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Commentaires

Avatar, les mythes, et les archétypes

A l’occasion de la sortie en salle d'une nouvelle version d'Avatar, comportant une dizaine de minutes supplémentaires, certains considèreront que tout a déjà été dit sur le film historique de James Cameron. Loin de là! Mise en échec par l’ampleur du succès, la critique s’est tenue à l’écart de la dimension archétypale, mythologique (et philosophique) de l’œuvre. C’est pourtant cette dimension qui semble la plus à même de résoudre l’énigme de ce succès, en nous invitant à comprendre par quel mystère un récit, très largement considéré comme «simpliste», a pu résonner avec une telle force et une telle évidence à travers le monde.

Derniers commentaires

Merci à celui ayant remonté ce sujet de m'avoir fait découvrir cette vieille chronique (d'avant que je rejoigne @si sur le net).


C'est triste que la rubrique n'existe plus. Post-pop est bien mais ça reste du survolage de tendances plus que de la vraie analyse d'œuvres.

Bonjour Rafik, c'est votre photo en haut de l'article?

http://www.dailymotion.com/video/xk1e6d_avatar-de-james-cameron-analyse-par-valerie-morignat_shortfilms

Hanté par la nostalgie d’un Éden disparu et la figure du sauveur artificiel, Avatar cristallise les contradictions du monde contemporain. Promesse de retour à une nature terrestre détruite par l’humanité, la planète Pandora est façonnée par les signes du paradis perdu et le culte d’un monde artificiel où la technologie devient promesse de résurrection. (Valérie Morignat)

Docteur en arts et sciences de l’art, maître de conférences en cinéma et chercheur en cyberculture, Valérie Morignat travaille actuellement sur les interactions numériques avancées dans les domaines de la réalité augmentée et du jeu vidéo.
Votre analyse me laisse pantois!
Tant pis si c'est intellectualisé.
Tant pis si c'est tiré par les cheveux (parfois).

Merci de nous ouvrir des portes.
Merci de nous rouvrir les yeux.

Nous nous habituons, par trop, à accepter que nos univers rétrécissent et à faire semblant de découvrir du neuf, en surface ... un temps.
Ne plus réfléchir : gober des images chocs, des scénarii recyclés, des bons sentiments.

Et derrière, qui-a-t'il?

Henri H
J'me suis surtout marré sur la conclusion :
"Avatar est avant tout une tentative de ré-enchantement du regard sur le monde, qui nous permet de renouer avec notre profonde humanité. "
Moi j'aurais dit que c'est une tentative réussie de faire du blé en utilisant son nom déjà bien connu et en faisant un block buster sans trop se fouler le doigt.
Non mais sans rire, j'suis prêt à parier que Cameron a son jet privé, il peut toujours nous vendre de l'écolo ...
Pour rebondir et prolonger...

Cliquez AVATAR...
@ elZecchio

J'ai trouvé ce que je cherchais, et qui peut-être vous fera comprendre pourquoi l'explication et l'utilisation du mythe de Jonas par Rafik au moyen d'une simple phrase quasi-circulaire et d'une seule reproduction d'image pieuse sans contextualisation ne peut suffire.
Sachant que l'on est censé accepter l'hypothèse de "l'homme coupé en deux" comme partie intégrante du mythe, puisque là aussi, il n'est pas fait référence à la nouveauté du concept.

Si une nouvelle lecture du mythe est utilisée, très récente (2008...), il est difficile de valider le fait qu'elle soit universelle.
Ancienne.
Tellement ancrée dans les traditions que tout le monde l'a comprend comme telle, "homme coupé en deux".
Voyez-vous où est la contradiction ?
(je ne vous ferai pas l'offense de vous rappeler que le principal but de mes interventions est de parler de méthode. Comment ? Ah ben si j'l'ai fait...)

Vous prenez comme suffisante cette simple image, qui illustre ceci :

Dans le texte il est coupé en deux métaphoriquement, tiraillé entre sa mission spirituelle et son existence terrestre, et dans les images, on le voit souvent à demi-avalé par le poisson, les jambes happées dans la gueule du monstre. Coupé en deux donc. Une métaphore quoi.

Cette position n'est qu'une variante des plus anciennes représentations de Jonas, qui se présentaient comme CECI, CECI et CECI.

Pour info, le fameux Cetus, transformé en baleine par l'église, était représenté comme CECI.

Voici une gravure plus proche de l'origine du mythe quant à l'animal.
Messieurs, si vous laissiez un peu parler votre principe féminin, et continuiez à discuter en d'autres termes que "t'as peur de perdre la face" "ben voyons" "non mais je rêve".
Bon, les messages se perdant un peu dans tous les coins, j'aimerais juste rajouter un ou deux truc, et surtout, dire ce que je pense d'Avatar, et de la chronique qui a lance toutes ces discussion interessantes, ce que je n'ai pas encore fait, ayant uniquement donne des faits differents de ceux que l'on a l' habitude de voir, et d'en extrapoler quelques idees personnelles basees sur ces faits.

Je suis alle voir le film et ai ete du du resultat. Decu veut dire que je m'attendais a quelque chose. Ca n'est pas la technologie qui m'interessait dans ce film ( j'y reviendrai ), mais bien Cameron que je pense etre un des tres grand realisateurs actuels. Or, pour moi Avatar est son plus mauvais film : aucune profondeur de scenario ni de personnages, un decoupage de la narration de l'histoire ultra-convenue ( voir ce qu'en dit alain Korkos dans la premiere emission d'@SI sur Avatar ), une utilisation de la technologiesouvent un peu tape a l'oeil plutot que pour aider la narration ( certaines scenes n'apparaissant que pour montrer "ce qu'on peut faire", mais n'apportant rien a l'hstoire ).

Donc, pour moi, le plus mauvais Cameron.

Mais Avatar est quand meme, pour moi, en comparaison avec d'autres films sortis ces dernieres annees un film plutot bon et assez divertissant.
( et je suis un tres grand consommateur de film hollywoodiens qui representent la majorite des films que je regarde )

En ce qui concerne la technologie : La technologie ne permet jamais de faire une bonne oeuvre ( en l'occurence un film, mais on peu parler de n'importe quelle discipline artistique ), et je suis un fan de technologies, surtout des technologies appliquees a l'image et au son.

Je suis vraiment heureux du developpement des effets visuels, et de la 3D, des changements que cela peut impliquer pour le futur, et suis tres attentif a ces evolutions. En cela, je ne peux qu'apprecier et admirer la performance derriere Avatar, et la vois comme un premier pas, certainement aussi important que le fut l'apparition du son ou de la couleur dans l'histoire du cinema.

Mais plusieurs choses me derangent, a la fois dans la chronique et l'approche qui est faite pour expliquer le succes d'Avatar, dans la reaction presque sectaire d'individu qui reagissent de maniere totalement emotionnelle des que l'on emet la moindre critique a l'egard de Cameron, voir de Rafik, qui j'en suis sur ne demande pas tant d'attention devouee ( ces "defenseurs" ne se rendant pas compte qu'en fait ils decribilisent eux-meme ce que peut dire Rafik, plus que n'importe qui critiquant certaines partie de ses ecrits )

Je suis tres fan des chroniques de Rafik, en tant qu'angle d'attaque un peu particulier des analyses de certains films. Et si je ne suis pas toujours d'accord ni sur les interpolations et/ou conclusions, ni souvent sur la methode, je trouve toujours beaucoup d'interet et de plaisir a lire ses textes.


Mais apres un tiers des chroniques ( sans parler des emissions ou autre ) consacrees a un seul film, toujours dans un seul angle de vue, a savoir : Cameron est un genie desinteresse qui a reussi a faire le plus grand film de l'histoire du cinema et qui revolutionne toute l'industrie grace a son art ... Il me semble que c'est quand meme un peu limite, et surtout, egalement tres naif.

Il faut bien avoir en tete que Rafik ici tente de demontrer que le succes d'Avatar ne tient qu'a l'utilisation d'Archetypes et de mythes incorpores dans le narratif du film.

Or, lorsqu'un tiers voire la moitie du budget total d'un film est utilise dans le marketing, je ne vois pas comment il est possible non pas seulement d'eviter d'en parler, mais, de surcroit, refuser d'en parler et mettre cet argument de cote lorsqu'il apparait dans la discussion.

Cameron est un tres bon raconteur d'histoire qui sait mieux que beaucoup utiliser le medium du "film", mais pourquoi ne pas reconnaitre qu'il exerce egalement son intelligence et ses talent dans un but financier ?

Ce qui me gene : c'est le risque que le cinema passe d'un diverstissement populaire a quelque chose d'elitise, et de plus en plus difficilement accessible a tout le monde.

Je reposte un petit texte qui son les paroles de James Cameron lui-meme ( je n'invente rien ) et lorsqu'on s'evertue a trouver le sens que veut mettre Cameron dans son oeuvre artistique, je ne comprend pas pourquoi on ne pourrait pas essayer de comprendre le sens de ses propres paroles a propos d' Avatar, de la 3D, et de sa maniere de faire du marketing ( parfois sans en avoir l'air )

Voici ce que James Cameron dit officiellement il y a deux ou trois semaines, a l'occasion de la seconde [s]venue[/s] sortie d'Avatar : ( la version "longue" ( 9 minutes de plus que l'originale ) ) :

je resume un peu dans l'ordre chronologique :

A propos de cette nouvelle sortie :

"J'essaye d'utiliser la technologie pour garder les gens interesses a l'Univers d'Avatar, parce qu'il va se passe un long moment avant le prochain film Avatar"
>> comprendre : je vais sortir un maximum de versions differentes sur differents supports a porpos du film existant, afin de maintenir le buzz et l'interet pour les differentes suites d'Avatar.

