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Valls, dans la fenêtre d'Overton

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Très bonne chronique, mais avec une petite erreur. Valls est selon Daniel " associé à toutes les capitulations idéologiques économiques, sociales et sociétales du quinquennat Hollande". Mais c'est faux. Hollande n'a pas capitulé, à rien. Il a été fid(...)

La fenêtre d'Overton a son équivalent dans les techniques de ventes, enseignées ouvertement dans toutes les écoles de commerce: on affiche le prix d'un canapé à 1500€, et on annonce aux clients qui sont intéressés qu'on peut "faire un effort", et le (...)

Valls : on a l'impression qu'il pourrait tuer père et mère , pour avoir le Prix Nobel de la Paix....

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Que pensez vous de la gestion de la crise ? Cadeau relax.

https://www.youtube.com/watch?v=HqJVMn4AP7k

On peut inventer toute sorte de fenêtre, pense, pour paraphraser la phrase attribuée à Lincoln:

On peut manipuler une partie du monde tout le temps

On peut manipuler une parti du temps tout le monde

Mais on ne peut pas manipuler tout le monde tout le temps

Et je poursuis, les manipulateurs, faisant parti du monde (n'en déplaise au tenants du Grand Complot), ne peuvent qu'être tout autant manipulés....

Et c'est ce qui assure la survie de l'espèce. :-)

Cadeau :

http://www.legorafi.fr/2020/04/16/manuel-valls-ecope-dune-amende-pour-non-respect-du-confinement-apres-avoir-dormi-sur-le-paillasson-demmanuel-macron/

Très intéressant ce concept de fenêtre d'Overton, merci Daniel ! Du coup j'ai lu la fiche wikipedia de ce concept, et relu le "petit traité de manipulation à l'intention des honnêtes gens" de Robert-Vincent Joulé,un  très bon chercheur en psychologie sociale. Ç’a beau être une technique "vieille comme le monde" comme disent certains commentateurs de ce fil, le fait de l'avoir théorisé, expérimenté, et d'en avoir objectivé les mécanismes en font un instrument beaucoup plus puissant, et plus utilisé. La fenêtre d'Overton fait partie de la panoplie du "nudge" très en vogue dans les sphères politiques depuis Obama. Tous les leviers du nudge pour influencer les comportements ne sont d'ailleurs pas nécessairement des moyens de manipulation pour embobiner les gens. C'est comme les médicaments, un poison ou un remède, selon qui s'en sert, et à quelle fin...

https://www.youtube.com/watch?v=hbloPajA_g4


Après le zombie DSK, le zombie Valls ?!?


P'tain, ça va être le musée des horreurs ce monde d'après...

Pour lire la com gouvernementale je vous recommande la grille du Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens de Beauvois et Joule, un best seller inusable des écoles de commerce, tout y est appliqué à la lettre relayé et amplifié par les media à la botte. Et pour suivre le tout prenez un bon cours de tango : un pas en avant deux en arrière, glissé, volte ...un truc comme ça en mesure

Valls présente une double vacherie.

Déjà, il est le sosie de Sergi López. Et j'adore Sergi López.

De plus, Sergi López joue le role d'un soldat franquiste sadique dans Le Labyrinthe de Pan de Del Toro.

Et franchement... franquiste, sosie, c'est troublant !

 

LA RUBRIQUE DU DOIGT MOUILLÉ, BIENVENUE AU CONFINEMENT DU COMMERCE


Excusez-moi, mais une fois que l'on détaillé le fond et la forme du machin d'avorton, qui détaille comment on est censé.es avaler toutes ses saillies dégueulasses et officielles et médiatiques, ne faudrait-il pas se poser de leur impact?

Je veux dire, ça marche-t'y, les "faut-tuer-les-vieux", "faut-tirer-sur-les-cailleras" ?

Bien sur, Al Razoui me débecte, Apathie est indigent, Barbier est une ordure, mais :  

1- Les entend-on ?

