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Piketty : "Il y a un boulevard pour la gauche"

Dans l'émission de la semaine, les économistes Thomas Piketty, Amory Gethin et Clara Martinez-Toledano, co-directeurs de l'étude internationale "Clivages politiques et inégalités sociales" (Seuil, Gallimard, Ehess), reviennent avec Emmanuelle Walter sur le désamour entre les classes populaires et la gauche, et comment y remédier.

Commentaires préférés des abonnés

Salut. 

Je ne fais jamais de commentaires.  C'est le mal de notre époque. Mais là… l'émission me semble surréaliste…  Du coup je commente longuement… 


- La journaliste Colombe parle de classe ouvrière "à l'ancienne, ouvriers d'usine(...)

la gauche n'a pas "commis des erreurs" quand elle était au pouvoir. Elle a mené délibérément une politique de classe en faveur des plus riches, de la bourgeoisie dont cette gauche est partie intégrante. C'est sur cette analyse qu'il y a deux "gauches(...)

On peut savoir sur quoi Thomas Piketty se base pour dire que le programme de LFI n'est pas toujours clair ? En 2017 comme maintenant, c'est tout de même le programme le plus développé.

Derniers commentaires

Je ne sais pas si ce commentaire a sa place ici, mais je vois hier que Domine Meda est invitée dans l'émission présentée par Ali Baddou sur France inter (émission que j'ai rarement écoutée et globalement assez désagréable je trouve, où on entend presque plus les chroniqueurs.ses que l'invitée).

Et sur la "gauche centriste" de France inter, moment très gênant je trouve de 43'30 à 46' : https://www.franceinter.fr/emissions/le-grand-face-a-face/le-grand-face-a-face-01-mai-2021 


Dominie Meda est là pour parler des conditions très précaires des nouvelles formes du travail, du renforcement des inégalités et Ali Baddou lui parle des cadres sup qui vont à Dubaï et Lisbonne...

Salut,


C'est marrant tout de même, je faisais tranquillement mon puzzle en écoutant d'une oreille les passionnantes analyses développées durant l’émission quand j'ai ressenti comme une légère tonalité anti France Insoumise. Quand on a l'habitude on détecte ça assez facilement (ricanement, citation suffisamment juste pour être attribué à Méluche mais suffisamment fausse pour le caricaturer, etc...).

Du coup je me suis demandé si Emmanuelle Walter n'était pas un peu anti France Insoumise primaire ? Bref d’où parles tu camarade ?


A plus...

Le "boulevard pour la gauche" qui a 25% d'intentions de vote cumulée dont 11% pour Mélenchon, alors que Piketty et ses ouailles misent sur...Hamon?  

Vraiment pas fan de la platitude sans contradiction de cet interview...

Je recommande cette video du Média (avec Thomas Porcher, économiste). Sur les mesures pour le climat, et à la fin (dernière partie de l'émission), sur ce que peut valoir une supposée "alliance des gauches". Si l'on veut de la clarté, il me semble qu'on en a ici : 

https://www.lemediatv.fr/emissions/2021/macron-lhypocrisie-climatique-E6phqhxlQ9m0ZXDFqF2e6w


Idée de sujet pour ASI : https://www.causeur.fr/notre-but-officieux-etait-de-chasser-trump-les-aveux-dun-responsable-de-cnn-filme-a-son-insu-197112

S'attaquer à ce travail collectif considérable, sourcé et solide suppose des arguments qui dépassent le champ d'un simple commentaire. Il est assez rare de lire un véritable travail d'économistes en lieu et place d'analyses superficielles de prétendus spécialistes dans les médias. Saluons donc ce livre essentiel et cette émission bien menée par Emmanuelle Walter. Concernant le vote ouvrier, rappeler que la classe ouvrière ne représente plus que 13% de la population , à cause notamment de la place très faible de l'industrie dans la production. Constat désolant, le vote ouvrier est un vote massivement Rassemblement National, loin devant tous les autres partis. La fondation Jean Jaurés  le situe à 43% des votes au 1er tour de la présidentielle de 2017, Macron étant 2ème avec 17 %.

