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A qui donner la parole ? Mon oral de philo sur France Culture

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Peut être le problème ne vient-il pas d'à quelle personre on donne la parole, mais plutôt du dispositif.


La situation serait complètement différente si le RN était traité « comme » LFI. Plus largenent, il ne s'agit normalement pas de donner la parole,(...)

Les hypocrites. Donner la parole à tout le monde. Mais en la coupant , en la maltraitant ou en l'ignorant quand elle s'écarte de ce que les journalistes ont envie d'entendre. Les Palestiniens, les insoumis, Rima Hassan, Francesca Albanese, entre autr(...)

L'existence de Frontex et les faits d'arme de cette organisation, démontrent qu'une forme de hiérarchisation de l'être humain existe, au plus haut de notre édifice institutionnel. 


L'état du droit dans notre pays, l'état de son application, démon(...)

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Faut-il s'interdire de donner la parole à tout le monde ?


99,9% des gens ne passeront jamais à la télévision ou à la radio  et n'auront même pas leur 15 minutes de gloire, contrairement à ce qu'Andy Warhole pensait. La question n'est pas de donner la parole à tout le monde, mais plutôt comment on sélectionne la toute petite minorité  de gens qui a auront le "privilège" de passer dans les média audiovisuels.


Pour le reste des arguments de Taddeï:


FT : - La diabolisation du RN, on l'a déjà tenté à l'époque de Jean-Marie Le Pen, et ça n'a pas marché.


Ca marche en Belgique. Et en France, depuis qu'on a arrêté de le tenter, le FN est passé de 15% des voix à 40% des voix. Et 



FT : - Pourquoi seulement le RN ? Tous les politiques mentent.


Parce que ce sont des fachos anti-républicains.


FT -Les libertés publiques sont déjà bien abimées. Le RN ne pourra pas faire pire. Et les idées du RN, on les retrouve déjà dans tous les partis , où elles ont infusé.


Cet argument est ridicule. Bien sur que si, le RN pourra faire bien pire. Il suffit de voir ce que font Trump et Poutine.



C'est (au moins) la deuxième fois que Taddéi vous roule dans la farine. Pas besoin de discussions oiseuses sur ses arguments : il roule pour l'extrême droite, et depuis qu'il a pris les rênes de Marianne, ce torchon s'affirme encore plus dans sa ligne raciste, identitaire, réactionnaire. Ses unes ne trompent pas :

Spécial nostalgie : rendez-nous la France d'avant ! (En tout cas celle  qu'on aimait)

À la une de #Marianne cette semaine : ▪️ Meurtre de Quentin : LFI dans la  tourmente ▪️Face au risque RN, Macron nomme à tout-va... ▪️ Municipales :  pourquoi le RN peut

Marianne - Marianne added a new photo.

La parole, cette particulière expression de la langue ne se donne pas. Surtout pas en 25 secondes sur injonction de Lea Salamé. Elle se prend, pour développer une idée (ou la faire émerger, au besoin à l'aide des interlocuteurs). Les formats télévisuels ou radiophoniques ne permettent aucune expression de parole, seulements d'éléments de langue, normalisés, actualisés, vidés de leur sens. 

Ces éléments de langue utilisent au maximum des expressions justement comme "faut-il" ("faut-il interdire la France insoumise" ? "Faut-il tuer 80 000 Palestinien pour éradiquer le Hamas" ? "Faut-il soutenir Trump" ? "Faut-il partir en guerre contre la Russie" ?). La décision et l'action y précèdent la pensée.

Comme évoqué en cybernétique de la communication, donner la parole en deuspee, revient en fait à orienter le mode de communication. Ça incite aux idées choc, aux phases "coup de poing". En 10 secondes, il faut accrocher l'interlocuteur, éviter que le message passe pour moitié à côté de son récepteur, ou plutôt choisir ce qui va arriver.

Le problème ne concerne pas tant la personne à qui on donne la parole que le type d'expression que les médias doivent chercher à promouvoir. C'est un changement d'une autre ampleur.

