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Burkini : si vous avez raté le début de la polémique de l'été

C'est la polémique de la fin d'été. Depuis début août, le burkini, maillot de bain qui couvre l'intégralité du corps sauf le visage, est au coeur de plusieurs controverses estivales en France. Comment est née cette polémique, qui étonne les médias étrangers ? Et comment illustrer ce sujet à la télévision, alors que les burkinis sont relativement rares sur les plages françaises ?

Derniers commentaires

Je répond ici à Tigi (son message du 1/09 23h19) :

Bah non, dans les faits, son procès était déjà gagné à ce moment là.

Un procès n'est jamais gagné avant que le verdict ne soit rendu. D'autant qu'un pourvoi en cassation est toujours possible.

Quand Usain Bolt (si vous me permettez cette image) franchit la ligne d'arrivée en tête, il n'attend pas la décision officielle pour faire applaudir sa victoire.
Il sait qu'il a gagné, et il le proclame.
A ce moment là, on ne peut pas prétendre qu'il ment en disant qu'il a gagné... même s'il devrait normalement attendre la déclaration officielle.

Que je sache, Usain Bolt ne s'est pas déclaré champion Olympique 2016 avant d'avoir disputé ces courses.
Or, s'il avait dit en janvier 2016: "Je suis le champion Olympique 2016 du 100 mètres, 200 mètres et 4 x 100 mètres, cela aurait été un mensonge. Non ? Et qu'il gagne effectivement ces courses 6 mois plus tard ne change rien à l'affaire.
D'ailleurs, Usain Bolt a déclaré juste avant les jeux, qu'il comptait bien remporter ces trois médailles d'or. Mais pas qu'il les avait déjà gagné.

La première significatiion de vrai et de faux semble avoir son origine dans les récits; et l'on a dit vrai un récit quand le fait raconté était réellement arrivé; faux, quand le fait raconté n'était arrivé nulle part.

Spinoza

A la date de la déclaration de C. Fourest : "J'ai gagné mon procès en appel, oui oui." Ce fait n'était arrivé nulle part.
Il s'agit donc d'un mensonge.
https://blogs.mediapart.fr/bernard-gensane/blog/010916/de-la-religion-partout/commentaires

Dédié aux quelques asinautes qui me croient médiapartophobe alors que je suis d'abord plenelophobe (et surtout, aux autres) cette remarquable contribution, qui sait prendre de la hauteur par rapport aux querelles actuelles et faire de la mise en perspective.

(Noter que son auteur, bien que pilier du Club, que son article fasse partie des plus recommandés par les abonnés, n'est pas Notre choix...)
le Roi du Maroc, Commandeur des Croyants, l'a dit:
Il n'y a pas de vierges au paradis!.
C'est une mauvaise pente. Bientôt il n'y aura même plus de paradis!
En réfléchissant bien, le Conseil d' Etat est devenu un organisme sans aucune cohérence qui vient de consacrer la supériorité des religions abrahamiques sur la République.

En effet on oublie que les maires publient des arrêtés qui empêchent les gens de se promener en maillot de bain en dehors des zones de baignades. Là-dessus le Conseil d'Etat ne trouve rien à redire à cette entorse à une liberté fondamentale.

Ensuite imaginez une personne qui s'habille en Waffen SS. Croyez-vous une seconde qu' au nom d'une prétendue liberté de se vêtir comme on veut, on laisserait cette personne faire. Bien sûr que non ! Le MRAP, SOS Racisme, la LDH lui tomberait illico sur le paletot et le Conseil d'Etat condamnerait bien évidemment car contrairement à ce qu’on répète bêtement partout, aucune disposition légale ou constitutionnelle ne s’oppose à ce qu’on réglemente les tenues dans l’espace public.

La décision en référé du Conseil d'Etat est symptomatique d'une vision de la société où l'on peut restreindre tout type de liberté, on peut interdire à quelqu'un de se vendre en esclavage, on peut interdire à quelqu'un de vendre ses organes, on peut interdire à quelqu'un d'exprimer certaine opinion sur l'holocauste et l'esclavage mais tout ce qui touche au religieux ne peut être interdit dès lors qu'on est en dehors de l'Ecole

[quote=Dites dans un théâtre que « l’homosexualité est une abomination », ou « les homosexuels devraient être mis à mort » et vous serez poursuivi et condamné. Par contre, lisez le lévitique dans une église (« Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination » (Lv 18:22) et « Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux » (Lv 20:13), par exemple), et vous ne craignez rien, la liberté de culte vous protège.]

Donc si je me dis représentant d'une religion qui exige que je me présente devant mon Créateur dans le plus simple appareil, qu'il y ait des offices régulièrement tenus, un petit livre saint, que dira la Conseil d'Etat si j'attaque l'Etat ou la commune qui m'interdirait de suivre les préceptes de ma religion ?

Je peux suivre le Conseil d'Etat lorsqu'il affirme que les maires outrepassent leur pouvoir avec ces arrêtés anti-burkini et en effet c'est au Législateur de se saisir de cette question. Par contre le juge des référés a fumé quand il évoque[quote=une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle.]
Une légende raconte que quelque part, en France, il existerait une personne qui n'aurait pas donné son avis sur le burkini...
Tout à son obsession de pourfendre les islamophobes, Médiapart vient de mettre en Notre choix cet article :

https://blogs.mediapart.fr/sport-and-citizenship/blog/300816/laffaire-du-burkini-ou-comment-perdre-lorganisation-des-jo-de-2024-paris

Article qui dit en préambule :

« Décidément la France est capable du meilleur comme du pire : Présenter une candidature à l’organisation de l’événement le plus médiatisé au monde, basée sur ses valeurs, la mixité, la jeunesse, l’égalité, la fraternité… Et être à la une dans et grâce aux médias sur la question du Burkini. »

Les rares commentaires de ce choix, pas ennemis du fond (on est sur Mediaplenel, hein...) ne ratent pas la niaisierie des auteurs qui ignorent totalement que les JO sont surtout destinés à gaver le CIO, les sponsors, les médias, les entreprises de construction (et je ne parle pas du dopage, du nationalisme, du culte démesuré de la performance)... et à plumer les pays hôtes.

Heureusement que le ridicule ne tue pas !
Il n'y pas que la télévision qui ait dérapé sur le sujet du maillot de bain islamique. Chercheure en information et communication, je travaille en ce moment sur le journal Le Monde...
Ils ont fourni une information tellement partielle et partiale que je compte en faire un prochain sujet de publication de recherches. J'énumère rapidement donc pas forcément dans le meilleur ordre.
Nous avons vu une entreprise de culpabilisation des Français islamophobes en faisant un article sur la presse étrangère scandalisée par l'attitude des opposants à la présence religieuse à la plage, sans qu'aucun journaliste ne pointe l'incongruité qu'un pays comme les USA où les actes racistes des policiers sont meurtriers, et où la peine de mort perdure, nous donne des leçons de démocratie.
Le Monde a mis en boucle une vidéo où un étranger, le maire de Londres, s'exprimait en boucle sur la politique intérieure de la France, et plus grave, une élue française, la maire de Paris, s'exprimait à l'étranger sur un sujet de politique intérieure, au mépris de toute éthique. Aucun journaliste n'a pointé le problème.
Dans une autre vidéo en boucle sur le site du Monde, le président de la LDH et celui du CCIF étaient interviewés, il n'y a eu aucun respect de la pluralité de l'information puisqu'il n'y avait pas de présentation d'autres points de vue que le leur.
Le Monde a longuement interviewé des femmes voilées à Nice, mais nous n'avons pas vu une seule interview d'une femme libre, voire de membres de familles de victimes de l'attentat du 14 juillet pour savoir ce qu'elle ou il pensait de ces démonstrations d'intégrisme sur le lieu où leur enfant a été tué au nom de cet intégrisme.

Nous avons aussi vu une entreprise de désinformation : aucun article du Monde n'a mentionné qu'un des signataires de l'arrêt du Conseil d'État est un immigrationniste tellement extrémiste que Jean-Marc Ayrault, alors premier ministre, a rejeté son rapport qui préconisait la discrimination positive pour les habitants français ou étrangers issus de l'immigration. Le Monde a cité abondamment The Guardian mais n'a jamais mentionné que la journaliste qui vitupérait contre les opposants au maillot de bain islamique, était elle-même une musulmane intégriste.

Surtout les commentaires qui sont régi par une charte ont été modérés à plusieurs niveaux.

Il s'est passé plusieurs heures avant qu'ils apparaissent sur le site du journal, alors que normalement ils apparaissent en quelques minutes. Ensuite, ils ont été soigneusement sélectionnés, alors qu'un sondage donnait la veille, 2 Français sur 3 opposés au maillot de bain islamique, les commentaires publiés montraient dans une (trop) écrasante majorité, une satisfaction face à la décision de laisser la religion s'installer à la plage. Plusieurs abonnés du Monde tiennent un véritable fil d'info sur le site et, tout en étant respectueux des lois de la république et de la charte des commentaires du Monde, sont opposés à l'accroissement de la présence religieuse, ils publient tous les jours : ce jour-là aucun n'a été publié une seule fois, j'ai moi-même fait plusieurs tentatives, en pesant chaque mot de mes commentaires : le seul message qui est passé sur une dizaine a été dépublié quelques heures plus tard, je ne faisais que rappeler que la plage faisait partie d'un jeu social plus complexe que ce qu'un touriste qui n'y passe que quelques jours dans l'année peut appréhender. Tous mes commentaires mettant en perspective, la question du maillot de bain islamique avec celle de la place de la religion dans la société ont été rejetés ou dépubliés après quelques heures.

Les seuls commentaires publiés d'opposants à la présence du maillot de bain islamique étaient caricaturaux : des types proposant d'interdire tout vêtement ou d'autres facéties.

Par contre, depuis l'attentat du 14 juillet, Le Monde a laissé passer un nombre invraisemblables de commentaires insultants sur les habitants de la Côte d'Azur et un reportage du même acabit, où la journaliste prétendait donner une vision de Nice à travers le portrait, d'un Français musulman et de deux personnes très âgées proférant des propos décousus, alors que l'université de Nice compte plus de 20 000 étudiants dont 20% d'étudiants étrangers et parmi eux plus de 40% d'étudiants africains. Présenter Nice comme une ville du FN et les Alpes Maritimes comme le "fief" du FN est particulièrement mensongers, alors que les élus FN proviennent principalement du département du Var (qui ne fait pas partie de la Côte d'Azur) et du département du Nord...

Bref, Le Monde est-il encore un journal de référence ?

Je vous remercie d'ailleurs à ce sujet pour votre enquête sur la publi-information déguisée concernant la fondation Louis-Vuitton : j'utilise votre travail en vous citant comme source dans ma thèse de doctorat sur le discours médiatique du luxe. Dans Le Monde, cela semble devenir une source de revenus réguliers en sus de la publicité, j'ai consulté plus de 800 articles sur le luxe dans ce journal pour constater que le ton a changé depuis 2013/14...
Pour votre éducation culturelle :

Jean Ferrat - le bruit des bottes

C'est partout le bruit des bottes
C'est partout l'ordre en kaki
En Espagne on vous garotte
On vous étripe au Chili
On a beau me dire qu'en France
On peut dormir à l'abri
Des Pinochet en puissance
Travaillent aussi du képi

Quand un Pinochet rapplique
C'est toujours en général
Pour sauver la République
Pour sauver l'Ordre moral
On sait comment ils opèrent
Pour transformer les esprits
Les citoyens bien pépères
En citoyens vert-de-gris

A coup d'interrogatoires
De carotte et de bâton
De plongeon dans la baignoire
De gégène et de tison
Il se peut qu'on vous disloque
Ou qu'on vous passe à tabac
Qu'on vous suicide en lousdoc
Au fond d'un commissariat

Il se peut qu'on me fusille
Pour avoir donné du feu
Pour avoir joué aux billes
Avec un petit hébreu
On va t'écraser punaise
Pour avoir donné du pain
Pour avoir donné du pèze
Au petit nord-africain

Il se pourrait qu'on m'accuse
Avec un petit gourdin
D'avoir étudié Marcuse
D'avoir été sartrien
Ils auront des électrodes
Ils diront tu veux du jus
Pour connaître la période
Où j'étais au P.S.U.

A moins qu'ils me ratatinent
Pour mon immoralité
Pour avoir baisé Delphine
Pour avoir été pédé
A moins qu'ils ne me condamnent
A mourir écartelé
Entre l'amour de Roxane
Et celui du beau Dédé

Il se peut qu'on me douillette
Pour que je veuille attester
Qu'en mil neuf cent soixante-sept
Je lisais l'Humanité
Il se peut qu'on me tourmente
Et qu'on me fasse avouer
Que dans les années soixante
J'étais à la C.G.T.