"Cameron a deja des plans pour les suites d'Avatar"
>> comprendre : pas seulement une suite, mais 2 ou 3 suites

Il est aussi en train de construire un sous-marin, de concevoir des cameras pour le "Mars Rover", et une camera sous-marine 3D
>> comprendre : il developpe de nouvelles technologie ( comprendre un peu plus : il depose les brevets ) tres pointues, meme si on se demande un peu ce que ca vient faire ici

Et peut-etre qu'il est en train de preparer un film lie au oceans
>> comprendre : peut-etre ? ( mais c'est lui qui parle et ecrit le communique, bizarre ce peut-etre ) et surtout on comprend un peu le coup du sous-marin et de l camera sous-marine 3D.

Mais avant tout, il a du choisir de nouvelles scenes interessantes d'Avatar pour persuader la Fox de re-sortir le film une seconde fois sur les ecrans
>> comprendre : ah mais il n;est donc pas independant ? c'est le studio qui decide ? mais qu'est ce que j;ai lu partout dans pleins de forums a propos de la totale liberte de Cameron

Il y a des milliers, voire des millions de gens qui n;ont pas pu voir Avatar en 3D a sa sortie. Depuis, le nombre d'ecrans permettant de voir les films en 3D a double dans le monde
>> comprendre : allez tous le voir / revoir, mais surtout, en 3D, la 3D c'est tellement mieux. > on pousse bien le marketing, non pas pour vendre Avatar, mais la 3D.

Les dirigeants de la Fox ont dit dans un communique qu'il sont ete innondes de demandes pour ressortir le film en 3D

>> comprendre : Si meme le studio le dit, c'est que c'est pas juste le delire d'un realisateur. Et c'est surement plus vrai aussi ....

Le film a ete non seulement le plus pirate de l'histoire, mais c'est surtout celui que les gens sont le plus alle voir sur ecran

>> comprendre : le pirtage ne sert a rien : le film ne sera jamais aussi bien, l'experience aussi impressionante qu'en salle ( et en passant, vous voyez, nous studio, on se moque du piratage puisqu'on en fait un argument demontrant le succes du film )

***

Je passe un peu faute de temps, la, mais que les anglophones lisent le texte : c'est tout aussi interessant.
Je ne parle pas du Buzz pour la sortie en 2012 de Titanic en 3D qui commenc donc des le mois dernier ( et meme avant pour ceux qui suivent un peu )

Mais la conclusion de Cameron est tres tres intressante, et je lui laisse conclure mon post : chacun pouvant se faire sa propre opinion :


James Cameron : " Nous sommes en train de re-ecrire le "contrat" (sic) entre les humains et les ecrans. Le monde entier est defini par des humains regardant des ecrans - nous regardons des ecrans au travail, nous regardons des ecrans pour la distraction - et nous sommes en train de changer ce monde "




L'originale se trouve ici : >< 23 aout, communique de la Fox ><
Merci pour ce très brillant article. Un vrai plaisir de vous suivre.
Cameron a déja précisé qu' il avait utilisé une histoire basique pour amoindrir le choc de la nouveauté visuelle de la 3D.

L' histoire n'est rien d' autre qu'un condensé de mythes mélangé à l' histoire du début de l' amérique colonisé. Usine à gaz pour une chose simple: des occidentaux allant vers la vie indienne, ce qui se faisait à cause de famines, de l'exploitation forcé, ou manque de femmes.

Ces scénaristes sont peut-être trop éloignés de cette vie simple pour la voir juste comme un mode de vie.
Intéressante analyse, parfois tirée par les cheveux, mais fort instructive, bravo !

Pour le fun, ma très humble analyse psychanalytique d'"Harry Potter et la chambre des secrets" publiée ici :

Ci-dessous un extrait :

(...) Si les scènes de début de film symbolisent la frustration d’Harry, prisonnier de sa famille d’adoption, empêché de prendre le train vers l’Ecole et, métaphoriquement, souffrant d’un refoulement freudien classique (avec Dobby dans le rôle du Sur-moi, tant qu’on y est, allons-y, faut pas se gêner), la suite illustre le cheminement psychologique du jeune garçon.

Avant de rejoindre Hogwarts, ne va-t-il pas tomber, par hasard toujours, dans le quartier mal famé de la vieille ville, entre mendiants, voleurs.. et prostituées ? Potter, tu veux brûler les étapes, grand fou !

Replacé dans le droit chemin, Harry va ensuite subir la tentation de l’homosexualité avec le méchant, travesti en éphèbe jouvenceau, qui va presque attirer Harry dans ses rets.

Hagrid, ami à forte pilosité, fantasme d'une improbable virilité, montrera aussi à Harry que la chambre des secrets n’est pas un repère d’araignées géantes, non, cela ne fait pas mal, petit, ce n’est pas là le secret, c’est ailleurs. Pour information, ce repaire obscur d’araignées malfaisantes a été analysé par certains collègues jungiens, voire sexo-neurologistes déviants, comme l’impasse du stade anal (je vous laisse jouir de l’analogie des araignées, c’est délicat). (...)
excuse-moi mais tu te trouves drôle ? Rafik lui ne bascule pas dans la surinterprétation comme toi, Cameron a toujours témoigné pour l'onosmatique de ses personnages un intérêt trés fort, tu t'imagines peut-être qu'un scénariste tire le nom de ses personnages à pile ou face ou avec la technique du doigt glissant sur l'annuaire des prénoms les yeux fermés ?

Tu t'imagines peut-être qu'un scénariste tire le nom de ses personnages à pile ou face ou avec la technique du doigt glissant sur l'annuaire des prénoms les yeux fermés ?

tiens et pourquoi pas? Tous les scénaristes chercheraient à trouver des noms mythologiques ou bibliques pour coller au propos ça me paraît un peu délirant?
C'est plutôt qu'il est difficile de trouver des noms qui n'aient aucune association! ça marche pas mal avec les personnages de La mort aux trousses par exemple: Thornhill, Eve, Vandamm...
Quelqu'un (je ne sais plus qui) a soulevé un point important dans ce forum, l'utilité d'un tel procédé en rapport avec le propos du film. L'interprétation de Rafik me semble-t-il veut surtout nous montrer que tout détail est maîtrisé, pensé, et profond car cryptique (et là tout le monde fait "waouh" devant ces révélations), ok très bien, mais en quoi ça en fait un propos intéressant?

D'où mon soupçon sur l'intention consciente ou non, de gagner de la valeur sociale sur l'objet auxquel on veut s'associer plutôt que de nous faire découvrir une oeuvre réellement intéressante en elle-même.

J'ai toujours pensé qu'une oeuvre expliquée ou interprétée était forcément dénaturée. Si l'auteur à choisi un certain art comme langage ce n'est surtout pas pour être paraphrasé par un interprète. Ca me rappelle à ce sujet les testaments trahis de Kundera et la passage sur une interprétation d'une nouvelle d'Hemingway, qui résume tout et explique bien mieux que je ne pourrais le faire cette tendance à l'interprétation branloutesque, et ce non respect de l'auteur et de l'ambiguité d'une oeuvre pour y accoler son propre propos.

Quant à Avatar, s'il est agréable visuellement, c'est à mon goût un assez mauvais film, qui se vautre dans un tel remix de tout ce qu'on peut connaître pour être sur de ne pas se rater qu'il en perd progressivement tout intérêt, c'est assez long et au final plutôt indigeste.
Quelqu'un (je ne sais plus qui) a soulevé un point important dans ce forum, l'utilité d'un tel procédé en rapport avec le propos du film.

Ma pomme, plusieurs fois.
Toutes mes excuses pour cet oubli, (et ma fainéantise il faut l'admettre, de remonter le fil).
C'est un point important qui mérite d'être discuté, j'ai l'impression qu'il est soigneusement évité.
Il cherchait le stop dans son post humoristique a parfaitement montré les dangers de l'étymologie abusive, et des sur-interprétations auxquelles elle peut conduire.

À propos de conduite, Monte Hellman, réalisateur entre autres de Two-Lane Blacktop (ouais, du culte !) vient de remporter un prix à la Mostra.
Comme un clin d'œil du hasard (ouais, n'ayant pas peur des rapprochements significatifs), les personnages de ce film n'avaient pas de nom (à l'exception de celui interprété par Warren Oates, affublé du sigle de sa voiture, GTO).

GTO, qui veut dire bien sûr Grand Tourism Omologato.

Nul doute que le choix d'affubler ce seul personnage d'un sobriquet, alors que les autres ne sont pas caractérisés (au sens character anglais, personnage), et de ce sobriquet en particulier, repose dans le fait qu'il affiche une ambivalence sexuelle, par sa préciosité, sa mise toujours impeccable, le port systématique de foulards et gants de cuir et autres éléments révélateurs.
Sans oublier que son personnage aime les gâteaux...
"À propos de conduite, Monte Hellman, réalisateur entre autres de Two-Lane Blacktop (ouais, du culte !) vient de remporter un prix à la Mostra.": Sleepless.

Cool, il est splendide ce film.

Surtout lorsqu'on sait que Hellman avait prévu comme le montre la fin où la pellicule crame la mort du Beach Boys Dennis Wilson douze ans avant. D'ailleurs, dans Hellman, il y a Hell-Enfer et Man-Homme, tout est dit.