L'image mythique de la classe ouvrière fer de lance de la révolution est fausse depuis en 1917, comme l'historien Marc Ferro, l'avait démontré. Reste à se colleter avec la réalité qui ne correspond jamais avec les idéologies de tous bords.


Bravo 🎈 tout un article sur la gauche de redistribution et la question sociale sans jamais cité la FI ou melenchon 😈le bloc bourgeois vous en êtes certainement le plus fin représentant monsieur piketi 🙄

Ce qui est très amusant, c'est qu'on parle du "bloc bourgeois", alors qu'il n'y a que ça sur le plateau... Quand le parti communiste français existait encore, ses membres devaient donner la différence entre les revenus réels et un revenu calculé par le parti. Donc, les élus communistes avaient pour l'écrasante majorité d'entre eux le même niveau de vie que ceux à qui ils parlaient.

Je ne connais pas un seul "défenseur des classes populaires" qui ne gagne pas au moins 3 fois le SMIC, que ce soient les élus (Mélenchon et son 100m2 dans le 15ème, représentant du "peuple"?!) Alors comme les féministes qui disent: "pas de vagin, pas d'avis" sur les questions qui concernent les femmes, il serait temps que ceux qui ne partagent pas le sort des "classes populaires" arrêtent de parler pour elles...

Si, à un moment, Arlette Laguiller puis Olivier Besancenot ont rencontré un vrai succès, c'est à la fois parce que le bloc de l'Est a emporté le Parti Communiste dans son effondrement, mais aussi parce que eux-mêmes vivent le sort des classes les moins favorisées alors que les élus communistes nationaux ressemblaient de plus en plus aux bourgeois socialistes...


Il n'y a pas de "bloc bourgeois": il y a un bloc élitaire qui a la parole partout, et un bloc égalitaire qui essentiellement se tait (65% d'abstention aux élections  chez les ouvriers), d'autant que la presse bourgeoise leur dit que ce sont des débiles...

https://www.humanite.fr/videos/piketty-lordon-le-debat-683985


Prise de bec entre la gauche et la "gauche", allégorie.



J'ai trouvé cette émission relativement insipide. Peut-être une journaliste qui aurait interpelé Thomas Piketty sur sa position par rapport à l'Europe ? Comment peut-il la critiquer maintenant après avoir soutenu des personnes qui ont appelé à voter pour le Traité Constitutionnel Européen. Qui a voulu de cette Europe là ? Comment peut-on demander encore à ceux qui appelaient à voter contre comme Mélenchon et Coquerel de s'allier au PS et à EELV qui étaient pour, comme si les programmes politiques n'avaient aucune importance. Autant marier la carpe et le lapin.

Au lieu de cela la journaliste, Emmanuelle Walter a préféré montrer son ressenti négatif envers Mélenchon pour une raison qui nous restera inconnue.

Je ne suis pas membre de LFI, ni même fane, mais je suis fatigué de ce genre d'émission qui ne parle finalement jamais du fond du problème, le capitalisme et son expression européenne et mondiale.

Je suis assez scandalisé par des commentaires méprisants, odieux et parfois misogynes envers Emmanuelle Walter. Personne n'est obligé d'être d'accord avec Piketty et ses idées, ce n'est pas une raison pour attaquer de manière aussi basse la journaliste. Bien entendu ont peut critiquer son travail et ses questions, mais ces attaques méprisantes me révoltent.


En bref, merci à Emmanuelle Walter et @si pour votre travail de qualité.

On sent le mépris de Danielle Walter pour la France Insoumise, ça pue ! Quant à Piketty, oser dire que Mélenchon n'a pas un programme construit est littéralement odieux ! 