2 - Et qui les entend ?

3 - Et quand ils sont entendus, cela touche-t-ils celles et ceux qui les entendent ?

Et, question, con...substantielle, qui sont ceux qui parlent et à qui parlent-ils, en vrai ?

Un audit s'impose. Au doigt mouillé.


Pourquoi je me pose la question ?

Parce que si je prends l'évangéliste du coin de ma rue qui m'annonce l'Apocalypse pour les mécréants, les pd, les gouines (il ne le dit pas comme ça, mais je parle l'évangéliste), personne ne pense qu'il va être entendu, c'est le fond sonore du quartier. Après, d'accord, sa présence, toujours plus supérieure, pose question. Une autre fois ?

L'évangéliste, il est comme mon oncle fin bourré en fin de table en fin de repas de famille* ; personne ne l'entend. Bon, je sais que tonton considèrente que les gens méritent leur sort, vae victi, mais c'est parce que je le connais, tonton. J'ai une peu grandi avec lui, je l'ai vu syndiqué à la Cégette puis voter Le Pen. Mais ce repas est vraiment bruyant, les gamins font un rafus d'enfer, tout le monde rigole.

Mon oncle inaudible, c'est les chaines d'info en continue dans 95 pour cent des débits de boissons, des restaus, des coiffeurs, des fast food, des lieux de rassemblement populaires en France  ; ya trop de bruit, c'est un fond visuel, pas plus.

C'est comme chez mon oncle et ma tante. Dès qu'ils rentrent du travail, il mettent BFM. Je le sais parce que j'aime mon oncle et ma tante, je passe souvent les voir.
Mais BFM,  ils ne poussent pas le son. Ils ne regardent même pas, ils passent juste devant. Ils des trucs à faire. Ils ont juste allumé la télé.
Mon oncle, quand il pense à ça, au repas de famille, il dit, ronchon : "ha ben si on veut m'entendre, je devrais écrire mes idées sur un grand bandeau.

Ce qui m'amène à une première hypothèse d'étape : les horreurs des Barbiers sont-elles écrites sur un bandeau ? Parce que si c'est non, si c'est juste dit à voix haute, il y peu de chance qu'elles soient entendues, donc connues.


Au dessert, mon oncle est dépité. Tata vient poliment de lui demander "mais tu vas un peu la fermer, deux secondes ?" Il se vexe et part fumer son clope dans le jardin.

Du coup, on l'entend plus.

On DEVINE qu'il doit déblatérer tout seul sur les gilets jaunes et les coups de fusil.

Mais c'est parce que l'on SAIT que mon oncle existe. Et comment ne le serait-on pas, sacré tonton !

Mon oncle, ce sont les chaine d'infos maintenant, aujourd'hui, demain, pendant le confinement ; tous ses lieux de diffusions sont fermés ! Kapput !


Deuxième hypothèse d'étape, depuis le 17 mars 2020, finalement très peu de Français.es peuvent recevoir directement les propos orduriers des éditorialistes comme Barbier.


"Directement", c'est ça le truc :

Je sors voir mon oncle, les mômes,  y braillent vraiment trop. "Ah, viens pas me narguer, le gaucho, hein !" qu'y me dit.

Je rigole et on reparle de la fois où il m'a emmené voir Bob Marley, en 1980 (je sais, c'est classe, hein ?) C'est mon putain d'oncle, ce gars-là. Il m'a appris "Angie" à la guitare.

Mon oncle, c'est à la fois le Monde d'avant, "la modernité sympa", comme dit Todd, le petit écran, et celui de maintenant, et du LED 55 pouces et autant en amertume.

Du coup, avec tonton, on parle parle d'autre chose. On ne parle pas en fait. Il est est à coté de moi, je vapote et je regarde le mur facebook sur mon mobile. Le vivre ensemble, c'est mon truc.

Machinalement, mon oncle regarde aussi, distraitement.