Oui, c'est de l'ironie, sauf pour ce film qui est excellent.

yG
Il est nul ce film que je n'irai jamais voir, car les films américains avec des
grosses bagnoles qui polluent et crachent du CO2, ras le bol!!!
Aux road movies qui ne sont que des encouragements à la pollution,
je préfère les films écolo comme Avatar...pas vous?
Et les déchets croissant des centrales nucléaires, causés par une consommation de plus en plus massive d'énergie pour faire tourner des écrans plats 3D pour voir des films soi-disant écolos? :)
, vrooom...
Juste pour le clin d'oeil.
http://www.youtube.com/watch?v=TYt1xvjQ35U
Bon, je file.
Il y a surtout que cette pratique de l'onomastique, c'est de l'intellectualisme à deux balles, de la métaphore grossière*, c'est facile à faire, cela ne mange pas de pain, cela donne l'illusion de, alors que c'est à la porté du premier venu.

yG

* Dans Matrix, c'était d'ailleurs l'élément le plus cheap, Néo-The One et autres conneries du même type. Heureusement le film avait bien d'autres qualités pour occulter ces gros sabots-là.
[quote=Heureusement le film avait bien d'autres qualités pour occulter ces gros sabots-là.]

C'est un point qu'il a en commun avec Avatar...Si...si!!!
"C'est un point qu'il a en commun avec Avatar...Si...si!!!": JREM.

Ben, il faut croire que l'esthétique transparaissant dans les quelques bandes annonces de Matrix et d'Avatar n'ont pas touché la même fibre chez moi, l'un me poussant vers les salles, le second m'en éloignant. Réaction allergique à ce qui se veut novateur est sent déjà la naphtaline.

yG
L'allergie est une maladie. Vous devriez dire "réaction immunitaire" :-)

Il y a trop de magnifiques plantes dans Avatar pour qu'il sente la naphtaline! re:-)

Citation:Tu t'imagines peut-être qu'un scénariste tire le nom de ses personnages à pile ou face ou avec la technique du doigt glissant sur l'annuaire des prénoms les yeux fermés ? tiens et pourquoi pas? Tous les scénaristes chercheraient à trouver des noms mythologiques ou bibliques pour coller au propos ça me paraît un peu délirant?


ceux qui ont lu le monomythe de Campbell et ses autres écrits le font oui, ceux qui veulent que leur personnage ait en plus d'une incarnation, un sens profond crypté.
Quelle belle théorie d'ailleurs que ce monomythe : pensez donc, un mythe unique, né en Europe, et qui s'est répandu dans le monde entier, influençant toutes les mythologies de tous les pays, quels qu'ils soient, puis qui est enfin revenu "chez nous".
Un bon mythe, quoi, bien occidental, bien propre...
Je confirme que Campbell n'est pas un auteur à prendre très au sérieux. Une sorte de Jared Diamond de la mythologie. Mais les auteurs qui s'osent à de grosses interprétations à portées mondiales, à coup de grosses approximations et de grosses théorisations bien dramatiques, ont un succès populaire assez compréhensible...
evidemment vous l'avez tout les deux lu pour en parler en profondeur ? :)
Non, pas exactement. Et je pense qu'à l'inverse tu n'as pas non plus le bagage nécessaire pour vraiment juger de la validité de ses thèses. Pour ma part, je me fie généralement aux "peer reviews", c'est-à-dire aux résumés, commentaires et critiques publiées dans des revues spécialisées, par des chercheurs spécialisés dans les mêmes champs...
personnellement ses thèses ne m'intéressent que dans mon métier, et ce qu'il a rapporté sur le parcours du héros ci-dessous est des plus intéressant et vérifiable en pratique, même si il ne suffit pas de cela pour faire un bon film.

La mythologie du Héros et le monomythe [modifier]
Dans son essai de 1949, Le Héros aux mille et un visages (The Hero with a Thousand Faces), paru en français sous le titre de Les Héros sont éternels, Campbell expose sa théorie du monomythe, affirmant que tous les mythes suivent les mêmes schémas archétypaux.

Ainsi tous les héros mythiques débuteraient leur périple à la suite d'un « appel à l'aventure » - ce qui implique que le héros quitte l'environnement dans lequel il a grandi. Il devra ensuite faire face au « gardien du seuil », premier obstacle dans son voyage qui, une fois franchi (la plupart du temps avec l'aide d'un mentor ou d'un guide spirituel), lui permettra de pénétrer dans un monde plus spirituel - généralement représenté par une forêt sombre, un désert, une grotte ou bien encore une île mystérieuse. Il va y subir une série d'épreuves lui permettant de dépasser son mentor et d'accomplir enfin l'objet de sa quête (le plus souvent une réconciliation avec le père, une union sacrée ou une apothéose) représentant symboliquement l'émancipation. Il retournera ensuite chez lui complètement transfiguré par l'expérience de son voyage initiatique.

Campbell soutient que quasiment tous les héros mythiques, quelle que soit l'époque et la culture dans lesquelles ils vivent, suivent un parcours contenant au moins une partie de ce schéma. Dans des œuvres plus contemporaines, les trilogies Star Wars, Matrix, et Le Seigneur des anneaux collent de très près à ce schéma archétypal.

Voir l'article Voyage du héros
Selon Campbell, les héros ont une fonction très importante dans la société car ils permettent de véhiculer des moyens universels pour s'émanciper et pour s'épanouir.


la source est wiki mais bon pour quiconque ne l'a pas lu c'est un assez bon résumé.

Christopher Vogler, un écrivain et producteur de film hollywoodien, a rédigé un mémo de sept pages désormais légendaire, Un guide pratique du héros aux mille visages, basé sur le travail de Campbell. Le mémo de Vogler a plus tard été développé dans un livre, The Writer’s Journey en Français : Le guide du scénariste. Il servit ensuite de base à de nombreux films hollywoodiens qui connurent un certain succès, et dont le plus remarquable fut Le Roi lion de Disney. Plus récemment, il a été utilisé par des entreprises de jeux vidéo à la recherche de nouvelles idées et techniques pour les scénarimages et le développement de nouveaux produits. Pour répondre à ceux qui auraient pris son livre comme un simple plagiat ou un avilissement des idées de Campbell, Vogler a continuellement mis en garde contre le fait que son livre ne donnait pas une “formule” ou une “recette” permettant d'écrire à coup sûr un succès. Au lieu de cela, Vogler encourageait les écrivains à se servir du monde des archétypes et des structures mythiques comme d'une source profonde d'enrichissement de leur propre création, la créativité de l’écriture qui émerge au cours du processus (conscient ou inconscient) permettant de décider quels éléments archétypaux utiliser, modifier, ou rejeter.

George Lucas a déclaré s'être appuyé sur les idées du livre Le Héros aux mille visages ainsi que de d’autres travaux de Campbell, pour écrire l'histoire de la saga Star Wars (et plus particulièrement celle de l'épisode IV qui correspond exactement au schéma campbellien).

La musicienne et compositrice Tori Amos a également reconnu l’influence qu'a exercée Campbell sur les idées de la mythologie et des archétypes qu’elle utilisera dans ses prochains albums.
Qui a-t-il influencé ? [modifier]

c'est d'ailleurs la seule chose dont parle Rafik lorsqu'il convoque Campbell, et le monomythe, et Rafik explique le succès d'Avatar en partie pour ça, l'autre partie étant que le film n'est pas un navet, donc susceptible de toucher les gens par la sincérité de son auteur et de sa réalisation quasi parfaite. (Et également le marketing qui j'imagine existe aussi un peu dans l'équation ... )
c'est d'ailleurs la seule chose dont parle Rafik lorsqu'il convoque Campbell, et le monomythe, et Rafik explique le succès d'Avatar en partie pour ça,

Pas vraiment, puisque ni Campbell, ni le monomythe ne sont cités dans son papier...
Ce que je trouve un peu léger, vu que tout l'ensemble exploite ses idées, et celles de Jung (mais c'est normal, Campbell s'en étant beaucoup servi lui-même).
Oui.
Je fais même partie des gens qui ont le coffret The Power Of Myth, acheté en import, putain je regrette...

Cher LeVeilleur, il va falloir accepter que la plupart de gens qui vous parlent ici, quand ils appuient leurs commentaires ou argumentations par une référence à un livre, un film, un disque, etc., l'ont lu, vu, écouté, etc.

Question d'honnêteté intellectuelle.

Oui. Je fais même partie des gens qui ont le coffret The Power Of Myth, acheté en import, putain je regrette... Cher LeVeilleur, il va falloir accepter que la plupart de gens qui vous parlent ici, quand ils appuient leurs commentaires ou argumentations par une référence à un livre, un film, un disque, etc., l'ont lu, vu, écouté, etc. Question d'honnêteté intellectuelle.

il semble que le smiley :) t'as échappé, sinon tu aurais vu une allusion certes un peu chafouine mais "néant :) moins" présente aux insitnuations d'autres personnes sur les livres que j'aurais ou n'aurais pas lu.

le remarquer aurait également été une question d'honnêteté intellectuelle. Il semble que l'ironie dans le topic ne doive aller que dans un sens ;)

"Cher LeVeilleur, il va falloir accepter que la plupart de gens qui vous parlent ici, quand ils appuient leurs commentaires ou argumentations par une référence à un livre, un film, un disque, etc., l'ont lu, vu, écouté, etc."

cette phrase je crois que c'est la meilleure de l'album, je vais l'encadrer je pense ;) je ne ferais à personne l'affront de rechercher chaque moment du topic où on m'a demandé quand je citais un livre, ou un film "et bien sûr tu l'as lu pour en parler ?"
Vous m'avez eu :)

Vous m'avez eu :)

c'était de bonne guerre, je déteste être en froid avec quelqu'un longtemps. JE dois être un peu lunatique de ce point de vue là, sans doute le signe astral qui fait son Janus ;)

sinon j'aurais aimé avoir votre avis sur mon DEA, en MP ou à la suite comme vous voulez, de toute façon on est plus à une dérivation près. Surtout qu'il me semble évoquer Campbell dedans.
"Oui.
Je fais même partie des gens qui ont le coffret The Power Of Myth, acheté en import, putain je regrette... "