A moins qu'ils me guillotinent
Pour avoir osé chanter
Les marins du Potemkine
Et les camps de déportés
A moins qu'avec un hachoir
Ils me coupent les dix doigts
Pour m'apprendre la guitare
Comme ils ont fait à Jara

C'est partout le bruit des bottes
C'est partout l'ordre en kaki
En Espagne on vous garotte
On vous étripe au Chili
Il ne faut plus dire qu'en France
On peut dormir à l'abri
Des Pinochet en puissance
Travaillent aussi du képi
Travaillent aussi du képi
Il n'y a pas de burqa à Cabourg.
Pourtant.
Cela ferait un joli calembour.
Et une belle image.
Ces jolies dames.
Se promenant gaiement.
Toutes voiles dehors
Sur la plage.
En liberté.
Comme des cerfs-volant des sables...
Que c'est beau !
Je ne sais pas pourquoi.
Mais la burqa.
Ca me rend poète.
Le mystère.
L'Orient !
Les milles et unes nuits !
Le thé à la menthe.
Les saveurs entêtantes.
Dès que je vois une burqa.
Je chante...
Ce rêve bleu !
Et je me prends pour Aladin !
Viens avec moi.
Ô mystérieuse !
Sur mon tapis volant !
Et allons combattre les mauvais génies !
Je ne comprends vraiment pas ce qu'on reproche à ce délicieux vêtement.
On s'en fait une idée fausse.
Quand il est fait de soie de Samarcande.
Comme dans certaines riches familles d'Arabie.
Il procure à la femme des sensations infinies de douceur.
Sur tout le corps.
Le plaisir est si grand dans la journée.
Que lorsque le soir arrive.
Elle est folle de désir pour son mari chéri.
Si c'est à son tour de passer la nuit avec son mari, bien entendu.
La burqa est plaisir.
Désir.
Amour.
Paix.
Et surtout.
Egalité.
Si toutes les femmes portaient la burqa.
Il n'y aurait plus de belles.
Plus de moches.
Juste des femmes.
Aimées.
Pour elles-même.
Et non pour ce corps honni qui fait d'elles des inférieures.
La société serait plus juste.
Plus féministe.
Sans talons aiguilles.
Sans régime.
Sans crèmes solaires.
Sans fitness.
Sans l'obsession d'avoir toujours 20 ans.
Pas de burqa.
Pas de chocolat !
La burqa.
C'est la liberté.
De manger.
Et de s'habiller comme on veut.
Si on l'interdit dans les lieux publics aujourd'hui.
On interdira bientôt le reste.
Le voile islamique.
La kippa.
La croix.
Puis on passera du signe religieux ostensible.
Au signe religieux induit.
La tonsure.
La barbe.
Seront bannies.
Ou alors il faudra porter la barbe réglementaire.
Républicaine !
Ensuite on s'occupera des signes d'appartenance.
Politiques ou culturels
T-shirt du Che.
Interdit.
Keffieh palestinien.
Proscrit.
Tenue de Michael Jackson.
Propagande pédophile.
Et pour finir.
On s'occupera de tous les signes.
De tous les ennemis de l'Ordre.
De toutes les folies.
La Cigarette, bien sur.
Définitivement prohibée.
L'alcool.
Les comportements déviants.
Comme s'habiller en Drag Queen.
Ou caresser le sein de sa copine.
Tout sera interdit.
Tout.
Sauf la légion d'honneur.
Et le képi.
Et un jour.
On regrettera ce temps béni.
Ou la burqa nous choquait.
Et dérangeait nos vies.
Où il ne fallait pas de loi.
Pour être sans foi.
Il n'y a pas de burqa à Cabourg.
Pourtant.
Nul n'y a jamais vu.
De belle frontière autour.
Allez, on s'amuse...Ma religion m'impose la sieste.
Carpe diem, quelle honte! Penser le plaisir et la grillonade qui chante dans une semi-moiteur assassine...

1983

Cher seigneur,

Qu’il me soit permis de m’indigner ici véhémentement contre les insupportables attaques portées régulièrement à la télévision contre mon athéisme militant par vos camarades de goupillon.

Il est intolérable, deux siècles après la séparation de l’Eglise et de l’Etat, dans un pays qui pousse la laïcité officielle au rang d’institution nationale que des anti-athées hystériques accaparent l’antenne de la télé le dimanche matin, avec des émissions intitulées « La messe du dimanche » dans laquelle les minorités athées non criantes, non bigotantes et mal bêtifiantes sont méprisées et bafouées, je pèse mes mots, au profit de grotesques manifestations incantatoires d’une secte en robe dont le monothéisme avoué est une véritable insulte à Darwin, aux religions gréco-romaines, et à ma sœur qui fait bouddhiste dans un bordel de Kuala-Lumpur.

Je précise que j’envoie par ce même courrier une copie de cette lettre à Dieu et que ça va chier.

Pierre Desproges
On assimile la nudité dans un lieu public à de l'"exhibition sexuelle".

et « L'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. »

C'est ainsi que des Femen ont été condamnées par la justice française pour "exhibition sexuelle".

Il faudrait demander au Conseil d'Etat si les textes interdisant la nudité dans les lieux publics ne portent pas "une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d'aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle".
Un sujet non abordé qui a concerné toute la France et ses voisins:

http://www.airpaca.org/monair/prevision?date

Il aurait fallu insister sur la nécessité de limiter ou éviter les déplacements. Mais il n'y avait place que pour le burkini.
Tiens, je remets Gisele, son niqab et sa guitare électrique.

Non, mais attends, c'est une fausse : Elle parle en portugais ! :-D
La laïcité, c'est un élément de la culture française, ni plus ni moins.
Les USA par exemple se fichent pas mal de la laïcité.

On peut décider d'abdiquer, de se soumettre et d'abandonner cet élément de notre culture, ainsi que tous les autres.

Bizarrement, on entend pas beaucoup les soi-disant défenseurs de la laïcité quand les plus hauts personnages de l'Etat s'affichent publiquement dans les médias avec des kippas sur la tronche. Pourtant, les mêmes auraient tôt fait d'envoyer à la guillotine la moindre employée de mairie qui oserait porter un voile. Cherchez l'erreur...
Purée, 128 réponses à lire en seulement 2-3 jours d’absence de ce fil du forum...

Comment voulez-vous discuter sérieusement dans ces conditions ?
Mouis, mais remarquez qu'on attend toujours "Le gendarme et les corses" qui aurait été sûrement drôle à défaut d'être politiquement correct...
Le Conseil d'Etat, donc, vient de clore une polémique de merde...

Je recite Sylvain B, 19/08/2016 à 19h34: " Une bonne polémique de merde comme seul notre beau pays peut s'en trouver. L'hystérisation autour de ces cas illustre bien l'état de nervosité de nos concitoyens ainsi que l'opportunisme de nos politiques toujours prêts à s'engouffrer dans ce genre de trucs. "

J'attends avec impatience lundi, suite à la série de petits mots que ne vont pas manquer de lâcher pendant le week-end quelques "politiques" bien pensants en mal de micro, pour savoir dans quelle fange nous allons pouvoir plonger, nous débattre et nous ébattre avec un plaisir non feint.

La rentrée s'annonce radieuse.

Nous continuerons à alimenter nos vides.
Avis du Conseil d'État (rejet de l'arrêté de Villeneuve-Loubet) : «L’arrêté litigieux a porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d'aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle.»
Le burkini a obtenu l’approbation du grand mufti de Sydney, le cheikh Taj Aldin al-Hilali, vraiment une grande caution morale. Et son opinion des femmes va certainement enchanter tous ceux qui parlent de cet oripeau comme d'une "liberté". « Si vous placez de la viande dans la rue, dans le jardin ou dans un parc sans la couvrir et que les chats viennent la manger… qui doit-on blâmer, les chats ou la viande à l’air ? La viande à l’air, voilà le problème. Si elle (la femme) était restée dans sa chambre, chez elle, portant son voile, aucun problème ne serait arrivé. »

Sydney, Australie, là où est né cet emballage chicos...

https://www.facebook.com/anne.legierdesgranges/posts/1150618448350240.
Humain, trop humain
Et puis, dans une voiture! L'occasion de lui chanter ça !*

* Ah non! pas nue! à la limite en burkini !
Les Nissards qui ont insulté la femme voilée vont certainement en faire autant aux cheikhas belphégorées des pétromonarques qui achètent des babioles dans les bijouteries Place Vendôme.

Ah zut, elles ne sont pas "verbalisées".

Au passage : je ne suis pas dupe du caractère "divertissant" de cet emballement et de son exploitation médiatique. Pendant ce vacarme, on ne parle pas du recul des droits sociaux, de l'augmentaion de la précarité et de la jungle de Calais.
Extrait du point de vue de Catherine Kintzler sur le site de Marianne :

" Avec la saison balnéaire, le "burkini" passera, mais il vaut comme révélateur et déclencheur : l'opinion supporte de moins en moins les déclarations d'appartenance close, le marquage communautaire des corps et des "territoires", le contrôle des mœurs, les entreprises d'uniformisation qui se réclament d'une religion mais qui en réalité impliquent une politique.

Voir là une "intolérance", c'est mettre les choses à l'envers, c'est oublier (c'est-à-dire abandonner) toutes les musulmanes qui entendent échapper à ces stigmatisations infamantes et qui, en refusant le port du voile (ou du "burkini" lorsqu'elles vont à la plage), refusent une vision totalitaire du monde ; c'est les livrer sans un soupir de commisération à un amalgame funeste qui les étouffe. "

Avis à tous ceux qui, voulant soutenir comme Plenel le "musulman humilié" (qui sur le principe serait contre), abandonnent les musulmans non endoctrinés à leurs oppresseurs.

http://www.marianne.net/agora-burkini-fausse-question-laique-vraie-question-politique-100245223.htmllien
Quand on fait de la politique ou qu'on parle de politique, il faudrait, a priori, toujours peser et mesurer le plus objectivement possible les conséquences des actions que l'on prônent. Et penser en terme d'efficacité, puisque ce qu'on cherche, c'est de changer les choses dans le sens qui paraît le meilleur. Rationnellement, si des mesures ont un effet différent, voire opposé, on devrait être contre.

Or donc, on se met à interdire les burkinis, interdiction portée par la droite et extrême-droite et soutenue par une partie de la gauche à coup de défense de la République et de la Laïcité, du Féminisme, et autre Grands Principes Avec Des Majuscules Dedans. Et d'inventer "une lutte contre le salafisme" - (inventer - car les salafistes détestent le burkini, qui est une accommodation à la vie moderne de la pudeur respectée par certaines musulmanes, accomodations et évolutions qui donnent des boutons aux salafistes).

Il a été également de bon ton de tomber sur Plenel et la fameuse photo des temps pas si lointains où les femmes bien de chez nous étaient sommées de s'habiller long sur les plages. "Ha, Plenel voudrait revoir ce bon vieux temps", attaque aussi stupide et ras-du-gazon que le "expliquer c'est excuser".
Car que montre une telle photo ?
Qu'il y a eu évolution. Que ce qui était vrai il y a soixante ans ne l'est plus. Que cela a pris du temps pour changer. Que ce ne sont pas des interdictions qui ont fait évoluer les choses. Que, si on a laissé du temps, pour que les mentalités évoluent chez des françaises et des français judéo-chrétiens à propos de tenue de plage, alors peut-être faut-il laisser du temps pour que les mentalités évoluent chez des françaises et français musulmans sur les tenues de plage. Et que si ce ne sont pas des interdictions qui ont fait évoluer des mentalités sur les maillots de bain féminins, alors ce sont d'autre choses qui ont fait évoluer les mentalités.

Mais, donc, on interdit des burkinis sur certaines plages.
Conséquences concrètes ?

- On va donc "libérer" des femmes en les contraignant. Idée de génie, qui fait porter sur les individus que l'on décrit comme embrigadés le poids de la faute.
Je copie ici ce qu'a publié à ce propos Caroline de Haas sur tweeter :

"Tout ça me rappelle les débats qu'on a eu au sein de ma boîte, au cours de formations sur les violences sexistes et sexuelles. Je ne comprenais pas qu'on oblige pas une femme battue par son conjoint à quitter le domicile. J'étais vraiment en colère contre les formatrices du @Violsfemmesinfo qui essayaient de m'expliquer que forcer une femme adulte à partir était non seulement contre-productif mais ne faisait qu'accentuer la stratégie de l'agresseur : culpabiliser, retirer l'autonomie, faire peur, priver de toute capacité de décider. Cette mesure dépravation de liberté ne pouvait être prise qu'en cas de danger extrême. Ça ne voulait pas rentrer. Je refusais d'accepter qu'on puisse laisser une femme repartir chez elle en sachant qu'elle allait être violée. (Pour rappel, c'est 1 femme sur10 victime de violences conjugales. Vous en connaissez forcément une. Proche de vous).
Le déclic, c'est quand @enervee m'a montré qu'en privant la femme de sa capacité de décision je me transformais en bourreau, en agresseur. Je ne veux jamais être du côté des agresseurs. Quoi que je pense de ce que fait une femme à côté de moi, je ne peux pas décider pour elle. Y a plein de trucs dans nos sociétés que font des femmes qui me gênent, me posent problème, me rendent tristes ou me désespèrent. Plein. Est-ce à elles qu'il faut s'en prendre ? Non. Vous n'êtes pas d'accord avec un comportement ? Battez vous. Pas contre les gens. Battez vous contre les institutions, les organisations politiques, sociales ou religieuses. Bataillez avec les militant.e.s de ses orgas. Mais arrêtez de vous en prendre à la liberté des individu.e.s. Ca ne peut RIEN créer de bon. Rien."

- Ces interdictions, forcément floues (que vient faire la laïcité de 1905 sur les plages ?), devaient forcément entraîner du n'importe quoi. C'est fait.
Sont donc désormais ciblés sur les plages toutes tenues "musulmanes" féminines. Je ne sais pas si les fiers défendants de la laïcité qui nous rabattent les oreilles avec l'islam sont fiers des photos de policiers en kevlar humiliant une femme en public : je pense qu'on devrait en avoir furieusement honte.
Et ce n'importe quoi, vu le climat actuel, vu les soutiens de la presse dominante, des politiques dominants, ce n'importe quoi ne peut que s'accentuer.
Sarkozy et Guéant ont déjà prévenu qu'une partie de leur campagne se fera sur l'islam. Au programme, a minima, interdire les repas sans porc dans les cantines et le voile à l'université. Ça promet.

- Quelles réactions ?
Du côté de beaucoup de musulmans français, la certitude ancrée et révoltée que la France entre en guerre contre eux. Parmi ceux-ci, combien de futurs candidats au terrorisme ?
Du côté de la parole raciste, une libération et une satisfaction - voyez les réactions des niçois assistant aux verbalisations sur les plages.

Voilà le bilan concret de ces interdictions. Tout cela au Nom des Beaux Grands Principes Rutilants de la République.
Sachant, par ailleurs, qu'on n'est pas à l'abri de devoir choisir entre Sarkozy et Le pen au second tour. Surtout ne changeons rien.
Les Emirats arabes unis ont créé en février 2016 un nouveau ministère: le ministère du bonheur. A sa tête une femme. Ce qui est la preuve de leur grande ouverture.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/02/11/les-emirats-arabes-unis-nomment-une-ministre-du-bonheur_4863712_3218.html

Les travailleurs immigrés aprécient sans doute cette initiative qui a dû changer considérablement ler vie.
http://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu05065/l-exploitation-des-travailleurs-immigres-a-dubai.html

Les Yéminites aussi doivent fonder de grands espoirs dans ce ministère.

