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Ces sujets qui nous tiennent à coeur

Ici et ailleurs, on concentre souvent notre attention sur les éditocrates vociférants

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Il y a un sujet qui tient à cœur les Japonais, en ce moment, c'est la centrale à trous de Fukushima.
D'accord, le Japon c'est loin. Ce sera d'abord l'ensemble de leur territoire qui sera contaminé, puis leurs voisins asiatiques, puis l'Asie toute entière... On a le temps de voir venir.
Mais dès à présent, il serait peut-être bon de soumettre tout voyageur arrivant du Japon et désirant entrer en France, à un contrôle de radioactivité. Et de l'imposer également sur tous les produits nippons importés chez nous.
A mesure que la contamination s'étendra, il faudra bien sûr généraliser ces contrôles, rendre nos frontières plus hermétiques au danger d'irradiation... en espérant que nos propres centrales ne nous pètent pas à la gueule.
""Les perturbateurs endocriniens, je sais que cette question vous tient à coeur" dit par exemple Pujadas à Hamon"
Quand Pujadas aura le baobab de la taille d'un bâton d'esquimaux et que sa poitrine sera plus voluptueuse que celle de Lolo Ferrari, peut-être comprendra t il ce que "perturbateur endocrinien" veut dire...
Si j'ai bien suivi, trois questions issues des téléspectateurs ont été sélectionnées par les journalistes; l'une d'elles, d'une importance capitale, taraudait les Français depuis des mois, voire des années: Hamon et Valls parlent-ils anglais?
Quand la question a enfin été posée, la France a retenu son souffle. Hamon a répondu très sobrement yes. Valls s'est lancé dans un plus long discours d'où il ressortait, si j'ai bien compris, qu'au Palais Bourbon he always prefers wee wee on the tree, he hate toilet, they aren't very clean and often there is no paper.
Au passage : parler de loi anti-burqa, c'est déjà montrer l'hypocrisie d'une loi qui est officiellement loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public.
Hamon aurait pu le relever mais j'ai l'impression que soit il veut éviter que ça devienne un sujet pour la présidentielle, soit il n'a pas de propositions sur le sujet plus large du multiculturalisme, "identité nationale", dont la laïcité n'est qu'une part.
La loi de 1905 était faite pour des cultes et pratiques institutionnels bien connus, une lutte entre vieille culture chrétienne et nouvelle culture républicaine, mais le problème s'est complexifié, diversifié, y compris dans le rapport à des traditions locales. Par exemple, avec les montées de militantismes pro-animal, on risque d'avoir des frictions sur le casher et le hallal mais aussi le foie gras ou la corrida.

Quand on a des cas d'excision, ça vient de pratiques dissociées d'un dogme ou d'un culte, idem pour burqa ou naturisme, on a une diversification des modes de pensée et de vie, un affaiblissement des structures normatives verticales et les problèmes viennent de marges détachées d'institutions représentatives.
Parler d'une sorte de corps d'inspection anti-discrimination comme il l'a fait pour assurer l'égalité homme-femme autant que la lutte contre d'autres discrimination prend le problème du côté des libertés/égalités individuelles sans aborder celui des normes sociales.

Il y a là un sujet transversal droite-gauche sur le rôle de l'Etat dans la normativité sociale, une gauche "3e République" et une droite "racines chrétiennes" qui se retrouvent sur l'idée d'un Etat posant d'autorité une sorte de culture nationale officielle, jacobine, et les tendances pro-diversité défendant un principe de tolérance maximale réduisant le rôle de l'Etat, libéraux/libertaires laissant plus de latitude aux pratiques de groupes minoritaires ou individuelles, seraient-elles réactionnaires. D'un côté l'éducation civique comme éducation morale, de l'autre, l'éducation civique comme éducation à la tolérance avec des implications sur la liberté d'expression, de manifestation dans l'espace public, de pratiques (p.e. sur les moeurs, libertins et STRASS, syndicat du travail sexuel), d'institutions normatives (cf service militaire, garde nationale de Mélenchon ?).

En fait, pendant le débat, il a fallu que Hamon précise qu'en parlant de néoconservatisme il ne visait pas Valls mais il doit y avoir ce clivage avec ceux s'attaquant à la gauche soixante-huitarde, et un "néoconservatisme" qui est de droite quand il parle de racines chrétiennes et de gauche quand ça s'appuie sur une morale républicaine dispensée par l'école-armée-usine.
Tiens, pour Hamon formé au métal et au post-punk, un truc qu'il a dû entendre dans sa jeunesse : Marche au pas et Sur les sentiers de la gloire - Ludwig von 88 (et vive les P4 !).
laissez moi deviner, Valls a accusé Hamon de faire le jeu de l'islamisme radical et d'être copain avec Daesh, le PIR et le bondy blog (il voit pas trop la nuance apparement)?
Bon ! à ce rythme là on va même pas pouvoir aller jusqu'au 1er tour !
la tuerie généralisée entre politiques ,entre journalistes, bientôt entre
militants ,entre colleurs d'affiches (eux ils tombent en premier sous les vraies balles )
ici c'est UN CLIC : T' ES MORT

Ne restera plus que les soumis : qui votent pas , qui disent rien , qui bossent où qui bossent pas,
qui sont heureux ! ils sont MAJORITAIRES
l' AVENIR leur appartient .
En effet dès les questions, on voyait les gros camions arrivaient avec leur légèreté pujadassienne
Mais il y avait aussi les angles des caméras, les bandes annonces au départ
Tout indiquait le choix délibéré, ou si c'était du hasard, le coup de dés était bizarre

