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Ces sujets qui nous tiennent à coeur

Ici et ailleurs, on concentre souvent notre attention sur les éditocrates vociférants

Derniers commentaires

Il y a un sujet qui tient à cœur les Japonais, en ce moment, c'est la centrale à trous de Fukushima.
D'accord, le Japon c'est loin. Ce sera d'abord l'ensemble de leur territoire qui sera contaminé, puis leurs voisins asiatiques, puis l'Asie toute entière... On a le temps de voir venir.
Mais dès à présent, il serait peut-être bon de soumettre tout voyageur arrivant du Japon et désirant entrer en France, à un contrôle de radioactivité. Et de l'imposer également sur tous les produits nippons importés chez nous.
A mesure que la contamination s'étendra, il faudra bien sûr généraliser ces contrôles, rendre nos frontières plus hermétiques au danger d'irradiation... en espérant que nos propres centrales ne nous pètent pas à la gueule.
""Les perturbateurs endocriniens, je sais que cette question vous tient à coeur" dit par exemple Pujadas à Hamon"
Quand Pujadas aura le baobab de la taille d'un bâton d'esquimaux et que sa poitrine sera plus voluptueuse que celle de Lolo Ferrari, peut-être comprendra t il ce que "perturbateur endocrinien" veut dire...
Si j'ai bien suivi, trois questions issues des téléspectateurs ont été sélectionnées par les journalistes; l'une d'elles, d'une importance capitale, taraudait les Français depuis des mois, voire des années: Hamon et Valls parlent-ils anglais?
Quand la question a enfin été posée, la France a retenu son souffle. Hamon a répondu très sobrement yes. Valls s'est lancé dans un plus long discours d'où il ressortait, si j'ai bien compris, qu'au Palais Bourbon he always prefers wee wee on the tree, he hate toilet, they aren't very clean and often there is no paper.
Au passage : parler de loi anti-burqa, c'est déjà montrer l'hypocrisie d'une loi qui est officiellement loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public.
Hamon aurait pu le relever mais j'ai l'impression que soit il veut éviter que ça devienne un sujet pour la présidentielle, soit il n'a pas de propositions sur le sujet plus large du multiculturalisme, "identité nationale", dont la laïcité n'est qu'une part.
La loi de 1905 était faite pour des cultes et pratiques institutionnels bien connus, une lutte entre vieille culture chrétienne et nouvelle culture républicaine, mais le problème s'est complexifié, diversifié, y compris dans le rapport à des traditions locales. Par exemple, avec les montées de militantismes pro-animal, on risque d'avoir des frictions sur le casher et le hallal mais aussi le foie gras ou la corrida.

Quand on a des cas d'excision, ça vient de pratiques dissociées d'un dogme ou d'un culte, idem pour burqa ou naturisme, on a une diversification des modes de pensée et de vie, un affaiblissement des structures normatives verticales et les problèmes viennent de marges détachées d'institutions représentatives.
Parler d'une sorte de corps d'inspection anti-discrimination comme il l'a fait pour assurer l'égalité homme-femme autant que la lutte contre d'autres discrimination prend le problème du côté des libertés/égalités individuelles sans aborder celui des normes sociales.

Il y a là un sujet transversal droite-gauche sur le rôle de l'Etat dans la normativité sociale, une gauche "3e République" et une droite "racines chrétiennes" qui se retrouvent sur l'idée d'un Etat posant d'autorité une sorte de culture nationale officielle, jacobine, et les tendances pro-diversité défendant un principe de tolérance maximale réduisant le rôle de l'Etat, libéraux/libertaires laissant plus de latitude aux pratiques de groupes minoritaires ou individuelles, seraient-elles réactionnaires. D'un côté l'éducation civique comme éducation morale, de l'autre, l'éducation civique comme éducation à la tolérance avec des implications sur la liberté d'expression, de manifestation dans l'espace public, de pratiques (p.e. sur les moeurs, libertins et STRASS, syndicat du travail sexuel), d'institutions normatives (cf service militaire, garde nationale de Mélenchon ?).

