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Syrie : les géants du web "effacent l'Histoire"

En durcissant et automatisant leurs processus de modération des contenus pendant le Covid-19, les grandes plateformes du web ont fait disparaître des centaines de comptes de journalistes et activistes syriens. Et des milliers de preuves de crimes de guerre. Mais cette pratique est plus ancienne que le Covid. Enquête.

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Le filtrage par des algo au lieu d'humain, ça coute moins cher. Tout est là. Il serait peut être temps de changer de plateforme pour publier des vidéos d'importance. Peertube par exemple. Ou que les ONG se mettent d'accord pour monter un site de publ(...)

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En attendant reprendre tous les propos de  bellingcat sans recul alors que pourtant cet organisme est connu pour ses liens avec les services secrets US et de GB, c’est quand même problématique, car si cet effacement des  videos automatique (...)

Thibault Prévost est en train de mener une expérience sociologique en comparant les intérêts suscités par cet article et par celui sur le yuppie viral helvète. Il a les yeux sur les compteurs. Il nous JUGE.


Non, sérieux, si c'est l'autre qui est élu g(...)

Derniers commentaires

Merci pour l'article !

En tout cas ce dont je suis sûr, c'est que c'est complexe, et que c'est propagande contre propagande.

Pas sûr que les vidéos de preuves de crimes de guerre ne soient que d'un côté des forces en jeu. Pas sûr que toutes les vidéos soient véridiques.  Est-ce qu'il y a vraiment suffisamment de rebelles modérés qui avaient une chance de renverser Assad pour mettre en place un régime démocratique? Peut-être que oui. Ou peut-être que non et que ça aurait été bien pire si des rebelles islamistes avaient pris le pouvoir.

Les vidéos disparues par censure (sans doute involontairement) des plateformes web sont sans doute des deux côtés du champ de bataille. Et donc c'est dommage de faire penser que tout est si simple : le méchant Assad contre les gentils rebelles démocrates. Et soit disant uniquement les vidéos à charge contre Assad qui disparaissent, comme s'il n'y avait pas de vidéos à charge de l'autre côté.

Pierre Le Corf, un français sur place à Alep a publié beaucoup de vidéos, et il était très remonté contre les rebelles islamistes de Daesh.  Aujourd'hui il dénonce les sanctions américaines qui rendent la vie du peuple syrien très difficile.
https://www.facebook.com/pierrelecorf

A propos de bellingcat, l'un de ses dernier papier nous apprend qu'il aurait accés à:


- la base donnée des passeports russes

- aux avis de recherche interpol (y compris a des avis de recherche révoqués en 2015)
- aux base de données des "reservation aériennes" russes
- aux base de données centrale de la police russes
- a la base de données des permis de conduire russes
- a la base de données des assurances russes

ça fait beaucoup, surtout que c'est uniquement pour les 3 premiers paragraphes. D'ailleurs tout cela ne lui sert principalement a dire que comme il n'a rien trouvé, c'est suspect. Mais a part ça c'est un enquêteur indépendant parfaitement sérieux. Quand a l'ouverture des sources, autant dire que c'est du passé.

Comme le rappelle M.Prévost,  les vidéos   ont permis de mettre des visages sur des réalités un peu lointaines, de susciter l'intérêt et d'émouvoir face au drame de la guerre, ce qui vaut mieux que l'indifférence naturellement . Mais peut on pour autant en conclure que << ces vidéos jouent un rôle essentiel dans la compréhension du conflit syrien>> ? Comme le soulignait le journaliste Claude El Khal, ces vidéos produisent essentiellement de l'émotion, et de l'émotion nous en avons été abreuvés depuis 2011.  Mais quel rôle ce sentiment doit-il jouer dans la compréhension qu'on peut avoir d'un conflit armé?  Pour une même vidéo, les Etats-Unis oscarisent les casques blancs, tandis que  les Russes révèlent qu'ils sont des mercenaires affiliés à Daech. Je constate qu'il manque donc un arbitre pour les départager. A quand un bureau d'Arrêt sur Images à l'ONU?


Plus généralement, la recherche sur Google et Youtube est depuis quelques temps extrêmement orientée : même en tapant le titre exact d'un article de blog ou d'une vidéo publiée de manière privée, parfaitement indexés et sans problème technique ni "éthique" relevés par Google, la page ou la vidéo n'apparaitront pas dans les résultats de recherche.


Ceci est flagrant pour la recherche de vidéos de violences commises pendant des mouvements sociaux dans le monde (particulièrement en 2019) : les vidéos qui apparaitront dans Youtube seront le plus souvent des reportages de chaînes d'info ou de journaux "reconnus", beaucoup moins les vidéos amateurs originales dont sont faits ces mêmes reportages.


Pour les vidéos, puisque les moteurs de recherche Google et Youtube sont sur-contrôlés et sur-orientés, utiliser un canal Vimeo ou plus encore Peertube paraît s'imposer : moins de censure, sans perte de "publicité" puisque de toute façon même avec Youtube il est difficile d'atteindre un public, surtout sans monétisation.

débat complexe, les plateformes ont de quoi devenir skizo entre, d'un cote,  les injonctions a retirer les contenus qui relèvent de la manipulation politique , la cruauté, la pédophilie voir les fake news et de l'autre la liberté d'expression et la préservation des données......  Tout ça ne peut que venir d'une amélioration des algorithmes l’option humaine a grande échelle n'en étant pas une.... (elle ne devrait même pas exister du tout vu les sequelles psychologiques constatees chez les modérateurs après quelques mois).


Il me semble que dans l'immediat l'urgence est peut etre plus sur la moderation des commentaires que des videos. quand on voit que des reseaux pedophiles se montent tranquillement sur youtube ca fait froid dans le dos.

https://www.wired.co.uk/article/youtube-pedophile-videos-advertising 

On imagine sans mal l'horreur que ca doit etre sur les groupes prives facebook ou telegram.



Le filtrage par des algo au lieu d'humain, ça coute moins cher. Tout est là. Il serait peut être temps de changer de plateforme pour publier des vidéos d'importance. Peertube par exemple. Ou que les ONG se mettent d'accord pour monter un site de publication de vidéo sans censure autre qu'à posteriori. Bref, ne rien attendre de google qui n'a que le fric en tête.

Thibault Prévost est en train de mener une expérience sociologique en comparant les intérêts suscités par cet article et par celui sur le yuppie viral helvète. Il a les yeux sur les compteurs. Il nous JUGE.


Non, sérieux, si c'est l'autre qui est élu gratuit je me déplace pour mordre. 

Pire catastrophe provoquée par l'Homme depuis la Seconde guerre mondiale" selon l'ONU.


Le Rwanda ils ne connaissent pas à l'ONU ? Et la République Démocratique du Congo ? C'est un peu comme dans lémédia. Quand on entend "le pays plus...", "le pire", "le moins", "le premier", "le seul pays au monde", etc. on peut être à peu près sûr que c'est une ânerie.
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