J'aimerais bien une plage horaire du même genre que les émissions religieuses du dimanche matin, mais avec des politiciens ou des syndicalistes. L'horaire changerait toutes les semaines. Ils gèreraient chacun leur tranche et s'intervieweraient entre eux ou feraient des conférences ou des débats avec des gens extérieurs au parti, des intellectuels ou des artistes. Ce qu'on trouve sur Internet en fait. Ça serait sûrement plus intéressant que les matinales ou les grands jury qui cherchent des petites phrases pour meubler le temps que l'actualité arrive. Une partie de l'enjeu c'est d'intéresser les gens à la politique en général, plutôt que les aider à choisir leur vote. Le désintérêt de la politique c'est en partie à cause de la façon de faire les émissions politiques.


De toute façon, j'ai l'impression que les émissions politiques ne sont regardées pratiquement que par des spectateurs politisés, c'est-à-dire des gens de gauche. Si les émissions donnent plus la parole à l'extrême droite, je ne suis pas sûr que leurs électeurs la regarderont. Le problème de la parole, c'est surtout pour ceux qui l'ont peu ou mal. Elle manque d'une part pour l'extrême gauche, et d'autre part pour ceux qui se font couper dès qu'ils commencent à dire quelque chose d'intéressant. La question de la parole en ce moment est plutôt par rapport à la gauche qu'à l'extrême droite.

Ce n'est qu'un détail ... ?

Le 'cordon sanitaire belge' n'est pas seulement 'médiatique', semble-t-il, mais peut prendre un tour institutionnel.  Aux récentes municipales, une ville azuréenne (Menton) s'est dotée d'une municipalité RN. En conséquence, la maire de la commune belge (Namur) fait part de la 'suspension de tout échange' lié au jumelage établi depuis 1956 entre les deux villes.

Décidément, la mairie mentonnaise 'sortie' aux élections récentes avait mis à l'arrêt (en 2023) le 'jumelage' avec la ville russe de Sotchi.

et si un des éléments a prendre en considération était la constitution!

Chapoutot nous a montré qu'au travail nous sommes sous un mangement nazi!

la hiérarchie des entreprises avec l'institution du PDG remonte à 1941, sous Vichy!

les dernières élections ont montré une solide majorité de droite qui a le cerveau bourré d'archétypes qui ne lui permettent pas d'analyser sereinement une proposition vraiment socialiste!

ce matin contre Matthieu Pigasse il a fallu sortir les rames pour le producteur, lui aussi "Charlie" ... Kirk!

dans le Nord, les coups de grisou sont commémorés avec les syndicats, pas dans les municipalités du parti de la haine! ils ne font des ronds de jambes qu'à celui des patrons " ni de droite, ni de gauche"!

cette constitution copiée par Teng Siao Ping, Poutine, Erdogan... tous les despotes prédateurs de la terre, ceux qui peuvent déclarer une guerre de leur propre chef sans en référer à quiconque, en déclarant juste une opération spéciale, doit être changée pour que nous vivions enfin en démocratie, non plus sous la tutelle d'un Jupiter capricieux, et attendre cinquante ans de vie pour que le vivre ensemble soit vraiment apaisé!

Faut-il donner la parole à tous le monde? 

Eut-il fallut ne pas donner la parole au FN? 


"Faut-il s'interdir", et pourquoi pas une double négation tiens. Elle est amusante la tournure de la question de l'émission "question du soir" que je n'écoute jamais et là non plus, car ça ne m'amuse plus. Coup de vieux, on se concentre sur autre chose.


Bernard Pivot a invité Spaggiari, et Mesrine a été interviewé dans Paris Match. Pourquoi pas ces escrocs du RN sur France Culture?


Sûr qu'à force de ressasser depuis.. 20 ans au moins qu'ils sont le diable, l'efficacité faiblit. Ça finit intriguer encore et encore, qu'on se le demande encore et toujours. Et plus on s'éloigne de ceux qui ont causé avec ceux qui ont vécu la France des deux guerres ou que d'une , plus ça leur fait envie aux gens de le vivre car c'est à pas y croire mon bon, l'ordre et la haine de l'étranger-français qu'est-ce que ça peut nous apporter de mal? 