"il faut respecter les règles" "il faut surtout respecter les programmes sur lesquels on est élu"
Enfin la réponse qu'on attendait contre ce traitre qui parle de règles alors qu'il n'a pas respecté celle tacite de la démocratie :
"Tu utiliseras le 49-3 qu'une fois et ce sera la dernière.. puisque ce putain de 49-3 est autorisé par la Constitution ce qui fait que le pauvre Erdogan te jalouse au point de vouloir l'instaurer aussi"

Et ce matin sur France Inter, j'en ai encore les oreilles qui bourdonnent, du "Valls président" chanté à tue-tête, pas en Bretagne où il est giflé, ni à Marseille où il est enfariné, même si ce ne sont pas des manières comme on dit à Bruxelles où on préfère l'entartage, mais dans le pub où s'étaient réunis les aficionados de Valls. Rien côté fans de Hamon. Mais là aussi c'était "la faute à pas de bol", le reportage avait dû être perdu
déjà 267 tweets ! j'ai pas compté les jours.
J'aime bien votre regard pertinent Daniel. Vous auriez pu aller plus loin et parler de Mme St Cricq beurk beurk, tellement "vallseuse" à vomir.
Où le neuf-quinze du matinaute devient tristement la simple compilation des bons mots tweetés la veille par l'auteur en son nom.
En même temps, le slogan de campagne de Benoît Hamon n'est-il pas "Faire battre le cœur de la France" ? La mièvrerie dépolitisante semble être une constante au Parti Socialiste (après "la belle alliance populaire" lolilol).
A écouter les journalistes présents sur le plateau la pollution, le réchauffement climatique, la disparition des primates et de bien d'autres espèces, c'est rien au regard de la dette alors que le monde n'a jamais accumulé autant de richesses, sauf qu'elles n'ont jamais été aussi concentrées en aussi peu de mains. Faut-il qu'ils soient c..s ou formatés par une idéologie assassine et destructrice.
En forme ce matin, DS. Du coup, je m'interroge : n'êtes-vous pas allé vous coucher, pour être frais et dispo ce matin; cela fait que vous n'avez pas regardé le débat et n'en parlez que par ouï-dire.
Il faut dire qu'il a mis en évidence que les politiques ne sont pas si nuls qu'on le dit, mais que les journalistes les remplacent avantageusement. Un comble : j'ai trouvé Pujadas pas si mauvais que cela, en comparaison avec les 2 autres.
Bon, vraiment, Daniel, vous devriez vous mettre en position réflexive sur vos lubies journalistiques. Je n'entends pas détenir les aspirations et les intérêts des Français, ni des abonnés d'@si, mais je suis presque sûr que la primaire du Parti Socialiste n’intéresse que très peu de gens hormis le cercle ô combien respectable de nos journalistes et éditocrates en chef.

Quant à vos petites piques sur Giesbert et Cie, il aurait peut être été plus pertinent de nous parler de son nouveau poste à la Revue des deux mondes, et celui de sa femme, ainsi que des liens qui unit tout ce beau monde avec Monsieur Marc Adreit de Lacharrière, ou encore approfondir sur un article du canard enchaîné de cette semaine (pas celui sur Fillon pour le coup, c'est fou, il y a tout plein d'articles dans ce journal) sur la synergie qui est à l'oeuvre entre Le Figaro et Causeur. Bref, faire de la veille/critique des médias ? Sur @si, ça serait pas mal.

Car en ce moment, c'est vraiment "Trump, Primaire LR, Trump, Primaire PS, une pincée de "post-vérité".
Post-vérité tiens, je vous propose un sujet d'émission : tenter de découvrir pourquoi la presse reprend des articles du canard enchaîné et pas d'autres ? Flemme ? Difficulté à traiter des sujets de fonds ? Rien que dans celui de cette semaine, en Une, il y avait un encart sur le bradage d'une autoroute détenue par la Sanef à un prix dérisoire. Mince, la Sanef n'a pas de femme, va être dur d'illustrer une pareille info.

Il suffit de relire certaines de vos chroniques d'il y a quelques mois pour voir la différence de ton et de fond.
En fait ces votes censitaires, à grand renfort de mises en scène médiatiques ont réussi leur coup, nous rendre tiède, nous faire rentrer dans le rang.
Contrairement à vous, je trouve qu'Hamon n'a pas plié Valls dans les dernières secondes, mais qu'il a eu un coup d'avance pendant tout le débat. Valls passait son temps à défendre la politique d'Hollande et à raconter les "problèmes des gens" sans apporter de solution, Hamon expliquait ses propositions. Je ne suis pas toujours d'accord avec Hamon (en bon filochien, je préfère un salaire universel à un revenu universel), mais il avait le mérite d'être pédagogue face à un trio de journalistes qui, comme vous le signalez Daniel, n'emmenait le débat que sur le terrain de Valls, ou presque (cette façon de présenter "ladette" ou "lalaïcité" comme s'il ne s'agissait pas de sujets autoportés par l'éditocratie...).

L'avantage d'Hamon, c'est que toutes les questions posées sur terrains "glissants" étaient parfaitement prévisibles (financement du revenu universel, "laïcité", "terrorisme"), ce qui lui a permis de dérouler ses explication toutes préparées, sans trop d'accrocs.
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