60
Commentaires

Violences policières : la conférence de presse mouvementée du préfet de Bretagne

"Le sang-froid a déserté les rangs des forces de l'ordre". Lors d'une conférence de presse tenue le 2 juin et diffusée en direct sur Periscope, le préfet de Bretagne Christophe Mirmand a dû faire face à des journalistes particulièrement remontés. En cause : les violences et intimidations policières dont ont été victimes certains reporters en marge de manifestations contre la loi travail. Le club de la presse de Bretagne a annoncé qu'il allait saisir le Défenseur des droits.

Derniers commentaires

Il est vrai que je condamne tous les totalitarismes religieux de toutes obédiences des Croisades "fleurs de lysées" par Templiers interposés aux exactions, attentats, impositions que des branches fondamentalismes de l'Isman se plaisent à utiliser, en passant par l'invention du peuple juif http://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/SAND/16205 Shlomo Sand, en passant par les totalitarismes capitalo-économiques ( Monsanto, Bayer...), la bien-pensance des "philosophes" médiatiques...et j'en oublie et j'en oublie.

Mais ces condamnations ne sont pas affichées, comme certains l'affichent, au revers de leur veston ne leur servant que de prêt à penser, faisant de l'étendard de la laïcité un fourre-tout bien utile. Un cache-sexe, quoi?
Pas de leitmotiv permanent, pas de récurrence réductrice.

Le silence, quand il est ouvert, permet de pointer, juste, au bon moment.
A trop crier aux loups...vous connaissez, n'est-ce pas?

Je dois vous quitter car, le mardi soir, je m'occupe de mes petites filles et nous faisons de l'histoire en nous racontant nos vies.
Ervé-Ulysse, puisque vous relevez, à juste titre, nos points de convergence (je viens de rereregarder la conférence gesticulée de F. Lepage sur la langue de bois...) pouvez-vous m'indiquer, les précisant, quelles sont les personnes que j'aurais oubliées?

L'omission, étant dans votre tournure de phrase, volontaire, non?
Nul n'est dupe de la récupération et de l'exploitation du "Je suis Charlie", par ceux qui, pour la plupart, étaient les cibles privilégiées de l'Hebdo.
Le rejet des dictatures, la condamnation de la violence d'Etat, sont parmi nos points de convergence.
Mais lorsqu'on dénonce, à juste titre, les dérives démocratiques, les atteintes aux principes républicains, il faut surtout prendre soin de n'oublier personne.
Moment de la pause jardinesque.
Je sais vous vous foutez de mes salades.

Mais avec plaisir Ervé-Ulysse (je préfère Ulysse (le nez souvent plongé dans Homère), donc je l'associe systématiquement).

1- Ceux qui justifient le bruit des bottes. Ceux qui, a leur place de pouvoir, Préfet, Ministre, Député...ne voient pas, n'ont pas connaissance, n'ont pas été informé des violences, parfois et souvent gratuites, de certains éléments des services d'ordre, à l'égard de manifestants, parfois énervés, parfois casseurs mais...Toutes ces attitudes justifient le bruit des bottes.

2- Nous sommes en démocratie et je suis Charlie. Le silence et la justification préalablement exposé m'amènent à conclure que nous sommes en Démocratie (n'est-ce pas?) et que le cache sexe de "Je suis Charlie" arboré par de nombreuses personnes bien dictatoriales a pu être utilisé, à bon escient, un blanc-seing (si, si...) par nos dirigeants pour préserver la coupe d'Europe de foot-ball au sein d'un Etat d'Urgence bien commode.

3- Nous sommes au chaud, malgré les inondations. Chut, tout va bien, dormez, on vous protège...