Que vous ne soyez pas d'accord avec est une chose mais nier l'existant est minable ! Beurk !

https://noussommespour.fr/programme/

Le parti pris anti France Insoumise est insupportable dans cette émission que je ne vais pas regarder jusqu'au bout, je croyais ASI beaucoup plus objective, 

serait-ce l'approche des présidentielles qui oriente cette émission du côté de la bien-pensance de la fausse gauche ? (PS, EELV, Générations etc.. qui sont à la gauche ce que Mc Do est à la gastronomie et la CFDT au syndicalisme...)

Je suis à deux doigts de me désabonner, 

Daniel reviens !

Est-ce qu'on peut appeler les émissions d'Emmanuelle Walter le café de Colombe ? J'adore Piketty, mais là l'émission, Emmanuelle Walter est avachie sur la table en extase devant ses propres invités (comme à chaque fois). Ce n'est pas une émission d'arrêts sur images ! Je peux comprendre qu'elle refuse les contradicteurs agressifs mais il y a des manières différentes de faire une vraie émission.

Après avoir fait l'éloge des réunions interdites aux supposés blancs et expliqué que ces supposés blancs (tous) étaient des privilégiés, arrêt sur image essaie de comprendre pourquoi les classes populaires supposées blanches fuient cette gauche que vous défendez. Mais la réponse est devant votre nez. 

On peut savoir sur quoi Thomas Piketty se base pour dire que le programme de LFI n'est pas toujours clair ? En 2017 comme maintenant, c'est tout de même le programme le plus développé.

j'ai trouve l’émission un peu fade (ou alors trop courte ?) , la sensation qu'on n'est pas vraiment rentre dans le sujet.  cela dit inviter piketty est toujours une satisfaction pour moi car je partage une bonne partie de ses idées, il a une vision  pragmatique des limites du capitalisme et propose des solutions  pour le rendre moins inégalitaire sans partir aux extremes en appelant au grand soir.  Peut être pèche t'il par un excess d'optimiste mais son propos me semble coherent. 


Merci en tout cas,  l’émission a le mérite de faire découvrir cette etude ainsi que ces 2 jeunes economistes que je ne connaissais pas.

Piketty, c'est le rubicard ou rubriquard du Monde ?

Gros travail pour cette étude qui me parait très intéressante. Merci à cette équipe.
(je ne sais pas s'il était très à propos d'ironiser sur Mélenchon et Drouet, EW, mais bon, c'est un détail)

Cette émission est, sur la forme, une longue litanie d'une journaliste qui donne gentiment son opinion et qui demande à ses interlocuteurs manifestement gênés : "je ne sais pas qui veut réagir". Ce n'est pas vraiment de l'interview ça. Mou et très décevant.

Rassurant : la question identitaire, de l'insécurité, de l'immigration et de l'islamisation de la France ne sont pas évoqués.

Ca ecarte le risque d'avoir un candidat de gauche au second tour, c'est déjà ca...



Piketty a une super maman!!

EELV creuse encore... avec cette affiche inepte. 

Il en existe une autre sur laquelle "boomers" est remplacé par "chasseurs", ce qui peut se comprendre, peu de chasseurs votant écologiste... mais les boomers !

Comme si, passé un certain âge, les électeurs ne s'intéressaient plus à leur environnement.


L'optimiste de PIketty    fait plaisir à voir, ça va être compliqué mais l'union reste encore possible si nous voulons éviter une resucée de la dernière présidentielle