1984: autres ministères( pas le temps de faire la liste).
A propos des piscines non mixtes, et de l'interdit de montrer son corps, extrait d'un texte pris sur un site islamiste :
https://www.ajib.fr/10propositions/salles-de-pfm-non-mixte-piscine-fitness-musculation-non-mixte/

" Ce projet permettra de ne pas se sentir exclus. Certains musulmans s’interdisent d’aller à la plage, ils ne peuvent profiter de la mer sans être confrontés à la mixité et à la nudité des uns et des autres, une piscine non mixte devient avant tout une nécessité et une réponse à une forte demande. "

Je reviens sur le sujet ici :

http://misentrop2.canalblog.com/
En lisant l'article je me pose 2 questions :
1) Pourquoi les vêtements de plage qui voilent les formes à outrance sont interdits ?
2) Pourquoi les vêtements de plage qui dévoilent à outrance les formes sont autorisés ?

que voulez-vous, en absence de J.Pierre Pernaut et le fromager de Chavigny-les-Oies ou le ferronnier de Làbas-sous-Bois, il faut remplir les journaux télévisés .... heureusement qu'il y a eu les jeux olympiques !
Sur ce burkonkon, chronique ravageuse Sophia Aram.

Ravageuse car longue est la liste de ceux qui en prennent pour leur grade.
Récemment encore dans nos campings et maintenant sur nos
belles (bi?)routes de France.
Il suffit de se promener dans les rues ou sur les bords de Garonne à Toulouse pour constater que le short, même ultra moulant, â remplacè très largement la minijupe étroite sur laquelle les filles devaient tirer compulsivement lorsqu'elles étaient assises dans le métro. Une affaire de pudeur? de sécurité?
Pour moi, cette histoire de burkini, est assez révélatrice du climat paranoïaque et haineux de la France en 2016.

C'est vraiment un grand succès pour les terroristes. J'avoue que j'appréhende de plus en plus les élections de 2017 dans cet environnement.

Alors, arrêtons de tout mélanger :

- le salafisme est une idéologie religieuse condamnable (également pénalement, contre certains discours de haine et d'appel à la violence), tout comme les autres idéologies religieuses ultra-rigoristes, qui existent dans toutes les religions (catholiques traditionalistes, fondamentalistes chrétiens américains, juifs orthodoxes, mouvement 969 en Birmanie). D'ailleurs, je crois me souvenir que des traditionalistes de tous poils se retrouvaient avec bonheur dans leur rejet du mariage homosexuel en raison d'une conception religieuse du mariage.

- tous les musulmans ne sont pas des salafistes, loin s'en faut, et tous les salafistes ne sont pas des terroristes, loin s'en faut (il suffit de voir le cursus délinquant et le profil psychologique de la quasi-totalité des terroristes en France depuis Merah, et non ce n'est pas nécessairement dans tous les cas la taqiya)

- les porteuses de burkini ne sont pas toutes des femmes soumises par leurs maris à une idéologie religieuse dont elles souffrent, un certain nombre d'entre elles le portent en connaissance de cause par conviction, qu'elles estiment, à tort ou à raison, religieuse, ou par volonté de provoquer.
D'ailleurs, s'il s'agit de pression sociale et familiale, elle existe dans tous les milieux, qu'on en ait conscience ou non, qu'elle soit directe ou non. L'idéal est bien entendu de se construire en tant qu'individu autonome capable de dépasser ces entraves pour développer sa propre vision du monde.

- il n'y a pas d'agenda caché, derrière ces quelques femmes en burkini, qui s'inscrivent dans un mouvement déjà ancien de revendication de soi (cf. foulards islamiques à la fin des années 1980) dans un contexte de retour général du religieux. On peut aisément y voir une adhésion idéologique à un islam rigoriste, mais y voir un soutien au terrorisme relève de la psychiatrie.

Je n'aime bien sûr pas les burkinis qui trouvent tout à fait leur place dans l'idéologie salafiste, bien que ne s'agissant pas véritablement d'une obligation religieuse à proprement parler.

Cependant, je suis profondément opposé à ces arrêtés municipaux qui reflètent selon moi beaucoup plus une islamophobie latente (qu'on peut bien sûr assez facilement expliquer au vu du contexte de terrorisme) qu'une vision républicaine de la laïcité.

Sur le plan des principes.

La laïcité en effet est née en 1905 dans un contexte particulier où l'influence de la religion catholique sur les affaires de l'Etat était massive et où la République encore jeune le vivait comme une menace pour son enracinement.

L'esprit de la laïcité à la française n'est absolument pas représenté par ce type d'arrêtés, au contraire la laïcité garantit la liberté de culte. Simplement, elle sépare les églises de l'Etat.
Il en découle une obligation de neutralité religieuse pour les fonctionnaires et les représentants de l'Etat et ce pour garantir l'égalité de traitement de tous les citoyens, quelle que soit leur option (religion ou athéisme). Pour le reste, l'exercice du culte est libre, tant dans l'espace privé que dans l'espace public.

Sur le plan juridique

Le référé liberté porté contre l'arrêté municipal de Cannes a en effet été rejeté. Le tribunal administratif de Nice a considéré :

1) qu'il n'y avait pas urgence particulière, car l'arrêté signé le 28 juillet 2016 n'est attaqué que le 12 août ;

2) que l'arrêté respecte l'article 1er de la constitution ("La France est une République laïque"") interprété selon l'éclairage du conseil constitutionnel de 2004 ;

(CC 2004-505 DC) Le droit de manifester, par ses pratiques, sa conviction religieuse en public, a la même portée que celui garanti par l'article 9 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le CC en déduisant que ce droit peut être sujet aux mêmes restrictions, tenant notamment à la sécurité publique, à la protection de l'ordre, de la santé et de la morale publics, ainsi qu'à la protection des droits et libertés d'autrui. Le CC en concluait que l'article 1er de la Constitution devait être compris comme interdisant à quiconque de se prévaloir de ses croyances religieuses pour s'affranchir des règles communes régissant les relations entre collectivités publiques et particuliers

3) que l'affichage de signes ostentatoires est de nature à créer ou exacerber des tensions entre les usagers de la plage eu égard à l'état d'urgence et aux récents attentats islamistes, qui ont eu lieu notamment à Nice, et représente un risque pour l'ordre public car le port de burkinis (ou comme dit le juge de "tenues de plage affichant leur religion") peut être interprété dans ce contexte comme n'étant pas qu'un simple signe de religiosité

4) que si la possibilité d'exprimer dans des formes appropriées ses convictions religieuses constitue une liberté fondamentale, cet affichage ostentatoire ne présente pas dans les présentes circonstances de lieu et de temps ce caractère approprié

3) que la mesure de police du maire qui s'emploie à concilier le respect des libertés et la sauvegarde de l'ordre, de la santé et de la sécurité publics n'est pas disproportionnée par rapport au but poursuivi et relève bien des pouvoirs du maire

4) que la mesure de police n'est pas constitutive d'une discrimination illégale dans la mesure où elle s'applique à toute personne, quelle qu'en soit la religion, exprimant de façon visible sa religiosité ou méconnaissant les conditions d'hygiène et de sécurité

5) que l'arrêté n'est pas entaché d'illégalité manifeste ni d'erreur de droit et ne porte pas d'atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'expression et à la liberté de culte

6) que les motifs d'hygiène, de sécurité (notamment l'inadéquation vestimentaire d'usagers entravés dans leur tenue de baignade ce qui compliquerait l'intervention des secouristes en cas de noyade), ceux tirés des bonnes mœurs évoqués également dans l'arrêté ne sont pas contestés par les requérants

Je me pose des questions sur la validité juridique de ce raisonnement :

En effet, au point 4), le juge indique que l'arrêté concerne toute personne, quelle qu'en soit la religion, qui exprimerait de façon visible sa religiosité ou méconnaîtrait les conditions d'hygiène et de sécurité.

D'abord, je trouve étrange que soit mis sur le même plan trois motifs très différents (laïcité, hygiène et sécurité).

Ensuite, à lire cela, on a l'impression qu'il s'agit avant tout d'une question de laïcité qui concerne tout un chacun. Cela me semble légèrement hypocrite quand on voit que, plus haut, le juge a bien considéré qu'au vu du contexte (attentats islamistes) le burkini peut être perçu comme autre chose qu'un simple signe de religiosité (sous-entendu, il s'agit d'un signe politique). C'est bien la preuve qu'il ne s'agit pas d'une question de laïcité mais d'un ciblage particulier sur les tenues associés à la conception salafiste de l'islam.

Pour le reste, il suffit de voir la liste nombreuse de raisons que le maire invoque pour interdire le burkini (jusqu'au risque de noyade), pour comprendre que tous les moyens sont bons pour lutter contre ce phénomène. On sort alors du droit pour entrer dans le combat idéologique, ce qui est légitime dans d'autres cadres que celui de la police administrative.

Le combat politique contre des idéologie mortifères, oui, la police politique non. Sinon, interdisons aussi certains partis politiques qui font leur chiffre sur le rejet de l'autre et sur la recherche de boucs émissaires plutôt que sur l'analyse critique des politiques anti-sociales menées depuis des décennies, créatrices de ghettos sociaux et de desespérance.

Ne nous trompons pas de combat, les femmes en burkini sont autant le jouet de la droite dure que des salafistes.

Pour finir, je trouve que ces mesures sont contre-productives : elles suscitent un traitement médiatique obèse dans la torpeur de l'info de l'été, augmentent l'angoisse et la paranoïa des Français vis-à-vis de l'ensemble des musulmans (y compris vis-à-vis de la grande majorité des musulmans modérés) et polarisent l'opinion publique sur la question identitaire au plus grand bonheur de la Marine qui se fait bien discrète (peut-être s'est-elle convertie à l'Islam et a-t-elle suivi le conseil de Chevènement). Elles ne font pas régresser le salafisme (on ne force pas les gens à penser autrement) et pire, elles peuvent renforcer ces personnes dans leurs convictions salafistes, légitimer le discours de Daech sur la victimisation des musulmans en France et susciter de nouvelles vocations islamistes.
Seul le ridicule tuera le burkini. Prendre au sérieux les idolâtres, ( ce que semblent faire des gens comme Edwy Plenel),c'est ce qu'il faut éviter absolument. Ils connaissent d'ailleurs parfaitement leurs ennemis, d'où leur acharnement contre Charlie-hebdo.
Parmi les Corses, un légionnaire d'origine tchèque.http://www.lepoint.fr/faits-divers/revelations-sur-la-rixe-de-sisco-15-08-2016-2061346_2627.php
L'un des parents, un ancien légionnaire d'origine tchèque installé à Sisco, est blessé à deux reprises, au niveau des hanches
Bon, il n'a pas été blessé au niveau des couilles par un supérieur:
http://rue89.nouvelobs.com/2009/10/25/legion-etrangere-victime-dun-tir-dans-les-couilles-il-porte-plainte-122057
http://www.corsematin.com/article/corse/legion-etrangere-le-terrible-temoignage-dun-ancien-disciplinaire-du-bagne-de-corte
Que de doux agneaux, Corses de souche, dans cette base de Calvi, installée auparavant en Algérie.
http://www.marianne.net/agora-edwy-plenel-pir-ccif-identitaires-les-nouveaux-racistes-100245113.html

Votre serviteur a commenté :

Monsieur Plenel (Saint Edwy de la Repentance pour les amis) ne défend pas, quoi qu'il dise, les musulmans opprimés. En tout cas, pas les musulmans et surtout les musulmanes opprimés/ées par les frérots. Il a laissé un abonné harceler en des termes ignobles (procédé condamné par sa propre charte) Mohamed Louizi, ex-islamiste, qui dévoilait l'imposture de l'UOIF (impossible de mettre des liens mais googlez ces noms). Il a fallu que Louizi, excédé, fasse des copies d'écran et menace de porter plainte contre l'abonné diffamateur et contre Médiapart pour que le harcèlement cesse. Louizi a quitté Médiapart et, comme c'est bizarre, son harceleur, un posteur compulsif et doté d'un fan-club, ne commente plus nulle part...

Le PIR n'a rien dit quand Joey Starr s'est fait humilier par un larbin de Bolloré l'Africain. Bah oui, c'est un bounty... Ne soutient jamais les lycéens étrangers que notre beau gouvernement veut renvoyer au-delà de la Méditerranée. Bah oui, des jeunes qui veulent s'intégrer...

misentrop2
Burkini : les ventes explosent depuis la polémique.
"On a eu une augmentation des ventes en France depuis plusieurs semaines, entre 35 à 40 %"
http://www.lepoint.fr/societe/burkini-les-ventes-explosent-depuis-la-polemique-18-08-2016-2062255_23.php
"Et de dix-sept : avec Nice qui s'est ajoutée à la liste ce matin, c'est le nombre de communes ayant pris des arrêtées pour arrêter le port du burkini, un maillot de bain couvrant le corps et la tête mais pas le visage, sur leurs plages. Sur le terrain juridique, le tribunal administratif de Nice a mis en délibéré à lundi prochain sa décision sur un recours de la Ligue des droits de l'homme contre cette mesure."
http://www.liberation.fr/france/2016/08/19/migrants-noyes-bilan-de-nice-burkini-jo-l-essentiel-de-l-actualite-du-jour_1473524
Le bikini a de radieuses origines.http://www.20minutes.fr/monde/1568463-20150322-natifs-bikini-atoll-irradie-essais-nucleaires-demandent-asile-etats-unis
Cette vidéo [2'11"] de 1986 raconte l'histoire de la présentation du "Bikini" par ses créateurs à la piscine Molitor le 3 juin 1946.
Objet de scandale... pour la première fois le nombril était montré...
Présenté par une danseuse nue, aucun modèle ayant accepté.