En fait, pendant le débat, il a fallu que Hamon précise qu'en parlant de néoconservatisme il ne visait pas Valls mais il doit y avoir ce clivage avec ceux s'attaquant à la gauche soixante-huitarde, et un "néoconservatisme" qui est de droite quand il parle de racines chrétiennes et de gauche quand ça s'appuie sur une morale républicaine dispensée par l'école-armée-usine.
Tiens, pour Hamon formé au métal et au post-punk, un truc qu'il a dû entendre dans sa jeunesse : Marche au pas et Sur les sentiers de la gloire - Ludwig von 88 (et vive les P4 !).
laissez moi deviner, Valls a accusé Hamon de faire le jeu de l'islamisme radical et d'être copain avec Daesh, le PIR et le bondy blog (il voit pas trop la nuance apparement)?
Bon ! à ce rythme là on va même pas pouvoir aller jusqu'au 1er tour !
la tuerie généralisée entre politiques ,entre journalistes, bientôt entre
militants ,entre colleurs d'affiches (eux ils tombent en premier sous les vraies balles )
ici c'est UN CLIC : T' ES MORT

Ne restera plus que les soumis : qui votent pas , qui disent rien , qui bossent où qui bossent pas,
qui sont heureux ! ils sont MAJORITAIRES
l' AVENIR leur appartient .
En effet dès les questions, on voyait les gros camions arrivaient avec leur légèreté pujadassienne
Mais il y avait aussi les angles des caméras, les bandes annonces au départ
Tout indiquait le choix délibéré, ou si c'était du hasard, le coup de dés était bizarre

"il faut respecter les règles" "il faut surtout respecter les programmes sur lesquels on est élu"
Enfin la réponse qu'on attendait contre ce traitre qui parle de règles alors qu'il n'a pas respecté celle tacite de la démocratie :
"Tu utiliseras le 49-3 qu'une fois et ce sera la dernière.. puisque ce putain de 49-3 est autorisé par la Constitution ce qui fait que le pauvre Erdogan te jalouse au point de vouloir l'instaurer aussi"

Et ce matin sur France Inter, j'en ai encore les oreilles qui bourdonnent, du "Valls président" chanté à tue-tête, pas en Bretagne où il est giflé, ni à Marseille où il est enfariné, même si ce ne sont pas des manières comme on dit à Bruxelles où on préfère l'entartage, mais dans le pub où s'étaient réunis les aficionados de Valls. Rien côté fans de Hamon. Mais là aussi c'était "la faute à pas de bol", le reportage avait dû être perdu
déjà 267 tweets ! j'ai pas compté les jours.
J'aime bien votre regard pertinent Daniel. Vous auriez pu aller plus loin et parler de Mme St Cricq beurk beurk, tellement "vallseuse" à vomir.
Où le neuf-quinze du matinaute devient tristement la simple compilation des bons mots tweetés la veille par l'auteur en son nom.
En même temps, le slogan de campagne de Benoît Hamon n'est-il pas "Faire battre le cœur de la France" ? La mièvrerie dépolitisante semble être une constante au Parti Socialiste (après "la belle alliance populaire" lolilol).
A écouter les journalistes présents sur le plateau la pollution, le réchauffement climatique, la disparition des primates et de bien d'autres espèces, c'est rien au regard de la dette alors que le monde n'a jamais accumulé autant de richesses, sauf qu'elles n'ont jamais été aussi concentrées en aussi peu de mains. Faut-il qu'ils soient c..s ou formatés par une idéologie assassine et destructrice.
En forme ce matin, DS. Du coup, je m'interroge : n'êtes-vous pas allé vous coucher, pour être frais et dispo ce matin; cela fait que vous n'avez pas regardé le débat et n'en parlez que par ouï-dire.
Il faut dire qu'il a mis en évidence que les politiques ne sont pas si nuls qu'on le dit, mais que les journalistes les remplacent avantageusement. Un comble : j'ai trouvé Pujadas pas si mauvais que cela, en comparaison avec les 2 autres.
Bon, vraiment, Daniel, vous devriez vous mettre en position réflexive sur vos lubies journalistiques. Je n'entends pas détenir les aspirations et les intérêts des Français, ni des abonnés d'@si, mais je suis presque sûr que la primaire du Parti Socialiste n’intéresse que très peu de gens hormis le cercle ô combien respectable de nos journalistes et éditocrates en chef.

