A Beaune, une fusillade reconnue raciste à retardement
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A Beaune, une fusillade reconnue raciste à retardement

Deux interpellés le 10 août. Comment la piste du "règlement de comptes" a brouillé les repères

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Deux hommes, soupçonnés d'être à l'origine d'une fusillade qui a fait sept blessés à Beaune (Côte d'or) dans la nuit du 29 au 30 juillet, ont été interpellés dans les Bouches du Rhône et placés en garde à vue vendredi 10 août. Ils sont soupçonnés de "tentative d'assassinat, violences aggravées par (...) notamment la circonstance que les faits ont été commis en raison de l'appartenance à une soi-disant race, religion ou ethnie (...) injure publique à caractère racial, menaces de mort à caractère racial" a indiqué le parquet de Dijon. Dans l'intervalle, le parquet et les medias, notamment l'AFP, avaient hésité à qualifier les faits de racistes, avançant une piste du "réglement de comptes". Aucun media national ne s'était déplacé à Beaune.

Sur les réseaux sociaux, l’indignation avait commencé à enfler depuis la semaine dernière. "Je vois passer des infos absolument alarmantes sur l’agression raciste de Beaune. Des gamins hospitalisés, au corps criblé de petites balles de plomb, en grande détresse psychologique. Pourquoi ce drame ne fait-il pas l’objet de condamnations politiques fortes et officielles ?" écrivait ainsi sur Twitter Laurence De Cock, historienne engagée à gauche.

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Elle réagissait à des vidéos et photographies qui circulaient sur les réseaux sociaux, montrant les corps de jeunes gens criblés d’impacts de plombs, après une fusillade survenue à Beaune. Certaines de ...

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