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34 mars : un calendrier debout

Ils sont drôles, à "La nuit debout", avec leur calendrier personnel. Ayant décidé

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Dès que GP Marcel nous parle d'autre chose que de ses rutabagas qui ne mentent pas, son regard singulier nous interpelle. L'histoire contemporaine est toujours une feuille blanche.
Source : le site de convergence des luttes


[Récit] Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l'action menée à la Nuit des Débats le samedi 33 mars, nous relayons ici le récit d'un des activistes qui sont intervenus. Les prises de positions qu'il contient n'engage évidemment pas le mouvement Nuit Debout dans son ensemble.

"Dans l'AG de La Nuit Debout de 18h place de la République, quelqu'un propose une action immédiate: aller à l'église Saint-Eustache où doit se dérouler La Nuit des Débats organisée par la Mairie de Paris. Anne Hidalgo, maire de Paris et le journaliste Edwy Plenel (ex Le Monde, fondateur de Mediapart et de La revue du Crieur) doivent débattre sur le thème "Que peut encore la politique ?".

Le groupe d'une trentaine de personnes de tous âges part joyeusement à pied ou en vélo car l'action donne confiance, force et fierté ! On se dit que le dispositif de sécurité va être costaud, état d'urgence oblige !

On se répartit par couples et en solitaire, on secoue un peu la pluie pour paraître "convenables" pour rentrer plus facilement. Mais ô surprise ! on ne nous demande même pas d'ouvrir nos sacs, même pas les grands sacs à dos sous les ponchos de pluie ! La preuve, si besoin en était, que la peur des attentats n'est qu'un prétexte à un État sécuritaire!

Entrée libre donc. Mais la liberté s'arrête au bout de la nef devant l'autel, devant le chœur ! Sur une estrade inondée de lumière (projo pas divine !) Anne Hidalgo, Edwy Plenel et un animateur bouffi de peur. Tous trois sont équipés de micros cravates (cela aura une importance vous allez voir) et des caméras sont dirigées sur ce qui est en fait un "plateau télé", à bonne distance du peuple assis sagement comme à la messe ! Une petite affiche leur aura appris en arrivant qu'il n'y aurait pas de débat :

"La captation vidéo des débats ne permet pas un dispositif donnant la parole à la salle..."! Tous ne l'ont pas lu, on va le leur "révéler"... Comme "débat citoyen" on fait mieux !

Nous avons commencé par distribuer des tracts puis pris la parole de manière bruyante et joyeuse, certains apostrophant la maire. Plenel, en chevalier "rouge", nous a dit qu'il avait demandé à la maire, avant notre arrivée, qu'elle intervienne pour que nous ne soyons pas évacués, et qu'elle avait promis d'autoriser l'occupation jusqu'au 9 avril. Amen. Merci ! Circulez, il n'y a rien à voir ! Non mais ! Qui décide de la fin de la Nuit Debout ? Eux ? Non ! Nous !

Le valeureux journaliste s'attendait sans doute à ce que nous lui disions merci et que nous l'ovationnions. Mais le mouvement est vif et radical, et un étudiant monte sur la tribune. Plenel lui tend son micro cravate. Et oui pas d'autres micros ! Donc nous étions obligés de monter sur l'estrade, gardée par quelques gros bras en costume (sécurité et distinction obligent !) et de nous accroupir ou de nous agenouiller pour parler dans le petit tube accroché à Plenel (remarquez, le lieu en a vu d'autres en matière de génuflexions). Camille (on a décidé de tous s'appeler Camille devant les journalistes) a bien présenté le mouvement et son ambition au-delà de la loi travail. Il a été applaudi... Pas par tous, ok !

Puis les gardes du corps ont empêché une Camille d'aller prendre la parole à sa suite. Mais une troisième, poussée par les autres, s'est faufilée et à foncé vers la scène. Lorsque le garde du corps s'est interposé, la Camille a été reconnue par Plenel (merde !) qui a à nouveau détaché son micro du revers de son blazer pour le lui tendre. C'est donc à genou que la Camille (qu'on a voulu ramollir et "inclure" en la présentant comme députée européenne, ce qu'elle fut en 1994) s'est tournée vers la nef (la maire et le journaliste n'étant pas des interlocuteurs en ce qui nous concerne) et a expliqué aux "spectateurs" que s'ils étaient là pour débattre et par goût de la démocratie, ils avaient été trompé une fois de plus ! La parole était encore confisquée ceux-là mêmes qui confisquent déjà le pouvoir dans cette démocratie délégataire. Camille les a donc invités à venir place de la République, où les micros sont ouverts à tous pour un véritable débat…

Nous sommes partis dans la joie et la bonne humeur; sur le visage des spectateurs se lisait la consternation et le doute. Très peu étaient en colère contre nous.

