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Une pub pour le vélo électrique censurée ?

L'entreprise néerlandaise de vélos électriques VanMoof a condamné une "interdiction" après que son spot, très éloquent sur la pollution automobile, a été épinglé par l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP). Une présentation reprise telle quelle dans de nombreux articles. Nous avons vérifié.

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Ai-je lu trop rapidement ? "Interdiction" ou pas, "censure" ou pas, c'est une question de degrés, avec toutes les ambiguïtés des auto-censures, des avis, des injonctions, des je-dis-ça-je-dis-rien, et des obséquiosités qui prennent le relais. Ce sont(...)

Quand on confie la garde du poulailler au renard, faut-il s'étonner que ça ne soit pas très satisfaisant ?

Derniers commentaires

ca serait bien d'en savoir un peu plus sur l'ARPP.


combien de cas par an, conseil et avis... etc pour qu'on puisse se faire une idee. ce cas représente t il une tendance ? y a il une volonté de protéger le lobby industriel ou s'agit il de manière générale de ne pas utiliser la pub negative cela peut se faire aux etats unis, il faut pousser un peu plus loin pour qu'on comprenne de quoi il retourne vraiment.

trop "anti-voiture"? Doit on comprendre que bientôt (ou déjà?) dans le droit français; critiquer l'utilisation massive et non raisonnée de la voiture (mais aussi de l'avion et des paquebots) pour des raisons de loisir et de tourisme (c'est à dire pour satisfaire des  besoins non vitaux) et pour des raisons de survie économique d'un secteur qui d'évidence (et malgré ses promesses technologiques bien trop optimistes), si l'on impose le primat de la survie des générations à venir sur toutes autres considérations, doit disparaître au trois quarts (pour se reconvertir vers la productions de panneaux solaires et d'éoliennes), est désormais officiellement interdit?  . Si demain je porte un tee shirt avec écrit dessus "voiture partout, survie nulle part" (pour frapper les esprits et les réveiller), je suis un délinquant? Ce monde est vraiment à mourir de rire. On y punit désormais les victimes non consentantes à leur perte. On en est là!
Autre symptôme de cette déréliction et de cette malhonnêteté généralisée: quand Macron fait semblant d'acquiéser  aux citoyens tirés au sort pour des propositions écologiques, et le lendemain affirme au parlement par une de ses ministres que les programmes sur la 5G sont déjà actés (alors que ces citoyens proposaient un moratoire et des études plus poussées sur les conséquences de la 5G, proposition qu'il a dit prendre en considération). La démocratie française, c'est bien le régime des mots rassis. Mensonge à tous les étages, spécialement dans nos" autorités (ou plutôt "auto-vérités") . Tout n'est que com de façade (cf le rapport des pompiers sur la "gestion" de la pandémie. Lire aussi l'article de Renaud Lambert dans le dernier monde diplo). 

Que dit l'ARPP d'une pub dans laquelle un village écolo était tourné en dérision : inconfort, bricolage et mauvaise foi du leader. Tout ça pour conclure qu'acheter une bagnole serait un acte écologique plus sérieux.

Que dit l'ARPP d'une pub dans laquelle un type hérite d'un portail de téléportation pour y foutre le feu : plus besoin de transporter des personnes et marchandises sur la route mais le plaisir de conduire ne saurait se soumettre à une alternative aussi fictive soit-elle.


Trois reflets sur la carrosserie d'une voiture de sport et ça s'énerve... On sait pour qui roule l'ARPP.

Donc Renault est au CA de l'ARPP. Et son avis, qui est une interdiction de fait, ne serait pas lié au lobby de la voiture. Votre article, ce serait pas un peu 5mn pour les juifs, 5mn pour Hitler ? Bon, je sais que les lecteurs d'ASI n'ont pas besoin qu'on leur dise quoi penser, mais quand même, je trouve le ton un peu trop neutre.


Questions : quel pouvoir véritable à cette autorité de l'entre soi ?

Combien d'avis "ne pas diffuser" pour quels motifs et quelles marques  ? Quelles suites ?

Si un avis négatif est prononcé, la marque peut-elle passer outre ? quelles conséquences alors ?


donc trois types d'avis : « favorable », « à modifier » ou « à ne pas diffuser ».  Alors au final quel est l'avis émis ? Ce n'est pas dit dans l'article. Si c'est « à ne pas diffuser » c'est bien une interdiction de fait. Et si c'est « à modifier » l'article a pleinement son sens. Autrement même la pub écolo c'est de la pub. Beurk.

Quand on confie la garde du poulailler au renard, faut-il s'étonner que ça ne soit pas très satisfaisant ?

Ai-je lu trop rapidement ? "Interdiction" ou pas, "censure" ou pas, c'est une question de degrés, avec toutes les ambiguïtés des auto-censures, des avis, des injonctions, des je-dis-ça-je-dis-rien, et des obséquiosités qui prennent le relais. Ce sont les contextes qui font qu'un froncement de sourcils peut être ou ne pas être une censure, même sans diktat explicite. Et je ne ressors pas de cet article avec une idée très claire, en pratique, de l'impact de ces "simples avis". Comment les diffuseurs en tiennent-ils compte, de façon générale et dans ce cas particulier ?


Parce qu'à part ça, duraille de passer un argument écolo dans une pub sans évoquer la pollution suscitée par les alternatives (ici "les voitures", un concept général qui reste loin d'une attaque déloyale contre une marque concurrente). Quand une pub de lessive se dit plus "verte" que "les autres marques ordinaires", elle s'attaque à elles en les dénigrant ? Les produits de nettoyage qui démarrent sur des souillures sont "anxiogènes" ? L'écologie ne doit pas évoquer l'existence de la pollution ? L'argument écolo doit taire ses motifs ?


Je suis un peu perplexe. Bien que je n'aie pas très envie de sonner comme le défenseur d'une publicité (j'ai une haine parfaitement primaire contre toutes ses formes), je trouve effectivement un peu inquiétant le message sous-jacent qui y est, disons, "découragé" (et oui, peut-être censuré en pratique). Les publicités sont porteuses de valeurs culturelles. Si l'une de ces valeurs, la moins toxique, est jugée anxiogène ou déloyale, cela consolide le rôle de la publicité comme véhicule de propagande du pire, toutes marques et produits confondus.  

Sans blague ? Les pubards (auto-régulateurs) financés par les pollueurs n'ont pas aimé qu'on critique la sacro-sainte bagnole ? C'est dingue. J'adore ces instances de "régulation". On dirait le parlement français qui régule l'activité du gouvernement.

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