J'espère avoir répondu.
J'ai toujours mauvais esprit.
un nouvel article qui permet d'en savoir encore un peu plus sur le cas de Romain D victime de violences policières

http://www.liberation.fr/france/2016/06/05/manifestant-blesse-de-nouvelles-images-a-charge-contre-les-policiers_1457507

il fut un temps où j'aurais tout compilé mais je n'ai plus la force, après tout c'est le boulot des journalistes, évaluation au doigt mouillé, le phénomène s'est encore amplifié par rapport aux grèves de 2010

comment peut-on voir ça sans réagir je ne le comprends toujours pas : https://www.youtube.com/watch?v=qNvdpPHzniY
regardez par exemple à 1min05 la fille qui prend un coup de pompe, selon mes infos était juste une fille qui quittait la terrasse d'un café , elle n'était même pas manifestante, la violence est aveugle elle touche régulièrement de simples passants.

La violence me révolte, l'indifférence des citoyens me révolte encore davantage.
Depuis quelques jours, il;me semble qu'on note un changement de ton dans la presse pour ce qui concerne les violences policières. Lorsque c'étaient les manifestants qui prenaient les coups, il s,'agissait forcément de casseurs ou d'élém'nts incontrolés, et les violences policières étaient des opérations de maintien de l'ordre légitime pur la grande majorité de la presse… Mais que les journalistes viennent à faire les frais eux aussi (et c'est également condamnable), de ces violences policières, alors toute ambiguité disparait pour la presse … Messieurs les journalisyes il est temps que, contre vos directions, vous montriez plus de solidarité avec les manifestants car en définitive, même sinvous avez parfois tendance à l'oublier, avec le peuple vous êtes du même côté de la matraque, du côté de ceux qui prennent les coups si les autorités l'exigent…
"Le préfet indique "ne pas avoir été témoin" de telles pratiques."
Parce que le préfet était là à la manif? Ben mince, on l'aura pas vu!
Allez M'Sieur L'Préfet. On vous déguise en journaliste avec un gros napareil photo et on vous emmène à la suivante. A moins de vous prendre un tire de flashball qui vous rendrait aveugle des deux yeux, vous risquez d'être sacrément témoin! :D
Avez-vous saisi comme moi à mots couverts l'invitation à ne pas s'approcher des évènements ?

"Il faut aussi que les journalistes travaillent dans des conditions qui ne les exposent pas à des dangers ou à des risques auxquels ils peuvent être confrontés dans le cadre d'opérations de maintient de l'ordre qui sont parfois difficiles à organiser et qui peuvent parfois s'organiser dans des conditions qui les exposent à ce type de risques"

En lien avec la montée croissante des violences et ce que j'estime être comparable à la militarisation des forces de polices (hélicoptères, drones de défense, nouveaux flash-balls de chez Verney Carron (Saint-Étienne)), le fait également que les journalistes commencent à porter des casques avec l'inscription PRESSE, on peut se demander s'il faudra prochainement des journalistes embeded..
Merci, Cugel et Olivier, pour vos contributions :)
Tu peux cogner sur le jeune, mais le journaleux, oublie! Vache sacrée!
Lu sur liberation.fr à propos des "incidents" de Saint-Malo :
(...)
Onze élèves ont été légèrement blessés dans la bousculade et pris en charge par les pompiers. Trois d’entre eux ont été transportés à l’hôpital pour une jambe cassée, un poignet cassé et une blessure au genou
(...)

Une jambe, un poignet cassés, ce sont des blessures légères lorsque la victime est un-e collégien-ne.
Lorsque c'est un membre des forces de L'ORDRE, il est grièvement blessé.
Etonnant, non?
Glanz ou la course au buzz effrénée. "Vite, des caméras, je mets un bout de grenade de désencerclement sur la table du Préfet !" Incapable de ne pas transformer chaque conférence de presse à laquelle il assiste en Gaspard Show.
Bonjour
A l'issue de la lecture des 4 extraits vidéo inclus dans l'article de Justine je n'ai entendu aucune excuse de la part des responsables représentant la République ni de paroles apaisantes indiquant qu'ils feraient en sorte de modérer leurs troupes à l'avenir.
Ces gens sont des provocateurs qui n'ont pas leur place dans le dispositif républicain.
Je m'étonnais déjà la semaine dernière de la présence du préfet local dans la barque du pêcheur conduite par Micron en campagne électorale. La République est bien mise à mal par le pouvoir exécutif depuis 2 quinquennats.
Ont pu manifester sans se prendre de coups et de grenades: FNSEA et opposants aux portiques. Dans ces deux cas, dégradations, démolissions, blocages de routes ont été surveillées avec bienveillance par les forces de l'ordre.
Curieusement les black-blocs ne viennent jamais dans leurs manifestations.
Confirmation que Taranis News fait du très bon boulot, et merci à @si de relayer.