"Mais ce qui fit connaître Campbell au grand public fut sa collaboration avec le journaliste Bill Moyers, de laquelle naquit une série documentaire diffusée sur PBS : Joseph Campbell et le pouvoir du mythe, qui fut diffusée pour la première fois en 1988, l’année suivant la mort de Campbell. Cette série a permis d'exposer ses idées sur les archétypes au plus grand nombre et est régulièrement rediffusée sur PBS. Un livre accompagnateur, Puissance du mythe (The Power of Myth), contenant une retranscription partielle de leurs entretiens, fut édité peu après."

dites nous ce que ça vous fait d'être dans la catégorie que IT appelle "le peuple" ? :p

j'aime bien cette théorie aussi de Campbell sinon (en dehors de l'aspect ethnologue que je ne suis pas, juste parce que je trouve ça intéressant)

Un livre posthume édité en 2001, intitulé Thou Art That: Transforming Religious Metaphor, propose une compilation d'essais non publiés traitant principalement des religions judéo-chrétiennes : il y explique que religion et mythologie ne sont en fait qu'une seule et même chose et replace les symboles religieux dans un contexte mythologique. Une des citations favorites de Campbell était : “La mythologie est souvent considérée comme étant la religion “des autres” alors que la religion peut être définie comme étant de la mythologie mal interprétée". Il explique qu'en interprétant les symboles religieux non pas comme des faits historiques mais plutôt comme des images mythologiques, ces symboles peuvent prendre des significations beaucoup plus profondes et crédibles pour beaucoup de gens.

mais par contre honnêtement celui-là je l'ai pas lu.
dites nous ce que ça vous fait d'être dans la catégorie que IT appelle "le peuple" ? :p

J'ai vu le smiley...
Je ne me suis jamais considéré autrement que comme faisant partie du peuple.
Par contre le sujet principal (on est toujours sur le sujet AVATAR?... je vérifie,....oui c'est bien ça)
il y en a qui ne l'ont pas vu et qui s'en vantent...
Question d'honnêteté intellectuelle.
Mais les auteurs qui s'osent à de grosses interprétations à portées mondiales, à coup de grosses approximations et de grosses théorisations bien dramatiques, ont un succès populaire assez compréhensible...

Compréhensible parce que...

Attendez, ne me dites rien, je vais trouver tout seul

... parce que le peuple est un gros con, c'est ça?
Si tu veux. Il se trouve que la science-spectacle marche beaucoup mieux que la science sérieuse. Elle donne plus rapidement l'impression de comprendre plus de choses à la fois, elle offre des réponses assez confortablement globales, et ne nécessite pas l'établissement d'interminables backgrounds. Tu peux retrouver ça à la fois dans le succès des fictions scientifiques (genre archéologie-fiction et mythes de l'ovni préhistorique) et dans les méthodes de vulgarisation scientifique (science "narrative" avec "savant-héros" et "grosse découverte ponctuelle" à conséquences pratiques badaboumes). Ce sont des formes de mythologies séculières dont les gens sont assez friands.

Ce sont aussi des étapes de la science, cela dit. L'anthropologie elle-même est passée par une longue phase de grosses théorisations très ambitieuses (dont Lévi-Strauss est un exemple presque caricatural) avant de se casser les dents sur la réalité, et de revenir à des petits pas plus prudents. Mais même les eperts avouent souvent leur nostalgie pour l'époque où on s'autorisait de naïves et stimulantes grosses théories universelles...
Je suis perplexité.

Les "gens" aiment les livres de vulgarisation scientifique, digestes car ludiques, et les scientifiques aiment les vrais livres de science pointus qui font mal au crâne.

Mais ça on le savait déjà, et puis c'est pas grave.

Mais rapprocher le travail de Campbell à de la vulgarisation romancée, c'est un peu cavalier, non?

Ces gros pavés là, c'est pas ce qu'il y a de plus engageant quand même...

N'étant pas un spécialiste, je me garderai bien de discuter de la teneur de ses écrits avec un autre non-spécialiste, mais décréter que sa tendance à l'universalité le fait tomber dans la case "science-spectacle", ça ressemble à du gros pipeau.
D'un côté la tendance à l'universalité est ce qui fait les best-sellers pseudo-scientifiques. Dans le sens où c'est cette tendance à l'universalité qui attire le lecteur profane (et franchement, jusqu'à il y a peu, le scientifique). C'est assez normal. "Je vais t'expliquer le monde d'un seul coup" est plus motivant, pour s'investir dans 1600 pages, que "je vais t'expliquer d'un seul coup l'organisation pastorale sub-saharienne sous l'angle des échanges économiques entre cousins croisés". D'une certaine façon, l'universel est une condition nécessaire de la science-spectacle.

Maintenant, elle n'est sans doute pas suffisante. Il se trouve qu'on est dans un moment de l'histoire des sciences un peu tristounet, revenu des "big narratives" qui nous emballaient au XXe siècle. Revenus pour de bonnes raisons, mais un peu à contrecoeur. Du coup, ces "big narratives" sont, en effet, suspectes a priori : tu peux de façon assez sûre commencer à te méfier quand un auteur te présente des théories à portées trop générales. Ca ne veut pas dire que C'EST du pipeau, mais ça en a le son, et il vaut mieux se mettre sur la défensive. Dans le cas particulier de Campbell, les critiques ne s'arrêtent pas à cet a priori. Ce sont des points précis (recours à des théories dépassées, sources trop datées, analogies trop imprécises, parallèles invalides, etc...), ainsi que des sauts entre des passages à teneur scientifique et des passages moins rigoureux, qui sont évoqués lors des critiques. Qui saluent toutefois souvent son enthousiasme, et son écriture séduisante, voire (avec un peu de condescendance) son audace anachronique.

Je ne suis, pour ma part, effectivement pas familier de Campbell, mais néanmoins pas surpris du tout. Non seulement j'ose penser que j'aurais croisé ses références plus souvent s'il avait été considéré comme l'auteur de thèses valides (surtout de cette portée!), mais je sais aussi, par expérience, à quel point il est facile de tracer des parallèles entre tout et n'importe quoi, au niveau des récits mythologiques. J'ai vu beaucoup de bétises là-dessus, et du coup, je me méfie énormément de tout ce qui se base sur ce type d'approche.

Enfin, il faut s'entendre sur "populaire". C'est, bien sûr, relatif. Campbell n'est pas Dan Brown ou Christian Jacq, et tout le monde ne lit pas de pavés de non-fiction. Il s'agit d'une popularité entre "intellos", de best-sellers dans une certaine catégorie. Mais c'est précisément ce qui m'ennuie souvent. Je suis ravi que des gens pillent les rayons "ethno" des librairies, il y a beaucoup à y lire sans être un expert jargonnant (si ce n'était pas le cas, les étudiants de première année paseraient rarement en seconde). Mais je me désole que les plus gros tirages, et les livres à la plus grande visibilité, soient les moins rigoureux. C'est, comme je le disais, certainement dû au fait que moins un travail est rigoureux, plus il lui est facile de prétendre comprendre le monde dans sa globalité (la science moderne est très rabat-joie sur ce plan-là, il y a toujours des experts spécialistes de tel ou tel aspect pour montrer que la grosse théorie coince complètement ici, là, et là), et plus il paraît attirant au chaland. Mais c'est très frustrant, parce que juste à côté, il y a d'autres livres, à portées bien plus modestes, mais à teneur bien plus solide. Et les grosses théories démagos font paratonnerre.

Survoler un rayon de bouquins d'ethno sérieux, et y trouver des kilomètres de Diamond ou de Castaneda, c'est aussi déprimant que chercher des livres de philosophie dans des rayons saturés de BHL, Finkielkraut ou Luc Ferry...
ben ui tu as tout compris, Campbell -Bogdanoff même combat :)
excuse-moi mais tu te trouves drôle ?

Euh, oui, je suis allé lire la "chronique" en entier, et effectivement c'est drôle.
Et pas si mal vu par certains côtés.
Suis le lien vers mon texte en entier, tu devrais mieux comprendre mon propos.

Sinon, je suis sincèrement admiratif des qualités d'analyse de Rafik, même si je les trouve encore plus pertinentes par exemple dans sa géniale chronique sur la 3D, avec ce décryptage lumineux des scènes d'ouverture de Die Hard !

Sur Avatar, je suis moins convaincu, ayant envie de lui dire : so what ? oui, et alors ? Qu'est-ce-qui prouve que ce sont ces rappels (conscients/inconscients) à l'imaginaire collectif qui ont fait du film un succès exceptionnel ?

En effet, ces allusions (mythologiques, historiques, culturelles, psychanalytiques, etc.), en cherchant bien, on peut les retrouver dans beaucoup d'autre films, qui n'ont pas remporté le même succès ! Alors ne sont-ce pas plutôt les qualités intrinsèques d'Avatar comme divertissement (action et romantisme, rythme, spectaculaire, attrait de la 3D, marketing excitant, histoire simpliste mais efficace, univers qui peut plaire aux hommes comme aux femmes..) qui explique ses chiffres de fréquentation ?

Par ailleurs, merci de m'apprendre un mot aujourd'hui - onosmatique, très classe.