Laissons au temps tant qu'à faire régler la problème du burkini[. Autant en emporte le vent. Ô temps suspend les mœurs !
Merci à beaucoup d'entre vous, je sais maintenant que je suis franchement facho. Imaginez : au début des années 90, je suscitais de vives réactions "vous n'avez pas le droit", "on peut s'habiller comme on veut"...réactions au fait que je virais de mes cours les jeunes gens se pointant avec un jeans déchiré au cul ou à l'entre-jambes.
Le nom lui-même nous indique de nous ficeler au mât pour ne pas céder aux sirènes.
C'est où les îles Burkini?
Se construire sur bikini, c'est diabolique. Que les séraphins à six ailes nous protègent, tel des Canadairs, des flambées de la plage.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Sur la plage où j'étais hier, il n'y avait pas de Burkini mais beaucoup de poissons morts. J'aimerais bien savoir ce qui leur est arrivé.
Il faudrait lancer la mode du #burkinazi

En gros, ce serait exactement comme un #burkini, mais au lieu que ce soit un truc de salafistes, ce serait un truc de nazis.

Seule différence, il y aurait juste une belle croix gammée waterproof imprimée dessus en couleurs fluos.

Et on verrait l'ami Edwy nous expliquer que c'est un vêtement comme les autres.
Et on verrait les chantres de la liberté nous rappeler que nous sommes dans une démocratie ouverte, et que chacun est libre de s'habiller comme il le souhaite, et peu importe les raisons pour lesquelles il choisit de s'habiller ainsi.
Et on verrait les défenseurs de la laïcité nous expliquer que le #burkinazi n'étant pas religieux, il n'y a pas à s'en offusquer, ou bien estimer qu'il est étonnant de vouloir introduire à tout prix de la politique dans des maillots de bain.
Et on verrait les adversaires de la loi travail nous expliquer qu'il y a des problèmes plus graves.
Et on verrait un résidant du tibet nous informer que ça existe depuis des lustres, qu'il a songé à en vendre et que c'est un élément de culture locale qui n'a rien à voir avec le nazisme.
Et on verrait un article dans ASI rendant compte de la difficulté, pour les télés, d'illustrer ce micro-phénomène et se faire l'écho des quolibets suscités dans la presse anglo-saxone par cette nouvelle polémique de l'été...

;-)
17/08/2016 12:18 Par jpspeedy92 en réponse au commentaire de Zap Pow le 17 août 2016

Le naturisme comme réponse aux bigots, Montrons nous tolérants, mais montrons tout.
Je vais vous en raconter une bien bonne.
J'habite dans une ile du Pacifique sud réputée pour ses "plages" ses "lagons", son "soleil" et la "beauté" de ses "femmes". MDR :-)
Mais voilà avec la Déglingue générale, c'est un Pays qui flirte avec la première place au championnat du monde des suicides par habitant et du taux d'obésité (ce qui est la même chose).
Il y a 6 ou 7 ans en voyant l'évolution de la tenue sur les plages en 10 ans, je me marrais en disant aux copains que j'étais certain de faire fortune si je me mettais à vendre des burkini ici.
J'ai vu sur la plage que je fréquente, en 20 ans de crise économique et sociale, les femmes passer du string microscopique monokini à des femmes qui se baignent "tout habillé" bermuda Tshirt, grand paréo pour camoufler les formes. Quand je dis "femmes" c'est de la jeune fille pas encore pubère à la mémé.
Et ce ne sont pas des musulmans et la culture locale d'il y a 200 ans faisait plutôt aller à poil qu'habillé.
Il va sans dire qu'aujourd'hui avec la polémique burkini=terrroriste mon bizness plan est à l'eau :-)
Je rigole, mais ce n'est pas rigolo, bien que le ridicule de ces lois soit évident.
La France s'enfonce joyeusement dans une merde dont elle aura du mal à se sortir.
Parce que, la longueur des robes n'est pas prêt d'arrêter d'augmenter, tout comme l'intégrisme social n'est pas prêt de régresser.
"Malheur a qui par qui le scandale arrive" à dit l'autre.
Aujourd'hui il plus facile de réprimer la cause du trouble à l'ordre public même s'il ne viole pas la loi (le burkini ne viole pas la loi), que de réprimer ceux qui commettent le trouble eux mêmes. Les musulmans sont les boucs émissaires à la mode, cool, je ne suis pas musulman; mais tremble carcasse, parce ton tour viendra.
Bonne chance à tous...
Curieuse impression (fausse?) qu'il n'y a que des jeunots sur ce forum. J'entends les mêmes arguments qu'au tournant des années 90 : on ne va pas faire tout un fromage pour 2 ou 3 collégiennes qui portent un voile.... Qu'en est-il advenu?
Sans vouloir entrer dans le débat (un tantinet ridicule) sur le bien-fondé du burkini à la plage, l'extrait de TF1 est, disons... surprenant, d'un point de vue de sudiste. En effet, quiconque fera l'effort de consulter une carte du coin se rendra facilement compte que la dame filmée aurait beaucoup de mal à aller "à la plage" aux Pennes-Mirabeau (dont l'extension la plus au sud est à une dizaine de bornes de la côte : comme disait l'autre, "on chante aussi bien à Téhéran qu'à Odessa, mais le vent du large souffle un peu moins fort"... toutes proportions gardées).

En revanche, l'image montrée par TF1 permet tout de suite d'identifier les plages du Prado, à Marseille, avec une belle vue sur l'île Maïre et le cap Croisette...

Pour le nom, il est très probable que TF1 a fait un mélange avec le parc aquatique des Pennes Mirabeau où avait eu lieu le premier épisode de la polémique.
Par DétecteurdeVérité 17:07 le 17/08/2016
Re: Burkini : si vous avez raté le début de la polémique de l'été
Bien sûr il y a des problèmes plus importants comme de savoir pour quelles raisons il existe encore des cités dans lesquelles habitent certains plus que d'autres. Mais personne ne s'en outrage et aucun plan Marshall n'est venu résoudre ce problème de l'enfermement des populations par catégories, cela valant tout aussi bien pour les pauvres riches du XVIème obligés de manifester contre la venue des migrants sur leur territoire.

Bien sûr il y a des problèmes plus importants comme de savoir pourquoi une partie de la population est plus sensible à la propagande poutinienne qu'à celle des alliés traditionnels de notre pays tandis que des meurtres continuent de faire taire les opposants au régime du petit tsar. Mais il n'est pas de bon ton d'en parler même si l'on critique les USA d'avoir fichu un bazar incroyable en Irak et ailleurs.

Néanmoins qui va me dire pourquoi on voit de plus en plus de gens qui nous entourent pour lesquels il suffit d'un quart de seconde pour dire qu'ils manifestent par leur tenue une différence basée sur le fait religieux (qu'ils soient juifs ou musulmans au point que je m'attends à ce que les chrétiens affichent à leur manière leur appartenance et que je sois alors obligé à mon tour de rejoindre le clan de mes origines). On me dira que les générations plus jeunes ont marqué leur différence par les cheveux longs, les anneaux dans le nez ou les culottes extra courtes. Mais ici, ce nouveau clivage n'est pas que temporaire, ils s'inscrit à la mode anglo-saxonne comme un clivage de style Appartenance au Club où chacun rejette l'autre, et l'autre privé à jamais de tout espoir d'accéder à d'autres territoires exacerbe sa différence par dépit. Heureuse exception du Maire de Londres Sadiq Khan même si l'on viendra rétorquer qu'il fait une campagne contraire en s'attaquant au bikini et pas au burkini.

Sur les plages françaises, ce sont une nouvelle fois les femmes qui servent de cheval de Troie. Une nouvelle fois, des articles font verser la larme facile comme cette histoire de grand mère casablancaise qui venant en France s'achète un burkini et ne pourra pas aller nager avec sa petite fille... Pauvre grand mère qui aurait pu jouir du caillassage sur les plages maghrébines si elle ne l'avait pas porté ce burkini !
Je propose d'autoriser le burkini en France quand le bikini sera autorisé en Arabie Saoudite. :-)
Une idée pour le film de l'été dans les salles Françaises en 2017, le remake du Gendarme de st Tropez (c'est la mode les remake il parait) . Cette fois le brave Cruchot, (interprété par Clavier) poursuivrait les gens trop habillés a la place des nudistes des années 60. Le monde change...
Merci pour cet article. Comme d'habitude, pour ne pas parler de la situation économique en France, nos chers médias comblent en créant des polémiques honteuses et contraires aux valeurs de la France : Liberté, Égalité, Fraternité.

Pourquoi ne pas parler des conséquences de la loi travail ? De la prolongation de l'état "d'urgence" ? Lien


Il y a également d'autres sujets d'importances qui mériterait un traitement de fond :
- un leak (DC leak) très important sur les fondations de George Soros, très instructif sur la façon dont les hommes de pouvoir interviennent en politique via leurs fondations
- La NSA Hacké, des outils de Hacking de la NSA sur la toile et en vente au enchères (malware, private exploits, hacking tools)
- Le renforcement militaire de l'OTAN aux portes de la Russie avec une monté de tension USA vs Russie/Chine
La fin de l'article porte sur le jugement de la presse anglo-saxonne à l'égard de cette affaire. Ses moqueries et ses sarcasmes masquent une profonde incompréhension de ce qu'est le modèle républicain laïc. Pas étonnant du point de vue de journaux lus par des lecteurs dont la plupart ont une représentation de la société bonne comme d'une mosaïque de communautés où chacune tolère l'existence des autres, et avec comme plus petit dénominateur commun le divin Marché.

Mais le ton de l'article de Robin Andraca partage la condescendance de la presse anglo-saxonne : inséré dans la rubrique "épouvantail islamiste", son article parle d'une "polémique de l'été", bref son auteur aimerait parler d'autres choses, des choses importantes, significatives (comme approfondir la question des moteurs dans les vélos ?) mais n'écoutant que son devoir, il va, avec grand professionnalisme et en se bouchant le nez, nous informer de toute cette bassesse.

Pourtant, pour avoir été le témoin de discussions des gens ordinaires, cette affaire suscite des réactions fortes, et pas du tout sur le ton badin de Robin Andraca. Il est vrai qu'habitant une ville balnéaire où 85 personnes ont perdu la vie il y a un mois par la faute d'un minable fanatisé, la question du vivre-ensemble se pose de manière particulièrement aigüe...

Il va bien falloir se résoudre à choisir la manière de répondre à cette question. Pour le dire vite : à la manière démocratique ("à chacun sa vérité") ou la manière républicaine (espace public de débat à l'aide d'arguments raisonnables). Une fois n'est pas coutume, il me semble que dans cette affaire, les hommes politiques de gauche (Valls, Chevènement) et de droite (le Maire de Cannes David Lisnard) ont répondu de manière fidèle à la tradition républicaine à laquelle beaucoup de français sont attachés.
Ah la belle patrie du modèle républicain laïc.
Au moins on pourra dire que la "profonde incompréhension du modèle républicain laïc" par tous ses nouveaux zélotes n'est pas masquée par des sarcasmes, ni par grand chose d'ailleurs
Permettez-moi de trouver dans votre réponse une certaine duplicité.

Car si vous voulez me faire admettre que la promotion de la fête de l’assomption par la mairie de Nice est une entorse au modèle républicain laïc, je le reconnais bien volontiers. Si vous me renvoyez à ma responsabilité de niçois qui ne défère pas devant le Tribunal Administratif cette dépense d’agent public, je baisse la tête honteusement et reconnais mon aquabonisme.

Mais tout cela n’a de sens que du point de vue du modèle républicain laïc. Si votre modèle est démocratique (tout tolérer tant que la liberté des uns n’empiète pas sur celle des autres), que vous importe cette promotion d'une fête mi-catholique mi-paienne ? En quoi bride-t-elle la liberté de célébrer d’autres fêtes communautaires ?

Choisissez votre camp, camarade ! Si vous défendez le modèle démocratique (au sens philosophique de Régis Debray), dites-le franchement et dépêchez-vous de déménager à Nice !
La république, "Elle respecte toutes les croyances" (constitution, article 1)
"Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi." (article 10)

Le "modèle républicain laïc" c'est la neutralité de l'ETAT (et de ses agents) vis à vis des religions, ça n'a jamais impliqué l'interdiction de toute trace d'affiliation religieuse dans l'espace public (ça c'est anticonstitutionnel).
L'éradication du fait religieux de tout lieu vaguement public, à la base c'est un fantasme d'une poignée d'athéistes anticléricaux (probablement radicalisés au sein de l'enseignement sous contrat, les seuls à avoir jamais su générer correctement les vrais intégristes laïcards). Aujourd'hui c'est surtout le paravent peu discret d'une islamophobie débridée (seule religion réellement combattue), qui elle même sert surtout à habiller le fond classique de préjugés racistes.
Le risque de trouble à l'ordre public existe actuellement. On peut parler de "pompiers pyromanes" ou de fantasmes alimentés artificiellement mais le fait est que les risques se multiplient.

Ce qui est gênant pour moi, c'est que ce discours anti-laïcard (anti intégristes de la laïcité) est désormais repris par les plus féroces adversaires de toute expression politique du catholicisme.
On donne le sentiment d'être plus souple avec l'Islam qu'avec le catholicisme, au moins d'un point de vue du discours (ce qui est encore pire que d'un point de vue concret puisque l'on se fâche avec tout le monde : les musulmans mécontents du manque d'actes suivant les discours, les cathos qui se focalisent sur le symbolique).

Cette attaque contre une laïcité abusive est bienvenue dans l'absolu mais on ne pouvait choisir pire moment pour le faire.
Le faire maintenant, c'est donner l'impression que l'on ne tient pas tant à la laïcité qu'à défendre les musulmans, le tout en dissimulant ce soutien de la manière la plus cynique derrière une idée défendue et portée jusque-là par les seuls cathos.

Si cette tendance se confirme et est perçue comme telle par les cathos, cela risque de les détourner définitivement de l'idée de laïcité.
Vous devriez prendre conscience que les laïcs, dont je suis, n'en ont rien à battre de vos accusations d'islamogauchiste* formatée.
De celle, en particulier, consistant à voir derrière chaque dénonciation des dérives de la religion musulmane, le laid visage du racisme.
Le racisme, je l'ai toujours eu en horreur. Dans la plupart des pays où j'ai voyagé, j'ai pu tisser des liens amicaux avec des hommes des femmes culturellement différents de ce que je suis, mais qui avaient en commun avec moi le respect de l'humain.
Les seuls qui m'ont fait ressentir ma condition d'étranger, sont précisément ceux et celles dont l'intolérance découlait de leur attachement à un dogme, de leur soumission aveugle aux préceptes d'une religion. Ceux-là sont les vrais racistes.

