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Une contre-enquête filmée sur la "cité du Mâle"

Le documentaire La cité du mâle, sur le machisme en banlieue, déprogrammé une première fois, puis diffusé le 29 septembre sur ARTE, avait suscité la polémique. La journaliste et fixeuse Nabila Laïb avait crié au bidonnage et à la manipulation. Un jeune réalisateur, Ladji Réal, a enquêté sur les circonstances de ce tournage. Il est allé à Vitry-sur-Seine avec sa caméra, interroger un à un les protagonistes du reportage. Verdict : il pointe des raccourcis au montage, des manipulations. Mais certains élements des extraits de sa contre-enquête, qu'@si a pu visionner, sont toutefois moins convaincants que d'autres.

Derniers commentaires

A la lecture de ce forum, une grande lassitude me prend. Je ne crois pas que je vais renouveler mon abonnement à ASI. Je ne dois pas être assez "bien-pensante".
Hello ASI, pourrait t'on avoir un suivi de notre "femme de polygame" préféré, alias Abdel, qui il me semble devait participer à une sorte de grenelle de la presse sur la banlieue, avec Le Point ? ça devient quoi ?
oki alors primo marcelo, "vous" y serez comme un petit poisson dans l'eau (vous aviez noté le smiley tout de même :))
deuxio, je me cache pas derrière un pseudo débile, si tant est que le personnage de l'enquêteur épris de vérité du Dahlia Noir soit effectivement un débile, mais comme c'est un personnage de fiction qui n'a à ma connaissance pas existé, tout les doutes sont permis.
trimo (oui je sais ça n'existe pas) : désolé de vous décevoir, mais même si le jeu de mot vaseux pouvait être perçu comme une attaque, il me semble que le smiley était assez évocateur par contre, et lorsque je vous donnais ce lien, il n'y avait aucune critique, ni aucune autre attaque sur votre manière de penser, bien au contraire. Je vous donnais un lien dans lequel vous pouviez prendre certes à boire et à manger, et pas mal d'amalgames mais aussi comme dans tout discours des choses intéressantes qui rejoignent ce que vous disiez.

"car en tant que terroriste intellectuel
béatement soumis au diktat de la pensée unique et du politiquement correct
vous faites parti des néo facistes pro islam de seconde zone".

oui Carlos à côté de moi c'est un amateur ;) (le terro triste hein pas le chanteur), d'ailleurs je suis tellement béatement soumis au diktat de la pensée unique et du politiquement correct que je vous donne un lien "objectif" dans lequel on trouve quand même à boire ou à manger. Ca ne voulait pas dire, "cassez-vous sur ce lien sale nazi et nous faites plus chier", non pas du tout. Ma vision n'est pas aussi bêtement manichéenne, je laisse ce genre de vision simpliste au personne type, celle qui vous a envoyé un autre lien en réponse.

C'est bien la première fois qu'on me traite d'islamogauchiste soumis au diktat de la pensée unique et du politiquement correct" :) Serais-je sur la bonne voie de l'intégration @sinienne ? :p
Premièrement : Dwight ect.. Je ne vous permet pas de me tutoyer !
Deuxièmement : votre lacheté à vous cacher derrière un pseudo débile
n'a d'égal que votre petit jeu de mot plus que douteux (poison - poisson) .
Troisièmement : Désolé de vous decevoir mais je pense que c'est plutôt vous
qui devrait vous rendre au lieu de votre lien , car en tant que terroriste intellectuel
béatement soumis au diktat de la pensée unique et du politiquement correct
vous faites parti des néo facistes pro islam de seconde zone .
Bonne soirée
J'ai vu cette émission sur Arte et j'ai été frappé par la violence des propos des bandes de branleurs
(je ne peux pas appeler cela autrement) faisant de la surenchère dans le machisme avec un malin plaisir .
C'est je crois la troisième fois que Laure Daussy nous fait le coup du désamorcage sur ce reportage .
La première fois c'était avant la diffusion du reportage lui même . A croire que @si se donne un malin plaisir
à minimiser coute que coute les reportages sur l'immigration et ses ravages bien connus sur certaines cités
et quartiers . Mais il est vrai que @si est neutre (ah bon??) et objectif (non sans blague) .
Laure Daussy , vous la nouvelle égérie de DS , ne vous donner tant de mal à faire de la désinformation
sur des sujets brûlants et surtout génants pour vos idéaux de gauche bobo angéliste .
Faîte tout simplement votre métier , ca sera déjà pas mal !!
c est arrive pres de chez vous
Cela pose de toutes façons des questions, sur le statut d'une parole dans un entretien télévisé, les écrits restent, les paroles s'envolent, sauf quand elles sont enregistrées, coupées, montées, sur le droit de regret, l'esprit en escalier, sur l'habitude ou pas de parler devant une caméra, sur la publicité donnée à un entretien en tête-à-tête, double contexte de communication à maîtriser, comment font ceux qui n'ont pas la pratique ?