Par ailleurs, merci de m'apprendre un mot aujourd'hui - onosmatique, très classe.


désolé, saloperie de dyslexie, c'est onomastique, j'ai fait une inversion de syllabe en écrivant :)
Vous devriez consulter un orphotoniste!
Dyslexics of the world untie !
C'est pas grave, ce flim n'est pas un flim sur le cyclimse.
"I knew a guy who was dyslexic, but he was also cross-eyed, so everything came out right"

> Je connaissais un mec qui etait dyslexique, mais comme, en meme temps il louchait, tout sortait dans le bon ordre"
Gummo ?
gagne !

Mais dis donc ... t'es un sale geek toi !
Question d'harmonie...

C'est pas grave, ce flim n'est pas un flim sur le cyclimse.


yep, j'ai connu un mec de droite une fois, il avait 100 fois plus de classe. bref.

plein de message inutile encore et après on s'étonne que l'article fasse 700 commentaires et +, c'était ue précision à destination de Percy, pas utile de gloser dessus pendant des heures. En plus ma dyslexie ne se manifeste fortement que dans un seul cas, lorsque je suis en colère, c'est dire :) Apparemment un rien vous amuse ;)
Apparemment un rien vous amuse ;)

Oh, ne vous rabaissez pas comme ça !
Personnellement, je suis assez d'accord avec ceux qui disent que faire une analyse du film si complexe soit-elle n'en démontre pas la qualité.
Archétypes ou clichés, en somme, il n'y a pas une grosse différence. Il s'agit de représentations partagées par le plus grand nombre. L'archétype est un "type", tout comme le stéréotype (qui est tout de même plus ou moins synonyme de cliché).

S'il est vrai que beaucoup de grands succès marchent grâce aux archétypes, parce que ça "parle" à une majorité de gens, pour moi ça ne ramène en rien Avatar au niveau d'Autant en emporte le vent ou même de Danse avec les loups.
On peut utiliser des archétypes qui parlent à tout le monde, et en faire un film novateur ou particulièrement bon en y ajoutant quelque chose, mais si on se contente de recycler des archétypes et des stéréotypes comme Avatar sans rien apporter de nouveau (ah si, pardon, la 3D), et bien ça reste une façon facile de faire un succès.
Autant en emporte le vent ne vaut pas uniquement par sa trame, qui est somme toute assez peu originale, justement, mais il vaut parce que chaque dialogue, chaque scène est magnifiquement écrite, interprétée, filmée, mise en musique...
Danse avec les loups est peut-être vu maintenant comme un film naïf, et beaucoup de films lui ressemblent, mais à l'époque il était tout de même novateur dans son traitement des Indiens.
Vingt ans après, Avatar n'apporte plus rien, il se contente de recycler.

Je n'ai pas "peur" du succès d'Avatar, je trouve juste ça un peu navrant, et surtout je ne comprends pas que des critiques de cinéma, censés connaître des tas de films, appellent ce film une "révolution". Mais si je ne suis pas de ces snobs qui critiquent systématiquement tout ce qui a du succès, car je pense que certains films à succès sont formidables, je trouve tout de même qu'avec des recettes faciles et pas du tout créatives, et beaucoup de matraquage publicitaire, on peut vendre à peu près n'importe quoi.

Donc voilà, pour moi, le film de Cameron a beau utiliser des archétypes, il n'en est pas plus "honorable" que n'importe quel navet plein de bons sentiments (qui eux aussi, en appellent souvent à l'humanité...). Et il contribue également à diffuser des clichés sur les peuples "primitifs", tout en continuant à être paradoxalement un parfait film de "blanc" (le mythe du "going Indian", grand fantasme des "blancs", le "blanc" qui devient le chef de la tribu des primitifs, les clichés à deux balles sur l'Indien écolo, et la réécriture de la colonisation par les "blancs" à la lumière de leur culpabilité rétrospective, où on s'identifie à un personnage rédempteur qui au lieu d'exterminer les populations et de détruire la nature, prend la défense des primitifs opprimés, etc...)
Donc voilà, quand j'entends parler de ce film comme d'un film à message ou d'une révolution créatrice, ça me fait rire quand même.
Encore une fois 1000 merci Rafik de vos lumières. Je suis retourné voir cette nouvelle version du film... certes proche de la première, mais les quelques ajouts sont utiles et éclairent des zones qui restaient dans l'ombre. Par ailleurs, qu'on le veuille ou non, le choc visuel reste intact : pour avoir vu depuis d'autres films en 3D, on en vient à la conclusion que pour l'instant, le seul qui ait dès sa première tentative réussi à maitriser ce nouveau système qu'est la 3D, c'est bien Cameron. Les autres films en usent, certes, mais le "plus" reste au stade de l'effet visuel en relief... Cameron, lui, offre une réalisation d'une forme nouvelle grace aux opportunités offerte par la capture et la 3D, et place la barre vraiment très haut... Ha si Peter Jackson avait attendu quelques années pour son tryptique Tolkien, qu'en aurait-il fait ? On se prend à en rêver...


J'étais accompagné d'une amie qui arpentait les paysages chiliens l'hiver dernier et n'avait pas pu le voir à l'époque. C'était un plaisir que de la voir plongée totalement dans le film et réagir fortement, passant par toutes les émotions... nous nous sommes dits en sortant qu'effectivement, lors d'une première vision, il est quasi impossible de prendre le recul nécéssaire (pour les cinéphiles moyens et même français moyens que nous sommes) à la moindre analyse des thèmes profonds, des symboliques ou correspondances que Cameron propose... le "premier degré", par l'esthétique, la réalisation, l'histoire, l'émotion et le choc de l'inédit nous scotche pendant 2h30 et nous sommes des enfants durant la projection. Il faut réellement du temps, des lectures comme celles de vos analyses et une seconde voire troisième vision pour construire, par petite touches, la vraie vision d'Avatar... et pourtant, chaque redécouverte me trouve tout de même aussi émerveillé...

La seule ombre au tableau demeure encore et toujours ce refus diffus et partout présent à voir en ce type un véritable auteur et un grand artiste... je trouve triste qu'un artiste pareil passe encore à ce point pour un arnaqueur aux yeux de tant de gens... mais bon...

Merci encore Rafik, et j'attends avec impatience le prochain "Dans le film" que vous ferez avec Judith.... Pourquoi pas vous attaquer à Woody Allen à l'occasion de son prochain film ? A ce new-yorkais qui parle aux européens(et beaucoup aux Français) mais semble ignoré du public de son pays... je dis "semble" parce que je ne suis pas au fait, vraiment, du "cas" Allen... mais "on le dit" !...
Passionne de cinema, comme peut-etre certains ont pu s'en apercevoir, je suis le premier a etre heureux d'une chronique essentiellement consacree a ce medium culturel sur @SI

Et je suis le premier a etre heureux que la critique et l'analyse soit faite de maniere un peu inhabituelle pour un pays comme la France.

Mais tenter des angles d'analyse differents ne veut pas dire forcement que ces nouvelles approches sont forcement pertinentes ( voire nouvelles : cela fait une vingtaine d'annees que grace ( toujours sans jeu de mots ) au succes du new age en California, ce genre d'analyse est devenue une certaine norme aux USA )

C'est par passion du cinema que je reagis aux chroniques de Rafik, mais pour rien au monde je n'aimerais que ces chroniques disparaissent, et surtout, meme si j'ai souvent de fortes reserves et vues tres differentes j'y vois toujours de nombreux interets.

Ceci etant dit :

Quand meme : un tiers des chroniques de Rafik a propos d'Avatar ( sans compter une emission consacree a ce film ) toutes avec un message semblable :


Rafik : "Mise en échec par l’ampleur du succès, la critique s’est tenue à l’écart de la dimension archétypale, mythologique (et philosophique) de l’œuvre. C’est pourtant cette dimension qui semble la plus à même de résoudre l’énigme de ce succès"


Il y aurait donc une critique traditionnelle qui n'a pas compris le pourquoi du succes d'Avatar opposee a une critique plus underground qui elle, la comprend grace ( sans jeu de mot ) a un dechiffrage eclaire prenant en compte des dimensions esoteriques ( au sens premier : "cachees" ) que seuls quelques inities sont a meme de comprendre et qui dans leur grande sollicitude offrent ce savoir a leurs semblables.

Comme ces inities sont inities, qu'ils ont la connaissance vraie, il n'y a aucune chance qu'ils puissent avoir ete manipules a aucun moment.

Ou ont-ils ete quand meme un peu ( beaucoup ? ) manipules ?

Avatar est la plus importante campagne de marketing / propagande (et donc manipulation ) jamais organisee dans l'industrie du film, et a ete decidee en tant que telle il y a une dizaine d'annees.

Le succes du film est du uniquement a cette strategie marketing, et le fait meme que ce soit un "bon" film est partie integrante de cette strategie.

Une premiere chose a voir a propos d'Avatar, c'est un contexte

Il y a maintenant une dizaine d'annees, les studios ont commence a comprendre que leur maniere de lutter contre la diffusion d'oeuvres pirates n'etait pas la bonne et qu'il leur fallait trouver un truc contre cela en gagnant de l'argent plutot qu'en en perdant

Mais ils ont aussi decouvert sans jamais l'avouer, que l'echange de films pirates a en realite pousse le public a aller voir les films qu'ils consideraient valoir la peine en salle, sur grand ecran.

Comment faire pour que les copies pirates soient donc encore plus mauvaises que celle circulant deja, et attirer les foules dans les salles : En leur offrant une experience de plus en plus eloignee de ce qu'on peut avoir dans son salon, ou maintenant, grace aux projecteurs, aux home cinema, on peut avoir une experience assez proche de celle de la salle de cinema.