*Un terme qui me semble une réponse adaptée à votre "laïcard".
*Un terme qui me semble une réponse adaptée à votre "laïcard".

Ah bravo, vous allez encore indiniaiser Saint Edwy de la Repentance ! Vous avez de la chance qu'il ne modère pas les forums d'ASI: il vous menacerait de censure !

De celle, en particulier, consistant à voir derrière chaque dénonciation des dérives de la religion musulmane, le laid visage du racisme.

Mais dénonce tant que tu veux camarade.
Personnellement je trouve ça con de se baigner avec un sac sur la tête. Je trouve aussi ça con et anachronique et manger kascher ou de faire vœu de célibat, les opinions sont libres et c'est aussi garanti par la constitution.
En même temps ça me dérange pas des masses, vu que je passe toutes mes vacances à la montagne (et que pour le reste ne suis pas non plus des règles à la con).
Si ça leur fait plaisir de suivre de qu'il s’imaginent être l'adhésion à un dogme religieux (qui est toujours interprété, donc il faut relativiser) ou s'ils sont juste mal à l'aise avec leur corps, je m'en fous et ils ont le droit.
L'enjeu ici c'es pas ton droit de critiquer la religion musulmane, c'est le fait de piétiner la liberté de conscience (qui autorise chacun à avoir des idées à la con) avec des arrêtés municipaux débiles et d'occuper tout l'espace médiatique avec un fait divers stupide qui concerne 15 personnes à tout casser, en disant holala qu'est ce qu'on a comme problèmes avec tous ces musulmans.
Crois-tu que tous ces excités d'extrême droite qui regardent tranquille les gens balader une statue de la Vierge Marie avant de sauter sur le moindre micro fait divers impliquant des immigrés soient réellement animés par la défense de la laïcité ?


Les seuls qui m'ont fait ressentir ma condition d'étranger, sont précisément ceux et celles dont l'intolérance découlait de leur attachement à un dogme, de leur soumission aveugle aux préceptes d'une religion. Ceux-là sont les vrais racistes.

Pas de bol. Tu as essayé de te balader en corse déguisé en touriste de la métropole coloniale ? de discuter en français avec un flaminguant ?
Tout ne tourne pas autour de la religion, laisse vivre. Tiens reprend du roblochon
Tu as essayé de te balader en corse déguisé en touriste de la métropole coloniale ?

ou plutôt : Tu as essayé de te balader en Corse déguisé en touriste de la métropole coloniale ?

Une majuscule, ça te change un homme…
Le tutoiement ?... On se connait ?... Ça m'étonnerait.

Quel regard pensez-vous que je porte sur "les excités d'extrême-droite" ? Sur l'idée qu'il se font de la laïcité ?
Mais parce que les fachos exploitent, en mode raciste, certains faits-divers impliquant des immigrés, musulmans pour la plupart, je devrais me dispenser de toute critique concernant l'islam, lorsque les intégristes de cette religion bafouent les principes républicains ?

D'autre part, vous avez un problème avec les Corses ? Avec les Flamands aussi ? Et c'est sur les prétendus "laïcards" que vous faites une projection de vos préjugés racistes ?

Reblochon, pas roblochon. Vous devriez profiter de vos prochaines vacances en montagne, pour vous renseigner sur l'appellation des produits locaux, et apprendre à les orthographier correctement.
Mais parce que les fachos exploitent, en mode raciste, certains faits-divers impliquant des immigrés, musulmans pour la plupart, je devrais me dispenser de toute critique concernant l'islam, lorsque les intégristes de cette religion bafouent les principes républicains ?

C'est exactement ce qu'exigent de nous les gauchopithèques.

J'ajoute que les fachos n'ont pas attendu ces affaire de burkinis pour bouffer de l'Arabe.

Rappel : ce n'est pas nous que les barbus menacent avec leurs codes religio-vestimentaires, mais les femmes des quartiers pas encore encagées. Elles, bien que musulmanes doublement humiliées (par les fachos et par leurs grands "frères") sont totalement ignorées des défenseurs de la liberté de se cacher, dis Ed l'Anguille, pourquoi tu tousses - non, tu tousses pas.

Dans le Charlie-Hebdo de la semaine, Nicolino raconte la façon dont le général Bugeaud, au début de la colonisation, a offert aux Algériens les douceurs de la civilisation chrétienne. Tu m'étonnes si les descendants de ceux qui ont survécu à ses cadeaux nous en veulent encore.

Le tutoiement ?... On se connait ?... Ça m'étonnerait.

Certes non, mais bon le changement de pseudo de votre majesté n'était pas complètement passé inaperçu. Dont acte.


Quel regard pensez-vous que je porte sur "les excités d'extrême-droite" ? Sur l'idée qu'il se font de la laïcité ?

Mais parce que les fachos exploitent, en mode raciste, certains faits-divers impliquant des immigrés, musulmans pour la plupart, je devrais me dispenser de toute critique concernant l'islam, lorsque les intégristes de cette religion bafouent les principes républicains ?

D'autre part, vous avez un problème avec les Corses ? Avec les Flamands aussi ? Et c'est sur les prétendus "laïcards" que vous faites une projection de vos préjugés racistes ?

MES préjugés racistes ? [s]Tu l'as[/s] Vous l'avez fumé le rEblochon ?
Le terme flaminguant se réfère au nationalisme flamant. Donc non je n'ai pas de problème avec les flamants au sens général. Et je n'ignore pas pour autant la composition du corps électoral flamand, non plus que l’existence d'un courant nationaliste corse.
Il s'agissait juste d'illustrer en quoi se focaliser sur le dogme religieux est un biais particulier alors qu'il y a des logiques d'exclusion dures qui reposent sur des convictions totalement déconnectées de la religion.
A votre avis, il y a plus de salafistes en France que de nationalistes en Flandre ?
Et encore une fois se baigner tout habillé que ça soit pour des motifs religieux ou autre ne bafoue pas pleins de "principes républicains" (même si c'est pas pratique).
Le vouvoiement est habituel sur le forum d'@si, mais ce n'est évidemment pas une règle établie.
Sauf que je ne tiens pas du tout à ce que vous me tutoyez.
Mes pseudos ? J'en ai utilisé deux, ici. Vous avez aussi un problème avec ça ?

C'est dans votre premier message que vous parlez de "préjugés racistes" applicables à tous ceux que vous nommez "islamophobes", ressassant ainsi un discours bien rodé et formaté, mais parfaitement ridicule.
Mais bien entendu, lorsque vous postez ce genre de commentaire : Se promener avec des armes dans l'espace public, régler ses différents soit même par la violence, virer des touristes supposés de la plage, avoir des liens avec le grand banditisme : Comment affirmer que ces gens se ne sont pas parfaitement bien intégrés à la culture corse ?, pas question d'y déceler la plus petite trace de racisme, le moindre soupçon d'a priori sur ce qu'est censé définir le peuple corse.

Enfin, lorsque j'évoque les intégristes bafouant les principes républicains, je ne fais pas spécialement référence au burkini, mais à ceux qui mènent un réel combat contre la laïcité, insupportable entrave à leurs exigences.
Parce que s'agissant du burkini, finalement, je suis un peu comme vous. Indifférent. Essentiellement parce que je fréquente rarement les plages méditerranéennes, et que pour le moment, je n'ai pas encore vu de porteuse du machin barbotant dans un lac de montagne.
Vous n'avez pas sérieusement cru que la sortie sur les corses étaient à prendre au premier degré ? (en plus j'ai oublié de mentionner qu'ils aimaient probablement faire la sieste, je m'en veux).
Il s'agit bien sûr ici de montrer qu'on peut appliquer des préjugés liés à l'origine dans toute sorte de situations et pour toute sortes d'affiliations. Et donc que le choix de pointer systématiquement, quand une bande de gros cons se comportent mal dans l'espace public, qu'ils sont peut-être musulmans n'a rien de neutre.
Non, ça n'a rien de neutre.
D'ailleurs, étant donné que des Marocains sont impliqués dans les incidents de Sisco, il aurait été sage de taire leurs origines.
En revanche, on peut sans problème, et à quelque degré que ce soit, pourrir les Corses à grand renfort de clichés débiles. Et de préférence, à plusieurs centaines de km de leur île.
Vos citations de la constitution donnent une réponse indirecte à ma question : vous vous placez d'un point de vue républicain et laïc. De plus, vous avez parfaitement raison de souligner que la laïcité garantit la liberté de croyance et ne signifie pas l'interdiction de toute trace d'affiliation religieuse dans l'espace public.

Le problème, c'est votre dernière phrase. Car comment discuter raisonnablement de la chose publique si chaque proposition est mise sous l'accusation infamante de racisme ? Pas d'espace de discussion possible si l'on ne suppose au départ un minimum de bonne foi de son interlocuteur (ou si l'on dénie l'existence d'un sujet de discussion sérieux, ce qui est à l'origine de ma réaction à l'article d'@SI). Encore un effort pour être vraiment républicain Monsieur OuvreBoîte !

En l’occurrence, il existe dans les Alpes-Maritimes un risque de trouble à l'ordre public (je pense que c'est incontestable) suffisamment grand pour justifier une interdiction du burkini (c'est mon avis, mais on peut en débattre). Mais plus fondamentalement, je me pose la question suivante : pour vous immuniser contre toute accusation d'islamophobie, jusqu'à quels renoncements êtes-vous prêt à aller pour tolérer cet asservissement du corps des femmes et cette mise en accusation du regard masculin que représente le burkini ? Ne voyez-vous pas qu'à un moment ou à un autre une limite doit être fixée pour préserver l'ordre public républicain, faute de quoi c'est l'espace public qui risque de devenir invivable ?

Le problème, c'est votre dernière phrase. Car comment discuter raisonnablement de la chose publique si chaque proposition est mise sous l'accusation infamante de racisme ? Pas d'espace de discussion possible si l'on ne suppose au départ un minimum de bonne foi de son interlocuteur (ou si l'on dénie l'existence d'un sujet de discussion sérieux, ce qui est à l'origine de ma réaction à l'article d'@SI). Encore un effort pour être vraiment républicain Monsieur OuvreBoîte !

L'espace du débat public sur cette question est fortement investi par des gens dont on voit très bien où il se situent politiquement. Je vois pas pourquoi il faudrait être naïf et l'ignorer.
Je n'ai pas mis tout le monde dans le même sac, puisque j'ai mentionné que ceux qui contestent le droit d'avoir ce genre de comportement en public était AU DEPART plutôt des profils de bouffeurs de curés (Ulysse va répliquer à grandes enjambées pour vous donner les meilleurs sauces pour accommoder le curé), mais ils ont et rejoint par des cohortes de Tartuffes qui te sortent de la laïcité en veux-tu en voilà alors qu'ils sont en plein dans leur monomanie immigration/arabes/etc.


En l’occurrence, il existe dans les Alpes-Maritimes un risque de trouble à l'ordre public (je pense que c'est incontestable) suffisamment grand pour justifier une interdiction du burkini (c'est mon avis, mais on peut en débattre). Mais plus fondamentalement, je me pose la question suivante : pour vous immuniser contre toute accusation d'islamophobie, jusqu'à quels renoncements êtes-vous prêt à aller pour tolérer cet asservissement du corps des femmes et cette mise en accusation du regard masculin que représente le burkini ? Ne voyez-vous pas qu'à un moment ou à un autre une limite doit être fixée pour préserver l'ordre public républicain, faute de quoi c'est l'espace public qui risque de devenir invivable ?

D'abord, non, je suis pas d'accord sur l'usage du trouble à l'ordre public, qui est accommodé à toutes les sauces et qui nous fait glisser vers la répression de délits d'opinion (opinions que je ne partage pas forcément, mais qui sont libres).
Manifestants contre la loi travail -> risque de trouble à l'ordre public -> assignation à résidence. Un groupe de gros cons racistes se verraient bien assez se frotter contre des intégristes musulmans -> risque de trouble à l'ordre public. Le trouble à l'ordre public est sensé être une exception rare, pour éviter des situations graves. Quand on nous sort le trouble à les sauces public à toutes les sauces, toutes les semaines, dès que deux personnes risquent de s'engueuler dans la rue sur un sujet X ou Y c'est qu'on veut faire un sort à la liberté d'expression (politique, religieuse, etc). La police peut très bien régler un problème sur la voie publique sans que le sujet soit passé préventivement au napalm par le maire/préfet/etc.
Sur le dit "burkini", (puisque c'est le terme ridicule qui semble consacré pour désigner l'objet, qui ne ressemble finalement pas beaucoup à une burka et pas du tout à un bikini) : je ne cherche pas à m'"immuniser contre toute accusation d'islamophobie" (rien à foutre, comme de la corsophobie, la bretagnophobie, la flandrophobie, la catholophobie, la reblochonophie...), il ne s'agit pas d'un renoncement à quoi que soi de ma part.
Je dirais même que c'est un contre-sens complet sur mon propos : il s'agit ici - d'une part - de défendre la liberté de conscience, qui est un droit présent dans toutes les constitutions démocratiques depuis celles de 1789, et ce droit implique celui d'être un gros conservateur rétrograde et phallocrate (quand bien même je n'adhère pas spécialement à ce type d'opinion).
D'autre part il s'agit de faire litière de l'argument comme quoi la "laïcité républicaine" a pour objet et pour tradition de mesure la longueur des maillots de bain pour connaitre leur degré d'islamisation. Vous n'allez libérer aucune femme en leur filant des contraventions parce que tel maillot est trop couvrant à votre goût.
Si vous voulez libérer la femme du salafiste du coin, assurez vous qu'elle puisse se barrer, porte plainte et être hébergée dans un foyer hors de sa portée. Ou qu'on le foute dehors de l'hôpital avec un coup de pied au cul quand elle vient s'y faire examiner et qu'il fait une scène. Faut arrêter de croire qu'on lutte contre l'intégrisme en brandissant sur une plage des contraventions à 38 euros pour des conneries.
Comme je l'ai déjà dit plus haut, les intégristes à la plage sont pas plus couvertes que les bonnes soeurs, les véliplanchistes et les rousses palotes allergiques au soleil. Donc on laisse ce petit monde tranquille et on s'occupe de notre poignée d'intégristes irrécupérable d'une manière un peu plus fine et efficace ?
Il y a beaucoup de choses avec lesquelles je suis en plein accord : le danger d'invoquer l'ordre public pour tout et n'importe quoi, le souci de préserver la liberté de conscience, l'absurdité kafkaïenne qui consisterait à légiférer sur la longueur des maillots de bain, l'illusion qui consisterait à croire qu'une mesure de police serait de nature à libérer les femmes soumises à l'idéologie salafiste, etc.