Quant à vos petites piques sur Giesbert et Cie, il aurait peut être été plus pertinent de nous parler de son nouveau poste à la Revue des deux mondes, et celui de sa femme, ainsi que des liens qui unit tout ce beau monde avec Monsieur Marc Adreit de Lacharrière, ou encore approfondir sur un article du canard enchaîné de cette semaine (pas celui sur Fillon pour le coup, c'est fou, il y a tout plein d'articles dans ce journal) sur la synergie qui est à l'oeuvre entre Le Figaro et Causeur. Bref, faire de la veille/critique des médias ? Sur @si, ça serait pas mal.

Car en ce moment, c'est vraiment "Trump, Primaire LR, Trump, Primaire PS, une pincée de "post-vérité".
Post-vérité tiens, je vous propose un sujet d'émission : tenter de découvrir pourquoi la presse reprend des articles du canard enchaîné et pas d'autres ? Flemme ? Difficulté à traiter des sujets de fonds ? Rien que dans celui de cette semaine, en Une, il y avait un encart sur le bradage d'une autoroute détenue par la Sanef à un prix dérisoire. Mince, la Sanef n'a pas de femme, va être dur d'illustrer une pareille info.

Il suffit de relire certaines de vos chroniques d'il y a quelques mois pour voir la différence de ton et de fond.
En fait ces votes censitaires, à grand renfort de mises en scène médiatiques ont réussi leur coup, nous rendre tiède, nous faire rentrer dans le rang.
mantra mélenchonien, combien de fois te lirai-je encore sur le forum d'@si ?

mais enfin il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Nous sommes de plus en plus nombreux à être intéressés par cette primaire. Une preuve en est, l'audience en hausse, comme dit Marianne : "Ce mercredi 25 janvier, le débat d'entre-deux tours de la primaire à gauche a réuni 5,5 millions de téléspectateurs sur TF1 et France 2. Cela fait 3 millions de moins que le duel Fillon-Juppé mais Hamon et Valls ont tout de même fait presque aussi bien que le débat Hollande-Aubry en 2011."

Bien sûr on peut continuer à préférer le cavalier seul de la gauche de la gauche, mais il y a un risque de plus en plus grand qu'il mène au désastre.
Bonjour, vous devez avoir un détecteur à "Melenchonâtre", où vous l'êtes vous procurez ? Cela m’intéresse grandement.
Pour le tutoiement je m'interroge, vous me tutoyez ? Ou vous tutoyez les "mantras" peut être ? Vous avez donc une relation toute particulière avec elle.

Pour le reste, je parle sujet de fond, ou sujet précis, vous me répondez audience télévisuelle...
Si l'argument de l'audience n'était pas si ridicule et symptomatique (voir l'argument a fortiori de ce dont je parlais plus haut; cf : la surmédiatisation de phénomènes abscons de manière prescriptive et performative) je ne vous répondrez pas que c'est tout de même fort de café de voir, en simultanée, sur France 2 (chaîne publique) et TF1, la retransmission d'une élection interne d'un parti, qui est donc issue d'une entreprise privée ("La Belle Alliance Populaire", d'où les problèmes liés à la diffusion et la vérification des chiffres liés au scrutin d'ailleurs).

Les deux plus grandes chaînes de France offrant plus de 2 heures d'antenne à une entreprise dénuée de toute légitimité démocratique.

Pour finir, catégoriser Mélenchon "de la gauche de la gauche" fait preuve de votre part d'une incroyable inculture aussi bien politique qu'historique, si ce n'est pas purement sémantique.
En espérant vous lire de nouveau, je vous souhaite une bonne journée.
Les deux plus grandes chaînes de France offrant plus de 2 heures d'antenne à une entreprise dénuée de toute légitimité démocratique.

