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Yann Barthès, ceux qui vivent sous les toits, et le mépris de classe

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Yeyyy!!!! Remontée, Pauline! Et vous avez bien raison. Je crois que nous sommes nombreux à être très en colère. Il y a quelques jours, ma fille me disait que jamais elle ne ferai d'enfant, terriblement angoissée à l'idée de vivre l'été le plus frais (...)

Merci Pauline, je ne connais pas ce double triple idiot dépourvu d'une once de la plus rudimentaire empathie mais il illustre si bien cette société mode macron où on laisse cuire à chaleur tournante des milliers de gens en les abreuvant de conseils :(...)

Il faut une outrance un peu plus outrancière qu'à l'habitude pour qu'on remarque que ce sale type est un sale type. Ça fait pourtant des années qu'il répand ses immondices dans la boîte à cons.

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C'est bon ça Pauline ! Merci pour cette saine indignation, et cette délicieuse irrévérence ! Par ces temps de chaleur, les salauds suent leur être profond par tous les pores de leur peau.

Un seul mot : bravo !!!


C'est la première fois (et certainement la dernière) que je commente un édito mais, très chère Pauline, vous vous êtes surpassée !

Ce texte de V. Hugo, écrit deux ans avant la Révolution de 1848, n'a pas pris une ride et est d'une troublante actualité - je souligne :


LA VISION DES « MISÉRABLES ».


Hier, 22 février, j’allais à la Chambre des pairs. Il faisait beau et très froid, malgré le soleil et midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet homme était blond, pâle, maigre, hagard ; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et écorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles pour tenir lieu de bas ; une blouse courte, souillée de boue derrière le dos, ce qui indiquait qu’il couchait habituellement sur le pavé ; la tête nue et hérissée. Il avait sous le bras un pain. Le peuple disait autour de lui qu’il avait volé ce pain et que c’était à cause de cela qu’on l’emmenait. En passant devant la caserne de gendarmerie, un des soldats y entra, et l’homme resta à la porte gardé par l’autre soldat.

Une voiture était arrêtée devant la porte de la caserne. C’était une berline armoriée portant aux lanternes une couronne ducale, attelée de deux chevaux gris, deux laquais en guêtres derrière. Les glaces étaient levées, mais on distinguait l’intérieur tapissé de damas bouton d’or. Le regard de l’homme fixé sur cette voiture attira le mien. Il y avait dans la voiture une femme en chapeau rose, en robe de velours noir, fraîche, blanche, belle, éblouissante, qui riait et jouait avec un charmant petit enfant de seize mois enfoui sous les rubans, les dentelles et les fourrures.

Cette femme ne voyait pas l’homme terrible qui la regardait.

Je demeurai pensif.

Cet homme n’était plus pour moi un homme, c’était le spectre de la misère, c’était l’apparition brusque, difforme, lugubre, en plein jour, en plein soleil, d’une révolution encore plongée dans les ténèbres, mais qui vient. Autrefois le pauvre coudoyait le riche, ce spectre rencontrait cette gloire ; mais on ne se regardait pas. On passait. Cela pouvait durer ainsi longtemps. Du moment où cet homme s’aperçoit que cette femme existe, tandis que cette femme ne s’aperçoit pas que cet homme est là, la catastrophe est inévitable.

Victor Hugo, Choses vues, 22 février 1846

Il se fait allumer dans les grandes largeurs mais franchement il a tendu un pieu incompréhensible. J'ai essayé de me persuader que c'était une énorme maladresse, causée par une tentative d'humour (très) noir à "l'esprit canal fin de race", qui ne passe plus du tout de nos jours, mais non. Juste pas drôle, pour personne. Qu'on dorme sous les toits de Paris ou ailleurs.

Voilà un gril bien vénère comme on les aime !

Merci Pauline pour cette saine colère - face à autant d'ignominie faut surtout pas se retenir, et la conclusion est top (bien méritée, prends ça dans ta gueule connard)

" La stratégie bourgeoise est de remplir le monde entier de sa culture et de sa morale, en faisant oublier son propre statut de classe historique " ( Barthes )


Roland ....

Très jolie conclusion, j'ai bien ri ! Merci Pauline  :)

Je n'ose même pas imaginer la souffrance que vivent ces personnes. 

