12
Commentaires

Twitter et Facebook censurent le New York Post

Un article du New York Post censé démontrer les liens douteux de Joe Biden avec une entreprise gazière ukrainienne employant son fils Hunter fait l'objet de vives critiques des grands médias américains, qui doutent de l'authenticité des sources. Mais les réseaux sociaux sont allés plus loin : Twitter a censuré les partages du lien, et Facebook a volontairement handicapé sa viralité. Autant de munitions pour le camp républicain.

Commentaires préférés des abonnés

Belle conclusion; mais c'était à prévoir !


Sinon, les journalistes qui le voudront bien, se pencheront sur "le cas Biden" quand celui-ci sera élu; pour l'instant leur priorité c'est de virer Trump.

"la provenance de cette soi-disant fuite serait difficile à avaler", au point que "les principales agences de presse et médias ont décidé de ne pas relayer"


C'est vrai, c'est invraisemblable. 

Un peu moins cependant que si le téléphone d'un Minist(...)

Approuvé 3 fois

Biden est un piètre libéral, je crois que tout le monde est d'accord là-dessus. Mais préférable à Trump sur tous les plans. 

Le système politique des USA, ne laissant le choix qu'entre ces deux octogénaires, est pourri jusqu'à la moelle.

(...)

Derniers commentaires

Glenn Greenwald  vient de quitter The Intercept après leur refus de publier un de ses articles sur cette affaire.


Je suis partagé : 

 - d'un coté j'aime beaucoup Greenwald une des plumes que je trouve les plus intéressantes cette dernière décennie, et je suis tout à fait d'accord avec sa critique de l'évolution de la presse et de The Intercept en particulier, qui m'évoque de plus en plus un énième clone de Vox ou du HuffPost dans son conformisme progressiste, avec juste une minorité d'articles qui rappellent sa vocation première de titre d'investigation

 - d'un autre je n'ai jamais adhéré aux critiques de Greenwald du Russiagate (que la campagne Russe n'ait probablement pas eu l'impact que certains semblent lui accorder, ne signifie pas qu'elle n'ait pas existé ni pas eu de liens avec Trump) , ni complètement à son approche parano des services secrets et du "problème" Démocrate qui lui fait souvent servir la troupe aux Trumpers ou à la Russie fut-ce involontairement, j'ai souvent l'impression qu'il a trop de comptes à régler remontant à l'affaire Snowden pour être totalement objectif sur ces sujets

 - quant à "l'affaire" Hunter Biden je ne suis pas convaincu qu'elle vaille d'être évoquée dans la dernière ligne d'une présidentielle quand le temps manque pour sérieusement tout vérifier (ce que je reprocherai à son article c'est qu'il refuse de prendre ce facteur en compte, cédant à la culture de l’instantané) à ce niveau je comprend les journalistes qui ont refusé de le faire, participer à un jet de merde en guise de surprise d'Octobre, pourquoi devraient ils l'accepter ?

 - mais ce qui rend cette affaire efficace c'est en grande partie le Streisand effect lié à la réaction initiale des réseaux sociaux et à certains titres se vantant carrément de l'ignorer (ou affirmant sans preuves qu'elle soit "de la désinformation russe" - comme si les cabinets noirs US ne savaient pas en faire tout seuls), sur ce point je trouve les critiques de Greenwald légitimes, et je pense aussi que c'était la vocation de The Intercept de le publier plutôt que de suivre le troupeau, ne serait ce que par correction envers son fondateur (et principal argument de vente)

 - d'un autre coté à moins d'une semaine de l'élection c'était aussi terriblement casse gueule, et je peux comprendre que certains aient considéré limite criminel de prendre le risque de se laisser manipuler si ça pouvait favoriser la réélection d'un Trump (et aussi, on commence à trouver des éléments plus sérieux qui vont dans le sens d'une manipulation probable si toujours rien n'établit qu'elle soit "russe" ou que tout soit faux)


En conclusion euh... ben je souhaiterais bonne chance à Glenn sans pour autant totalement l'approuver ; quant à The Intercept et autres j'espère qu'ils suivront un peu moins leur route actuelle l'élection de Biden (faut espérer) passée, trop de titres qui deviennent des sous-New York Times sous l'influence de la crainte que publier quoique ce soit qui favorise Trump, si je ne leur donnerais qu'à moitié tort pour avoir refusé son article dans le contexte de celle ci.

Ou comment générer un effet Streisand maximum. 

J'hésite entre en conclure que Twitter est stupide ou qu'il roule pour le compte qui est sa plus grosse source de publicité.


A part ça je trouve mignonne l'histoire du bon prolo réparateur qui connait un proche de Giuliani pour lui remettre des disques durs. Par rapport à bêtement passer par Wikileaks la dernière fois je salue l'effort d'avoir innové pour rendre hommage aux gens simples.  On est passé d'un film de James Bond à un Tuche (ce qui vaut aussi pour le coté destroy de la petite histoire de pipe en bonus, d'ailleurs, que beaucoup semblent oublier de mentionner).


Les Pravda digitales et ce n'est que le debut, la presse "social-démocrate" ne voit jamais aucun souci dans un "premier temps" -d'ailleurs ils commençaient à constater les violences policières envers les GJ au bout de 6 mois, quand le mouvement commençait à s'essouffler 

À ma connaissance, le seul mail "incriminant" Hunter Biden cité par le New York Post serait celui où un cadre de Burisma le remercierait pour avoir permis une rencontre future avec Joe Biden. Mail non authentifié pour une rencontre qui n'a jamais eu lieu.


Même la "timeline" de cette histoire est douteuse.

"la provenance de cette soi-disant fuite serait difficile à avaler", au point que "les principales agences de presse et médias ont décidé de ne pas relayer"


C'est vrai, c'est invraisemblable. 

Un peu moins cependant que si le téléphone d'un Ministre chargé de la fraude fiscale avait quelques années auparavant, enregistré accidentellement sur la messagerie d'un de ses opposants politiques une conversation où il avouait posséder un compte caché à l'étranger.

Mais invraisemblable quand même.


Disons plutôt que les journalistes, eux aussi, ont plus envie de croire en certaines infos qu'en d'autres.


L'autre question étant : qu'est ce qui pousse ces plateformes à franchir ces lignes déontologiques ?
https://www.francetvinfo.fr/culture/series/netflix/derriere-nos-ecrans-de-fumee-le-documentaire-qui-va-peut-etre-vous-sevrer-des-reseaux-sociaux_4115743.html ;)

Belle conclusion; mais c'était à prévoir !


Sinon, les journalistes qui le voudront bien, se pencheront sur "le cas Biden" quand celui-ci sera élu; pour l'instant leur priorité c'est de virer Trump.

Biden est un piètre libéral, je crois que tout le monde est d'accord là-dessus. Mais préférable à Trump sur tous les plans. 

Le système politique des USA, ne laissant le choix qu'entre ces deux octogénaires, est pourri jusqu'à la moelle.

Attendons 2022 pour comparer !

Parce que notre système laisse un choix plus large, moins flippant ?

On a eu 4 prétendants crédibles en 2017, ce qui un peu mieux sur ce point. Ça n’empêche pas les deux systèmes politiques d'être complètement pourris par ailleurs.

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.