Je ne peux que me réjouir que ces faits soient ENFIN peut-être abordables par les grands titres : il est plus que temps !!
Mais, comme d'autres commentateurs au-dessus, je suis un peu amère : oui, ça va tellement mal qu'il ne serait pas étonnant qu'il y ait un mort .. faudra-t-il que ce soit un journaliste pour que toute la presse se décide à décrire la réalité ?

Sur certains sujet mal traités par les médias, certains demandent un long et difficile travail d'enquête : là,le boulot est fait, les images existent ... ce n'est qu'une question de volonté, il n'y a aucun autre obstacle.
Le coup des flics qui forcent à effacer les photos... cela me ramène à cette anecdote qui vient d'un autre temps :
En août 2012, je patrouillais dans une gare parisienne (patrouille Vigipirate) lorsque, au milieu de la foule, une femme pointe son petit appareil photo sur nous et prend plusieurs clichés. Mon chef de patrouille la repère, l'oeil attiré par les flash. Aussitôt, mon supérieur court dans sa direction : "Madame, avec l'appareil photo, stop !" Et mon chef de lui intimer prestement d'effacer les photos qu'elle venait de prendre.
Ce qu'elle fit, tout en protestant, visiblement en colère. Et moi, pendant tout ce temps, je n'ai pas pipé un mot. Mon collègue non plus d'ailleurs. Approuvait il cette démarche ? Ou faisait-il comme moi, n'osant rien dire, alors que je me répétais mentalement que nous n'avions pas le droit de faire une chose pareille ? Je ne l'ai jamais su.
Mais plus tard, lorsque notre chef rapporta l'incident et sa conduite à notre capitaine, nous eûmes confirmation que cette action était illégale et que la photographe aurait même pu déposer une plainte.
Mais ça, c'était avant, lorsque les militaires se baladaient sans gilet pare-balles et surtout avant L'ETAT D'URGENCE.
l'article édulcoré du monde
au collège de Saint Malo c'est une simple bousculade
quand aux journalistes selon un policier syndicaliste; "Ils ont été bousculés parce qu’ils empêchaient les policiers de travailler. "
des sanctions seront prises
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/06/03/vives-critiques-contre-la-strategie-de-maintien-de-l-ordre-a-rennes_4934023_1653578.html

pauvres policiers qui "travaillent depuis près de trois mois dans un contexte extrêmement tendu. Les manifestations émaillées de violences se succèdent à Rennes" ils vont être sanctionnés ! aussi lourdement que ceux qui ont tué Malik Oussekine ou que ceux qui ont tué Remy Fraisse ou que le sinistre responsable du gazage d'Anduze....

Le jour où les policiers ont manifesté un syndicaliste nous disait que 53% des sanctions à l'égard des fonctionnaires étaient prononcées contre des policiers, pour lui c'était une preuve qu'il n'y avait pas d'impunité dans la police.... mais quel foutage de gueule....d'une part les sanctions n'en sont pas vraiment et d'autres part cette simple proportion de prouve absolument rien du tout. Alors j'attends une véritable enquête sur le sujet.. combien de plaintes à l'égard de policiers sont classées sans suite, et quelles statistiques sur le type de sanctions prononcées...A mon avis on rigolerait bien.