Ce qui m'a aussi fortement déplu, est de voir Julien Bellver défendre son boss (lui qui sait à priori ce que c'est d'être en parti discriminé mais son statut de bourgeois a pris le dessus).

Que jamais je ne devienne comme eux!

Sur le grill....


merci à vous de sortir asi de sa torpeur.

Je ne savais pas que Pascal Praud écrivait sur arretsurimages . 

Yann B - incarnation du pire. 


Voilà un des meilleurs articles écrits sur Asi!

cri du coeur salvateur!

 Ces petits marquis qui méprisent le peuple oublient qu'à un moment les va-nus-pieds n'en peuvent plus et qu'ils relèvent la tête, et, là, ça va faire mal!

Merci et bravo Pauline! 

Le ton n'est plus ni à la rigolade ni à la modération avec ces pseudo-amuseurs profiteurs qui se font passer pour des bourgeois de gauche (sauf quand ça les touche au portefeuille - et chez Bouygues il est évident que celui-ci est plus important que le malheur des autres !) qui nous mènent droit à l'extrême droite avec leur mépris des gens et leurs intérêts persos bien compris ! Ceci dit ça fait très longtemps que Barthès fait une émission de droite, et depuis le début, ça sent le faux-cul !

C'est vrai qu'il y a quelques années Yann Barthes s'était taillé un costume de trublion des gens installés et nantis, ce qui m'avait conduite à essayer de regarder son émission, je dis bien essayer, car je n'avais jamais pu passer le barrage des spots publicitaires. Je vois que je n'ai rien perdu quand je lis cet article .Par contre j'y  constate une attaque récurente de Raphaêl Glucksmann qui, le pauvre, n'y est pour rien me semble-t-il. Moi je l'aimais bien Raphaël, du coup j'ai des doutes : que lui reprochez vous?

C'était mieux avant ?

Dans le Canal + iconique de la grande époque, il y avait les notables, les installés autour de la table : Gildas, de Caunes.


Et, à l'occasion, un strapontin pour un lutin impertinent  et drôle: Yann Barthès..


A présent, le notable installé, c'est lui.  Et l'impertinence s'en est allé.

Bravo Pauline !!! Le fonds de ma pensée quand je regarde quotidien mépris de classe et mépris de la province pour ces petits parisiens glucksmanien ...Je ne vote pas Mélenchon mais je ne comprends pas du tout l'aversion de cette émission pour LFI et par contre je comprends l'attitude de Mélenchon vis à vis de cette émission. C'est le ventre mou des idées et de la politique.

Parfait. Tout est dit. Je n'en change pas un mot. A lui envoyer à tout prix. Il n'est pas impossible de le faire réfléchir, quand on part de si loin....

Bien envoyé ! Ça fait du bien. Je ne comprends pas que la manière de raisonner obligée dans cette matière ne soit pas celle là 

https://www.lgoutelle.org/2025/11/la-seule-politique-ecologique-acceptable-et-incontournable.html

Moi je vis sous le toit… et je suis en colère !!

Un bouffon.


" ton émission qui ne fait rire que les CSP+ fans de Raphaël Glucksmann "  Je partage cette impression

Décidément, c’est la fête à Barthès en ce moment ; j’imagine que l’attitude critique, et des plus lourdes, de son émission envers LFI n’y est pas pour rien… 


Je fini d'ailleurs par me demander si la virulence déployée à l’égard de LFI dans cette émission est le paravent qui lui permet de continuer à refuser d’accueillir des élus ou représentants de l’extrême-droite sur son plateau, dans la mesure où l’espace médiatico-politique a pris l’habitude de parler, concernant le RN et LFI, des extrêmes.


Je languis de voir comment il va organiser la saison prochaine quant à la politique, avec la campagne présidentielle qui va prendre tout l’espace des débats médiatiques.


son histoire sur la figure de l’habitant sous les toits fait couler beaucoup d’ancre à gauche, alors que l’une des caractéristiques de ce garçon dans son animation est d’être insolent, impertinent, méchant.


De toute façon il a raison, la multiplication des canicules, avoir à les affronte, n’est pas une question de situation géographique d’habitat, ni de condition physique plus ou moins dégradée, mais une question qui concerne tout le monde ; tout le monde est dans la cagade avec ces records de température, tout le monde en est affecté.