Il est important de révéler la fragilité de celles et ceux qui se croient au-dessus du peuple, et de viser leurs pieds d'argile.

Nous nous sommes dit que la joie, le rire, le chant la danse sont essentiels pour imaginer et trouver la force de construire le monde que nous voulons."
Et une émission depuis la place de la République ? Ca aurait de la gueule non ?
Ce qui est le plus épatant dans cette affaire de "leak", c'est avec quel aplomb tout ces représentants du pouvoir mentent, affirment, glosent à la mode Jérôme Cahuzac. Comme dans cette vidéo à la minute 4'37, le premier Islandais Sigmundur Davíð Gunnlaugsson.

J'ajoute que The Guardian n'est pas le dernier à dénoncer le père du premier ministre David Cameron. Gageons qu'à Moscou, peu de journalistes oserons faire le lien entre les révélations du jour et le plus démocrate de tous les présidents Poutine.

La Nuit debout pour sortir de cette incroyable nuit dans laquelle nous plonge le pouvoir.
Alors la formule est superbe hein, mais les exemples bon ....

" l'obsession d'inventer de nouvelles formes, avec par exemple ce code des approbations à main levée, plutôt que des applaudissements" :
Lors du CPE, je me souviens très bien qu'on utilisait déjà ça en 2003 dans les AG contre la réforme Fillon.
Du coup en terme de nouveauté obsessionnelle on repassera.

Allez bonne continuation à ASI
Si tout cela dure jusqu'au 62 mars (1er mai..) on devrait avoir un printemps intéressant.
Je passe au dessus des commentaires ayant lu les premiers et voyant qu'ils traitent Daniel Schneidermann de jaloux !!! On se demande si certains savent lire !!!

Je viens tout d'abord prier que l'on m'excuse car j'ai dit péremptoire ailleurs (sur un édito de Daniel Schneidermann) que Frédéric Lordon n'était pas un tribun. Ben je m'a trompé ! C'est un tribun à la mode 34 mars, c'est à dire on révise tout, on se réapproprie tout, même l'idée de tribun, loin des déclamations qui derrière leurs élans enflammés privent les auditeurs de leur libre-arbitre. Bravo. Comme dit le philosophe Canadien Alain Deneault, les intellectuels ne doivent plus avoir honte de l'être et reprendre la place qui leur revient sans se "médiocriser".

Ici à Strasbourg, la Nuit Debout sera le 35 mars si les comptes sont bons.


Quant à """"le plus grand leak de tous les temps"""", autant dire qu'à part l’Islande, les résultats judiciaires ou politiques de tout cela n'arriveront pas avant le 3634 mars
Cette fois ci- c'est du lourd, reconnaissons-le:
Alter eco > C'est la plus vaste fuite d’informations en ce domaine jamais réalisée. Les données couvrent la période 1977-2015

Mais gageons que d'autres micro-états sont prêts à prendre la relève, on ne va pas contre la désir irépressible de planquer sa fortune ;-)
@D.S. : "Le feuilleton étant annoncé pour durer toute la semaine, il est urgent d'attendre pour le commenter."

En revanche il n'est pas trop tôt pour commenter la façon dont les médias traitent le sujet.

Par exemple l'hémianopsie dont souffre la rédaction de Libération :
- le site du journal met en évidence Poutine, dont le nom n'est pas cité directement dans les Panama Papers, mais on ne la fait pas à des journalistes chevronnés !
- La Une du journal... n'en parle pas !

Et bien sûr, cela n'a rien, mais vraiment rien à voir, avec le fait que le nom de l'actionnaire principal du journal figure dans la liste...

Idem pour The Gardian, qui pointe lui aussi sur Poutine, en passant sous silence le papa de Cameron...