Et là, v'la qu'il s'emballe parce qu'il a vu un post sur une émission radio où on lit qu'un fâcheux parle d'"un peuple français hypocondriaque" qui doit vite se remettre au turf.

"Ah, commence pas !", que j'lui dit.

Il ne commence pas.

Et je ne lis même pas le truc. J'ai le "bandeau", ça me suffit.

Mais là, quand même, je tombe des nues :

1 - C'est un article d'Europe 1. Mais Europe 1, ils ont des velléités d'audience hypocondriaques ! Tellement que personne ne les écoute, c'est pas une radio, c'est une cibi.

2 - Mais quelle page Facebook a-t-elle projetée une source de lumière sur ce désormais poisson des profondeurs : ACRIMED ! Sérieux ?

Évidemment, loin de moi l'idée qu'ACRIMED ne fasse ce pourquoi il a été créé, Maler à moi.

Mais quand-même, sans ACRIMED, je ne l'aurais pas su.

Les Français plaintifs, j'en aurais pas entendu parler.

Et là...

Je me rends compte que la plupart des horreurs télévisuelles, ce sont les réseaux et ma presse chérie qui me les apprends.

Barbier, c'est Daniel.
Apathie, c'est Daniel
Quasiment tout, c'est Daniel
Daniel et les posts Facebook, c'est vrai.
"Al Razaoui pan-pan ,les Arabes", c'est... la presse écrite, c'est vrai. On notera quand-même que la "presse papier" a pris dans l'ensemble une voie opposé" à la Macronolaterie centpourcente des radios-télés.

Troisième item. C'est vraiment pour moi le fond le sujet : cela vaut-il le coup de répercuter des horreurs qui ne survivraient pas par leur seule existence ?

Je me moquais du "phénomène d'avorton" (non, mais c'est parce que Viktorovitch, il a une carrure d'avorton. Ah, on peut rire hein ! Moi aussi, j'ai un physique d'avorton ! Bon, de trois avortons... Hum, ok, pas le physique), de la fenêtre d'Averton expliquée par Clément Viktorovitch. Mais c'est impeccable, il est impeccable, tout comme "Clique", qui refait honneur à l’idée qu'on se fait de la télé.

Mais justement, c'est peut-pas pour l'explication de la fenêtre d'Averton, qu'on aime "Clique". En tout cas, pas que. Pas que pour le décryptage des mots du pouvoir. Sinon, sans moi.

On aime "Clique" davantage parce que Mouloud Achour donne la parole au vrai monde, pas celui des médias, ni celui du monde qu'on voit dans les médias. "Clique", ce sont d'autres artistes, d'autres écrivains, d'autres voix qui nous parlent sans nous agresser. Qui peuvent être radicales sans être manichéennes. La modernité sympa. Selon moi.

"Clique", c'est le Monde d'après. C'est le symbole.

Voilà, voilà. Vous en pensez quoi ? Je me goure ?

Ah oui, il y avait aussi
 qui sont ceux qui parlent, les Barbiers ?

On dirait bien : des gens qui se seraient regroupés géographiquement autour du lieu du pouvoir, des télés parisiennes non loin de l’Élysée...

... vous savez quoi ? Ils sont la réplique de la noblesse venue se faire une place à Versailles quand Louis XIV s'y est installé.

C'est cette noblesse de province qui a quittée le vrai monde pour s'entasser, à très haut prix foncier, près du souverain. Ce roi, Louis XIV, qui considérait, dans cette bâtisse, assis sur son fauteuil style Louis XIV, loin des villes (à l'époque), qu'il n'avait plus besoin du peuple.

Ces nobles devaient à peu près être aussi audibles du peuple que la Cour de Macron. "Ridicule".

Du coup, à qui parle Barbier ? A Macron

Et Apathie ? à Macron

Et.... ? A Macron, qui se pose là aussi en souverain lunaire que ces ministres n'écoutent plus ("Ecole le 11 ! ", Blanquer "Mais non, il déconne...").