Permettez-moi ce réflexe ironique: parce-que 2 heures sur l'entreprise mélenchonienne, c'est autrement plus légitime ?
Permettez moi donc cette réponse ironique : je vois mal un débat entre Mélenchon et Mélenchon. N'ayant pas eu de primaire, je doute fort qu'un tel dispositif semble opérant. Vous pourrez bien sûr me porter la contradiction en soutenant que cela demeure possible grâce à un hologramme.
Plus sérieusement, je ne souhaite pas particulièrement un dispositif semblable. Mais il ne vous aura pas non plus échappé que Mélenchon est candidat à l’élection présidentielle, et non pas candidat à une quelconque primaire (entreprise privée, je le redis et signe). Certains pourront y voir une simple nuance, j'y vois une différence fondamentale.
Et c'est donc dans ce cadre là qu'il a en effet "bénéficié" d'une émission de 2h sur le service public sur France inter, au même titre que les différents candidats proclamés.
Notez que Mélenchon a été invité (plusieurs fois) à participer à la primaire et qu'il a refusé.
Sinon c'est vrai, un parti sans courants (le PG), c'est comme le parti unique (façon Poutine), c'est plus efficace d'une certaine façon.

Et pour le tutoiement, non, je parlais (procédé rhétorique) au mantra, relis-moi bien, citoyen ;-)
Méluche a snobé Cambadélis ! Quel Tartuffe !
Notez que Mélenchon a été invité (plusieurs fois) à participer à la primaire et qu'il a refusé.
Sinon c'est vrai, un parti sans courants (le PG), c'est comme le parti unique (façon Poutine), c'est plus efficace d'une certaine façon.


Euh, je suis loin d'etre pro-melenchon, mais oui c'est ce que donne, un peu pres, un parti "uni" en ordre de bataille pour l'enjeu electoral a venir, ca a ete souvent le cas (pas tout le temps) quelque soit la ou on se situe dans le spectre politique. Le contraire est plutot un signe de mauvaise santé pour un parti...
Je sais pas si vous faites semblant, ou si vous etes intellectuellement limité pour confondre parti "uni" et la notion de partie unique dans un ordre institutionnel qui ne correspond ni a la realité du PG en france, ni a celle de la russie actuelle.

Pour etre clair : un parti, c'est pas une "auberge espagnole", le but c'est de s'unir sur des objectifs politiques...
en même temps, il n'est pas certain que dans l'histoire de la démocratie les victoires aient toujours été remportées par des partis ou des coalitions "unis".
Pourquoi pas, encore que ca devrait faire l'objet d'un developpement (ou sont les victoires sans unites ? parlons nous que de victoire electorale, est ce qu'on parle de dissension interne/apparente, dans un contexte d'hegemonie politique/ideologique d'un parti ou non, etc....) .

Mais c'est different que de dire en gros que "un parti sans courant", c'est "louche".
je me cantonnais aux victoire électorales, puisque c'était le propos.
il ne faut pas confondre "union" et "unité". En témoignent le front populaire, le congrès d'épinay et l'union de la gauche, comme aussi bien l'élection de giscard d'estaing avec une droite en pleine guerre intestine, ou l'état du rpr lors de l'élection de chirac en 95...
on pourrait raisonnablement faire l'hypothèse que ce n'est pas dans l'entre-soi on-est-tous-d'accord que se forgent les victoires électorales..
on-est-pas-tous-d'accord -sur-tout, mais on-est-d'accord-pour-porter-un-meme-projet : il faut eviter de confondre entre le jeu des apparences, et la realité, dans un groupe on trouvera toujours des desaccords, mais cela veut pas non plus dire que ces desaccords doivent obligatoirement s'etaler en publique. Chaque organisation politique adopte la strategie qui lui parait necessaire pour atteindre son objectif.

Un mouvement puissant peut se permettre des dissensions affichés, moins, un groupe plus restreint, d'ailleurs je me suis souvent demandé en quoi les verts etaient un parti, ou juste un club de discussion politique, mais c'est un peu un autre sujet....