Je ne suis pas sûr d'être beaucoup plus avancé sur les moyens pour la "gauche" de sortir de l'ornière dans laquelle elle est engluée depuis son passage au pouvoir. Un peu déçu qu'on soit passé aussi vite, ou pas du tout, sur la déliquescence du système démocratique représentatif, qui en est arrivé aujourd'hui à priver une majorité de citoyens de représentation parlementaire réelle, avec une sociologie du parlement très monochrome : des gens aisés, des diplômés, des gagnants du capitalisme triomphant de l'après Reagan-Thatcher. Pas grand chose non plus, ou rien, sur la réduction au silence des fameuses classes populaires, vedettes de ce genre de débat et pourtant aussi invisibles qu'inécoutées. Et qu'on ne vienne pas me parler des émissions de beaufs sur les chaines d'info. Juste le rappel du fait que notre système électoral a clairement favorisé l'élection de Macron, avec cet effet multiplicateur de la législative suivant immédiatement la présidentielle. Un peu maigre. Il y a peut-être un boulevard pour la gauche, mais on n'a toujours pas trouvé le bon plan pour y parvenir.

la gauche n'a pas "commis des erreurs" quand elle était au pouvoir. Elle a mené délibérément une politique de classe en faveur des plus riches, de la bourgeoisie dont cette gauche est partie intégrante. C'est sur cette analyse qu'il y a deux "gauches" différentes et donc l'impossibilité d'avoir une candidature commune à gauche. En bon réformiste keynésien, Piketty a en fait à l'esprit l'union d'une gauche sociale démocrate pas trop compromise (genre Hamon) et les écologistes mais en excluant la FI.

Il faut cesser également les illusions concernant Biden, qui mène une politique de relance économique en faveur des classes dominantes, comme en son temps le "new deal" a permis au capitalisme de se sortir de sa crise.

Salut. 

Je ne fais jamais de commentaires.  C'est le mal de notre époque. Mais là… l'émission me semble surréaliste…  Du coup je commente longuement… 


- La journaliste Colombe parle de classe ouvrière "à l'ancienne, ouvriers d'usine" (12'36) ou encore une classe ouvrière "au fond disparue", "classe ouvrière d'Epinal" (17'28)... 



Ha bon ? En ouvrant une page google je vois 5,3 millions d'ouvriers en France en 2019 dont 3 dans l'industrie...sur 25 millions de salariés... Bah Colombe ? Tu nous raye 1/5 des salariés français comme ça ? Je sais que c'est la cata en France mais quand même !


Ufff ! ça commence bien...


La journaliste semble considérer que le fait de travailler dans une usine signifie être de la classe ouvrière (elle confond avec industrielle ?), mais si tu livres des pizzas à 23 h pour 3 ou 5 € après 10 km à vélo, tu n'es pas de la classe ouvrière ? Tu es... un start-upper ? Une abstraction ? 

D'ailleurs historiquement les ouvriers n'étaient pas des salariés, mais des sous-traitants œuvrant pour un maitre d'ouvrage comme les Canuts de Lyon, payés à l'OUVRAGE.


Mais bon passons sur les "images d'Epinal" véhiculées par des journalistes pas très au fait de leur sujet, gardons le terme "classe ouvrière". 


Voyons voyons : caristes, caissières, chauffeurs poids-lourds, vigiles, manutentionnaires, ouvriers en usine ou chez Amazon, conditionneurs d'emballage, mécaniciens, aides soignant(e)s, femmes de ménages, aides à domicile, tous les fonctionnaires de catégorie c et même b, les ripeurs, auto-entrepreneurs tirant la langue (au passage, ce sont eux les nouveaux ouvriers payés à l'ouvrage), journalistes pigistes recopiant des dépêches d'agences ou des communiqués de presse à la chaîne, employés de bureaux, esclave du net en tout genre, petits artisans (en concurrence avec l'ouvrier chinois, les commerçants (aux ordres d'Amazon), les agriculteurs (aux ordres de l'agro-alimentaire)  etc. (la liste est bien trop longue). 


Ben tiens en voilà une classe ouvrière, et elle n'a jamais été aussi nombreuse et ne cesse de croître rapidement. La classe ouvrière ne se définit pas que par la vente de sa force de travail, mais aussi par le prix de vente qu'on lui impose… Mal payée au point de n'être même plus un prolétariat mais un sous prolétariat. 