Votre réponse bien argumentée m'oblige à invoquer une nouvelle notion qui va peut-être vous horrifier : l'identité française. Le philosophe écossais David Hume disait de la France qu'elle était le pays des femmes (cité par Mona Ozouf). Cette citation qui date du 18ème siècle nous rappelle que la France n'est pas née en 1789, qu'elle ne s'est pas seulement faite à partir d'une idée républicaine désincarnée, mais qu'elle a aussi des sources plus anciennes, en l'occurrence qu'elle a à voir avec l'idée du partage de l'espace public par les hommes et les femmes (pensons aux salons littéraires de l'ancien régime, presque toujours présidés par des femmes). Je sais bien que la république a mis du temps à reconnaître aux femmes le droit de vote (pour prendre un exemple parmi d'autres), mais ce n'est pas une raison pour oblitérer l'importance qu'ont eu les femmes dans l'histoire de la civilité française.

J'aurais donc deux questions : 1- Ne pensez-vous pas que le burkini (puisque c'est le sujet du moment) est une radicale contestation de cette forme de civilité française où les femmes et hommes partagent un espace public (en l'occurrence balnéaire) ? et 2- Ne croyez-vous pas que cette civilité vaille la peine d'être défendue, bien entendu pas n'importe comment, de manière républicaine, raisonnable, proportionnée, mais y compris par des moyens juridiques lorsqu'il n'est pas possible de faire autrement ?
Ce genre d'"identité française", ça devient facilement l'équivalent culturaliste du racisme pour la biologie, tout un discours d'essentialisation qui s'est largement développé au XIXe pour fixer les amitiés et inimitiés.

Les imaginaires constituant les représentations de soi et des autres (la "femme française" ou parisienne au niveau mondial) sont à prendre en compte, ils déterminent pas mal de comportements, sont investis affectivement et reproduis par l'éducation, forment un certain esprit, une tradition, mais ce sont des réalités psycho-sociales qu'il ne faudrait pas confondre avec des sortes de caractérisation d'espèces humaines.

En faire un objet de Droit valant en soi, pose aussi beaucoup de questions dès lors que ça empêche l'évolution culturelle.

Pour ce qui est des réalités historiques, une illustration en illustrations : un mariage dans nos campagnes au début du XXe où un vieux monsieur se dit qu'il lui faudrait une femme pour la vaisselle, en voit une jeune à côté, estime qu'il pourra l'avoir pour pas cher (du problème de la dote... cent écus et un porc), négocie avec le père, et l'épouse.
C'est suivre une pente facile que de mettre le passé en accusation, surtout lorsqu'on est de gauche et que l'on croît au progrès de l'humanité. Il me semble beaucoup plus stimulant de relever ce qui, dans le passé, constitue un trésor pour le temps présent. Ainsi, je veux bien admettre avec vous que le XIXème siècle a des fautes à se faire pardonner, mais c'est aussi le siècle où, en France, sous la IIIème République, on a commencé à mettre en application les principes républicains définis un siècle plus tôt. Par l'école, on a cherché à libérer les petits bretons, les petits bougnats, etc. d'un enfermement identitaire pour les faire accéder à la citoyenneté française. N'est-ce le contraire d'une politique essentialiste ?

Enfin je parle dans ma réponse de "civilité française", par conséquent je reste modeste et me garde d'élucubrations sur l'espèce humaine.
La IIIe République libératrice… Sérieusement ???!!!
Tu ferais bien de réfléchir à ton propre « enfermement identitaire » avant toute chose :

[quote=https://lejournal.cnrs.fr/articles/a-lepoque-des-zoos-humains]« Cet attrait* est aussi lié aux pertes des racines villageoises de nombreux Français qui trouvent ensemble, riches comme pauvres, une nouvelle appartenance collective face à ces “sauvages” qui leur servent de repoussoir », poursuit Éric Deroo, chercheur associé au laboratoire Anthropologie bioculturelle. « C’est l’époque où se construisent, en Europe, les identités nationales, jusque-là assez floues, et ce sur le mythe de la modernité. Toutes les différences doivent être gommées au profit de la citoyenneté », ajoute-t-il. « Dans les expositions françaises, il y aura donc aussi des villages bretons et savoyards, régions que l’on juge urgen­tes à moderniser, tout comme l’Afrique ou n’importe quelle colonie de l’époque ! » complète Gilles Boëtsch.

Les colonies justement. Leur rôle est ­crucial dans l’avènement des zoos ­humains selon l'historien Pascal Blanchard, chercheur associé au laboratoire Commu­nication et politique du CNRS et codirecteur du groupe de recherche Achac. « Si les États choisissent d’intégrer ces exhibitions dans leurs grandes expositions, finan­cent le voyage de milliers d’hommes et de femmes et délivrent des autorisations, ce n’est pas un hasard, ­insiste le chercheur, commissaire scientifique de l’exposition du quai Branly. Cela sert la politique qui vise à convaincre que la colonisation, dont l’entreprise explose dans les années 1860-1880, est légitime. »

* des zoos humains
Toi et moi nous n'avons pas le choix : nous sommes tous deux embarqués dans la même matrice identitaire que constitue la langue française ("la langue est fasciste" disait Roland Barthes). Pour ma part, je ne ressens pas cela comme un enfermement.
J'ai rebondi, après avoir sursauté, sur ton usage de l'expression « enfermement identitaire », attribuées aux anciennes générations de Bretons et autres. Parce que leur langue maternelle n'était pas le français, ils auraient été « enfermés » ?! J'ai du mal à voir l'aspect libérateur dans la suppression d'autres langues. Si la volonté de l'élite républicaine d'alors avait été réellement émancipatrice, ils auraient promu un enseignement dans les langues locales, ou encore mieux, un enseignement bilingue, tu ne crois pas ?
Je me suis mal exprimé. Je voulais dire que l'école républicaine permettait à ces personnes d'échapper à leur assignation identitaire de Bretons, Bougnats, etc. en s'ouvrant sur une vaste culture : la culture française (il faudrait évidemment nuancer cette phrase). Mona Ozouf dans son livre Composition française, a magnifiquement témoigné de ce processus. Je te conseille aussi de voir le documentaire qui fera le sujet de la prochaine émission d'@SI car non seulement il est excellent sur la forme (et parfois très émouvant), mais aussi sur le fond il montre la difficulté d'échapper à une assignation identitaire à notre époque.

Pour ce qui concerne les langues régionales, je vais m'abstenir de répondre car je trouve que nous nous éloignons beaucoup du burkini ! Désolé pour les lecteurs du forum.
Ce n'est pas tant la position temporelle qui m'intéresse que la position idéologique : il s'avère que c'est au XIXe que des identités nationales se sont cristallisées mais ça s'est fait justement contre des identités proprement politiques comme le républicanisme, contre la proposition de constructions constitutionnelles, de projets de droits fondées sur une identité citoyenne sans référence aux origines.

Un cas significatif avec Fichte, d'abord tenté par la conception citoyenne de la Révolution et revenant finalement à l'idée d'une forme d'identité nationale "germaine".
Le concept d'Etat-nation est la conjonction paradoxale de termes exprimant des principes différents : d'un côté l'Etat comme principe de Droit, la Loi explicite, écrite, par-delà la coutume implicite, de l'autre la nation, le natal, le natif et ses héritages, ses pratiques, ses affects, ses manières d'être dont on ne débat pas.
L'Etat a toujours quelque chose d'impérial, qu'on le dise "république" ou "empire", ça ne change pas grand chose, c'est une sorte de sur-code venant chapeauter les codes plus ou moins implicites des pratiques sociales.

Donc, si on prend les principes républicains, alors ils ne sont "français" que par accident, et quand vous dites "le burkini (...) est une radicale contestation de cette forme de civilité française", vous ne parlez pas de principes de droit mais de coutumes françaises, de pratiques culturelles, de moeurs nationales.

Les ressorts de la loi de 1905 qui réglait le différent en matière de moeurs religieuses, de culte, peuvent se généraliser à la question de la tolérance du Droit à la divergence de moeurs.
Les Etats-Unis en sont sans doute un des exemple les plus clairs : pays de migrants, ils n'ont pas pu se constituer sur une idée "nationale" culturelle, d'homogénéité de moeurs, et ce qu'on considère comme du "communautarisme" est la conséquence d'une application simple du principe républicain où chacun vit comme il l'entend tant qu'il respecte le Droit écrit, débattu, le consensus minimal entre groupes divergents tel qu'il s'inscrit dans la loi explicite. Quand ce père d'un soldat musulman s'attaque à Trump, il le fait en mettant en avant la Constitution.

Et dans ce qu'on voit en France en ce moment, il y a peut-être l'opposition entre la gauche "à l'américaine" qui a, justement, été celle du Bikini et de la révolution des moeurs des années 60, le "chacun fait c'qui lui plaît" demandant un retrait de l'Etat des affaires de moeurs, et la gauche (?) un rien 3e République, normative, étatiste, qui entend au contraire que l'Etat définisse les moeurs.
Je mets un "(?)" à la 2nde gauche parce que si elle existe d'un point de vue historique, l'idée que l'Etat ait à définir comment on doit s'habiller me semble plutôt des principes de droite, ceux qui faisaient que l'Eglise participait à l'Etat. "Républicains" peut-être, mais alors dans le même sens qu'aux Etats-Unis sauf que le dogme défendu serait plutôt anti-églises, sur des obédiences philosophiques athées (héritages du XVIIIe, des libres penseurs ou marxiste-léniniste).

On aurait en fait chez certains un discours paradoxal où pour défendre la révolution libertaire des années 60, on en viendrait à vouloir contraindre les gens à l'adopter, une contrainte à être "libéré-e".
Du moins pour ceux, à la Caroline Fourest par exemple, qui ne sont pas dans le simple recherche de prétexte à virer ces étrangers qui ont le mauvais goût d'être différents.

En tout cas, dans tout ça, l'important me semble de fixer le rôle de l'Etat, de la Loi : qu'on débatte et s'engueule sur la bonne manière de vivre, ok, mais veut-on que le différent soit réglé par la loi et la police ?
Est-ce que certains ne concevraient pas l'idée démocratique comme dictature de la majorité où s'imposerait la norme du "faire-comme-tout-le-monde" ? Si 50% + 1 personne veulent interdire tel vêtement, on l'interdit ? La police se met à verbaliser les éventuels 50% - 1 personne qui l'adopteraient ? Quel est notre niveau de tolérance aux pratiques minoritaires ?
Ce que vous dites de Fichte me fait penser à Beethoven et à sa symphonie n°3 Eroica initialement dédiée à Bonaparte avant qu'il n'y renonce lorsque le général devint empereur...

Je ne reviens pas sur le débat que nous avons eu il y a trois mois au sujet de l'article "Un camp d'été et un atelier de Paris 8 réservés aux non-Blancs... et alors ?" et sur ma réponse du 02/05/2016 à 20:35 (soyons précis !) où il me semblait que d'après la définition de Régis Debray (qui reste pour moi éclairante), les États-Unis seraient philosophiquement une nation démocrate tempérée de patriotisme républicain, et la France de la IIIème République une nation républicaine tempérée par la démocratie. Même lorsqu'on raisonne en termes idéologiques, essayons de ne pas parler en noir et blanc mais en nuances de gris !

Je ne suis évidemment pas d'accord avec votre affirmation selon laquelle cette 2ème gauche "entend que l’État définisse les mœurs" ou les façons de s'habiller. Gardons notre calme et revenons au réel ! Le burkini est davantage qu'un vêtement lorsqu'il vise exclusivement un sexe et pas l'autre, et qu'il exhibe une vison puritaine de la croyance religieuse (exhiber sa pudeur, bel oxymore !). Si déjà, sur la dimension symbolique de ce bout de tissu nous ne sommes pas d'accord, inutile d'aller plus loin !

Ceci étant posé, nous pouvons discuter du rôle de l’État dans un cadre républicain, démocratique et laïc. Savoir ce qu'il doit faire et s'abstenir de faire n'est en rien une évidence, c'est pour cela que l'on débat et que la démocratie existe. Ce qui est déjà certain, c'est que l’État laïc n'a absolument pas à faire prévaloir la loi de la majorité (cf. l'affaire Dreyfus). Mais pour le reste, il faut se garder d'une vision caricaturale, ni dans un sens (vouloir interdire les signes religieux partout hors de chez soi) ni dans l'autre (croire en un droit éthéré, indépendant des mœurs, réduit aux droits de l'homme, et l’État comme simple garant du libre jeu du marché des croyances). Le réel étant plus complexe que le ciel pur des idées, les solutions politiques ne sont jamais faciles.
Ma question est moins ce qu'expriment les vêtements dits "islamiques" dont on peut difficilement manquer le caractère puritain, que la manière dont on charge (ou pas) les institutions de le règlementer. Les nonnes aussi portent un vêtement puritain, est-ce que l'Etat s'en occupe ?

Je suis assez d'accord avec l'idée d'une 3e République comme un républicanisme tempéré de démocratie, en particulier si on prend le sens de "républicain" made in USA, avec leur défense d'une norme morale, d'une normativité de moeurs.
Il y a sans doute une spécificité française dans le fait que notre républicanisme s'est fait dans une lutte contre des forces anti-républicaines cléricales et le simple fait d'être républicain était alors une position de gauche par rapport à eux, mais le spectre politique a bougé.

