Lancet et chloroquine : les journalistes à la dérive
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Lancet et chloroquine : les journalistes à la dérive

La médecine abordée comme un feuilleton

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Fallait-il croire d'emblée l'étude rétrospective publiée par la revue médicale The Lancet qui interrogeait l'efficacité et l’innocuité du traitement proposé par Didier Raoult contre le Covid-19 ? Fallait-il en tirer des titres accrocheurs mais faux ? Pourquoi les journalistes ont-ils autant de difficultés à couvrir correctement la recherche scientifique ? Des chercheurs et des journalistes spécialisés analysent pour Arrêt sur images ce nouvel épisode en forme d'échec médiatique.

Le 22 mai, la revue médicale à la pointe du quatuor des publications de référence dans le monde, The Lancet, publie une étude "observationnelle" affichant une analyse rétrospective, selon ses 4 auteurs, des données d'hospitalisation de plus de 96 000 patients atteints du Covid-19, hospitalisés dans 671 hôpitaux du monde entier du 20 décembre au 21 avril. Le destin médical de quatre groupes de patients, au total près de 15 000, traités avec diverses versions de traitements utilisant la chloroquine ou l'hydroxychloroquine, y est comparé à celui d'un groupe contrôle de plus de 81 000 patients ayant bénéficié d'autres traitements.

Si les médias internationaux couvrent cette énième étude portant sur la molécule vantée par le médecin-chercheur Didier Raoult, c'est bien en France, et de loin, que l'empreinte médiatique issue du Lancet est la plus importante à ce jour. Elle a pris la forme d'un feuilleton journalistique toujours en cours, dont la toile de fond est l'incontournable patron marseillais de l'Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection. Sa conséquence politico-scientifique la plus sensible fut l'interruption d'essais en double aveugle portant sur l'efficacité de l'hydroxychloroquine dans le monde, à la demande de l'Organisation mondiale de la santé, puis en France sur décision du ministère de la Santé.

L'étude du Lancet, une "fin de partie" pour Raoult ?

Quelques heures après la publication de l'étude par The Lancet, les médias français la relaient. Comme souvent, la tonalité médiatique francophone est impulsée par l'AFP : chloroquine et hydroxychloroquine "pas efficaces et même néfastes, selon une étude", titrent de nombreuses reprises de sa dépêche. Citant un communiqué de presse du centre hospitalier de Boston où travaille le principal auteur de l'étude, l'agence en retient que "ni la chloroquine, ni son dérivé l'hydroxychloroquine ne se montrent efficaces contre le Covid-19 chez les malades hospitalisés, et ces molécules augmentent même le risque de décès et d'arythmie cardiaque". De l'étude à la dépêche, toutes les réserves formulées par les auteurs du Lancet quant aux failles de leur propre travail de recherche ont disparu. Si l'AFP précise bien qu'ils déconseillent les traitements à l'hydroxychloroquine, elle omet leur insistance en faveur d'essais cliniques randomisés (où les patients sont répartis aléatoirement pour éviter un biais de sélection des chercheurs).

Dans la foulée de l'AFP, Les Échos estiment la chloroquine "inefficace et risquée", Le Figaro titre sur la "mortalité accrue à l'hôpital", Le Monde que l'étude "suggère un risque accru de mortalité" (le quotidien sera nettement plus précautionneux dans une session de questions-réponses avec ses abonnés, le 27 mai). Les propos sont identiques sur les chaînes info. Le lendemain matin 23 mai, de brefs rappels de prudence sont formulés sur BFMTV, mais ils sont noyés dans une séquence très défavorable au traitement de Raoult. Le Point ne résiste pas à une pique en titrant "fin de partie ? ", écho au nom d'une vidéo diffusée sur YouTube par Raoult en février, lorsque celui-ci annonçait, sûr de lui, qu'un traitement avait été trouvé contre le Covid-19. Fort de cette couverture médiatique à sens unique, Olivier Véran saisit le 23 mai le Haut conseil de la santé publique afin qu'il examine l'étude. Le 26 mai, la décision tombe : il est demandé d'interrompre l'inclusion de nouveaux patients dans les essais cliniques menés en France.

Pas vraiment, rappellent de rares journalistes

Pourtant, ce même 26 mai, après plusieurs jours de silence, plusieurs journalistes scientifiques mettent en cause les conclusions tirées par la plupart des médias français suite à l'étude diffusée par le Lancet. Le journaliste et vulgarisateur Florian Gouthière pointe dans la rubrique CheckNews de Libération que "les études observationnelles rétrospectives permettent uniquement de mettre en évidence une relation entre des données", et donc pas "de conclure à l’absence d’intérêt des traitements à base de chloroquine ou d’hydroxychloroquine". Sur France Culture, le présentateur de La méthode scientifique, Nicolas Martin, rappelle qu'à "aucun moment les auteurs n'apportent de preuve d'un lien de causalité entre la surmortalité et l'administration de ces médicaments, pas plus qu'ils n'établissent de lien de causalité entre ces arythmies cardiaques et la surmortalité".  Dans Sciences et Avenir, le journaliste Nicolas Gutierrez C. estime que l'étude "ne parvient pas à percer le brouillard".

