39
Commentaires

Classe télé : quand Pujadas devient Batman

Chemise ouverte, sans cravate, ni veste, très peu de maquillage, des rides, la fatigue qui se lit sur son visage après toutes ces heures d'enquête : David Pujadas a troqué son costume du 20 heures pour celui de journaliste-flic dans le cadre de l'émission Cellule de crise. Dans un décor digne d'une série américaine - une salle sombre remplie d'ordinateurs et d'horloges indiquant plusieurs fuseaux horaires - Pujadas est revenu sur l'attentat contre Charlie Hebdo, un an après les faits.

Derniers commentaires

La justesse des remarques de ces élèves ne m'étonne pas dans la mesure où ils y sont justement entraînés dans le cadre de l'atelier auquel ils participent.
Ce qui me choque (sans toutefois m'étonner, puisque je fréquente le même public), c'est le fait qu'ils soient "nourris" de séries US du type de celles qu'ils citent. Il serait intéressant aussi, me semble-t-il, de leur montrer à quel point elles sont éloignées de la réalité. Je me souviens d'avoir abordé ce sujet en seconde à partir des Experts, justement: ils sont polyvalents, les ordinateurs leur apportent immédiatement des réponses à des questions très ciblées, les moyens techniques sont hyper efficaces, une enquêtrice se pointe sur une scène de crime systématiquement en talons aiguilles et jean moulant blanc, sans masque, sans charlotte sur les cheveux, etc.
Rectificatif Aloys von: il est payé pour désinformer, pour taire, pour édulcorer, pas pour penser.
Je trouverais ça intéressant de le passer ça à Pujadas, de solliciter sa réaction. Qu'en pense-t-il lui ?

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

J'adore ces gosses, si jeunes et déjà plus dupes des mises en scènes journalistiques
Bonjour
Pas vu ce navet, mais de ce qu'en disent ces jeunes à la têtes bien faite, ça tombe bien car je n'aime pas les séries américaines.
Ces enfants sont épatants d'acuité.

Vous devriez leur montrer la dernière émission d'@si, sur Mein Kampf. Le fond de l'émission était très bien. Mais si le look de tous les intervenants ne leur fait pas trop peur, ce sera intéressant d'avoir les commentaires de la classe sur la forme de l'émission.
Même les enfants dans les écoles demandent qu'à croire cette histoire
Que si au pays des barbus, y'en a qui nous veulent pas du bien
C'est juste à cause d'une religion et donc ça n'a aucun lien
Avec les militaires qu'on leur envoie, régulièrement pour leur bien !


https://www.youtube.com/watch?v=VpZo7FmHs4w
Quand on voit ces jeunes, toujours aussi vifs, « capter » de plus en plus vite les artifices de mise en scène et, osons le mot, les manipulations, on se dit que la classe télé devrait être obligatoire pour toutes les classes.

Bravo les jeunes, bravo @SI !
osons le mot, les manipulations
Certes. Mais les enfants n'emploient pas ce mot.
Ils comprennent assez bien que tout ce reportage est réalisé et mis en scène comme un téléfilm, mais ils ne semblent pas trouver cela choquant.
Les enfant sont soumis parait-il a des exercices qui les mettent en situation d'attentat. Au lieu de leur apprendre à se coucher à plat ventre sous les bureaux (un parmi parent d'élève m'a raconté qu'il était allé protester auprès des instits contre ces exercices grotesques) ne ferait-on pas mieux de leur apprendre à ne pas se coucher devant les manipulateurs ?
Julot,
Les exercices dont vous parlez ne sont pas aussi caricaturaux qu'on vous les a racontés, et ce que ne perçoivent souvent pas les parents ( parce qu'on ne les informe pas assez), c'est ce à quoi s’entraînent les enseignants pendant ces exercices dont le scénario " intrus armé dans l'école" n'est qu'une des multiples variantes.
Après, que localement ce soit fait avec plus ou moins d'intelligence... personne n'en doutera.