Aujourd'hui, il ne faut pas s'étonner que se fassent des rapprochements droite-gauche autour des questions d'identité nationale/républicaine/laïque, les uns et les autres défendant une tradition, une forme de conservatisme mal à l'aise avec l'irruption de moeurs "exotiques" entrant difficilement dans les cases de notre histoire.
Notre système politique s'est construit contre l'Eglise, contre une institution dominante, et là, en France, on a affaire à des dominés faisant un usage de "résistance" du religieux, contre l'exigence d'invisibilisation d'héritages culturels musulmans ou d'une foi/conviction assumée.

En fait, les choses seraient sans doute plus sereines si on n'était pas dans un contexte international où des islams politiques nourris à l'anti-colonialisme et/ou lancés dans une ambition théocratique, ne nous désignaient comme ennemi.

Dans les années 60-70, l'époque Mohamed Ali, il y avait une forme d'islamophilie associée à une perception de l'Islam comme spiritualité exigeante en terme de justice sociale, ça s'est vu jusque dans la construction d'un héroïsme moudjahidine afghan contre les Soviétiques, Massoud en poète-spirituel-guerrier, archétype d'une noblesse "arabo-musulmane" (pour un tas de gens, Afghans, Perse, Berbères etc., c'est des "zarabes"...) mais tout ça s'est renversé quand un jihad international nous a ciblé, quand l'islamisme politique mis sous le boisseau par des pouvoirs plus ou moins dictatoriaux est devenu maquis, une rébellion mettant dans le même sac l'occident et les dirigeants complices.

Disons qu'on ne s'inquiéterait peut-être pas plus des femmes en niqab que des moines en tenue moyenâgeuse si on était sûr que ça n'exprimait que ces formes minoritaires de retrait qu'on voit dans d'autres religions. Là, ces femmes sont soupçonnées d'avoir une ambition de domination théocratique ou d'être en guerre contre nous (= mécréants oppresseurs du monde musulman).

La situation est compliquée vu qu'est explicitement déclaré un état de guerre contre des groupes qui font ce qu'il faut pour s'accaparer les signes extérieurs d'islamité, embrigader symboliquement, par l'apparence, tout un pan des musulmans qui n'ont rien demandé.
Un truc à se retrouver à faire des camps comme quand les USA avaient interné les nippo-américains après Pearl Harbor ("Le 2 janvier 1942, le Joint Immigration Committee de la Législature affirme dans un manifeste que « les Japonais ethniques sont totalement inassimilables » et loyaux à l'empereur").
Disons qu'on ne s'inquiéterait peut-être pas plus des femmes en niqab que des moines en tenue moyenâgeuse si on était sûr que ça n'exprimait que ces formes minoritaires de retrait qu'on voit dans d'autres religions. Là, ces femmes sont soupçonnées d'avoir une ambition de domination théocratique ou d'être en guerre contre nous (= mécréants oppresseurs du monde musulman).

Ce ne sont pas tant ces femmes qui ont cette ambition que les généraux qui les envoient en petits soldats, qu'elles en soient conscientes ou nom, à la bataille. Par la puissance des pétromonarchies, l'islamisme retrouve une volonté de conquête qu'a longtemps eue le catholicisme (se souvenir des missionnaires associés aux conquistadores, à Bugeaud et à ses pareils en armes, et il n'y a guère qu'un demi-siècle, avec la décolonisation – fût-elle seulement apparente – avec son coup de barre « à gauche » de Vatican II, qu'il a nettement ralenti son expansionnisme*). S'opposer à cette volonté, faire qu'à nouveau une religion ne s'impose pas de gré ou de force, cela n'a rien de rétrograde ou de raciste (malgré ce que gueule Walda Bey). Au contraire. Hélas, le pouvoir serait plus crédible dans sa lutte contre l'oppression obscurantiste s'il avait vraiment voulu redonner vie et dignité aux habitants des territoires délaissés et donc envahis par la gangrène barbue. Comme son principal souci est de faire plaisir au MEDEF

* Pour laisser le terrain de la manipulation aux sectes évangéliques, mais là on s'éloigne.

(Les moines en tenue moyenâgeuse ne sortent de leur clôture que pour aller voter)
Si les pétromonarchies exploitent de la chair à canon jihadistes pour leurs politiques, il ne faut pas confondre trop vite les intérêts souvent divergent du religieux et du séculier.
Il y a dans le système social historique islamique une distinction entre les deux autorités, entre le "gouverneur" chargé de l'exécutif, et l'autorité religieuse chargée de la justice, le législatif étant la conjonction des deux dans des applications pratiques d'une "charia".

C'est toujours au nom de la Justice, de Dieu, que le gouverneur appelle au jihad, à la mobilisation armée, mais ce qu'il considère comme cause légitime de combat dépend de relations politiques. L'histoire classique "arabo"-musulmane est pleine d'accords politiques avec des non-musulmans, y compris contre d'autres musulmans, sur des motifs très pragmatiques de conflit d'autorité, avec des fatwas qui tombent de tel ou tel religieux pour légitimer ou pas le combat.

Il y a un exemple assez significatif de cette mentalité "classique" dans l'histoire de l'émir Abd El-Kader qui a oscillé entre le rejet de l'autorité ottomane, le combat (jihad) contre la colonisation française, les accords de souveraineté avec les Français faisant qu'il bataillait avec des tribus (musulmanes) pour imposer son autorité, et finalement, après la défaite, le retrait du politique pour un exil mêlant spiritualité et participation (avec des Français-chrétiens) à du développement économique au Proche-Orient. Tout ça, il le faisait dans une justification proprement islamique, par exemple en demandant aux oulémas si il en avait fait assez dans son jihad pour être autorisé à abandonné, si il avait fait son devoir, en concluant que si Dieu ne lui avait pas donné la victoire, c'est sans doute qu'il y avait un bien derrière ce mal.
La terre n'appartient qu'à Dieu, on n'est pas propriétaire d'un territoire, le gouvernement n'est accordé que par Dieu, l'épreuve de force est épreuve morale, et peu importe qui gagne du moment qu'on a fait son devoir sur le sentier de la vertu.

C'est un peu ça la base idéologique du jihad international, des brigades internationales qui voient le combat comme une sorte de devoir d'ingérence, d'expression d'un engagement moral, avec des pouvoirs s'efforçant de convaincre qu'ils sont les autorités légitimes pour déclarer où le combat est justifié. C'est l'objet de la concurrence des mouvements "panislamistes", à commencer par la théocratie iranienne qui s'est posée en leader avec sa révolution islamique au grand dam des gardiens de la Mecque.

Donc, même dans leur mentalité, tout ça est affaire de circonstance politique, le principe théologico-politique implique qu'on fait toujours tout au nom de l'Islam, et derrière ce sont des oppositions entre pouvoirs défendant telle ou telle cause, chacun prétendant être le plus vrai de vrai musulman-juste-bon-parfait dans son engagement, le légal concret (exécutif) étant détenu par les gouvernants mais la légitimité par des autorités morales, religieuses.

Le problème des pays du Golfe avec l'Iran expliquant pas mal de choses : même si il est théocratique, c'est un modèle républicain qu'ils ont imposé, pas monarchique, au risque que les peuples se mettent à vouloir faire la révolution contre les rois et les princes, ce qui leur impose de faire des concours d'"islamité", de dénoncer les chiites comme hérétiques, de soutenir des jihads, de s'affirmer légitimes devant Dieu, c'est-à-dire devant les cheikhs, oulemas etc. qui peuvent leur mettre la pression étant ceux dont les fatwa peuvent dézinguer un gouvernant (cf Saddam Hussein, Kadhafi et Assad qui ont eu droit aux fatwas qui vont bien pour autoriser à les dégommer).

Faute d'arbitrages constitutionnels, d'ordre des pouvoirs clairement légiféré, c'est un jeu de tension réciproque entre le spirituel et le temporel, le croyant-citoyen pouvant suivre l'un ou l'autre selon ce qu'il estime le plus juste, d'où tous ces mouvements islamistes qui utilisent "liberté" ou "justice" dans leur nom, qui se présentent en justiciers, libérateurs de pouvoirs temporels oppresseurs, de mauvais gouverneurs.
Un problème avec tout ça, c'est que ça donne un bonus à la radicalisation puisqu'il s'agit de faire preuve ostensible de pureté, qu'une certaine compréhension "émotive" a vite fait d'identifier le plus pieux au plus extrême, au plus spectaculaire. C'est peut-être une dynamique à rapprocher des croisades, style (Saint) Louis IX, mais qu'on a aussi dans des versions "justicières" sur d'autres motivations (radicalité nazi, terrorisme d'extrême-gauche, au nom de la race, du prolétariat etc.).
Le problème des pays du Golfe avec l'Iran expliquant pas mal de choses : même si il est théocratique, c'est un modèle républicain qu'ils ont imposé, pas monarchique, au risque que les peuples se mettent à vouloir faire la révolution contre les rois et les princes, ce qui leur impose de faire des concours d'"islamité", de dénoncer les chiites comme hérétiques,

Les pays du Golfe ont imposé un "modèle républicain" ???

Tous les pays du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar) sont des monarchies, dont certaines sont des monarchies constitutionnelles.

Où voyez-vous là-dedans un "modèle républicain" ?
La phrase était peut-être ambigüe mais, non, je disais que l'Iran a imposé un modèle républicain, "république islamique", avec des élections, le genre de chose qui ne plait pas aux monarchies du Golfe plus adeptes du changement de pouvoir par règlement d'affaires familiales (cf 1995, L'émir du Qatar détrôné en douce par son fils, le précédent ayant été lui-même viré par son neveu...).
Ok, vous parliez de l'Iran.
C'est votre emploi du pluriel "ils ont imposé" qui m'a conduit à penser que vous parliez des pays du Golfe... d'où ma surprise. :-)

Votre réponse bien argumentée m'oblige à invoquer une nouvelle notion qui va peut-être vous horrifier : l'identité française. Le philosophe écossais David Hume disait de la France qu'elle était le pays des femmes (cité par Mona Ozouf). Cette citation qui date du 18ème siècle nous rappelle que la France n'est pas née en 1789, qu'elle ne s'est pas seulement faite à partir d'une idée républicaine désincarnée, mais qu'elle a aussi des sources plus anciennes, en l'occurrence qu'elle a à voir avec l'idée du partage de l'espace public par les hommes et les femmes (pensons aux salons littéraires de l'ancien régime, presque toujours présidés par des femmes). Je sais bien que la république a mis du temps à reconnaître aux femmes le droit de vote (pour prendre un exemple parmi d'autres), mais ce n'est pas une raison pour oblitérer l'importance qu'ont eu les femmes dans l'histoire de la civilité française.

Je pense que c'est à côté de la plaque. Au delà de l'intérêt, ou de l'avis, qu'on peut avoir pour l'histoire des idées, de la genèse des droits de l'"homme" (ou "droit humains" comme l'expression a été modernisée dans un sens plus neutre) et de l'égalité homme-femme, ceux-ci se réclament de l'universalité et ils ont été progressivement portés à un niveau supranational (déclaration "universelle" des droits de l'homme de l'ONU, opposables devant la CEDH et tutti-quanti).
Il ne s'agit pas d'un patrimoine culturel à défendre mais des principes universels qui chacun est sensé s'approprier Dans ce sens la lecture historique est une double erreur : donner corps à une forme de relativisme culturel qui voudrait que les droits de l'homme soit un truc "occidental" et que ça se localise différemment en Chine, au Pakistan, etc. D'autre part c'est un argument qui s'autosabote lui-même, la place sociale d'une poignée de grandes bourgeoises masque assez mal la ségrégation sexuelle qui a perduré pendant des siècles en Europe pour l'accès aux droits civiques, à l'éducation, etc et qui perdurent d'ailleurs dans certains aspects de l'organisation sociale. Et ne parlons pas du commerce triangulaire, en pleine pleine période des lumières.


J'aurais donc deux questions : 1- Ne pensez-vous pas que le burkini (puisque c'est le sujet du moment) est une radicale contestation de cette forme de civilité française où les femmes et hommes partagent un espace public (en l'occurrence balnéaire) ? et 2- Ne croyez-vous pas que cette civilité vaille la peine d'être défendue, bien entendu pas n'importe comment, de manière républicaine, raisonnable, proportionnée, mais y compris par des moyens juridiques lorsqu'il n'est pas possible de faire autrement ?

Le burkini n'est pas une contestation de quoi que se soit de spécifiquement français. C'est sans doute une affirmation du droit de propriété que prétendent s'arroger certains sur le corps des femmes de leur entourage. Ce qui a une époque pas si lointaine était considéré comme tout à fait compatible avec le fait d'être français.
Cependant on ne libère pas les esprits avec des petites mesures de police, et en outre il convient de respecter la liberté de conscience, même si elle inclue des servitudes volontaires.
Il ne s'agit pas de civilité mais de droits fondamentaux. (Droit de disposer de son corps, liberté de conscience). Et donc non je pense pas qu'il soit opportun d'utiliser des règlements de police et des PUTAIN DE CONTRAVENTION A 38 EUROS pour lutter contre l'asservissement de certaines femmes. Trouvez autre chose ; de préférence qui ne prétende pas défendre la liberté par un recours croissant à la l'autorité et à l'arbitraire.
Évacuons un malentendu : le partage de l'espace public entre hommes et femmes n'est en rien "spécifiquement" français même si c'est une caractéristique de la civilité française.

Quant au droit de propriété des hommes sur les femmes qui aurait été "compatible avec le fait d'être français" je trouve que vous manquez d'esprit de nuance. Personnellement, je pense que domination et écrasement ne sont pas synonymes et n'appellent pas les mêmes réponses.