"Le point le plus solide de l'étude est qu'elle ne démontre pas l'efficacité de la chloroquine", expose Gutierrez C., joint par ASI. "Étant observationnelle (et non interventionnelle comme un essai clinique, ndlr), on ne peut pas l'utiliser pour prouver quoi que ce soit", assène cet ancien chercheur en biologie cellulaire."La réaction médiatique a été beaucoup trop passionnée et hâtive, on en a rapidement tiré des conclusions en défaveur de la chloroquine alors que l'étude ne le permet pas", constate-t-il. "Une étude rétrospective ne peut pas faire de lien de causalité (...) car il y a trop de protocoles différents et de variations entre hôpitaux", détaille de son côté Martin, lui aussi joint par ASI. "Ça me navre un peu, tout le monde retombe dans les mêmes pièges qu'avec Raoult", déplore-t-il à propos de la couverture médiatique initiale.

Chez certains scientifiques, le diagnostic est encore plus cinglant. "Ce qui m'a beaucoup frappé a été la déférence pour The Lancet, totalement naïve de la part de la presse française, il n'y a d'ailleurs pas eu un tel déferlement d'articles chez les anglo-saxons", se révolte l'endocrinologue et généticien du CNRS Philippe Froguel. Lui-même régulièrement sollicité par les revues les plus en vue afin d'évaluer des articles, il en a mesuré les biais de sélection et d'évaluation, en particulier lorsque leurs éditeurs souhaitent publier une étude malgré des insuffisances scientifiques. Il rappelle d'ailleurs que les rétractations d'articles se produisent aussi dans le quatuor de tête des revues médicales, dominé par The Lancet. "Dans 80 % des cas, c'est sérieux, mais parfois, ils se comportent comme les pires tabloïds ! Par exemple, ils peuvent envoyer l'étude à des évaluateurs sympathiques s'ils tiennent à la publier." Il a d'ailleurs été l'un des premiers chercheurs de renom à avoir mis en cause sur Twitter et sur France 3 la solidité de l'étude, notamment en s'interrogeant sur l'homogénéité de certains résultats entre les continents.

Raoult contre-attaque... il n'est pas seul

En France, Didier Raoult, dans une vidéo diffusée le 25 mai sur YouTube, ne tarde pas à faire savoir tout le mal qu'il pense de l'étude "foireuse" du Lancet."Je vais pas changer d'avis parce qu’il y a des gens qui font du big data, qui est une fantaisie délirante qui prend des données dont on ne connaît pas la qualité, qui mélange tout", affirme-t-il le 25 mai, en mettant en avant les 4 000 patients inclus dans ses propres publications (très critiquées par une large majorité des chercheurs de haut niveau). Sur les réseaux sociaux et dans de nombreux médias, ses soutiens se mobilisent. L'ancien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, aussi membre du conseil d'administration de son institut, rappelle ainsi, entre une erreur et une affirmation complotiste, que l'étude ayant comme point de départ l'arrivée à l'hôpital, elle ne peut jauger correctement les préconisations de Raoult en faveur d'un traitement donné très tôt.

Mais au-delà des critiques attendues de Raoult, et des biais inhérents à une étude observationnelle statistique de ce type, d'autres critiques bien plus sévères sont émises quant à l'opacité des données. Dès le 25 mai, le cardiologue et blogueur médical Florian Zores s'interrogeait notamment sur l'opacité du processus de sélection des patients au sein des données récoltées via une société privée centrée sur la cardiologie, dirigée par l'un des auteurs de l'étude du Lancet. Le 28 mai, les journalistes australiens du Guardian dévoilent que l'étude comptabilise plus de morts en Australie que n'en ont compté les autorités publiques, et relaie les inquiétudes de chercheurs australiens.