La vidéaste apparaît comme un juge, tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous. Alors la seule solution serait de ne plus jamais parler devant une caméra ou de demander les questions pour préparer les réponses et s'y tenir.

Il y a vraiment quelque chose de contre-naturel dans une interview.

http://anthropia.blogg.org
N'y a-t'il pas matière à établir, si c'est vérifiable, que dans ce cadre "journalistique" il s'agit de diffamation envers des intervenants ou une atteinte à l'intégrité morale des intervenants (ou des personnes évoquées) ?
Ou alors s'il agit d'un docu-drama, les intervenants deviennent-ils d'une certaine façon des "acteurs", ainsi d'un accord (même tacite) il s'établit un contrat avec la production, donc mise en application du droit commercial (même à titre gracieux) ou du travail ? S'il est établi qu'il existe une part fictionnelle, ne doit-on pas signaler par un message (du type "toute ressemblance avec des événements, personnes,.......") la nature de "l'oeuvre" ?
Je me souviens avoir été interviewé dans le cadre de mon travail par une chaine de TV et d'avoir eu le grand plaisir de voir que le montage me faisait dire exactement le contraire de ce que j'avais dis en réalité ( en saucissonnage mes propos au milieu d'autres interviewé, rien de plus facile). D'une manière générale, ayant été assez souvent interviewé, il en ressort que le/la journaliste a son avis sur ce qu'il/elle veut faire ressortir d'un reportage et que les interviewés ne sont que de la matière ( "on va faire du son" est l'expression utilisé dans le métier: il y a enregistrement d'un brouhaha qui est mis en forme par le journaliste par la suite.)
[quote=Laure Daussy]Toutefois, n’est-ce pas le travail du journaliste de garder la "substantifique moëlle" d’un entretien, Le travail du journaliste c'est de faire ressortir ce qu'il voulait démontrer en commençant son reportage. Les 2 documentaires dont il est ici question en disent surement plus sur leurs réalisateurs que sur les interviewés. Si l'on ne veut pas être manipulé lors d'une interview, il faut refuser d'être interviewé. En tout cas tant qu'on n'est qu'un simple quidam et que le rapport de force nous est défavorable.
Mais elles sont folles ces deux jeunes femmes interviewées, elles ne portent pas le voile, sont maquillées, parlent seules avec un homme, l'une montre ses bras, l'autre montre ses jambes : elles n'ont pas lu Le Figaro ? Valeurs Actuelles ? N'ont pas écouté Riposte Laïque ? C'est évident, les intégristes musulmans vont leur faire payer au plus vite ! Quant au SEUL chrétien encore en vie dans cette cité, comme par hasard il est interviewé, pas étonnant vu que tous les journalistes sont de gauche.

Plus sérieusement, il y a eu des bons documentaires sur les quartiers sensibles de banlieues depuis longtemps (http://www.dailymotion.com/video/xkqmc_de-lautre-cote-du-periph_politics), des études universitaires très intéressantes (on peut multiplier les liens là mais je ne suis peut-être pas le mieux placé, j'aime bien Wacquant), des témoignages en masse (dont le mien, dont ceux de dizaines de milliers de "jeunes de banlieue" plus ou moins défavorisés qui ont très bien "réussi"), des projets artistiques pour briser les clichés (http://www.28millimetres.com/index_fr.html et des projets de hi-hop excellents)... Et on continue avec des mensonges, des manipulations, des caricatures outrancières. Celles-ci démontrées, c'est la "dictature de la bien-pensance", la "peur devant les islamistes", ou encore les "bobos qui ne connaissent pas la réalité des cités" (Guy Birenbaum s'est récemment pris ça par Ivan Rioufol et des blogs d'extrême-droite).
Tant que ceux qui perpétuent sciemment et volontairement des mensonges qui empuantent l'esprit public n'en sont pas punis, et en tirent même des récompenses pécuniaires ou honorifiques, on n'avancera pas sur cette question, de même que sur beaucoup d'autres.