Pour ma part, je parlais d'unité au sein d'un parti, il y'a rien d'etrange d'y trouver cela, c'est ce qu'evoque kawouede aussi....
l'union tel que vous l'entendez, au vu des exemples cités, c'est autre chose, est ce qu'on peut appeler "coalition", et evidemment qu'on a la des partis ayant des divergences, qui pour une election convergent sur un projet, et la plupart du temps dans un jeu de dupe, le but, entre autres, etant d'arriver "a tirer la couverture sur soi", et d'eliminer, ou d'affaiblir ses allies afin de pouvoir s'en passer ou du moins imposer ses propres termes dans les futurs accords.
La question ne peut etre resume a l'entre-soi, il s'agit dans un enjeu electoral de rassembler le plus de monde possible sur un projet, et en general ce sont des unions qui ne se font pas a la derniere minute, ca se construit sur la duree, en terme de confiance, de construction de convergence, etc... Il faut prendre le temps de construire les conditions, (je ne m'etalerai pas sur un diagnostique du PG, ici, ce n'est pas vraiment mon sujet)

Un parti s'est fait, quelque part, pour construire de la convergence politique en son sein, et de la "distinction" avec les autres partis (c'est pour ca qu'une alliance politique a toujours un coté casse-gueule).
Alors oui resumer : "pas de courant" = "parti unique", c'est de la connerie en barre....
ce n'est pas moi qui ai fait l'amalgame, j'ai juste fait une remarque incidente, et d'ailleurs la capacité de gagner des élections n'est pas, pour moi, le critère essentiel de la valeur politique d'un mouvement. Simplement, je signale que dans notre système électoral, les partis qui accèdent au pouvoir ne sont visiblement pas épargnés par les dissensions et les conflits.
Euh Kawouede petite question, c'est quoi qui lie les gens dans le même parti s'ils ne sont pas liés par les mêmes idées et les mêmes valeurs ( vu que c'est ce que vous reprochez au parti de Mélenchon ) ?

Je ne m'attends évidemment pas à une réponse intelligente de votre part.
", un parti sans courants (le PG)"
Ouais mais au PS, il semble que ce soit les électeurs qui partent en courant.
un parti sans courants (le PG), c'est comme le parti unique (façon Poutine)
A ma connaissance, il y a très peu de partis avec des "courants" organisés comme au PS.
Je sais que c'est dur pour vous, mais il faut bien reconnaître que le PS n'est pas l'alpha et l'omega de la démocratie.
Sans même parler des magouilles quasi institutionnelles pour répartir les sièges dans les instances entre les fameux "courants".
En gros M. Bicéphale vous êtes en colère contre tout le monde?
Le parti socialiste vous a fait tant de mal que ça ? Je ne vois pas en quoi le parti qui gouverne serait moins légitime que le parti Les républicains par exemple.

Et allons plus loin où est le mal de diffuser une émission avec des candidats à la présidentielle (certes son et ses formats sont critiquables) ? Préféreriez-vous une émission de type novelas/tv réalité rencontrons l'amour dans la cité etc ? Je pense que cela ne fait de mal à personne d'écouter leurs discours quoi que aseptisés pour certains.

2h d'émission pour donner la parole à quelqu'un qui remet en cause le but de la croissance et l'aliénation à la dette, personnellement je trouve ça plus qu'intéressant.

Et merci à Daniel d'insister sur cela !
par définition toute alternative mène au désastre de ceux qui sont en place.
Bien sûr on peut continuer à préférer le cavalier seul de la gauche de la gauche, mais il y a un risque de plus en plus grand qu'il mène au désastre.

Avec Kawouede "le changement, c'est pour plus tard" .

Bon, vraiment, Daniel, vous devriez vous mettre en position réflexive sur vos lubies journalistiques. Je n'entends pas détenir les aspirations et les intérêts des Français, ni des abonnés d'@si, mais je suis presque sûr que la primaire du Parti Socialiste n’intéresse que très peu de gens hormis le cercle ô combien respectable de nos journalistes et éditocrates en chef.


Et en ce qui me concerne, c'est tout à fait faux. Certes, l'exercice est contestable et contesté, par exemple par Besancenot. Et par là, j'entends que les mécanismes des primaires aboutissent à la définition de programmes en fonction des concurrents présents, et à une surenchère de postures. Mais cette surenchère a précisément une vertu essentielle et précieuse: faire émerger des idées et des débats qui, s'ils ne sont pas tout à fait novateurs, sont autant de découvertes pour la plus grande masse des citoyens qui ne sont justement pas des journalistes et des éditocrates en chef.