Le même jour, près de 200 médecins et chercheurs du monde entier, parfois directeurs d'institutions reconnues, signent une lettre ouverte adressée aux auteurs de l'étude ainsi qu'au Lancet. Pas vraiment convaincus par les assurances nébuleuses fournies par la société de collecte de données, Surgisphere, dans un communiqué de presse diffusé le 25 mai, ils s'interrogent sur le manque de transparence ainsi que sur les conditions éthiques de récolte, et réclament un meilleur accès aux données brutes ainsi qu'au code informatique utilisé pour l'obtention des résultats statistiques. Au soir du 29 mai, The Lancet annonce sur Twitter quelques corrections, notamment au sujet des données australiennes imputées à un hôpital asiatique classé faussement en Australie, et concernant un tableau dont l'homogénéité suspecte des cas entre différents continents avait provoqué l'étonnement. "Le résultat et les conclusions restent inchangés", affirme cependant la revue. Toute la journée puis le lendemain, les médias français publient à tour de bras des articles rapportant ces critiques, eux qui étaient si enthousiastes quelques jours plus tôt. Côté chaînes info, BFMTV, entre autres, se repaît de la "polémique".

Les doutes se renforcent autour de Surgisphere... pas dans les médias français


La séquence de polémique médiatique des 28 et 29 mai a laissé une large place aux critiques exprimées contre Surgisphere via The Guardian et dans le courrier de chercheurs appelant à la transparence des données. Sciences et Avenir a publié le 30 mai une interview du fondateur de Surgisphere et de sa société-mère Quartzclinical, Sapan S. Desai. Mais à cette exception près, aucun grand média n'avait, le 31 mai au soir, enquêté plus avant, alors que les soutiens de Raoult font feu de tout bois contre ces entreprises sur les réseaux sociaux. Ils ont notamment dévoilé que certaines personnes identifiées sur Linkedin comme ses salariés ne l'étaient pas.


Dans le monde anglo-saxon, où l'intérêt médiatique est moindre envers l'étude du Lancet, les deux sociétés comme son fondateur ont fait l'objet de deux articles dans des titres spécialisés, mais pas des moindres . La revue Nature s'est ainsi intéressée de près à Desai. Après ses refus initiaux, Surgisphere aurait assuré à Nature qu'elle "accepterait de faire analyser ses données en cas de demande d'autres chercheurs". Données dont la crédibilité, notamment aux États-Unis, voire la réalité tout court, sont désormais frontalement mises en doute, y compris par des statisticiens professionnels reconnus. Les critiques portent aussi sur la précédente publication scientifique où elles ont été utilisées, dans une autre revue "de référence", The New England Journal of Medicine.


De son côté, le magazine américain The Scientist relève, entre autres, que depuis la création de Surgisphere il y a une douzaine d'années, son objet a évolué d'outils de formation aux étudiants vers une spécialisation, ces dernières années, dans l'analyse de données hospitalières, et qu'elle a utilisé la pandémie de Covid-19 comme un puissant outil de promotion. Mais aussi que le parcours de son fondateur semble émaillé de diverses avanies témoignant d'une volonté d'autopromotion acharnée, de faux avis Amazon déposés pour ses ouvrages à un "outil de diagnostic" du Covid-19 dont la teneur du communiqué de presse de Surgisphere a été démentie par Desaï auprès de The Scientist. Il assure par ailleurs qu'il "pourrait faire auditer ses données par un organisme indépendant". Surgisphere, de son côté, avait diffusé le 29 mai, un second communiqué portant sur l'étude Lancet, plus détaillé que celui du 25 mai.


Mise en scène de la science par les médias, un échec

Comment expliquer que la plupart des médias généralistes français, depuis le début de l'épidémie, semblent toujours être exactement au même point, ballotés d'annonce fracassante en étude scientifique plus ou moins crédible ? "On voit une fois de plus qu'on est confronté à des services 'info géné' qui comprennent ce qu'ils peuvent et mettent en scène un feuilleton politico-scientifique d'autant plus qu'ils ont un Raoult qui joue ce jeu-là, par exemple en refusant systématiquement de répondre aux journalistes scientifiques", analyse Martin, en journaliste non-spécialisé qui s'est progressivement formé aux subtilités de la recherche. Il estime aussi que l'incertitude naturelle de la recherche scientifique se prête mal à un exercice journalistique tel qu'il est pratiqué dans la plupart des rédactions. "Les médias ont besoin d'affirmer, d'avis tranchés, la prudence n'est pas dans le champ lexical : un journaliste ne va jamais titrer 'peut-être' ou 'jusqu'à preuve du contraire' !"

Auteur d'une récente tribune dans Le Monde, déplorant la couverture médiatique de la chloroquine, le chef du service de rhumatologie de l'hôpital parisien Saint-Antoine, Francis Berenbaum, rappelle à ASI que la temporalité de la recherche est lente par nature. Elle est faite de ces échanges parfois virulents entre scientifiques, tels que "ces critiques de très haut niveau pouvant parfois mener à la rétractation des articles" qui constituent "des remises en question faites ouvertement et de façon transparente", d'ailleurs "en contraste avec des recherches publiées sur YouTube", fait-il remarquer. "Le problème est que le temps médiatique n'est pas le temps scientifique, on le dit depuis des années", rebondit Zores, joint par ASI. "Lire une étude comme ça pour tout vérifier prend un temps considérable, il y a 10 ou 15 pages d’appendices", témoigne-t-il par expérience, ayant lui-même mis plusieurs jours à pouvoir la critiquer publiquement. "Sur les chaînes info, on lance le bandeau, le titre, puis on passe à l'info suivante, et on y revient en cas de nouvelle polémique, en invitant des gens quelques minutes en plateau."