Du coup, qui sont ces gens pour les Français.es ?

Rien.




* On est une famille aussi nombreuse d'auto-imunisée...machin... des mutants.


Monsieur Olivier a retrouvé la pêche.


Et l'on s'en réjouit !

C'est très gentil vous ! Vous êtes bien affûté de votre côté, ces jours-ci. Amicalement !

Bravo, pour le fond et pour la remarquable forme littéraire

Je vous remercie.

Excellent ! Le style est impeccable, mais j'émettrais juste une petite réserve sur le fond : je ne suis absolument pas convaincu que tout ça passe au-dessus de la tête des gens, loin de là.

Petit à petit, ça façonne, ça moule, ça s'insinue, ça pénètre, et ça affecte et infecte bel et bien les cerveaux ! Demandez donc à Nath et à sa famille ce qu'elle en pense...  ;-)

Merci Proméhée !

Il est possible que l'expérience de Nath, que j'ai lue, démente ma conviction, mais je me demande s'il s'agit du même type de propos, si on parle de la même chose.

J'entends par là que les sophismes, les raccourcis, les Joffrineries, les Lepeneries qui ont façonnés la famille de Nath sont plus anciens dans le temps. lls remontent aux années 80, le début du darwinisme social assumé dans la Deuxième gauche, celle des diplômés du supérieur.

Et surtout, ils venaient d'un autre monde et ils étaient d'une autre nature, à savoir, pour dire les choses radicalement, pas fascistes.

Je sais bien que l'ultralibéralisme absolu a besoin d'une structure autoritaire, mais ce que disent les Barbier et El Zaroui, les appels à tirer sur la foule de Luc Ferry, ne sont vraiment pas ceux d'un projet libéral, même dur, qui se verrait comme le début d'un monde, ceux sont ceux d'un népotisme au bord du gouffre où la corruption a tout englouti.

Si je peux me permettre une remise en contexte des derniers trois mois. Je souhaite vous montrer à quel point le monde de maintenant n'est pas celui qui a forgé la conscience triste de la famille de Nath.

Un inventaire à la prévert-de-gris.
Ces trois dernier mois on a demandé à tirer sur les Gilets Jaunes, sur les gamins de banlieue, où la police tue une personne par mois, où on pense à faire le tri dans la population. Un président gouverne désormais seul le pays, éloigne ses ministres sauf les pires, éloigne la presse. Un président vient parler chaque mois à la nuit tombée, à la télé, sans contradicteur, avant de se retirer dans son château de la Belle au bois dormant. Mais en Transylvanie. Car, là, c'est du Bram Stoke, le Président à annoncé que des enfants seraient sacrifiés afin que leur parent fassent repartir l'économie.
Alors le ministre de l'éducation, jusque là complice de son maitre, se dit qu'il ne veut pas finir avec un pieu dans le cœur et explique que non, ça ne se fera pas.

J'aimerai que Blanquer ressemble à Marty Feldman, mais quand même, c'est La débandade.

Que lit-on dans la presse écrite depuis lundi ? Que le gouvernement fait ce qu'il peut et a déconnecté Macron. C'est peut-être la seule chose qui me donne espoir, cette soudaine envie en haut, de faire son travail.

Bon, je n'ai pas pu m'empêcher de faire l'andouille. Mais... voilà. On ne parle pas de la même chose avec Nath, que je salue par ailleurs (comme à la télé).

Les horreurs verbales de la Cour ne dépassent pas le périmètre des plateaux sauf quand une analyse, légitime, Asi, Clique, s'en empare et ne la diffuse. Mais bon, ça mériterait vraiment un débat chez les concernés.

Les horreurs verbales de la Cour sont trop outrancières pour être seulement entendues par le plus grand nombre.

Elles ne sont qu'un fond sonore. Et encore, vous entendez quelque chose ?