La majorité des français n'est pas abonnée au Diplo, ni habituée des réunions d'Attac. Elle est encore moins familière avec les tenants et les aboutissants de la révolution numérique autrement racontée que par Lenglet, les chauffeurs de taxi, NKM ou Macron. De sorte que grâce à cette primaire, il m'est possible de débattre avec mes concitoyens de ce que la révolution numérique est d'une nature fondamentalement différente des autres évolutions historiques de par son caractère systématique. Car non, l'ordinateur, le robot et l'intelligence artificielle ne participent pas à cette vieille notion obsolète de destruction-création. L'agenda du débat démocratique est à la réflexion sur le Travail, ses évolutions, ses prospectives. Et c'est autrement plus intéressant et constructif qu'un agenda fixé par le fait divers: burkini, pain au chocolat, météo, etc.
tout à fait d'accord
Je ne suis pas totalement d'accord avec votre argumentaire. Mais je dois avouer qu'il n'est pas dénué de sens ou de sa propre logique. Ce faisant il doit contenir une part non négligeable de vérité.

Mais j'aimerais y adjoindre une hypothèse -et quelques faits- qui pourrait remettre en cause vos affirmations.
Celle ci est très simple : le peuple, ou "les gens" ne sont pas cons, ils savent pertinemment, empiriquement que la situation s'aggrave, se détériore, que les inégalités se creusent et qu'il manque plus de 100 milliards de recettes à l'état "en faillite" (fraude et évasion fiscal et aux cotisations).

Je ne dis pas que vous ne partez pas de ce principe, mais vous argumentez tout de même que "la plupart" des gens n'ont ni le temps (ni l'envie et c'est bien leur droit) de lire le diplo, le canard, médiapart et consorts pour se faire un avis sur des sujets aussi vastes et techniques que ceux qui nous occupe. Et que, donc, de tels dispositifs semblent pertinent et à même de "cultiver" le peuple, d'aider à l'émergence de nouvelles idées etc.
Eh bien je ne suis pas d'accord, la plupart des sujets traités lors de cette émission -pour ne citer qu'elle- et des multiples débats ayant eu attrait à cette émission (avant et après, elles sont nombreuses) n'ont soit pas été abordés, soit mal traités.

Le revenu universel ? Complètement assimilé à un gouffre financier uniquement payé par des hausses d'impôts, voir assimilé à un "trumpisme français", un retour à l'URSS, bref, une vieille lune. Sans que ne soit jamais abordé par exemple le contre projet du Salaire à vie.

Le déficit budgétaire à 3%, qu'un candidat soit pour (Valls) ou contre (Hamon) l'affaire est la même : aucun des deux (ni les journalistes mais bon ca on pouvait s'y attendre) n'a pu ne serait que débuter un commencement d'explication sur ce que cette notion recouvrait réellement.

L'Union Européenne n'a quasiment pas été abordée, que dire devant pareil "oubli" ? Les traités ? Boh.

La financiarisation de l'économie ? Le rapport capital / investissement / salaire qui ne fait que s’accroître envers le premier ?
La hausse éventuelles des bas salaires et du smic ? Boh. Parlons plutôt "fin du travail".
D'ailleurs les chiffres et les études auxquelles Monsieur Hamon fait allusion sont tout simplement faux, la fourchette haute des emplois "détruits" par la révolution numérique ne concernent que 9% d'entres eux en France. Et il était tout simplement ridicule d'entendre Madame Méda ce matin sur france inter renier une partie de ses propres analyses sur le sujet dans le seul but de nous vendre son candidat.


La liste pourrait être longue mais je me contenterai par conclure ceci : ou vous voyez, bon gré malgré, dans ces dispositifs et ces primaires un lieu et un espace à même de renforcer le débat démocratique, l'émergence de nouvelles idées, je n'y vois que de la pédagogie gouvernementale. Histoire de rajouter toujours un peu plus de confusion au schmilblick. Entendons nous bien, je n'ai rien contre Benoit Hamon en tant que tel, mais une simple lecture de l'histoire du parti socialiste, notamment contemporaine, suffit à exclure qu'il soit en capacité de mettre en oeuvre une telle politique, mais également qu'il possède les convictions nécessaires (autant dire énormes étant donné les puissances à l'oeuvre si tôt le cul posé sur le trône) pour effectivement mettre en pratique son discours politique.