"Personne ne l'a lu, cet article, ce qu'il s'est passé est qu'il y a eu des dépêches là-dessus, puis ceux qui ont lu la dépêche en ont parlé, puis d'autres médecins ont lu l'abstract (résumé de l'étude, ndlr) et annoncé tout un tas de choses sur les chaînes info, parce que BFM, il leur faut l'info dans la minute, et les journaux ont suivi", résume Froguel. Les deux scientifiques, parmi les premiers en France à avoir critiqué l'étude publiquement, témoignent par ailleurs ne pas avoir été appelés par des journalistes... du moins jusqu'à la séquence "polémique" culminant le 29 mai, où ils ont reçu des sollicitations. "C'est hyper séduisant : une étude dit que la chloroquine ne marche pas, causant un excès de mortalité et d'arythmies ventriculaires", résume à propos du résultat médiatique le journaliste de La méthode scientifique. "Sauf qu'elle ne le dit justement pas ! Ça demande un peu de culture scientifique, de prudence, surtout en période de crise sanitaire, à un moment où la science va très vite."

Comment les médias peuvent-ils mieux traiter la science ?

Afin d'améliorer la couverture des sujets scientifiques par les médias français, la première suggestion, unanime, consisterait à arrêter de traiter la science comme une rubrique secondaire. Y compris dans ceux ayant déjà un service dédié : si la rubrique CheckNews a ainsi temporairement recruté un journaliste scientifique le temps de l'épidémie, selon nos informations, au Figaro, alors que l'épidémie faisait rage en mars, aucun journaliste supplémentaire n'a été mis à disposition des journalistes spécialisés du quotidien, confrontés au refus poli de leurs collègues. "Dans une rédaction, on va avoir un service politique de 15 personnes, un service économie de 15 personnes, et un seul référent scientifique !", peste Martin. "On raconte souvent n'importe quoi, et c'est un témoin du manque complet de culture scientifique des journalistes d'informations générales." Lui plaide donc également pour améliorer la culture scientifique de tous les journalistes, à travers des sessions dédiées dans les écoles, pour "qu'on leur explique comment lire une étude, quels sont les médias de vulgarisation sérieux pour leurs recherches, ce qu'est un article diffusé en prépublication".

Ils recommandent aussi une méfiance systématique dans l'approche journalistique, y compris face à des autorités comme Raoult, ou des revues comme The Lancet. "Le biais d'autorité, le fait que quelqu'un soit expert en quelque chose invite à les croire sur parole, mais c'est quelque chose qu'on ne doit pas faire... et pas seulement pour les papiers scientifiques", note Gutierrez C. , en journaliste autant qu'en ex-chercheur. Ils appellent également à plus de prudence dans la formulation et le choix des titres. "Même quand c'est publié dans une grande revue, il faut toujours utiliser un vocabulaire prudent, qui va éviter d'être dans une situation où on affirme des choses de façon très spectaculaire puis de publier l'inverse quelques jours plus tard", propose Berenbaum sur ces sujets où le raccourci peut aboutir à tromper le lecteur.

Dernier conseil : recourir à des experts pertinents. "Il en faut au moins un, ou quelques-uns bien choisis, qui soient réellement des experts du thème de l'étude qu'on veut analyser", invite le journaliste spécialisé de Sciences et Avenir. "On ne peut pas utiliser le même expert pour différents sujets, car un vrai expert n'est en général expert que d'une chose", alerte-t-il cependant à l'endroit de ceux qui seraient tentés de piocher dans des "toutologues". "Depuis le début de l'épidémie, les rédactions ont fini par s'y mettre car elles étaient au pied du mur en s'apercevant qu'elles n'avaient ni contacts ni carnet d'adresses", rapporte son confrère de France Culture. "Le terrain était tellement glissant qu'on appelait 2 chercheurs à chaque fois. Initialement, il m'est même arrivé d'envoyer des papiers pour me faire corriger par les scientifiques, je n'avais jamais fait ça de ma vie mais c'était trop sensible", témoigne même le journaliste pourtant reconnu et apprécié dans sa spécialité. Vu le diagnostic, l'amélioration de la couverture des sujets scientifiques n'est probablement pas pour demain...

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