Je comprends bien votre point de vue, mais ne le partage toujours pas.


La distinction que vous faîtes entre le monde libéral d'avant et le fascisme d'aujourd'hui me convient, à ceci près que j'appelle le monde d'avant le libéralisme et celui d'après le néoliberalisme. Le premier était inspiré d'une doctrine économique (avec toutes ses limites, notamment pointées par les économistes marxistes, keynésiens et néokeynésiens), quand le second est inspiré par une doctrine idéologique plus qu'économique (le darwinisme social que vous évoquez justement, mâtiné d'une bonne dose de cynisme à la gloire des puissants), même si je reconnais que toute doctrine économique est en soi politique.

Surtout, je ne situe pas la césure entre ces deux mondes au même moment que vous. Selon moi, il commence avec la contre-révolution de Reagan et Thatcher, au début des années 80. Ce qui le rend plus visible aujourd'hui, c'est qu'il arrive à maturité, gros d'une violence inégalée (sauf sous Pinochet, très avance sur nous) et sans plus aucun scrupule ni opposition. La famille de Nath (ne le prends pas mal, Nath, c'est juste un archétype pris par commodité dans la discussion ! ^^), a donc été biberonnée à ce néoliberalisme, et non au libéralisme.


Enfin, sur la question de l'influence réelle de leur discours, je crois ici à la théorie du ruissellement, mais des idées pour le coup. Même goutte après goutte, elles ont fini par imprégner la société. Gramsci ne parlait pas d'autre chose en son temps avec sa lutte culturelle à mener...


Bref, je pense que l'on peut se mettre d'accord sur notre désaccord à ce sujet, sachant que la discussion est loin d'être terminée !  ;-)

Olivier, très cher, au risque de doucher vos illusions d'immunité collective comme bouclier naturel contre le MacaronaVirus et ses fans sortis d'une fenêtre abortive,  je vous invite à vous pencher sur le phénomène de la porosité cérébrale.  Autrement dit, il n'y a pas d’étanchéité naturelle aux idées circulantes, qui, plus elles circulent, plus elles irriguent et imprègnent les esprits selon leur degré de porosité. 


Raison pour laquelle j'ai tendance à me méfier un peu des gens se disant ouverts à tout, où le tout, on le constate par la suite, rime souvent avec le n'importe quoi. Une petite anecdote familiale: 


Présidentielles 2017, maman demande à sa fifille ce qu'elle pense de Mélenchon LFI et fifille lui explique le programme qu'elle approuve et maman est fière d'annoncer à fifille qu'elle a bien voté au 1er tour. 


Arrivent les législatives et pour maman, c'est un peu plus compliqué qu'une présidentielle. Elle re-sollicite fifille qui, ne voulant pas l'influencer mais la conduire à réfléchir par elle-même lui indique les noms des candidats locaux cohérents avec son choix présidentiel. 


A la surprise de fifille,  maman est très attirée par un candidat qu'elle voit souvent sur le marché du village, un type qui a de la gueule, de la gouaille et qui, tout comme JLM, ne mâche pas ses mots et dit tout haut ce que tout le monde doit penser tout bas. 


Evidemment, fifille vient de deviner qu'il y a un gros problème, vous devinez bien lequel, isn't it? Alors, fifille essaie de faire comprendre à maman que ce candidat là est un bel imposteur et qu'il n'a pas du tout le même projet de société que celui porté par la LFI, etc, et tout cela en s'efforçant de ne pas blesser maman. 


A la fin de l'histoire, maman a fini par voter, dit-elle, pour le candidat LFI,  mais à contrecoeur et juste pour faire plaisir à sa fille (la seule sur les trois qui soit un peu éclairée politiquement, les deux autres préférant les gourous de secte, le spiritualisme et le crudivorisme..) et sans vraiment comprendre ce qui clochait chez le candidat RN  vu sur le marché comme on voit Mélenchon à la télé. 