Sur votre article :
- Ladji Réal, c'est qui ? C'est son vrai nom ou un pseudo ? Parce que ça me faisait penser à un des types de Kourtrajmé. En tout cas son contre-docu semble le rendre célèbre, une recherche google sur son nom donne quasi-uniquement cette enquête dans les résultats des premières pages.
- on voit les dégâts faits par un mauvais journaliste, comme c'est le cas partout : les dix suivants sont rejetés et cela entretient la mauvaise réputation.
- il paraît qu'on avait TOUS besoin de fixeurs pour "aller en banlieue", parce que c'est un territoire "hors la loi" : pas pour Ladji Réal ?
- sur la "claque" je pense comme "Thau" que vous pinaillez : on voit bien qu'elles n'étaient pas sérieuses, ou pas plus que quand on dit d'un ami, d'un élève ou un étudiant, qu'une "bonne claque dans la gueule" ou "un bon coup de pied au cul" leur remettraient les idées en place. C'est pas spécifique au machisme, ni aux cités, ni aux couples.
- la mère qui témoigne des accusations qu'on lui porte, comme les filles qui s'inquiètent pour la famille de Sohane, montrent bien que ce documentaire est du pur mytho, une opération de publicité surfant sur la vague d'extrême-droite en France, qui ne veut aucunement porter une cause de ces quartiers, et qui n'y fait que du mal. L'équipe n'y est jamais retourné...
- Toutefois, n’est-ce pas le travail du journaliste de garder la "substantifique moëlle" d’un entretien, s'il le faut, au bout d'un long moment d'interview? Je suppose que c'est une question rhétorique et que vous n'y croyez pas vous-même : déjà le documentaire n'est pas du journalisme stricto sensu, surtout dans ce cas, mais je sais qu'ils s'en targuaient... mais aussi quand on a un entretien de 4h et qu'on garde 30", il faudrait au moins le signaler ! C'est le cas partout maintenant, des manifestants interrogés pendant 10 minutes et gardés pour 5 secondes où ils s'énervent ou bafouillent, des personnes qui font la fête et dont on ne garde que l'image qui peut faire peur, etc. J'aime bien la réponse de Réal, "l’objectif est de garder le plus fort, mais pas de le provoquer".
- je trouve que le "buzz" est pour l'instant bien calme... enfin on verra
- l'attitude de la salle face au bondy blog est étonnante, et il serait dommage de vouloir paraître trop parfait et "angélique" en effet, se couper de toute critique est douteux.

Quelle suite alors pour ce reportage bidonné et le contre-reportage ? Le diffuseur (salaud) qui défendait son bout de gras très férocement et de façon procédurière, qui accusait la "fixeuse" de vouloir lui extorquer de l'argent et, en gros, de céder à des pressions de mecs musulmans menaçants, va-t-il faire amende honorable sur autant de médias ?