Ce manque de réflexion de la journaliste m'amène à la réflexion suivante sur la signification des diplômes : 

Piketty et ses deux jeunes collègues constatent qu'au fil des années les moins diplômés, donc majoritairement les plus pauvres, votent de moins en moins pour les partis de gauche (à l'origine) devenus bien vite sociaux-démocrates. 

Quelles conclusions en tirent-ils ? 

Ben qu'il faut que la gauche (mot valise ne voulant rien dire par ailleurs mais ce ne les gêne pas de l'employer) s'adresse à nouveau aux ouvriers. 

Mais l'ouvrier, sans diplôme, donc bête, a vu ses parents se faire trahir, et lui même se faire trahir, et donc ben tiens,  pas si bête il décide de ne pas recommencer la même co...... 


Conclusion : le diplôme est avant tout un signe de soumission à un ordre social, plus que d'intelligence ou de culture. Prendre le niveau d'éducation, pour l'étude des votes devrait être pris par ces sociologues économistes comme un repère inversé qui serait : 

Où vont voter les moutons ? Car de moutons il s'agit, puisque que les cadres (moyens et maintenant supérieurs), dévissent socialement eux aussi dans une mondialisation absurde, mais continuent de voter contre leurs intérêts, alors que leurs diplômes est censé refléter un QI plus élevé. Paradoxe étrange où le diplôme serait un indicateur de bêtise…


Alors pourquoi ? A cause du cursus qu'ils ont suivi, qui leur a donné le même capital culturel (comme dirait Bourdieu) que ceux qui sont entrain de clouer leurs cercueils.  Ils sont  bêtement convaincus d'appartenir à la même classe que les Bolloré, Niel et autres Jeff Bezos. Plus le diplôme est élevé, plus le formatage est élevé.  


Ainsi, voyant le vote des moutons de Panurge, on peut anticiper la fin d'une doctrine. Plus une doctrine concentre un vote sociologiquement uniforme (peu importe le nombre), plus sa fin est proche, puisqu'elle révèle une fracture irrémédiable dans le corps social qui par essence est hétérogène

Une lutte des classes aurait dit je sais plus qui.... 

Une classe votante qui veut maintenir à tout prix des intérêts qui lui échappent, une classe abstentionniste qui n'a plus rien à perdre. (gare à l'ouragan post covid si post covid il y a...)


Suite de l'émission, les pragmatiques américains l'ont compris, et comme le dit Joe Biden dans l'extrait, "je suis capitaliste, mais que des entreprises américaines milliardaires ne paient pas d'impôts alors qu'un couple de salariés en payent, "c'est mal"". Le Président américain, "conseillé par des chercheurs keynésiens"... 


[Je fais ici une remarque : imagine que tu aies accès à toutes les recherches effectuées par ton peuple sur google, yahoo chaque jour, grâce aux backdoors imposées par l'administration fédérale, tu es capable non seulement de connaître son opinion à un instant T, mais aussi de voir dans quel sens il évolue. Du genre ça chauffe grave sur Internet dans un pays où circule 320 millions d'armes. Cela pourrait expliquer le revirement soudain de la politique économique américaine impulsé par des conseillers analystes au grabataire "je sucre le fraises" Biden.]       


Là encore Piketty ne relève pas l'essentiel  selon moi (peu importe les 21% d'imposition). Il ne s'agit pas ici d'imposer réellement les trusts américains, qui sont intouchables, car derniers et uniques piliers de la puissance américaine face à la Chine, mais de proposer l'illusion de la réforme pour sauver la boutique capitaliste. 


Piketty, économiste toujours aveuglé par sa croyance réformiste, ne tire encore pas les conclusions de l'analyse des votes qu'il collecte dans le monde et dans le temps constatant la désaffection des classes populaires pour les partis dits "de gauche" en fait des sociaux démocrates (donc pas de gauche). 