Croyez moi mieux vaut être un policier auteur d'une bavure qu'un sans dent volant une bouteille de bière
Le préfet fait tomber le bout de grenade par terre à la fin de la conf de presse.
On a l'impression qu'il n'a pas fait exprès de le faire tomber, mais qu'il s'en rend compte tout de suite, qu'il hésite une demi seconde à le ramasser, et finalement il ne le ramasse pas.
Ils font du tres bon boulots ces "petits jeunes" de Tananis news.com Ca nous change des "journalistes militants" de C dans l'air, Rance inter etc...
"Les violences contre les magasins" voilà ce que le Préfet cite parmi les violences qui ne peut être admises

Et comment - je vous le demande - pouvoir en être autrement. Les violences contre les magasins, contre les vitrines innocentes, contre les devantures qui ne sont pour rien dans la Loi travail, ni de près ni de loin, comment accepter ces violences, je vous le demande en ce soir où je crois rêver, si c'était Sarkozy j'aurais dit d'accord un préfet parle de violence faite au Kapital, et c'est normal, mais en ce jour et âge, sous le règne de Hollande Ier roi socialiste, je crois rêver. On violente des magasins, non mais allo, tu es socialiste et on violente des magasins

J'avais rayé Hollande et Valls de ma carte du tendre, aujourd'hui je les mets en haut de la liste des ennemis du peuple ex æquo avec Sarko et Woerth
Je remarque que lorsque la profession elle même est touchée les médias sont beaucoup moins "conditionnels". Quand ce sont des manifestants on ressent une certaine forme de suspicion ou l'idée que c'est "le risque du métier".

Il n'est pas écrit dans la constitution : "liberté de manifester au risque de se prendre un coup de tonfa".
Les ordres (ou conventions tacites) semblent pourtant limpides : dissuader les familles et les personnes peu habituées au manif de descendre dans la rue.

La tension monte et il y aura un mort... c'est presque inéducable vu comme les forces publiques semblent "à bout" et que la vermine qu'elles contiennent (sans doute très minoritaire) se lâche (puisque couverte par la hiérarchie).
Ce qui me révolte (et je pèse mes mots) c'est que le gars, coprésident du Club de la presse de Rennes Xavier Debontride, vienne à la fin, attendant le passage du préfet, lui dire: "je suis désolé..." (réécouter la fin de la vidéo)

Vous comprenez, Monsieur le Préfet (coupe de cheveux de fonction) je m'excuse, de porter plainte auprès de...

Il n'est pas étonnant qu'en bout de chaîne certains frappent quand les carpettes se font serpillières.
Pour une fois qu'un préfet va rêver d'être muté en Corse.
"Les régimes autoritaires ne se définissent pas au nombre de stades réquisitionnés pour faire fusiller l'opposition."
ici:
https://twitter.com/VotezNon/status/738442247042142208
je suis curieux de savoir ce qu'on fait les grandes chaines de ces images (même si je me doute un peu)
j'ai entendu le témoignage d'un des journalistes cognés à Rennes et ce que j'ai ressenti à travers son témoignage sur inter, c'était (certes en filigrane) une incompréhension de sa part du genre que c'est pas les violences policières qui le gênent c'est plutôt que c'est tombé sur lui, un truc que si je le dis avec mes mots ça pourrait donner "taper sur des manifestants, des passants, des gamins, des mamies ok mais bon taper sur moi c'est vraiment pas juste".... si si il l'a dit le problème c'est qu'ils ont tapé sans discernement !

il parait qu'en Allemagne y a une majorité d'hommes politiques qui disent que les armes sont en elles mêmes une menace pour la démocratie. J'ai presque failli me dire que ça pourrait valoir le coup d'aller habiter en Allemagne.

Il parait même qu'en Angleterre les policiers assurent le maintien de l'ordre sans aucune arme du tout.

On se demande pourquoi les USA et la France restent les symboles de la liberté et de la démocratie.
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.