On a fait une remise à zéro, il y en a qui veulent le revivre. Incrédules qu'ils sont. 

Comme si nous, on est crédule.


Parlons d'autre chose que de la parole de l'extrême droite, laissons les à leur nostalgie et occupons-nous de partager la planète avec nos frères humains qui en même temps que nous "vivaient". 

Arrêter avec cette question : c'est un ordre, si vous voulez de l'autoritarisme en voilà, messieurs de question du soir. 

Faut-il s'autoriser à s'interdir d'aller dans des émissions? Pour parler de l'extrême droite qui se réjouit qu'on en parle? Assez!



Ce n’est pas la possibilité de donner a parole à tout le monde qui doit être la question, mais par qui et où ? Plus aucune chaine d’infos ( en continu ou avec les grands moments de journaux télévisés de midi ou du soir ) ne correspond  à sa définition. Presque plus  d’informations au profit ( ? ) d’interviews, de débats qui n’informent pas mais permettent une logorrhée creuse sans autre intérêt que de passer le temps sans trop de frais.


Depuis combien de temps ce détournement du concept d’information ( nationale et internationale ) a-t-il été ainsi perverti définitivement ? et sauf en ce qui concerne LFI et éventuellement les Ecolos, les soi-disant interviews ne sont que des passages de plats, sans contradiction. Et au-delà de Cnews voir la fréquence des offres de fake news ( réalité d’une interview ) proposées par semaine aux membre du RN ? à tel point que quand un interviewer fait bien son travail, c’est à des heures tardives ou en week end et on s’étonne de ne pas le/la voir à des horaires plus favorables

Faut-il donner la parole à tout le monde et en particulier à Frédéric Taddéi ?


Dernier fait d'arme, grâce à lui (Lui**), un journal est devenu "Super-Torchon-Man" 


Daniel Schneidermann, pourquoi ménagez-vous ce type ? 


Je l'avais déjà vu venir de loin et repéré en 1994  à la TV. ("Nulle part ailleurs")


Il y tenait une petite rubrique "culture" et tenait des propos "provoc" à 2 balles : "L'art c'est uniquement du commerce !"


Amitié avec Marc-Édouard  Nabe, et idées très très à droite  inavouées ...


Un autre que j'ai vu venir de loin : Sir Onfray ! 2002-03, tous mes potes me parle de Sir Onfray et de son université populaire.


Curieux, je vais voir et je tombe sur le bonhomme. Impression que cela allait dérailler un jour et puis ...


Beaucoup plus tard, deux livres : l'un sur Albert Einstein l'autre sur Sigmund Freud. Allez comprendre ; Sir Onfray prétend d'ailleurs n'avoir pas d'inconscient. Le seul au monde !


Faut-il donner la paroles aux canards ? Des millions d'années d'évolution et toujours " coin coin " Lamentable !


Duck Soup Marx Bros



En tous les cas, moi cela m'a fait plaisir de vous entendre sur France Culture, c'est vrai que cela faisait longtemps, qui plus est dans une émission qui est loin d'être la pire de la radio. Ensuite, sur le fond, si l'on considère que les journalistes sont là pour informer même lorsqu'ils "donnent la parole", la question importante me semble effectivement la préparation de ces temps de parole : combien de journalistes laissent-ils dire n'importe quoi à n'importe qui parce qu'ils ne savent pas vraiment .. de quoi on parle ? Mais embauchez plus de stagiaires, messieurs de la radio et de la télé, ça créera de l'emploi chez  les jeunes et ça vous permettra d'avoir des dossiers à jour ! De plus, pendant des années, "parole" a été donnée au FN/RN, parole uniquement contrée par des arguments d'ordre moral dont l'électeur moyen se fiche royalement - "d'abord la bouffe, après la morale" comme disait l'autre - ce qui leur a permis de faire "ruisseler" leurs idées nauséabondes (là bizarrement, le ruissellement, ça marche !). Résultat : maintenant c'est trop tard... restera à imaginer comment résister aux futures ratonnades, et ça ne pourra pas se faire qu'avec des paroles. 

A  qui donner la parole ?