Tant de mal fait par des productions du genre de ce documentaire : une preuve factuelle des mensonges = ils doivent réparer un peu du mal fait.
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Je vous remercie d'avoir mis en ligne le documentaire " de l'autre côté du périph". Il est extrêmement instructif. Les banlieusards peuvent donner leur opinion dans une liberté d'expression quasi-totale.
Bref, franchement, pour ceux qui ont le temps, je vous le conseille.
Le doc d'Arte est nul (c'est le plus grand scandale, donner du fric à des (pseudo) réalisateurs aussi dénués de talent), Daniel Leconte un idéologue rance, mais on ne peut pas évacuer la question de la femme dans certains milieux ultra-machistes d'un revers de main. Etre une fille d'immigré maghrébin (je parle de ce que je connais) par exemple pose parfois des problèmes très spécifiques, et d'abord au sein même de la cellule famililale. (Etre un fils pose des problèmes aussi, d'un autre ordre). Etre une jeune femme célibataire dans certaines cités (ou même certains centre-villes) peut être vécu comme une épreuve quotidienne. On doit pouvoir le dire sans craindre de passer pour raciste ou islamophobe.
citation Mr Archer: "sans craindre"
Mais on risque de passer pour quelqu'un dont la pensée est guidée malgré lui par ce qu'on lui met sous les yeux. Être fils ou fille de pauvres, être fille ou fils d'africain, être fille ou fils de portugais, de corse, de ceci, de cela, de saligauds aussi tout simplement, tout est mieux que maghrébins? Rien n'est donné à personne.
L'épreuve, plein la passe avec mention très bien. La société est en train d'absorber, comme d'habitude avec des jolis compromis et des graves ruptures. Le ressent qui veut.
À voir comment vous vous laissez persuader que les maghrébins sont mal ici, comment peut-on reprocher aux jeunes de se laisser persuader (par les mêmes circuits) qu'ils n'ont pas d'autre avenir que les galères de la délinquance, le refus de l'école? Pourtant des preuves que chacun trouve sa place et que ce n'est pas l'origine mais l'accumulation de soucis matériels qui exclue les individus, on n'a que ça sous les yeux.
Il faut que le pays reste avec ses outils pour que chacun fasse sa trace. C'est sur ça qu'il faut se lamenter, manque de travail, mauvais services publics, etc. Et sur les accords politiques passés avec les pays sous le manteau où il se négocie des visas. Et sur le manque d'échanges entre les populations, au delà des représentations, qui fait persister des croyances dans le bon plan (on est tellement plus heureux en Europe ne devrait pas être un fait indiscutable). On aimerait du wikileaks en masse sur les accords entre l'état français et certains pays, avec certaines sociétés privées exploitantes de ressources. On a laissé de la "monnaie sur le comptoir" partout dans les ex-colonies. Faudrait un peu liquider les soldes là-bas. C'est la crise? Il fallait s'en occuper avant, tant pis pour la France.
Que la politique d'un pays soit en grande partie responsable des problèmes sociaux et culturels qui le minent, c'est une évidence.
Mais le sujet ici est la place de la femme, le regard sur la femme, dans certains milieux. Rien à voir avec la pauvreté ou le délabrement des services publics, le problème est le même dans les classes moyennes. Quand vous dites que l'épreuve, plein la passe très bien, je vous réponds que plein aussi la passe très mal, et que c'est plutôt à elles que je pense, la réussite des unes ou des autres ne devant pas masquer les difficultés de certaines. Et non, la société actuelle n'est pas en train d'"absorber", la société actuelle divise, communautarise. Et continuera à le faire tant que face à une droite discriminante, aiguisant les tensions, on ne trouvera qu'une gauche surplombante de grands principes, niant les problèmes, ne parlant qu'à elle-même, appliquant des baumes généreusement abstraits sur des petites très concrètes, accréditant l'idée qu'il n'y a rien à faire ou que tout sera résolu si on arrive à sauver "La poste" en bas de l'immeuble ou la Mjc du quartier.
Bien sûr, tout n'est pas mieux que "maghrébins", n'importe quoi...
vous avez bien raison.
je crois qu'il y a autant de riches qui cognent leur femme,que de pauvres...
ça se voit moins,c'est tout.
Je ne parlais pas de violences physiques.
Le problème n'est-il pas que des journalistes ce prennent pour des scientifiques ? Déterminer si les habitants d'une certaine zone ont certains comportement ou certaines représentations est une question empirique, non ? Et d'après le peu que j'en sais la sociologie est une science particulièrement difficile, avec pleins de problèmes méthodologiques. Un entretient ça ne se fait pas n'importe comment.
Est-ce que Cathy Sanchez à travaillé avec des scientifiques, on en voit dans le reportage ?
Je crois qu'il faut se méfier, et ne pas tomber d'un excès à l'autre… de la caricature à l'angélisme.
Si le premier reportage n'était pas objectif et orienté, il se peut que le second le soit aussi.
Le projet du documentaire n'a jamais été clairement exposé aux interviewés

Ça me rappelle ce que reprochait Villeneuve à Pierre Carles dans Pas vu, pas pris, alors que lui passait son temps à faire ça dans les reportage du Droit de savoir...

L'idéal, vraiment, ça serait que la journaliste libère les rushs, brutes, à la mode wikileaks.
Non mais le problème de ce documentaire c'est qu'il lie banlieue et misogynie comme si la domination masculine était née avec les cités. C'est fatiguant cette manie de pointer du doigt les jeunes de banlieue comme la source de tous les maux de la société française.
"Le débat sur le bien fondé des claques semblait bien réel"...

Je n'ai pas vu "La cité du mâle", mais l'extrait que vous montrez, et l'attitude de la jeune femme qui tient ce discours, la façon dont elle rigole et s'exprime à la fin de cet extrait, laisse à penser qu'effectivement, elle n'était pas sérieuse.

Et j'aimerais que vous m'expliquiez en quoi la "substantifique moelle" de 4 h d'entrevue réside dans ce qui a été dit de plus fort ou de plus choquant lors de ces 4 heures.
J'y comprend pas grand chose à la banlieue... mais quand ARTE parle de choses que je connais, ca mérite clairement des gifles :
http://www.dailymotion.com/video/xfpro7_ils-ont-des-tetes-d-abrutis-version-sans-parodie_videogames
et la gifle :
http://www.dailymotion.com/video/xfp2op_ils-ont-des-tetes-d-abrutis_videogames
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