J'ai vécu en 20 ans de carrière, avec mes élèves, trois vraies situations de très grande insécurité dans une école ou ne sortie ( avec danger mortel pour les enfants) et depuis, je suis particulièrement favorable aux exercices : quoi qu'on en dise, ils permettent d'éviter les erreurs les plus grossières et d'instaurer deux ou trois réflexes plutôt pas inutiles.
Suite en mp si vous souhaitez prolonger.
Je veux bien qu'on sensibilise les enseignants et les élèves aux dangers auxquels ils peuvent être confrontés dans la vie quotidienne, notamment dans les activités scolaires. Mais les risques d'attentats sont-ils suffisamment importants pour qu'on fasse faire ce genre d'exercices ?
J'ai plutôt l'impression qu'il s'agit (encore...) d'une action de communication de nos gouvernants qui utilisent les profs (et les enfants, qui racontent à leur parent ce qu'ils ont fait à l'école) pour faire monter le sentiment d'insécurité et faire admettre des mesures qui restreignent les libertés.
Je vous réponds en Message privé pour ne pas faire trop dévier ce forum.
J'ai parcouru votre message et j'y répondrai. Mais je pense que vous pourriez le publier ici car il contient des informations intéressantes. Il n'est pas aussi "hors sujet" que vous le pensez
" ne ferait-on pas mieux de leur apprendre à ne pas se coucher devant les manipulateurs ? "

En théorie, c'est exactement à ça que servent l'éducation et l'instruction, non ?
En pratique, c'est plus compliqué qu'il n'y paraît, puisque l'éducation et l'instruction sont elles-mêmes des manipulations.
Manipulations dont l'intention est bienveillante, certes, mais ...
Manipulations plus ou moins "intenses" selon l'âge des élèves, certes, mais ...
@Julot Iglésias
Quand bien même ils n'emploient encore pas le mot, quand je vois le chemin parcouru depuis les premiers ateliers j'ai bon espoir… Re-visionnez « Hollande chez une retraitée » pour constater l'évolution.

@Bruanne
Tout à fait : les moins choqués sont souvent les mieux/plus « éduqués ».
[quote=Julot Iglésias]ils ne semblent pas trouver cela choquant.

Je suis un peu d'accord, et je ne sais qu'en penser. L'absence d'indignation est-elle, ou non, indice de soumission? De la même façon, que valent nos indignations passives? J'ai beaucoup aimé la gamine qui dit, avec un petit sourire moqueur "on voit que sa maquilleuse est revenue": elle prend ce que les systémiques appellent une position haute. Elle porte un jugement amusé sur une gaminerie cousue de fil blanc. Celui qui disait, dans un épisode précédent "ils ont oublié de lui dire de ne pas dire" m'inquiétait, par contre. Il ne plaisantait pas, il se mettait dans la peau d'une (future) éminence grise.

Mais, dans les deux cas, que deviendront ces enfants? C'est peut être ça qui nous fascine tant chez les jeunes: on voudrait prévoir, on le fait parfois, et on se trompe souvent.

En tous cas, je trouve cette génération bien plus futée que la nôtre, et ça commence très tôt. Merci pour cette émission.
J'ajoute que n'ai pas regardé l'émission de Pujadas, bien sûr. Mais j'ai peut être eu finalement tort, c'est une pièce d'anthologie, et un sacré signal d'alarme: sommes-nous vraiment tombés aussi bas pour qu'on pense pouvoir nous fourguer de telles merdes? Ou pire, qu'on ait raison de le penser?
Sympa cette idée de "classe télé"! Je pense qu'il serait intéressant de faire un format un peu plus long, nos enfants le mérite! :-) J'aurais apprécié par exemple de les entendre analyser le champ lexical utilisé par le présentateur et sa rhétorique entre autres.. aussi j'aurais bien aimé savoir s'ils ont été choqués de se voir présenter un fait dramatique réel de cette manière: c'est à dire une mise en scène très proche de la fiction.. on aurait presque envie de sortir les pop corn quand on voit ça alors que le bon sens devrait plutôt nous donner envie de sortir les mouchoirs.
Décidément Pujadas et les siens n'ont honte de rien. Ils mettent cyniquement en scène le malheur ou ses conséquences. Ces individus n'ont pas à être respectés car ils ne sont pas respectables. Il est vrai qu'ils ne sont pas les seuls et que l'anniversaire de ce malheur va être exploité jusqu'à la moindre goutte. L'essorage sera total. Quant à l'analyse des enfants elle est rassurante encore faut-il qu'elle soit sollicitée pour émerger sinon il est à craindre, comme c'est souvent le cas, que ce type d'émission est digérée sans problème.
Je suis ébahi par ces gamins. Je cite leurs noms avec un certain respect et une petite fierté d'être leur concitoyen :
Aminat, Kaola, Maïssam, Lunaïnn, Minyana et Mohammed, Myriam, Souhira, Melina, Ilmann.

Merci à la classe de Laura Mougel et à @SI de nous permettre de les entendre
Est-ce l'ambiance Clichy-Montmartre ? Ces jeunes de cinquième ont l'air beaucoup plus vifs et futés que certains secondes que je me suis farcis jadis.
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.