Je crois que nous avons atteint notre véritable divergence dans votre phrase "Il ne s'agit pas d'un patrimoine culturel à défendre mais des principes universels que chacun est sensé s'approprier". Pour vous, le droit à porter un burkini dérive des droits humains. Vous êtes un défenseur du droit des femmes à l'asservissement par les hommes tant qu'elles restent libres de le refuser (d'où votre proposition de refuges pour femmes émancipées). Au fond, vous êtes un (ultra?)libéral : la liberté garantie aux citoyens par l’État pour régler leur vie constitue l'assurance qu'une main invisible fera tôt ou tard advenir le meilleur des mondes possibles.

De mon côté, je trouve cette vision très idéologique, déconnectée du réel. Le jour où nous verrons des hommes se baigner en burkini sous l'emprise d'une idéologie féministe, j'admettrai mon erreur et me rangerai à vos arguments. Ce jour n'étant pas prêt d'arriver, je pense que nous avons un héritage à défendre. Pour un esprit progressiste qui considère que le temps historique est fléché de l'ombre vers la lumière, parler d'héritage à défendre revient à proférer un blasphème. J'assume !
http://france3-regions.francetvinfo.fr/corse/haute-corse/haute-corse-plusieurs-jeunes-blesses-dans-une-rixe-sisco-1065429.html
Parmi les deux groupes, cinq personnes ont été blessées : deux Corses, dont l'un a été touché au harpon au niveau des côtes, et trois Maghrébins.

1) La femme enceinte blessée fait partie du groupe dit des Maghrébins. Blesser une femme enceinte, bravo! Et si sa tenue de plage était destinée à de pas montrer un ventre très arrondi? Personnellement je n'aurais pas aimé me mettre en maillot quand j'étais enceinte.

2) Si ces cinq personnes sont Corses, pourquoi distinguer Maghrébins et non-Maghrébins? Les deux Corses ont-ils fait leur arbre généalogique sur plusieurs millénaires pour s'assurer que tous leurs ancêtres sans exception étaient Corses?

3) Tout le monde est ressorti de l'hôpital, même le gravement blessé à coups de harpon.

4) Voitures brûlées: celles du groupe dit des Maghrébins.

5) Attaques d'un quartier de Maghrébins par des Corses.

6) Photographier une personne sans son autorisation est une violence faite à cette personne. J'ai ai été victime, c'est très déplaisant, un manque d'éducation, de la muflerie, de la goujaterie.


Je trouve que dans cette histoire, de grandes violences ont été commises par les déclarés Corses. Sans égard pour les enfants qui ont assisté à ces scènes déplorables.
L'argumentaire suivant étant trop long pour être collé ici, je préfère en mettre le lien sur mon blog..."les faux ennemis des terroristes"

http://www.lgoutelle.org/2016/08/les-faux-ennemis-des-terroristes.html
Des bigotes salafistes s'amusent à se baigner toutes habillées au mois d'août.
Sans être dénuées d'arrière pensées.

Des réacs et des politiques en mal de buzz s'énervent.

Des associations comme CCIF instrumentalisent l'interdiction pour se faire remarquer et gagner de nouveaux membre.

Ceux qui n'en avait rien à foutre sont sommés de se positionner.
Avec le risque d'être étiqueter pro-islamiste ou islamophobe.

Edwy Plenel devient fou et sort des photos de femmes françaises de 1892, oubliant ainsi Beauvoir, le MLF, mai 68, la libération sexuelle, etc...

Hollande ne sait pas quoi dire.
Valls dit n'importe quoi.

Les mouvances salafistes et le FN trinquent à notre santé.
Dark Vador à la plage.
Photo qu'accompagne ce tweet : Sachez quand même que vos arrêtés anti-burkini, je m'en bats impérialement les couilles.
On n’aura pas fini de rigoler avant longtemps
La noix d’honneur revient à un maire que j’ai ouï parler de tenue de bain républicaine : caleçon pour les hommes et deux ou une pièce pour les femmes.
L'interviewer n'a rirn trouvé à objecter, Il ne reste plus qu'à l’inscrire dans la constitution, qui comme chacun sait n’est pas les Tables de Moïse.
Blague à part, il ne faudrait pas qu’on en arrive à faire comme dans le Chili de Pinochet où les patrouilles coupaient le bas du pantalon des femmes, car leur tenue n’était pas conforme.
[large]Les étonnants effets et bienfaits de la nudité[/large]

Pour ma part je suis titulaire d'une licence de la [large]FFN[/large] n°: 2016-762141, et ça ne me gène pas si des personnes veulent vivre comme dans un lointain passé révolu... si je peux profiter de la [large]même liberté[/large] pour moi et mes semblables.

Par contre, si je vais dans une piscine je respecte le règlement intérieur [question d’hygiène] :
Maillot de bain une pièce pour les femmes et bonnet de bain recommandé,
Slip de bain pour les hommes (bermuda interdit)
Douche avant...
Le but étant d'éviter la prolifération de staphylocoques et autres bactéries qui pullulent dans un vêtement couvrant le corps et l’empêchant de respirer...

Pour les personnes ayant un système immunitaire affaibli , une infection de staphylocoque peut signifier la possibilité de conséquences graves :
Le Staphylococcus epidermidis est un commensal de la peau chez pratiquement 100 % des humains ; ses propriétés lipolytiques lui permettent de prospérer dans le sébum. Il est normalement inoffensif, mais il provoque d'authentiques infections comme des infections dermatologiques et des infections nasales comme des sinusites ou encore des infections urinaires chez la femme.
Pour ces raisons je connais des femmes qui ne vont pas dans certaines piscines... notamment celles où les règlements (hygiéniques) ne sont pas respectés...

[large]La solution est simple et définitive: c'est au Ministre de la Santé de prendre la décision...[/large]
(ce n'est pas un problème politique mais de santé nationale)
Si permission accordée au burkini en piscine... il faut une hygiène renforcée et la responsabilité du propriétaire de la piscine (la municipalité) en cas d'infection et prise en charge à 100% par la sécurité sociale.
Faut-il vraiment ENCORE devoir le dire?!

Que chacun est libre de s'habiller comme il le souhaite, peut importe les raisons pour lesquelles il choisit de s'habiller ainsi sans avoir à subir les jugements, les ricanements, les leçons de morale de la part de ses concitoyens.

Franchement, dans ce pays n'y a t-il rien de plus important à étudier? Je sais pas, par exemple le racisme, la xénophobie...

Sinon depuis quand doit-on forcément se dévêtir sur la plage? Tout ça pour gagner quelque points dans les probabilités de chopper un cancer de le peau, parce que c'est quand même pas très bon de rôtir au soleil.
Que signifie porter un burkini ?

1- je soutiens Coulibaly (dont la femme se baignait en b_i_ kini !) et tous les "dijadistes" de son espèce

2- je suis les prescriptions du roi d'Arabie (décoré de la légion d'honneur)

3- je suis musulmane intégriste et j'en suis fière (comme d'autres sont fiers d'être catholique, juif, sikh... et n'hésitent pas à le montrer)

4- j'ai grandi avec l'idée que je ne devais pas dévoiler mon corps et le burkini me permet d'aller à la plage avec les copines (qui portent un maillot ordinaire)

5- j'en sais rien, mais dans ma famille on fait comme ça (un peu comme un athée qui se marie à l'église ou fait baptiser ses gosses)

6- d'habitude je mets un maillot ordinaire, mais j'ai trouvé là un moyen de faire un doigt d'honneur aux islamophobes. Je sais, c'est puéril, mais cela fait du bien...

Il y a sans doute d'autres motifs de porter le burkini, mais j'ai la flemme de continuer.

Remarquons, que de toutes ces raisons, seule la première est pénalement répréhensible (apologie du terrorisme). Quant aux autres, elles sont peut-être stupides, mais si on devait interdire la stupidité ...
J'étais à Center Park. Il y en avait quelques unes (fin juillet). Donc pour une fois le coté invention/exagération du problème ne me semble pas avéré.

Il est clair que le loi ne devrait pas permettre de l'interdire. Celà dit, le cas me gène et me prend à rebours de mes principes : je me suis rendu compte que je trouvais ces vêtements très déplaisants. La plage ou la piscine sont des lieux de désinhibitions et ces vêtements envoient un signal fort non seulement de honte corporelle fort mal venue, mais aussi de contrainte mentale très contraire à ce que je recherche dans des vacances au demeurant rares, chères et précieuses.

Ce serait comme de manger avec les mains à l'indienne dans un restaurant chic, ou d'avoir des gens qui bossent sur leurs portables dans des salles de cinéma en pleine séance, d'une certaine façon. Ca va trop à rebrousse poil de la culture du lieu qui est investi, ici une plage française, particulièrement connotée bikinis, seins nus, nudistes etc. Un lieu pour les corps, qui en ont probablement bien besoin. Le Burkini me prend a rebrousse poil dans ce contexte, alors que j'ai toujours été pro port du voile.
Déjà que je perds la plupart du temps mon slip de bain en plongeant et que la moindre palme me fait couler, j'ai beaucoup de compassion pour ces dames obligées de se revêtir à cause que Eve elle a causé le bout de gras avec Lucifer le serpent.

Une fois de plus, je remarque que ce sont les femmes qui font les frais des interdits vestimentaires, les hommes allant par tous temps le poitrail à l'air, les bras nus, etc.

J'ai une solution : il faudrait partager la mer en mer pour femmes et mer pour hommes un peu comme les Portugais et les Espagnols se partagèrent le monde avec la bénédiction du pape par le Traité de Tordesillas par "un méridien nord-sud localisé à 370 lieues (1 770 km) à l'ouest des îles du Cap-Vert — méridien qui se situerait aujourd'hui à 46° 37' ouest"

Les hommes auraient la partie la plus éloignée des terres car par essence les hommes ne sont pas des femmelettes, les services de secours seraient assurés par des androgynes
http://www.marianne.net/caroline-fourest-face-au-burkini-optons-nudisme-100245094.html

Pour une fois, je suis d'accord à 100 % avec Soeur Caroline ! Notamment quand elle tacle le copain du beau Tarik, Saint Edwy de la Repentance !
Le burkini n'est pas religieux. On ne le trouve nulle part dans le Coran et ses affluents.

Il n'est pas culturel, pas traditionnel : son invention n'a pas dix ans.

Il sert aux femmes qui le portent à envoyer deux messages : aux autres femmes, qu'elles sont des putes, aux hommes, que ce sont des bites sur pattes.

Il rappelle le costume de bain de nos arrière-arrière-arrière-grands-mères : sacré progrès

Encore une fois, l'islamisme envoie ses « soeurs » au charbon : il n'y a pas de costume de bain islamique pour les messieurs. Tout comme pour les couples islamistes : la dame empaquetée hiver comme été, le monsieur à l'air libre quand le temps y est.

http://misentrop2.canalblog.com/
En réfléchissant, je me dis que si certaines femmes veulent porter un burkini pour être tranquilles, alors que des plages soient privatisées comme pour les nudistes. Puisqu'il existe des plages privées, je ne vois pas le problème.
Ce matin sur France Info:
Premier sujet, l'inévitable burkini.
Second sujet, les morts de la rue.
Cherchez l'erreur!
Toujours étonnant de voir ASI (et autre libération) devenir si peu critique des qu'il s'agit de laïcité et faire semblent de ne pas comprendre la signification politique des voiles et autre burkinis.
La solution : la combi de plongée avec capuche ça couvre le corps et ça ne fait référence à aucune religion. Pourquoi n'y pensent- ils pas ???
Un texte, lu récemment...

"De ce fait, si la laïcité peut se traduire par la formule « neutralité de l’espace public », au demeurant absente des lois Ferry et de la loi de 1905, cela ne peut être qu’en un sens bien précis, qui n’est pas du tout celui que fait prévaloir l’actuel consensus « laïciste » : un espace laïque, au sens originel du terme, doit être neutre au sens où le droit d’expression est le même pour tout le monde, sans privilèges ni discriminations, et que les autorités y veillent. La neutralité réside en somme dans le fait qu’aucun groupe dominant ne monopolise la parole ou l’occupation de l’espace public, et que rien n’empêche les minoritaires de s’exprimer. Ce qui, de l’espace public, doit être neutre, c’est donc l’espace, pas le public – et l’on peut même dire que l’espace doit être neutre justement pour que le public puisse ne pas l’être.

C’est exactement l’inverse qui se dit et se répète aujourd’hui, un peu partout : ce n’est plus l’espace qui doit être neutre, mais bien le public. Ce sont les individus (en théorie tous, dans les faits uniquement les musulmans) qui sont invités dès qu’ils se trouvent « en public » – c’est-à-dire, si l’on y songe bien, assez souvent ! – à tenir leur langue et à ne manifester leurs convictions religieuses ni par des paroles, ni par des symboles, ni par des vêtements. C’est, là encore si l’on y songe bien, ni plus ni moins que la liberté d’expression qui s’envole en fumée. Un espace public dans lequel les individus seraient tenus de rester neutres correspond même à ce qu’on a coutume d’appeler un espace totalitaire."

Extrait "L’imbécile neutralité" de Pierre Tevanian.
Je ne suis pas favorable au burkini, évidemment mais de là à l'interdire, c'est un peu fort. Le burkini c'est un rite ou une forme de maltraitance, donc dans le doute, je m'abstiens. La France n'est pas un régime autoritaire.

Vive la liberté et vive le sport féminin !
Le corollaire du voilement des femmes, c'est la frustration sexuelle et le harcèlement permanent, comme sur les plages algériennes.
C'est vraiment grotesque...
Un burkina faso, des burkini fasi ?
Libre à vous d'y voir une "polémique de merde".
Perso, je vois en cette "burkinisation" une revendication politique d'une religion "padamalgame".
Une bonne polémique de merde comme seul notre beau pays peut s'en trouver. L'hystérisation autour de ces cas illustre bien l'état de nervosité de nos concitoyens ainsi que l'opportunisme de nos politiques toujours prêts à s'engouffrer dans ce genre de trucs. Quand aux médias, comme d'habitude ils allient incompétence et approximations à merveille ! Le coup de la photo de 2007 (putain quasiment 10 ans) en Turquie est la-men-table.

Et pourtant je n'aime pas l'image de la femme que nous donne ces voiles intégrales, waterproof ou non, mais là franchement on tombe bien bas. :(
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