Premiere solution la grandeur de l'ecran > On a eu l'IMAX.
Puis, les studios ont ressortis les vieilles lunettes utilisees dans les annees 50 pour les films 3D, en poussant la recherche de ce cote : Principalement parce que la projection 3D implique que nous ayons 2 projections decalees, projetees en meme temps sur l'ecran, et que pour voir quelque chose il faut des lunettes : Si quelqu'un filme la projection dans la salle, le resultat est totalement inregardable, meme avec des lunettes.

Mais comment faire pour convaincre la population que le cinema 3D est un truc mieux que le cinema 2D, alors que les 3 ou 4 essais au cours des 50 dernieres annees n'ont jamais pris ?

On commence par regarder qui detient les plus grand records au Box Office : Titanic, toujours en haut de l'affiche de tous les records a l'epoque, ne laissait pas grand choix quant a la personne qui pourrait etre a l'origine de cette revolution : Cameron sait ecrire et filmer des histoires pour un public extremement large

Pour la premiere fois, tous les studios se sont mis derriere une seule personne et ont oublie toute concurrence : il en allait de la "survie" de l'industrie du film en Occident.

Preuve de cette absence de concurrence :

Normalement il y a seulement deux periodes importantes pour Hollywood au niveau des Blockbusters : l'ete et les vacances de noel.

Chaque annee, chaque studio sort au moins un monstre, donc 5 a 6 blockbusters sortent chaque annee en decembre (et sortent aussi en decembre, les films que les studios veulent sortir pour les Oscars, les membres de l'academie ayant souvent une memoire tres courte, ils vont voter de preference pour les films qu'ils ont vu le plus recemment )

Je ne me concentre que sur le marche americain, parce que les studios hollywoodiens se moquent totalement des autres marches : n'importe quel film US fera au minimum 30 a 40 % de son chiffre d'affaire sur le territoire americain ( cela inclut les fameux "incontournables" qui souvent ont meme un pourcentage encore plus eleve que les autres films : 60 % du Box Office total de Star Wars a ete gagne sur le marche americain, 54% des revenus de E.T. ont ete faits aux USA etc. )

Dec 2006 / Janv 2007 etaient dans les salles entre autres ( films gros budgets ):
Night at the museum
Dreamgirls
Charlotte's web
Eragon
Happy feet
Casino Royale
Apocalypto


Dec 2007 / janv 2008
National Treasure
I am Legend
Alvin and the Chipmunks
The Golden compass
Alien vs predator


Dec 2008 / janv 2009
Marley and Me
Bedtime stories
The Curious case of Benjamin Button
Vlakyrie
The Tale of Despereaux
Twilight
Bolt


Et en Dec 2009 / janv 2010 ??? :

A part Avatar

Sherlock Holmes ( mais production anglaise et histoire anglaise )
Alvin and the Chipmunks ( Ttraditionnel aux USA pour noel )
The Blind Side : une RomCom

et toujours en salles lorsqu'il sort :
Up ( mais en 7e semaine d'exploitation )
Twilight ( aussi en 7e semaine d'exploitation )



Et aucune concurrence au niveau du genre, ou de sortie Imax ou 3D jusqu'a... disons "Valentine's Day" et "The Wolfman" le weekend du 12 au 14 fevrier, c'est-a-dire pour Avatar... 9 semaines d'exploitation sans concurrence !


(si on veut chercher la petite bebete : on peut commencer au week-end precedent ou Dear John est passe devant Avatar, premiere fois depuis la sortie (mais c'est une rom-com ni Imax ni 3D)

c'etait juste pour quelques faits (ces chiffres de Box Office se trouvant n'importe ou sur la toile)

Je suis le premier a etre heureux des developpements que peut annoncer Avatar au niveau technique ainsi qu'au niveau de la culture, par contre il y a plusieurs dangers, a mon avis, et pour moi, le cinema reste avant tout un des mediums les plus important pour l'education ainsi qu'une certaine forme d'evasion momentanee : Or ce qui est en train de se passer est en fait une maniere de rendre inaccessible ces deux cotes du cinema a tous ceux qui en auraient besoin plus que les autres, en en faisant un medium qui, de plus en plus, risque de devenir une sorte d'occupation reservee a ceux qui en ont les moyens ou pire, de pousser les gens a s'aliener d'autres besoins plus fondamentaux afin de pouvoir profiter de ce qu'on leur pousse a croire etre un "besoin"

Il y a egalement des considerations un peu plus philosophiques (ce qu'a mon niveau de comprehension, je considere philosophique, en tous cas).

revenons en au cote purement technique : le 3D telle qu'elle est developpee depuis 5 ou 6 ans est proche de celle developpee dans les annees 50, a savoir qu'elle est aussi basee sur une technique de stereovision : 2 cameras decentrees. Par contre ce ne sont plus des filtres vert et rouge qui sont utilises, mais la difference entre ces deux cameras est maintenant une technique qui ne peut avoir lieu de maniere commercialement viable que grace a l'informatique (je ne vais pas developper maintenant, vais essayer de le faire si je trouve le temps).

Or cette nouvelle technique ne peut fonctionner vraiment de maniere realiste que si le film est shoote avec deux cameras placees l'une a cote de l'autre et, plus facilement, egalement base sur un film fait en 3D, ou pour lequel l'environnement est refait en 3D, meme s'il a ete shoote sur un plateau.


Maintenant lorsque nous avons un film ou tout est en 3D, comme Avatar, l'effet du film lorsqu'il est projete avec un technique 3D va vraiment etre impressionnant dans le sens ou c'est une nouvelle experience. Mais il faut quand meme savoir que ca ne va fonctionner (quand la 3d est bien fait ) que si l'on se trouve assis dans les 5 ou 6 rangees de fauteuils qui se trouvent exactement face au centre de l'ecran (quelle que soit la distance de ces fauteuils par rapport a l'ecran).

Le but du jeu ici, etait de faire sortir Avatar tout seul, sans concurrence et placer les gens en immersion totale, leur creant une experience totalement nouvelle, et surtout faire ainsi la publicite pour un experience tellement incroyable que tout le monde se precipitera pour aller voir tous les films en 3D, payant leur ticket beaucoup plus cher.

Or...

Pour faire un film 3D qui fonctionne, c'est-a-dire Avatar... Il faut 5 a 6 ans de production.

Depuis Avatar (je ne compte pas les quelques tests fait au cours de l'annee precedente), tous les films vont maintenant sortir "aussi" dans une version en 3D.

Mais aucun de ces films n'aura une production de 5 ans !

En fait, ce qui se passe, c'est que le film termine, est "filtre" numériquement , pour creer la stereovision de maniere plus ou moins aleatoire, et l'experience va donner un sentiment, parfois de relief, mais en gros, c'est surtout une grosse arnaque pour l'instant (les techniques se developpent et certainement, dans quelques annees, si la 3D arrive a "prendre", l'effet sera sans doute bien meilleur)

Un exemple (l'un des plus extremes) : Clash of the Titans, a ete filtre de cette maniere en... 2 semaines !
Les gens sont alles le voir en 3D, et forcement ont ete completement decus, sans savoir pourquoi.
Mais ils ont quand meme achete en grande partie leurs billets beaucoup plus chers et pour un resultat qui visuellement etait beaucoup plus pauvre qu'un visionnage "normal" en 2D


La machine marketing pour Avatar a ete assommante, monumentale, et celle qui a coute le plus cher dans l'histoire hollywoodienne, mais elle fut aussi tres nouvelle et intelligente : infiltrer les canaux geeks des les premieres semaines de pre-production pour faire passer le buzz et la propagande a propos du film en faisant croire qu'il s'agit d'information exclusive et interne pour justement faire croire que ca n'est pas du marketing. Et ca a fonctionne a fond puisque les communautes geeks vont diffuser ces "infos" de maniere extrement rapide sur la planete entiere ....

Un autre point a mentionner : Des les annees 90, a commence un mouvement, pas forcement conscient a l'epoque, mais qui ne fait que se confirmer et qui va dans le sens d'une fusion entre le film et le jeu video.

Dans les annees a venir, il n'y aura plus de difference entre le film et le video : la technologie et la qualite font que de jour en jour la barriere entre les deux mediums est en train de sauter.

Maintenant a propos du reel message d'Avatar, en ce qui me concerne, et il me semble qu'il y a vraiment un enfumage de masse et c'est conscient des les debuts de l'ecriture du scenario : Sous couvert d'un "message" a la mode, (preoccupons-nous de la planete, preoccupons-nous des plus faibles, etc., cliches auxquels tout le monde va forcement repondre de maniere positive), le message reel de tout ce film, c'est : Nous sommes tous des "Jake", handicapes sur nos canapes, incapables de bouger, passant notre vie dans le virtuel, le "Happy Ending" ou la "Grace" - qu'Augustin (puisque sleepless le mentionne sur ce forum) opposait... Au libre arbitre - etant de passer notre vie dans la realite virtuelle plutot que la realite physique. Ce message passe d'autant mieux qu'il est enonce en utilisant des quantites de cliches en definitive tellement vagues et pas trop pousses qu'il est extremement facile de nous faire croire que ce sont en fait des archetypes .


* Cafes
Belle chronique relative aux archétypes ( le côté paternel ,le côté maternel) qui nous habitent.J'approuve votre référence à John Ford et au film "Les Cheyennes" auquel "Avatar " fait penser.On pourrait aussi pense à Claude Lévi-Strauss et à sa défense des Indiens d'Amazonie.
Voilà un excellent article qui est finalement bien plus intéressant que le film.
J'ai été voir ce film et je suis donc une partie de ce succès. Mais j'y suis allé pour deux bêtes raisons : d'abord une promo monstrueusement envahissante qui fait qu'on n'entend parler d'aucun autre. Ensuite, c'est le premier gros film projeté en 3D avec la technologie récente. C'est donc plutôt la curiosité qui m'a fait aller le voir. Et à l'instar de beaucoup de films, je lui ai trouvé d'excellentes qualités comme des défauts affligeants.
Rafik est toujours aussi brillant pour 'interpréter' et donner du sens. Mais je ne crois pas que le succès puisse s'expliquer de cette manière, et j'ai des doutes quant au fait que les auteurs aient pensé à tout cela.
Et c'est le problème de l'interprétation surtout de thèmes archétypaux, on peut finalement en dire tout et son contraire en cherchant bien.
Ça devient assez agaçant de subir le diktat de la ligue de défense des blockbusters !