Morale de l'histoire ? Je ne sais pas trop, j'y réfléchis encore, mais ce qui est certain, c'est cette affaire de porosité de l'esprit qui se laisse traverser par n'importe quelle idée présentée comme souhaitable, juste, logique, légitime et surtout, présentée avec force conviction, exactement comme le font les chroniqueurs lécheurs de boules présidentielles qui officient jour et nuit sur les chaînes d'info continue et autres plateaux (France Info, n'en parlons même pas, mais France Inter, c'est déjà bien caramélisé).  


A ce stade de ma réflexion, je considère que le seul moyen de résister aux chiennes d'info, c'est de ne plus les regarder.  Mais il devrait exister quelque chose de plus efficace, de déployable à grande échelle, que sais-je, un tutoriel, un Franck Lepage quotidien et un Viktorovitch intercalé toutes les 10 minutes entre Salami et son acolyte matinal.  


Perso, à ma toute petite échelle de personne mélangée avec rien, j'y travaille. 

 Besos   

Nath, merci pour cette anecdote très chère.
Ca demande à y réfléchir, et j'en ai très envie.
Je pensais à une chose, savez-vous où votre fille est allée chercher sa "pertinence" du FN ? Dans quels médias, quel support ? Des chaines d'infos, des réseaux sociaux ? Combien de temps d'incubation ?
Il ne s'agit s'agit pas de biaiser. Vous avez probablement raison sur toute la ligne et je me plante. Je ne vous ferais pas le coup du "mais vos propos n'enlèvent rien aux miens", mais c'est vraiment la chose que j'ai voulu savoir tout de suite.

Exact, Prométhée, c'est ce que je constate qui se produit souvent à l'arrivée: que vous connaissiez ou pas la mécanique du subterfuge ne l'empêche pas de fonctionner à plein régime. Regardez voir du côté des sectes genre Scientologie, on y trouve des pelletées de cerveaux remarquables 

C'est long, mais c'est parce que c'est (bien) argumenté. Mais je soupçonne quand même certaines petites musiques de rentrer dans un certain nombre de têtes...

Merci merci ! mais oui, c'est long... Au moins, Barbier fait court

J'ai l'air d'un mome comme ça à remercier tout le monde, mais c'est sincère. Et je crois que le confinement me rend un peu marteau.

"je crois que le confinement me rend un peu marteau ".


Bienvenue au club :-)

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Les mauvaises langues  conseillent un manuel pratique dédié à Manuel  : "Tout savoir sur l'anulingus "

Un bel exemple de fenêtre d'Overton, la proposition hier de Jean-François Delfraissy (Président du Conseil scientifique de Sa Majesté), de continuer à confiner 18 millions de personnes jusqu'à... ce qu'on trouve une parade médicale au covid-19. Les malades et les plus de 65 ans.


Finalement, quand on proposera de garder à l'ombre tous les plus de 75 ans et les paralytiques, tout le monde trouvera cela raisonnable.

On évoquera même des avantages autres que sanitaires à la mesure : ça les préparera psychologiquement au tombeau.

Overtune ? Des voix normales modifiées via un machin électro-Nic TM : le Valsificateur.


M'enfin, Coppertone vous protègera mieux du dieu soleil du Dr McRond:





A l'origine, telle que définie par son concepteur, la fenêtre d'Overton, aussi connue comme la fenêtre de discours, est une allégorie qui désigne l'ensemble des idées, opinions ou pratiques considérées comme acceptables dans l'opinion publique d'une société.