2 questions doivent être posées ou rappelées à chaque début d'émission :


1 - Qui détient le capital de la  " structure " qui emploie les "  journalistes  " , donneurs de parole


2 - Qui a nommé les " journalistes " , donneurs de parole ,



"...au coeur du programme du RN : la fameuse "préférence nationale", c'est à dire la discrimination (...) en fonction de l'origine ou de la nationalité (cache-sexe, souvent, d'une discrimination à la couleur de peau)"


Clairement une discrimination à la couleur de peau plus qu’à la nationalité. 

Et c’est déjà le cas depuis bien longtemps - même si pas encore institutionnelle, elle l’est dans les faits


- Voir la différence d’accueil (en nombre et en qualité) des réfugiés ukrainiens versus les syriens par ex.

- Les contrôles au faciès sur la voie publique, depuis toujours (étrangère en France depuis 50 ans, on ne m’a jamais demandé mes papiers dans la rue... je suis blanche).

 


Nb : il y a une discrimination anti-pauvres aussi (et qui ne date pas d’hier), parce que ça aussi ça se voit : 

Les seules contrôles arbitraires que j’ai eus, c’est au volant de mes vieilles bagnoles - dans une file de voitures ça tombe toujours sur toi, et quand ils ont fini avec toi, comme par hasard la prochaine c’est une vieille aussi. 

Et aussi à présent pour t’accorder la nationalité (càd. le droit de vote), il faut gagner plein de sous - t’es pauvre t’as pas droit.  

Les hypocrites. Donner la parole à tout le monde. Mais en la coupant , en la maltraitant ou en l'ignorant quand elle s'écarte de ce que les journalistes ont envie d'entendre. Les Palestiniens, les insoumis, Rima Hassan, Francesca Albanese, entre autres en savent quelque chose. 

Si on leur laissent faire le tri ( aux journalistes)de à qui donner la parole et dans quelles conditions on peut s'attendre au pire. D'ailleurs le pire est déjà là. Et ceux qui s'interrogent sur peut-on donner la parole à tout le monde en portent une lourde responsabilité. 

Donc la question est plutôt:

Peut on laisser à quelques-uns de décider à qui donner la parole. 

Et la réponse coule de source 

Fermons CNews 

Interdisons aux milliardaires de s' approprier tous les médias 

Introdruisons un peu de diversité, en évitant par exemple que la caste Duhamel ( mais pas qu'eux) monopolise les antennes 

Taddei, c'est bien le mec qui dirige ce journal ?

Je vous ai entendu vous débattre dans votre épreuve de philo, et j'avoue ne pas avoir de réponse assurée à la question posée. Encore ce matin, Erner reprochait à Pigasse de donner la parole à Akim Omiri critiquant YBP refusant un commission d'enquête sur Epstein (plus facile à écrire qu'à prononcer) et on sentait qu'il aurait bien voulu contrôler la parole de Pigasse!

J'ai trouvé que votre livre le Charlisme n'allait pas assez loin et je soutiens à fond le commentaire de Manu, ci-dessous : il ne faut pas donner la possibilité à n'importe qui d'animer des débats d'information.

L'existence de Frontex et les faits d'arme de cette organisation, démontrent qu'une forme de hiérarchisation de l'être humain existe, au plus haut de notre édifice institutionnel. 


L'état du droit dans notre pays, l'état de son application, démontre qu'une forme de hiérarchisation de l'être humain existe, au plus profond de notre édifice institutionnel. 


Il faut lire les avocats qui s'occupent des intérêts des êtres humains qui n'ont pas l'honneur d'être du bon côté de l'édifice institutionnel. 


Le problème de fond, ce n'est pas que le RN. La fascisation de notre personnel politique vient de loin. Certes, on peut citer 2015, mais on pourrait citer dix ans avant le passage dans le droit courant des dispositions de l'état d'urgence. 


On a un mal fou à l'admettre, mais l'état RN, on y est déjà. Et certes, ça serait encore pire si. Mais on a déjà du boulot pour en sortir, si on l'admettait. 


Je sors du sujet, mais que nos politiques puissent mentir et tricher à un tel rythme sans conséquences, c'est hallucinant (je pense par exemple au président de la région AURA, tout petit exemple parmi des dizaines d'autres).