Gageons que les médias vont au moins essayer d'appliquer une de leur grande technique. Quand un confrère lève un lièvre :

1) transformer le lièvre en poisson
2) noyer le poisson.
Et à Marseille ?? Rien ?
"Pour moi, nous étions le 35 juin. Pour d’autres, c’était hier le 32, ou le 43. Au restaurant, j’ai vu un homme qui a vécu jusqu’au 66 juin".

C'est un extrait d'une nouvelle de Marcel Aymé (La Carte) où le temps de vie de chaque citoyen par mois est rationné en fonction de son utilité et où un marché noir de ticket de temps se met en place , autorisant certains à vivre jusqu'au 66 du mois par exemple.

Demain sera le 35 Mars pour les uns, le 5 Avril pour les autres.
hé hé! réveillez vous "les médias légèrement en dissidence" ;)), "la nuit debout" ne vient pas juste de sortir de l'oeuf, elle a une histoire de près de 5 ans déjà!!
Fallait pas passer à côté! Fallait être plus attentif à ce qui se passait sur les ZADS par exemple, pour voir l'apprentissage de ce "tenir chaud ensemble" comme vous dites, avec une légère condescendance!..
Vous semblez ne pas avoir bien mesuré le désespoir de cette jeunesse. . qui va "reprivatiser" autrement l'espace devenu "privé-public" (!!) pour le rendre au public, le vrai pas celui des consommateurs-spectateurs! ( cet espace public "privatisé" depuis belle lurette en fait à coup de publicités, de caméras de surveillance et d'interdits divers et variés rendant toute appropriation, jouissance et liberté impossibles).
Ah elle est maline Hidalgo!.. et tous ces nouveaux journalistes "nouvelle mode" qui veulent faire "amis amis" avec les militants et jouent la nouvelle carte de l'écoute et du respect!!
Et ces nouveaux policiers qui réclament " le droit à l'image" à "la vie privée" et veulent apparaître floutés à la TV !!!
Ah Ah Ah!!! C'est à se tordre de rire si ce n'était pas si pervers et tragique !!
Inversion! Perversion! Quand tu nous tiens.. ou crois nous tenir!
Nous prennent vraiment pour des cons! Hey là tout le monde ne joue pas à monnaie drop!
certains commentaires un peu durs vers D.S. .....ASI a quand même bien relayé l'info . Ici , a Toulouse , ça nous a bien aider ......La petite jalousie qui suinte de son papier n'est qu'un petit sursaut de l'égo d'un journaliste parisien dont nous , les provinciaux , avons l'habitude et ce n'est , finalement , pas bien grave . Nous ( provinciaux ) avons d'autres défauts ( comme un excès "d'understatement" ) ....on y peut rien , le pays est ainsi fait .

Bien , Donc , Demain ( 35 Mars ) , a partir de 18H , a Toulouse , nous serons Place du Capitole .

Merci pour votre relais
https://www.periscope.tv/w/1jMKgMPymobJL
Souvenir d'une phrase de Frédéric Lordon dans l'émission Dans le Texte avec Judith Bernard sur Capitalisme, Désir et Servitude :

"On n'a jamais rien à perdre à la lucidité".

Ce leitmotiv spinoziste semble central en ce moment alors qu'il faut naviguer entre l'émulation collective de la sédition en marche de #NuitDebout et le danger de l'entre-soi mortifère (la petite bourgeoisie intellectuelle [cf. Ruffin] qui se parle à elle-même] qui précipite la mort des mouvements bien assez tôt.

Et Lordon en cette AG du #34mars de faire cet exercice de style spinoziste de faire vivre ensemble d'un côté la galvanisation, la puissance de l'émulation, la force du présent et d'un autre l'examen rationnel de ses propres limitations (mais pour les dépasser !).

Et gare à l'expression de ces limitations (nous sommes trop sociologiquement homogènes) car l'émulation affective peut les prendre pour des rabats-joie, des briseurs de rêve, des empêcheurs d'avancer, des oiseaux de mauvaise augure qui préfèrent voir le verre à moitié vide que l'autre partie du verre.

Les tenir ensemble, toujours.