Le capitalisme ne se réforme pas. La sociale démocratie n'est arrivée à rien, et a très vite basculée sur le sociétale, pour masquer l'abandon social. 


Le capitalisme est un système entier, un bloc. Tu prends tout ou rien. Il n'y a rien à négocier, à réformer. 


Mais désormais la somme des mécontents est largement supérieure à la somme des "au moins satisfaits". La grande majorité a basculé dans l'opposition au capitalisme (pas seulement sur le plan économique mais dans tous ces aspects : sociétal (banalisation de la haine et de la violence par l'obligation de compétition à outrance, solitude), ultra-urbanisme périphérique hors de prix et vide rural, écologique, culturel (abrutissement des enfants collés à des écrans), alimentaire, sanitaire ). 

Fin de partie du Monopoly, les joueurs ont enfin compris que c'est toujours ceux qui tiennent la banque qui gagnent. Pire. Les joueurs ne voient même plus d'intérêt à gagner dans un monde en train de crever, vide de sens. 


Ne restent plus aux tenants (gagnants) de cette doctrine agonisante à faire ce qu'ils ont toujours faits par le passé : encourager, mettre en place un régime autoritaire par leur puissance médiatique, le faux nez identitaire ou nationaliste, pour rester en place. 


Et ce peu importe le cheval, juste celui qui galopera le plus vite dans la bonne direction. Alors Mapen ou Lecron ? Lecron ou Mapen ? Le baudet Macron remonte vite sur l'âne Lepen ces derniers temps dans la course à la matraque. 


Au vote, les petits bourgeois, aussi soumis qu'incultes, font de la moraline. Peu importe ils sont portions négligeables.


La clé, et ça l'a toujours été, c'est le prolétaire (car de loin les plus nombreux) : est-il encore manipulable ou a t-il enfin compris…  


Est il éternellement condamné à être "un salaud de pauvre" ? 


PS : Bref cette émission m'a paru bien fade,  effleurant à peine le sujet… 


Au dernières nouvelles, le concept de "gauche" rassemble un famélique 13% de la population, chiffre en constante baisse qui par ailleurs semble correspondre chaque année un peu plus à la petite bourgeoisie intellectuelle des grandes villes. Plutôt que boulevard, le terme impasse serait plus approprié.


Les gilets jaunes étaient ni de gauche ni de droite et ont rassemblé sans forcé 75% des français. Il est là le boulevard.

D’abord il y a la gauche ! Pour moi la gauche réunit toutes les personnes qui ont métabolisé (comme on dit) le fait que la collectivité doit plutôt favoriser les citoyens qui disposent principalement de leur force de travail à vendre et qui espèrent en vivre convenablement. C’est beaucoup de monde mais ce n’est pas forcément ceux qui se déclarent de gauche habituellement. De fait, le vote et les sondages post-électoraux me semblent impuissant  à permettre de délimiter autrement que très grossièrement la cible d'une vraie politique de gauche.


Ensuite je trouve que cette émission doit être rapprochée de la précédente où notre camarade Najat (re)découvrait les radicalités de gauche !


On peut alors dire que la difficulté n’est pas de pouvoir faire comprendre aux différentes composantes des classes populaires qu’elles ont un intérêt commun. Le peuple de gauche est assez grand pour trouver de lui-même où se trouve son intérêt et pour comprendre que la hiérarchie des intérêts (hiérarchie des luttes) produite par les appareils politiques et les solutions qui en découlent ont fait la preuve de leur inefficacité.


L’usage de ce logiciel moisi d’hiérarchisation des luttes avec quelquefois (mais pas toujours) engendrement des enterrements de revendications catégorielles contribue grandement à l'augmentation de l'abstention lors des élections (et encore, ce n'est pas le pire).

J'ai l'impression de n'avoir rien appris et d'avoir écouté une suite de généralités , c'est juste moi ?

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