C'est intéressant de constater que les limites que donnez à vos réflexion philosophique vous place directement hors de propos : Emission en direct quand les vôtres sont enregistré et questionnement uniquement sur l'extreme droite sans réaliser qu'on peut aussi se demander s'il est opportun de donner la parole a des menteurs (et effectivement, en politique ça dépasse largement le cadre du RN), des personne connu pour leur mauvaise foi,  des hommes accusé de VSS (coucou Juan Branco) etc.


Je peut comprendre que la période actuel pousse a se focaliser sur le danger "immédiat" (au sens ou 2027 a déjà commencé a se jouer) Mais quand l'exercice consiste justement a faire un pas de coté et prendre du recul, c'est dommage.

Quand on donne sa parole, c'est qu'on a dit la vérité ( en principe ! )


Quand on donne la parole à des politiciens , c'est qu'ils vont mentir : la parole leur a été donnée  pour déguiser leur  pensée ou en masquer le vide...


Dès lors, la question :  " à qui donner la parole ? " , si elle concerne les politiciens,  me parait assez drôle ....ou dénuée de sens...


( je crains que ma note à l'oral ne soit  pas  fameuse, mais , peut-être serait-elle suffisante pour un bardella bourbon-siciles )

A cette assertion « Et de toutes manières, ils n'appliqueront pas leur programme. Aucun mouvement politique ne l'applique jamais. », Donald Trump aux USA, nous démontre le contraire, non ?


Ici, nos politiques, lorsqu’ils n’appliquent pas leur programme, ce n’est pas parce qu’ils sont pervers, mais bien parce qu’ils voulaient être élus tout en sachant très bien qu’une fois les voix nécessaires obtenue, ils pouvaient agir selon leur vrai positionnement politique.


Il est comique Taddei, avec son RN qui ne pourra pas faire pire.
En dehors des électeurs naturels de ce parti d'extrême-droite qui le choisissent précisément pour qu'il concrétise leurs pires aspirations, il y a ceux qui, comme lui, ne jugent pas inquiétante sa possible arrivée au pouvoir.
"L'insaisissable Frédéric Taddei" est surtout, une fois encore, politiquement très ambigu.

Il me semble qu’une grande partie du travail d’Arrêt sur images (ASI) s'est concentrée sur la dénonciation des manipulations médiatiques de la vérité. En ce sens, la question du mensonge en politique mériterait d’être davantage approfondie. Personnellement, je ne rejoins pas le lieu commun "tous les politiques mentent" : les études démontrent que plus on se situe à droite de l’échiquier politique, plus le mensonge devient une stratégie assumée plutôt qu'un simple écart à visée électoraliste. 

Il serait donc temps, comme le suggère Geoffroy de Lagasnerie, de privilégier l’accès à la parole pour ceux qui font preuve, dans leurs interventions publiques, d'une fidélité constante au réel. (exit donc les Caroline Fourest et  consort) 

 

Preference national c'est un phénomène toujours bien présent mais qui a tendance à disparaitre depuis 20 ans. Hey, on est dans le néo-capitalisme et la mondialisation.

Le RN et les extremes droites sont avant tout des partis capitalistes qui prônent la concurrence et refusent toutes formes de protection. Meloni qui est surement la plus proche de Lepen a crée presque 500 000 titres de séjours, pas mal pour un mouvement qui se dit anti-immigrationniste. 


5,4 millions d’emplois dans les secteurs public et privé demeurent fermés aux étrangers non ressortissants de l’Union européenne, soit plus de 20 % des emplois en France.


Professions et emplois soumis à une condition de nationalité (2022)

I. Fonction publique

Elle est fermée aux ressortissants des États tiers, qu’il s’agisse de la fonction publique de l’État, de la fonction publique territoriale ou de la fonction publique hospitalière.

Exception : les étrangers peuvent être titularisés dans les corps de l’enseignement supérieur et de la recherche.