Hier soir, par exemple, lors du visionnage du live de #34mars de #NuitDebout, l'élan collectif (auquel j'ai participé activement sur twitter avec du rabattage putassier des téléspectateurs de TF1 en usant de #LesVisiteurs, film diffusé sur la chaine à ce moment là) pour saluer les audiences et jubiler du succès du score de 80 000 personnes devant le live periscope de Rémy Buisine n'a pas manqué de me laisser un goût d'inachevé. La majorité des 80 000 personnes sont arrivées après l'AG (de souvenir, il y avait 15 000 personnes devant le live à la fin de l'AG, je crois) et à ce moment là, Rémy Buisine, la "star" de la soirée, montrait, à mon goût, très peu de choses. Quelques personnes à interviewer mais beaucoup de remerciements et d'auto-congratulation en mode "On est 40 000, c'est dingue, j'y crois pas... Quoi ? 50 000, j'ai envie de pleurer, beaucoup, beaucoup d'émotions". C'était beau et le spectacle de la réunion pacifique de centaines ou milliers de personnes sur une place à 23h après une AG de 3h30 suivie par 1000 personnes assises est en soi magnifique et affectivement galvanisant. Mais je me demande si à la place d'un reportage "neutre" (Rémy Buisine se revendique neutre et indépendant (rires ou soupirs, au choix)), on avait un live par commission qui donne à voir l'intérieur de la fabrication de #NuitDebout, avec ses tensions internes, ses modes de délibérations, ses choix stratégiques, sa démocratie directe à l’œuvre, alors j'ai la naïveté de penser que l'objet #NuitDebout aurait une puissance de politisation et une force de mobilisation politique bien supérieure.

Pour le dire autrement, l'autopromotion de son propre succès médiatique (par nous-même, tous les #NuitDebout) quand le présentateur est une sorte de coquille se revendiquant politiquement vide (ce n'est pas une insulte) et que ce qui est donné à voir n'est pas le plus mobilisateur qui soit n'est-il pas de nature à masquer les limites politiques de cette médiatisation ?

Si des fois c'est clair, c'est un miracle :)

Sédition, contagion, révolution !
Attention que Anne Hidalgo ne soit pas trop en phase avec tout projet ouvrant quelques possibilités immobilières et autres possibilité de développement de l'économie, commerces et tourisme.
Parce qu'être élu, ce n'est pas veiller à entraver l'ogre ("commercial & immobilier associated", "Histoire et Culture au service du présent, et perdus pour l'avenir"), c'est prendre sa place.
OK pour prolonger le mois de mars et admirer l'habileté de Plenel, qui se rêvait peut-être en Lordon - mais aussi se méfier des hommes providentiels :
"Ironie, vraie liberté ! c'est toi qui me délivres de l'ambition du pouvoir, de la servitude des partis, du respect de la routine, du pédantisme de la science, de l'admiration des grands personnages, des mystifications de la politique, du fanatisme des réformateurs, de la superstition de ce grand univers et de l'adoration de moi-même. (Confessions, pp. 291-292.)" cité ici
Et pourquoi pas Pluviôse ou Ventôse parfaitement adaptés au temps qu'il fait ,révolutionnaires et collant au futur nom possible de ma région, l'Austrasie.
Il paraît que le mois de mai, cette année, verra les muguets pousser sans clochettes...
Les riens ayant succédé, pendant des années, à des presque pas grand chose, les boucles d'oreilles de cerises seront bien joyeuses...et tinteront à rires que veux-tu.

C'est le printemps.
Nouveau "leaks" ? Ben pourtant, je croyais qu'il n'y en avait plus ...

Il nous aurait donc menti ? Il l'a pourtant répété plusieurs fois : "les paradis fiscaux, ça n'existe plus".

[large]Ici[/large] ou encore [large]là[/large].

PatriceNoDRM (et NoPubSurRadioFrance)
Changer le calendrier comme un acte révolutionnaire, ça c'est déjà vu.
La jalousie se lit dans ce texte, c'est triste, d'autres villes s'organisent pour débattre, y'a que les vieux mâles blanc dans les medias qui ont le droit de discuter, ou des gens sur le net, mais quand enfin on bouge vous méprisez ce peuple, ou les vieux étaient très très presents ? Et éviter d'applaudir et intelligent, surtout a cause du bruit que ça génère et qui empêche d'entendre le discours. N'oublions pas que ça se fait qq fois sans micro, a l'air libre... Donc y'a aussi des usages qui permettent juste plus de confort et moins d'ego aussi.))
Le 9 avril n'est pas le 39, mais le 40 mars !
La révolution à peine entamée, c'est déjà la confusion.
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