Carbonisé Barthès...

Pouah .. Merci pour ce salvateur billet.


Mon analyse à 2 centimes peut-être : 


Yann Barthès avec sa "blague" (pitoyablement jouée en plus) pense sans doute se moquer des jeunes urbains pas trop mal né-es : étudiant-es en école de commerce ou jeunes trentenaires "créatif-ves" qui peuvent encore se permettre d'habiter sous les toits dans les grandes villes (comme Paris). En effet c'est probablement la catégorie de personnes la moins bien lotie qu'il puisse côtoyer, et dont certains représentant-es se plaignent peut-être pour rien à ses yeux puisqu'une partie d'entre eux (selon ce cliché toujours des jeunes urbain-es) pourraient se payer le luxe d'une toile climatisée ou un petit pique-nique improvisé au bord du Canal Saint-Martin à la fraîche (bien qu'il n'y ait guère plus de "fraîche" depuis 1 semaine).


Mais ce faisant il invisibilise les portions les plus précaires et défavorisées de la population (qui ne vivent même pas forcément sous les toits mais parfois par exemple dans des cités enclavées et bétonnées) dont il montre ainsi qu'il ignore tout - non seulement de leur souffrance mais encore de leur existence. Ce qui est encore plus pitoyable et révélateur de sa mentalité et de sa vision de la société française.

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Sainte colère qui fait plaisir, merci. Entre lui et Guillaume Meurice, le mépris de classe qui se prétend de gauche dans ses loges climatisées a malheureusement encore de beaux jours devznt

Une conclusion énervée mais juste :D


"Tout le monde a chaud" dit-il en manches longues.

Difficile de réussir un plus bel aveu de déconnexion.

Bravo ! Merci !

Moi ce qui m’étonne , c’est la passivité du français .Ça doit surement tenir à l’exutoire que sont les réseaux sociaux , étonnant qu’il n’y en ai pas un qui ai péter un câble  , ce calme …Hum… Ça pu !

Merci Pauline, je ne connais pas ce double triple idiot dépourvu d'une once de la plus rudimentaire empathie mais il illustre si bien cette société mode macron où on laisse cuire à chaleur tournante des milliers de gens en les abreuvant de conseils : ouvrir les fenêtres, boire de l'eau et fermer les volets... 


...et les familles avec enfants dans quelques mètres carrés surchauffés... et pas d'arbres autour ou de petits parcs pour leur permettre de jouer au frais

«… ton émission qui ne fait rire que les CSP+ fans de Raphaël Glucksmann…». Pas certain que la balle perdue pour Glucksmann soit d'une grande pertinence, mais je souscris à 100% à tout le reste de votre article. Et je dois même dire que je ne comprends toujours pas le pourquoi de l'angle de cette chronique odieuse (celle de Barthes, pas la votre)

Barthès, l'étron des Bouygues

Il y a longtemps, une pub de la prévention routière disait "un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts."  Je crois qu'il est urgent d'inventer un organisme de prévention médiatique. 

Il y a un gros pb d'extême-droitisation des médias, il est grand temps de lutter contre.

Il faut une outrance un peu plus outrancière qu'à l'habitude pour qu'on remarque que ce sale type est un sale type. Ça fait pourtant des années qu'il répand ses immondices dans la boîte à cons.

L'ennui chez ces cons est qu'ils sont tellement  cons et imbus d'eux même,qu'ils ne s'en rendent même pas compte. Convaincus de faire partie de l'élite. 

S'ajoute un mépris des autres 

Avec Apathie il fait un sacré duo.

La connerie doit être un critère pour passer à la télé. 

Yeyyy!!!! Remontée, Pauline! Et vous avez bien raison. Je crois que nous sommes nombreux à être très en colère. Il y a quelques jours, ma fille me disait que jamais elle ne ferai d'enfant, terriblement angoissée à l'idée de vivre l'été le plus frais du restant de sa vie. Je l'écoutais, ravalant ma propre boule d'angoisse. Je me gardais bien de lui dire ô combien je regrettais d'avoir non pas mis au monde, mais jeter mes enfants dans cet enfer.

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