"Le peuple n'est pas d'accord ? Il n'a tout simplement pas compris, il suffit d'encore un peu de pédagogie, vous auriez pas 2 heures a nous filer en prime time ? C'est pour la bonne cause hein"
Vous me direz si je me trompe ou si j'ai bien compris vos arguments. Pour tenter de les synthétiser, je dirais que vous reprochez aux débats de la primaire de, certes, avoir présenté des idées, mais: sans faire assez de pédagogie, en éludant de nombreux aspects des problèmes soulevés, en caricaturant par l'absurde et de manière superficielle la position adversaire, et en martelant des assertions à caractère incantatoire, etc . Je serais presque parfaitement d'accord avec vous si je ne prenais pas en compte la complexité des sujets traités.

Tout d'abord, le caractère de bonne tenue du débat tient en partie du fait que certains arguments étaient appuyés par des références, et que ces arguments étaient parfois constitués de raisonnements logiques et articulés. Loin d'être systématique, je vous l'accorde, c'est tout de même arrivé plus d'une fois. Certaines questions-réponses au gouvernement par les députés, ou d'autres débats télévisés sont, objectivement, autrement des dialogues de sourds. Donc on est largement au dessus de la moyenne, mais je suis plutôt d'accord avec vous: le débat était loin d'être exemplaire.

Maintenant, abordons le problème de la complexité des sujets. Et illustrons notre propos avec votre exemple sur les 3% du déficit budgétaire. Une des questions lors du débat était de savoir s'il faut respecter ce critère, ou, si les dépenses liées aux intérêts supérieurs de l'effort de guerre, de lutte contre le terrorisme, et de lutte contre le réchauffement climatique peuvent être comptabilisé en dehors de ces 3%.

Je pense qu'une majorité de français connaissent la petite histoire maintenant célèbre de qui est dans quelle condition la barre des 3% a été définie. Je pense qu'ils sont moins nombreux à avoir une idée précise de ce que représente le déficit budgétaire. Et je pense qu'il ne se trouve qu'une minorité de français pour comprendre la relation entre le déficit budgétaire et la dette de l'Etat.

Or, si l'on veut expliquer de manière didactique, pédagogique, dans le détail, et de manière exhaustive le problème du déficit budgétaire, il faut commencer par expliquer ce qu'est précisément le budget de l'Etat, et aborder des notions de comptabilité et de gestion. Il convient d'aborder ensuite ce qu'est la dette, et les problèmes qu'elle soulève. Par corollaire, il est ainsi nécessaire d'étudier la création de monnaie. Et incidemment les questions de l'inflation et ses conséquences directes sur le chômage ainsi que l'outil qui permet de la réguler: les taux d'intérêt. Encore faut-il avoir bien en tête les mécanismes par lesquels ces taux d'intérêt influent sur l'épargne, la consommation, et donc le budget de l'Etat.

Pour comprendre tout ça, un investissement personnel très conséquent est nécessaire, en termes d'efforts intellectuels et de temps consacré. En effet, les mécaniques sont relativement simples et à la portée de tout un chacun un peu motivé; mais c'est la quantité de notions, aux différences parfois subtiles, qui rendent l'appropriation de ces connaissances laborieuses. En ce qui me concerne, il m'a fallu plus d'un an pour ne serait-ce que commencer à y voir clair dans les concepts de base.

Or, ces concepts de base, le minimum syndical pour suivre les débats économiques, relèvent du niveau de première et terminale des filières économiques. Soit deux ans d'études à temps plein, tout en bénéficiant des enseignements d'un professeur qualifié. Et soit dit en passant, un récent hors-série du Diplo se propose de réaliser cet effort de pédagogie. Mais vous comprendrez bien, qu'il est impossible de participer à un débat économique sans s'appuyer sur des savoirs pré-requis. Car l'exercice du débat, est avant tout de débattre avec son interlocuteur, de défendre et promouvoir une idée, un projet économique, plutôt que dispenser des notions élémentaires sensées être acquises.