Autant dire que selon cette stricte définition, Valls ne serait pas susceptible de pointer son nez à la fenêtre.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Le coup de gueule d'André Comte-Sponville fait-il partie des Overton ?
https://www.franceinter.fr/idees/le-coup-de-gueule-du-philosophe-andre-comte-sponville-sur-l-apres-confinement

le 6 mars à 11h28 j'écrivais ceci :


Une autre menace sur notre pays :

Manuel Valls a tout l'air d'orchestrer son retour aux affaires françaises. Prises de positions favorables à Emmanuel Macron sur le 49.3 et la lutte contre le «séparatisme», interview pour réaffirmer son attachement à la France (sa «seule patrie» - sympa pour l'Espagne et la Catalogne), tribune sur «l'antisémitisme et l'antisionisme plus que jamais à combattre»... et désormais confidences sur ses envies de come back auprès du Monde


La première menace s'étant avérée bien plus grave que prévu au vu du nombre de décès, la seconde semble dramatiquement concevable. 

Jouer la carte de l'union nationale; une aubaine pour un chef d'état aux fraises, et les arrivistes se bousculent au portillon


Très bonne chronique, mais avec une petite erreur. Valls est selon Daniel " associé à toutes les capitulations idéologiques économiques, sociales et sociétales du quinquennat Hollande". Mais c'est faux. Hollande n'a pas capitulé, à rien. Il a été fidèle à ce qu'a été le parti socialiste depuis au moins 1983 et le tournant de la rigueur. La commission Européenne présidée par Jacques Delors dans les années 1980 et qui a ouvert la libéralisation de l'Europe, c'est le PS. Le traité de  Maastricht et la monnaie unique, c'est (pas seulement mais aussi) le PS; la magnifique couverture de Paris Match en 2005 où Sarko et Hollande posent ensemble, même costume, même cravate, pour le vote oui à la constitution européenne, c'est le PS; l'école comme lieu de déculturation programmée, le tout compétence et l'élève au centre, c'est (aussi même si pas que) le PS; la casse de l'hôpital et les tableurs XL de la gestion des lits, c'est (aussi mais pas que) le PS (voir le montage diffusé dans la dernière émission, qui commence par Bérégovoy); les plus fortes privatisations, c'est sous Jospin; Pascal Lamy à la banque mondiale, DSK au FMI, c'est le PS; Bernard Tapie promu ministre (Bernard Tapie!!) de la ville, comme figure  de la méritocratie, les yeux doux énamouré de Mitterand à son égard, c'est encore et toujours le PS; la participation à la première du Golfe, tous derrière Bush père, c'est encore le PS.....

Continuer de croire que le PS a été ces quarante dernières années un parti de gauche, ou à tout le moins un parti s'inquiétant des classes populaires, c'est une erreur de perspective. Valls n'a capitulé en rien, il n'a été que l'incarnation de ce qu'a été structurellement le PS depuis quarante ans, le parti des classes dirigeantes converties au libéralisme de la fonction publique, là où l'UMP  représentait plutôt les classes dirigeantes de l'artisanat, du commerce et des professions libérales. Classes dirigeantes aux cultures politiques différentes mais aux intérêts communs, qui ont fini par se fondre dans le macronisme (et ne pas oublié que nombre des petits jeunes autour de Macron, de Griveaux à Emmelien, j'en passe et des meilleurs, ont tous gravité autour du PS avant de rejoindre le petit Manu)

Valls, Ndiaye, Griveaux, Castaner, etc..., et même macron lui-même: il doit y avoir un nid quelque part....

Overton,  ça voudrait dire  qu'un croque mort  peut parvenir à nous faire croire qu'un comateux irréversible est quand même mieux qu'un mort ?

" Manuel Valls est cet ancien Premier ministre franco-espagnol, qui s'est présenté aux Municipales de Barcelone, y a essuyé un cuisant échec "

Avec un peu d'esprit taquin à mon tour, et grâce aux traits d'humour de la série Parlement de france.tv qui font mouche tout en nous instruisant en prime, je viens noter subrepticement que M. VALLS est plutôy franco-catalan

La fenêtre d'Overton a son équivalent dans les techniques de ventes, enseignées ouvertement dans toutes les écoles de commerce: on affiche le prix d'un canapé à 1500€, et on annonce aux clients qui sont intéressés qu'on peut "faire un effort", et le leur vendre à 1200 (il a été payé au fabricant 400€ par le magasin), ce qui est bien entendu le prix maximum jamais réussi jusqu'à présent.

