneries sur mon ordinateur et n'ayant qu'un vélo, j'utilise avec plaisir les TER.


Donc en l'état ça m'arrangerait d'apprendre qu'on fabrique de nouveaux réacteurs ou rénove les anciens. Mais reste la question du risque et la capacité de notre société de le maintenir le plus faible possible.

Là je suis moins emballé de savoir que ces machins continueront d'être exploités dans un contexte économique et climatique qui devient de plus en plus instable.

Ok pour couper Fessenheim et d'autres mais parle-t'on de réduire dans le même temps la conso' de nos usines et foyers ?


Bref, au-delà de la nocivité de la radio-activité, les questions les plus urgentes à résoudre me semblent être : qui tient les commandes et que faire de tous ces GigoWatts* ?

Pour l'heure je constate qu'on dissipe beaucoup d'énergie pour juste nourrir le PIB et pas sûr qu'il nous le rende bien  :|







*en y projetant seulement 2,21 dans un petit boitier, on réparerait bien des erreurs passées  ;)

il y en a qui pensent encore que Marianne est un hebdo  de gauche  ......

Merci juliette pour l'article.

Le lien vers checknews est erroné, celui-ci est Correct.

Un peu surpris que vous en restiez à une position d'observatrice (y en a qui disent blancs, y en a qui disent noirs) sans vous avancer sur la véracité des arguments de chacun (accusation de compromission pour les uns, affirmation de bilan co2 pour les autres). Pas que j'ai des doutes sur qui est dans la manipulation, mais ça aurait permis de compléter le sujet. Ex : que dit le GIEC ? L'ASN ? Les journalistes scientifiques reconnus ?

NB : je suis aussi un peu surpris de votre présentation de Sylvestre huet, dont le travail vaut un peu plus que cette description de journaliste tenant un blog sur l'espace du Monde, "blog" que j'invite tout le monde à lire :

https://www.lemonde.fr/blog/huet/

On pourrait être écolo et pour le nucléaire (même si c'est un peu bancal), mais être pro nucléaire ne veut pas dire être écolo. "Lutter" contre le dérèglement climatique ne fait pas forcément de quelqu'un un "écolo". Cela ne suffit pas. L'écologie c'est un tout, pas seulement l'énergie (sa production). Greenpeace est contre le nucléaire car le risque de pollution des sols, de l'eau (+ risques de morts et de maladies chez les humains) donc de tout est énorme. Il y aussi une position anti militariste j'imagine.

"Pour le journaliste du Monde, Nabil Wakim, on touche pourtant là au cœur du débat : "D'accord, le nucléaire n'émet pas de CO2, mais est-ce pour autant une solution ? Et là c'est un autre débat, politique, qui est de savoir où on met les sous". Car un des grands arguments anti- nucléaires est de rappeler que sa prédominance dans le mix énergétique (75% aujourd'hui) se fait au détriment des énergies renouvelables (argument réfuté par les pro-nucléaire). "


Merci à Nabil Wakim de remettre les choses en perspective.


"les discours écologiques ont pu être ambigus là-dessus". Tu m'étonnes...


C'est quoi le plan B énergétique actuel, sans nucléaire sous toutes ses formes ni énergie fossile ? Il n'y en a pas.

D'où la joie des décroissants, ravis que l'on se lance dans une campagne de Russie en attaquant de front le nucléaire ET les énergies fossiles car il y a la défaite au bout. 

Dominique Seux a dû faire partie de ceux "touchés par ce discours pro nuke"... Jeudi ou vendredi dernier, dans sa rubrique matinale sur France Inter, il n'a cessé de vanter les avantages du nucléaire, déplorant la fermeture de Fessenheim et cette France si propre grâce au nuke... Pas un mot sur l'uranium, d'où il vient en Afrique sahélienne, des déchets, des risques genre Fukushima ou Tchernobyl... rien ! Dominique Seux, homme sous influence des lobbies !  Et ces gens ont accès aux media ! Muselons les !


Ils sont drôles ces pro nucléaire qui polarisent le débat uniquement sur le CO2, pour ne pas parler du reste: approvisionnement en uranium, déchets longue vie, lien entre nucléaire civil et militaire, coût si on inclut le démantèlement, risque terroriste ou naturel, etc. Le nucléaire, l'énergie du futur de ta grand mère pour citer un certain defakeur masqué...

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