On croit rêver ! C'est le règne du conformisme : si on ne s'agenouille pas sur le grand autel du marketing, devant la statue du dieu Cameron, on est taxé d'intellectuel prétentieux et frustré. Back to USSR !

Le plus fabuleux c'est que ces chevaliers en armure pensent vraiment défendre une cause en péril !
Réveillez-vous, le film que vous défendez (contre une poignée d'irréductibles ayant trouvé refuge sur ce forum) a bénéficié d'une couverture médiatique sans précédent et se trouve être le plus grand succès cinématographique de tous les temps (enfin, depuis 1 siècle quoi).
Il n'a pas besoin de vous pour le sauver !

Vous avez gagné, vous êtes les plus nombreux ! Sachez résister à la tentation de hurler avec la meute et laissez s'agiter devant vos lances les pauvres fous que nous sommes. Soyez magnanimes !

Sinon, à quand un éloge de Marc Lévy par Judith ou une rubrique musicale pour venir à la défense de Lady Gaga ?
Coïncidence rigolote, je tombe à l'instant sur ce dialogue de The Big Bang Theory (saison 3, épisode 18):


Raj: Ok, in Avatar, when they have sex on Pandora, they hook up their ponytails. So we know their ponytails... are like their junk.

Howard: Yeah. So?

Raj: So, when they ride horses and fly on the birds they also use their ponytails.

Howard: What's your point?

Raj: My point is if I were a horse or a bird, I'd be very nervous around James Cameron.



héhéhé
Personnellement je n'ai pas du tout aimé Avatar que j'ai trouvé, effectivement très très prévisible. Mais qu'on ne me fasse pas passer pour l'intello française qui ne sait pas lâcher prise. Je suis une geekette de premier ordre et je ne lis que des bouquins de science fiction ou fantasy. J'attend des romans comme des films justement de l'imaginaire et de l'évasion.

Donc non, les gens qui n'aiment pas avatar ne sont pas forcément des forcenés de l'intellectualisme qui n'ont rien compris. Parce que pardon, mais c'est peut-être justement parce que ce n'est pas si difficile à comprendre qu'on a pas aimé. C'est pas comme si la renaissance et l'opposition des mondes intellect/émotions était super difficile à capter! Le problème c'est plutôt qu'on nous la met en pleine figure avec beaucoup beaucoup d'insistance et que ça en devient un peu lourd.

Beaucoup d'auteurs et cinéastes sont capables d'utiliser ces archétypes avec infiniment plus de subtilité, avec parfois même un peu d'originalité, voire de grâce. Je recommande notamment les trois grandes trilogies de Robin Hobb qui sont de vrais chef d'oeuvres de rêve et d'intelligence à la fois.
Article intéressant, il y a plein de choses que je n'avais pas vues dans le film et que je découvre grâce à vous (je fais partie de ceux qui ont trouvé le film chiant, prévisible et rempli de clichés)

Mais quand même :
C'est quoi [s]ces conneries[/s] cette histoire de masculin et de féminin ? Qui a décidé ce qui était masculin et ce qui était féminin ? Vous en parlez comme si c'étaient des concepts qui existaient dans l'absolu, mais le masculin et le féminin sont quand même des constructions sociales qui dépendent de la société dans laquelle on vit, ce ne sont pas des choses "naturelles" !
Cher "Il cherchait le stop",

comme il apparaît selon vous qu'il faille invalider ce papier en rétorquant qu'il est tout à fait possible d'y appliquer la même grille d'analyse à "Bienvenue Chez Les Ch'tis", je demande :

Auriez-vous penser à faire de même pour les innombrables articles louant les qualités d'un film vendu et ancré dans une sphère que l'on pourrait qualifier de plus "intello" ou artistique, tel que, au hasard, "Oncle Boonmee" ?

Auriez-vous chercher à discuter avec autant de cynisme les dithyrambes ? Les idées soulevées ? Les arguments avancés ? Et plus simplement, les faits permettant de mettre en lumière le travail de l'auteur et sa répercussion sur son audience ?


Si votre réponse est autre chose que "oui", j'ai le regret de vous annoncer que vous êtes tout autant victime de vos idées reçues que ce grand public auquel vous semblez renier la moindre parcelle de clairvoyance.
Et le fait que les États-Unis soient un creuset de civilisations, ça ne joue pas un peu à votre avis ?
J'ai cru comprendre que Rafik, lorsqu'il parle des Intouchables (ces films anomalies dans leurs succès), parlent de succès mondiaux. Bienvenue chez les Ch'tis est un gros succès franco-français, mais ne marchera pas du tout à l'étranger, sans doute parce qu'il brasse des références très nationales, rien d'archétypal. Les Américains vont tenter d'adapter l'idée en en faisant un film sur l'opposition redneck-citadin ou un truc dans le style, mais il serait bien étonnant qu'il ne fasse autre chose qu'un succès modeste.

Sinon j'ai une question : je recherche les stats de fréquentation des cinémas en France. En particulier la répartition en pourcentage des gens qui vont une, deux, trois, quatre, cinq et plus de fois par an au cinéma. Y'a rien sur le site du CNC et mes recherches webesques se révèlent infructueuses.

Pour finir je tiens à manifester mon amusement devant le message de randal (01:10 le 07/09/2010) : le gars débarque en balançant que l'auteur ou les contributeurs (je sais pas qui il vise) pensent que succès public = qualité, alors que personne n'a rien dit de tel. En plus cette vieille discussion est un vieux panneau limite godwinesque... Et surtout le plus beau, après il nous invoque les mânes de Godart (avec un T donc, il parle de Maxime qui joue Le petit Nicolas dans le film éponyme) qui lui ferait du Cinéma (avec un grand C, ou de la culture avec un grand Q...). Cela en écorchant le nom de son réalisateur de chevet (avec Alain Rob-Grillé et Eric Raumaire sans doute). L'invocation de Bory comme grande figure critique achève de dresser le portrait d'un cinéphile snob à œillères qui n'apprécie que le cinéma d'Auteur vôyez.

Le but de Rafik étant précisément de montrer (mais ça a l'air sans espoir tant ces gens-là sont pétris de certitude) que même les films de divertissement peuvent véhiculer un message (et de façon bien plus subtile que les pamphlets militants de certains tâcherons soporifiques de la Nouvelle Vague). Anti-américain ou pas, John Ford il a un Rohmer dans chaque poil de nez.

Perso j'ai pas d'a priori, j'aime autant un bon film estampillé Arts et Essais, qu'un bon gros blockbuster. Y'a du bon (et du mauvais) en tout, ce qui manque à la plupart des spectateurs c'est la curiosité (et le budget).

Bon j'y vais j'ai une autre porte ouverte à défoncer.
Une des réactions sur le forum mentionne le succès de Bienvenue chez les Ch'tis. Rafik, pourriez-vous nous expliquer pourquoi c'est bien? Je sens que l'exercice serait plus ardu, mais il m'aiderait à adhérer à vos propos, que je trouve intéressants, riches, mais truffés de détails gênants qui m'empêchent de me dire : "Mais bon mais c'est bien sûr, et dire que j'avais pas vu ça, quel crétin!"
Et si vous comptez nous expliquer que le film de Boon est un succès franco-français, monoculturel, cela me poserait problème, car :
- ce serait oublier le remake américain (prévu? tourné? je ne sais plus) ;
- cela voudrait dire que seuls les films appartenant au circuit de diffusion privilégié qu'est le circuit hollywoodien seraient susceptibles d'être des "anomalies" - quel critère autre, si possible intrinsèque à l'oeuvre, vous permettrait de décréter qu'un film parle à notre humanité profonde?
Alors, ne vous défilez pas. Chiche?
Bof…
Je ne suis pas cinéphile, mais je ne suis ni plus, ni moins bête que n'importe lequel d'entre vous.
Je me suis aperçu de la qualité des films américains il y a fort longtemps.
Quand je connais un peu le sujet traité dans un film américain, je suis toujours étonné de la capacité des équipes à travailler les moindres détails. Bref, ce sont de vrais professionnels du spectacle en image.
J'ai été étonné par Excalibur ou par Out of Afrika, par exemple. Rien n'est laissé au hasard. Ils font sans doute un énorme travail de documentation. Le travail autour d'une direction, d'un point de vue, est poussé très loin.
Un danger quand même… Une amie mystique après avoir vu La guerre des étoiles me disait que c'était construit sur une pensée très profonde, que c'était très sérieux…
Pourtant, je ne pense pas que ce genre de travail apporte toujours de la profondeur à l'œuvre. Nous sommes là dans une technique parfaite, mais technique. C'est un travail sur la forme du produit. Chapeau, j'admire. Quel bon moment on passe.

Je pense qu'il ne faut pas non plus éliminer le poids des images dans l'impact d'Avatar, de la technologie : le premier grand film en relief, et la qualité de ces images, de ce relief. Éliminer cet aspect friserait l'arnaque.