II. Entreprises publiques

La condition de nationalité a été supprimée :

  • à France Telecom et à La Poste depuis que les agents recrutés n’ont plus la qualité de fonctionnaires ;
  • à la RATP depuis 2002 ;
  • à EDF depuis 2008 ;
  • pour le personnel d’Aéroports de Paris ;
  • à Air France, depuis la privatisation en mai 2004.
  • pour le personnel navigant depuis 2010.

La condition de nationalité reste exigée :

  • du personnel titulaire de la SNCF ;
  • du personnel du Commissariat à l’énergie atomique

III. Organismes de sécurité sociale

Il n’y a plus de condition de nationalité : les circulaires qui imposaient de posséder la nationalité française pour occuper un emploi dans un organisme de sécurité sociale ont été abrogées en 2001.

IV. Professions judiciaires

Doivent avoir la nationalité française (ou celle d’un Etat membre de l’UE concernant les greffiers des tribunaux de commerce) :

  • les huissiers de justice
  • les greffiers des tribunaux de commerce

Doivent avoir la nationalité française ou être ressortissants d’un État membre de la Communauté européenne ou d’un autre État partie à l’Espace économique européenne :

  • les notaires (décret du 17 octobre 2011)
  • les avoués auprès des cours d’appel ;
  • les avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation ;
  • les commissaires-priseurs judiciaires ;
  • les administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires ;
  • les avocats. Toutefois la profession est ouverte aussi sur la base de la réciprocité aux ressortissants des États qui accordent eux-mêmes aux Français l’accès à la profession d’avocat – qui sont assez nombreux – ainsi qu’aux réfugiés et apatrides.

V. Professions de santé

  • Médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes
    La condition de nationalité a été supprimée pour les personnes titulaires d’un diplôme français ou équivalent délivré par un État membre de l’UE.
    Un système complexe d’autorisations dérogatoires existe par ailleurs pour les médecins étrangers ou français à diplôme étranger.
  • Pharmaciens et vétérinaires
    La condition de nationalité est maintenue : il faut être français ou ressortissant d’un État membre de l’UE ou de l’EEE ou bénéficiaire d’un accord de réciprocité.

VI. Autres professions libérales

La condition de nationalité a été supprimée :

  • pour les experts-comptables en 2010. Les ressortissants des Etats tiers à l’UE ne peuvent toutefois créer des sociétés d’expertise comptable.
  • pour les géomètres-experts en 2011.

La condition de nationalité est maintenue :

  • pour les commissaires aux comptes
  • pour les architectes

VII. Activités diverses

La condition de nationalité a été supprimée pour les professions suivantes :

  • démarchage bancaire ou financier,
  • courtiers d’assurance, agents généraux d’assurance, mandataires d’assurance
  • courtiers de marchandises, courtiers interprètes et conducteurs de navires, courtiers de transport par terre et eau
  • guides interprètes de tourisme
  • directeurs de salles de spectacles
  • débits de boisson.
  • dirigeants ou gérants d’une régie, entreprise, association ou établissement des pompes funèbres

La condition de nationalité subsiste pour les activités suivantes :

  • exploitants individuels et dirigeants d’entreprises du secteur privé de la sécurité (leurs employés peuvent être étrangers, sous les réserves indiquées plus haut)
  • fabrication et commerce des armes
  • débitants de tabac
  • courtiers de marchandises assermentés
  • commissaires en douanes
  • directeurs ou membres du comité de direction d’un casino et personnel employé à un titre quelconque dans les salles de jeux
  • directeur ou enseignant dans une école maternelle ou élémentaire privée ou dans un établissement d’enseignement technique (mais des autorisations d’enseigner peuvent être données par le recteur).
  • membre d’équipage à bord des navires battant pavillon français.

Peut être le problème ne vient-il pas d'à quelle personre on donne la parole, mais plutôt du dispositif.


La situation serait complètement différente si le RN était traité « comme » LFI. Plus largenent, il ne s'agit normalement pas de donner la parole, mais de poser des questions et de réagir aux réponses. Notre malheur vient de l'absence totale de réaction aux réponses lunaires ou infamantes ou illégales. 


En bref, le problène est que nous n'avons pas à faire à des journalistes dignes de ce nom. 

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