Sinon la leçon à retenir est qu'un Valls qui a pris la porte peut toujours revenir par une fenêtre d'Overton... -;))

Valls : on a l'impression qu'il pourrait tuer père et mère , pour avoir le Prix Nobel de la Paix....

Valls

Hollande

Blair

résonnez trompettes de la déculottée


il ne manquait à ce magnifique tableau du socialisme le cul et le nez dans le caniveau

(et même pas la faute à Rousseau) Keir Starmer

rien qu'à entendre ce discours loukoumesque de renoncement social

alors qu'on aurait aimé entendre Rebecca Long-Bailey fille d'un ex-docker


l'ultralibéralisme a de beaux jours encore

il suffira de lui donner des habits de dettes et d'instiller en France comme en Grande Bretagne des sentiments de contritions chez ces citoyens inconscients


Quand Valls et ses pairs disent "No pasaràn", sachez que c'est vous qu'ils veulent empêcher de passer

Effectivement, votre chronique d'hier m'a fait fait penser à cette fameuse fenêtre, moi aussi. Je n'y aurais pas forcément songé au sujet de Manuel Valls, merci de ce rapprochement. 


Quant au sinistre ex-premier ministre, il peut aller se faire rissoler le siège à la plancha.

J’aime bien la fenêtre d’Overton. C’est sans doute une façon de coller un terme nouveau sur une chose vieille comme le monde et qui s’appelle poudre aux yeux ou rideau de fumée. 


Parce que qu’est-ce d’autre sinon un tentative de vous faire baisser la garde pour faire accepter ce qui était inacceptable ?


J’espère que ce M. Overton a déposé un copyright ©.


Pour en revenir au catalan multi-cartes, très fort à ceci.


Ce serait comme "la pénurie alimentaire" brandie pour nous faire trouver moindre "l'augmentation des prix des denrées"  ?.... fenêtre d'Overton donc ?

Avec MACRON, tout est possible.

Son aveuglement laisse sans voix ;) car à coté de VALLS, un LE GENDRE fait figure d'un critique acerbe de l'action gouvernementale

Je pense que Macron est tellement sensible à la lèche qu'il ne voit pas que l'indécent et gluant panégyrique de VALLS n'a qu'un moteur : son retour dans la vie politique. 



"Cela s'appelle la fenêtre d'Overton. C'est le mot que je cherchais hier matin, sans le retrouver"


Ben il faut lire nos commentaires, on a bossé hier là-dessus.

 Moi je compare ça à un coin qu'on insère dans le bois pour en faire des bûches de la bonne taille. 

Le coin du jour c'est Valls. Quant aux buches...  

Pour ce nouveau gouvernement d'Union Nationale, je propose à  Not'Président  ( que Dieu lui octroie quelques masques  non troués ) :


- Monsieur Edouard Balladur.,

ou

- Monsieur Balkany ( mais seulement  après amnistie ).


 et sous réserve , Monsieur Cahuzac.


Enfin, il serait absolument indispensable de se renseigner pour savoir  si Monsieur Antoine Pinay est toujours disponible , et en état de fonctionner.

"La fenêtre d'Overton, c'est l'évocation intentionnelle de propositions extrêmes, afin que des décisions un petit peu moins extrêmes apparaissent finalement, par contraste, comme modérées".


Si le mot est récent, la technique est très ancienne. Le fait d'avoir un mot pour la nommer est pourtant intéressant, ça lui donne une visibilité nouvelle. Il me semble qu'elle fasse désormais partie des outils de base de "nos" dirigeants. Gaffe que ça ne finisse par l'user.

"Jean-Vincent Placé n'était sans doute pas disponible. "

Quel taquin ce Daniel. :-D

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