Toutefois, là ou je vous rejoins, c'est que cela ne devrait pas empêcher les différents partis politiques de réserver une partie de leurs efforts de communication à la diffusion de savoirs académiques, indépendants de leurs projets et de leur idéologie. En particulier sur leur site web: ce qui ne lèserait ni leur budget communication, ni leur temps de parole dans les médias, lesquels, et c'est bien compréhensible, sont utilisés à présenter leurs idées et à convaincre.
Et puis faut savoir ce qu'est la richesse dans la comptabilité nationale : déficit à 3% du PIB mais qu'est-ce que le PIB ?
Je remets un lien d'un site bien fait, expliquant ce qu'est la "richesse" pour un comptable national : Le champ de la comptabilité nationale : l'activité économique

Un passage de l'article : "La comptabilité nationale est avant tout une comptabilité et, comme la comptabilité privée, elle repose sur des évaluations en termes monétaires, ce qui limite de fait son champ aux activités créatrices de richesses considérées par la société comme mesurables en termes monétaires.
Nous devons insister ici sur cet aspect car le problème n'est pas seulement de savoir s'il est possible de valoriser une activité mais également s'il est pertinent ou non de le faire. La notion de prix renvoie en effet à celle d'échanges et ces échanges peuvent intervenir dans des cadres bien différents.
Les échanges intervenant dans le cadre d'une économie de marché ont pour particularité de ne pas reposer sur des liens de solidarité et de ne pas en créer. Cette particularité est un avantage car elle permet d'étendre les échanges bien au-delà du cercle des proches, c'est un inconvénient dans la mesure où elle ne permet pas un renforcement de la cohésion sociale.
"

A la limite, plus il y a de lien social moins il y a de "richesse" pour les comptables mais vive les bénévoles, ils ne coûtent rien à l'Etat, travail social dissimulé parce que travail qui ne vaut rien pour l'investisseur en attente de rendement. Rendre la France attractive pour les investisseurs, la grande mission de tant de nos gouvernants, société de la privatisation, de l'a-socialité, promue même par des prétendument socialistes...
Vous savez le chien, au lieu de primaires, vous organisez des émissions politiques réellement pluralistes, et vous avez ce que vous recherchez, des idées nouvelles, sans toute la supercherie qui va avec la primaire.
Alors je comprends de nos jours, je parle de quelque chose qui ressemble peut être pour vous à un ovni, mais cela pourrait intéresser les gens ce genre d'émission, vous seriez surpris.
Vous savez sandy, en plus d'une chaîne Youtube, vous organisez un référendum d'initiative populaire en guise de primaires, vous vous débrouillez pour faire émerger de manière plus ou moins transparente des "représentants" de la "contestation", et vous avez une émission politique de 2 heures à peu près pluraliste sur le service public, à propos de laquelle on vous reprochera probablement quelques supercheries.

Mon avis est que ça en vaut la chandelle.
Contrairement à vous, je trouve qu'Hamon n'a pas plié Valls dans les dernières secondes, mais qu'il a eu un coup d'avance pendant tout le débat. Valls passait son temps à défendre la politique d'Hollande et à raconter les "problèmes des gens" sans apporter de solution, Hamon expliquait ses propositions. Je ne suis pas toujours d'accord avec Hamon (en bon filochien, je préfère un salaire universel à un revenu universel), mais il avait le mérite d'être pédagogue face à un trio de journalistes qui, comme vous le signalez Daniel, n'emmenait le débat que sur le terrain de Valls, ou presque (cette façon de présenter "ladette" ou "lalaïcité" comme s'il ne s'agissait pas de sujets autoportés par l'éditocratie...).

L'avantage d'Hamon, c'est que toutes les questions posées sur terrains "glissants" étaient parfaitement prévisibles (financement du revenu universel, "laïcité", "terrorisme"), ce qui lui a permis de dérouler ses explication toutes préparées, sans trop d'accrocs.
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