Sorti de la salle où j'ai passé un agréable moment, mais là je me répète, j'ai oublié le film. Moins percutant que Terminator?? Peut-être…
Sacré Graal, je suis allé le voir 5 ou 6 fois de rang quand il est sorti, et bien que ce film-là soit solide dans son approche du moyen âge, loin d'être superficiel, qu'il n'apparaît pas dans de jolis graphiques colorés, c'est loin d'être de la daube et je me suis bien marré.
A Rafik Djoumi.
Je ne suis loin d'être un spécialiste de l'analyse de film, mais ce matin j'ai fait l'effort de lire votre papier.
J'ai bien fait, j'ai adoré. Je sens qu'il va falloir que je regarde tous les films plusieurs fois pour arriver à grater le superficiel et y voir l'essentiel.
Merci pour ces 20 minutes matinales de lecture.
Hmm, toujours aussi enthousiasmant de lire une chronique comme d'habitude très passionnée et persuasive, mais toujours pas déterminée à faire la démarche d'aller regarder ce film. De plus, en lisant la chronique, je me suis posé les mêmes questions que Florence Arié (enfin, les deux dernières en tout cas, je ne suis pas une angliciste avertie !), et les réponses apportées ne m'ont pas convaincue.
Mais je crois que je commence à lire les chroniques de Rafik indépendamment des films dont elles parlent, soit parce que je ne ressens aucune envie réelle de les voir, même après lecture attentive des dites chroniques, soit parce que je ne suis pas leur auteur dans son interprétation détaillée. En tout cas, j'aime lire ces textes car je sais que je vais y trouver un vrai morceau d'implication intellectuelle, y glaner pas mal de connaissance, beaucoup d'anecdotes jouissives, et y apprendre un peu l'arrêt sur images. Je regrette simplement que le regard très subjectif qui les sous-tend se veuille manifestement objectif ; ce ton si affirmatif est celui d'un avocat (du diable ?), un peu trop marginal et un peu trop zélé, et je ne peux m'empêcher de me demander si les œuvres réellement (oui je sais, je provoque) majeures, ont jamais eu besoin d'être ainsi défendues...

ps : y'a encore quelques fautes dans la chronique, je suis sûre que les correcteurs bénévoles et anonymes (ou pas) vont les relever, quant à moi, y'a un "conclue", vers la fin, qui m'a démoli la rétine.
ou bien on étale des tartines de...quoi donc...
et le succès de masse serait aujourd'hui devenu critère de qualité..?
comme on peut le mesurer, en prenant le recul nécessaire, le roi est assez nu, et cameron un illusioniste habile.
Quand godart provoque et pose des questions, il fait du cinéma. Mais avatar... AVATAR !!!! quelle dérision.
ça ne joue pas dans la même cour, même s'il semble y avoir ici beaucoup de courtisans.
@si doit avoir besoin d'une nouvelle sorte d'abonné pour vouloir créer cette chronique.
et puis, surtout, à parcourir les réflexions des uns et les répliques des autres, je me dis que ce serait bien, parfois, d'y trouver une plume.
comme celles de Cournot, ou encore de J.L.Bory...
bon, c'est vrai qu'en leur temps, y avait des films et des cinéastes ( auteurs, pléonasme... ).
je laisse la place, désolé de vous avoir dérangé
Pfffff.....
La semaine prochaine "Avatar version III" avec 5 minutes de nigauderies supplémentaires.

La semaine suivante la version "odorante" pour ceux qui auront installé la boîte à odeurs (299 € en promo) sur leur PC.

La semaine d'après : faites l'amour en direct-live avec une schtroumfette toute bleue grâce à la combinaison sensorielle V.4...

Puis : Soyez l'avatar d'un avatar,

Et enfin : n'hésitez pas à être ce que vous êtes depuis toujours : un avatartignolle !

P.S. : Pour le cinéma allez voir ailleur !

***
Mais il ne fume pas Yoda :)

(Obi Wan non plus d'ailleurs.)

(En fait on ne voit jamais de tabac dans Star Wars).
Beaucoup des thèmes développés dans l'article (seconde naissance, redécouverte du corps, des sens/trame "psychanalitique" de meutre du père) sonnent juste mais témoignent à postériori et presque contre le film de sa trop grande lisibilité, du caractère grossier de ces fils narratifs, comme on parlerait évidemment d'un tissu grossier, sans finesse, pour filer la métaphore de la trame narrative. Si cela ne retire rien au tour de force technologique et de mise en scène, cela explique, de mon point de vue, la faible charge émotionnelle du film. Je dirais que son pouvoir d'évocation, sa capacité à tenir sa posture mythique, sont modestes.
Il restera pour moi toujours en retrait d'un film comme "Hulk" de Ang Lee, qui travaille pareillement les thème de la renaissance (Eric Bana: "I had the most vivid dream, it was like being born again") de la destruction et de la reconstruction, du meurtre du père (magnifiques plans de nuages zébrés d'éclairs où se joue le final titanesque), de la prise de conscience de son corps, de la découverte d'un monde réduit à ses éléments constitutifs (la terre du désert, le ciel étoilé de la haute atmosphère, l'eau de la baie de San francisco). Tout dans Hulk est à la fois plus modeste, moins lisible, plus puissant. La mise en scène y est également plus ludique (découpages) moins grandiloquente.

Pour revenir sur la base même de l'argumentaire, je souligne qu'il faut parfois se méfier des gloubiboulga eschato-philosophico-mystiques, qui n'ont jamais fait tenir une oeuvre debout, comme me l'a appris il y a déjà longtemps la fin de ce grand oeuvre qu'est Neo genesis evangelion.
Desole, mais pour une fois je n'arrive pas a aller plus loin que le premier paragraphe

D'ou sort ce graphique sur lequel repose apparement un partie de la suite de la chronique ? Qu'est ce qu'il represente ? : les films americains sur le marche francais, mais selon quel criteres : nombre d'entrees ?

Dans ce cas, que veut dire : " Il apparaît clairement que quatre de ces films (La Guerre des étoiles, E.T., Titanic, Avatar) se détachent de la catégorie des «gigantesques succès» pour atteindre parfois le triple de leurs entrées"

Ou alors, le box office ? en salle ? quel marche ?

Merci d'apporter a l'occasion quelques precisions : Cette incomprehension m'empeche de lire plus avant , ce qui est dommage.
Effectivement, la clé du succès est bien d'avoir réussi à ramener ces fameuses personnes qui ne vont jamais au cinéma.
Elles y vont une à deux fois par an, Les ch'tis et Avatar, le pop corn, le coca et tout le monde est content. Le but n'étant évidement que de participer à une mascarade de masse. (effectivement puisqu'on va au cinéma une à deux fois par an, autant aller où tout le monde va)


PS: Merci pour ce beau graphique qui nous montre bien que les grands succès au box office sont tous des bouses.(aller on fait une exeption pour le batman de Burton)
brillant, et qui plus est, crédible.
Avec "Le père contre-attaque" c'est "le retour du J'ai Dit"
(allons, allons, ne nous fâchons pas, j'ai lu avec plaisir)
J'ai quelques questions/remarques de langues, qui ne sont pas forcément d'ailleurs des contradictions:
- Je pense qu'il y a confusion sur "to sully", qui veut bien dire souiller, mais qui vient d'une racine anglo-saxonne "sol", qui voudrait dire boue, limon, donc ça convient aussi à notre héros. Le doublon (c'est-à-dire le mot qui a le même sens mais est d'origine latine/française) est "to soil", qui vient bien de "souiller". Par définition, un terme vieil anglais (= anglo-saxon) ne vient pas du latin, ça c'est juste historiquement impossible.

- Selfridge, en plus de "selfish" évoque la grande chaîne de magasins Selfridge's, aux architectures toujours un peu démesurées.

- Je suis gênée par les jeux sur savoir/voir et connaissance/naissance qui ne fonctionnent pas en anglais.

- Quant aux sociétés matriarcales, est-il vraiment avéré qu'elles sont notre préhistoire réelle? N'est-ce pas plutôt un mythe (encore un)?

- Enfin, l'équivalence rationnel/intuitif et masculin/féminin me laisse perplexe.
Je m'attendais à finir cette article en lisant ce que pouvais bien apporter les scènes supplémentaire à cette œuvre.
Car tout semble complet, James Cameron a-t-il à répondre à des détracteurs encore aujourd'hui en se sentant obligé d'en rajouter?
Je n'ai qu'un mot à dire : "ouah". Bon ça ne fait pas avancer le schmilblick, mais ça fait plaisir de vous lire Rafik. Vraiment !
Il me fait peur maintenant ce scénario :o
Quand un auteur écrit une telle histoire, est-ce qu'il y a un travaille de réflexion monstrueux pour mettre en place une telle structure? Ou bien c'est l'intuitif qui fait "le boulot" (en laissant par exemple le rôle des différents personnages (le normale, la grace, le père...) se dégager d'eux-même)?
bravo pour l'exegèse !
Mais c'est pas évident à comprendre la notion d'archétype, faut avoir un minimum de connaissances en théologie.
En clair , Rafik, préparez-vous à en prendre plein la gueule, si ça peut vous aider je suis de tout coeur avec vous :)
Mais puisqu'on vous dit que c'est Kevin Costner qui danse avec les loups ! Z'êtes têtu quand même.


Trève de rigolade, je croyais que le support technique du film avait conditionné sa durée. D'où sort ce "bonus" ?
WWWaahh ! C'est diantrement cohérent, votre analyse. Après, les mêmes psychanalystes que vous avez interviewés pourront vous dire que tout récit peut se lire à différent niveaux.
Mais je veux bien croire que c'est là la raison de son succès.

Félicitations ! Et je fais partie des gens qui ont aimé le film mais ne seraient pas retournés le voir...
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