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Salon de l’Agriculture : le grand enfumage des lobbies de la viande

​​Dans le cadre du Salon de l’Agriculture 2026, les interprofessions de la viande Interbev et Inaporc ont lancé de nouvelles campagnes de communication pour promouvoir leurs filières. Mais derrière les messages vantant une viande locale et saine se cache un lobbying qui occulte les enjeux sanitaires et environnementaux, et l’industrialisation croissante de l’élevage, poussée par le pouvoir politique. Analyse d’une stratégie d’influence bien rodée.

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" Manger de la viande, c'est digérer des agonies "

Ce procès devrait être celui de la pub plutôt que celui de la viande. On ne peut pas reprocher à une profession de faire sa pub dans le système actuel où toute l'économie (sauf celle de ASI😉🙏🏼👏🏼) repose dessus. Ou alors il faut pourchasser tous ceux (...)

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Afin de ne pas passer que pour une plouque réaque attachée à la bidoche par archaïsme et refus de voir la menace climatique et la cruauté en face, je conseille, à ceulles que la question agricole et alimentaire intéresse, la lecture de Le Paysan Impossible de Yannick Odor, ici un lien vers la page Cairn qui fait un point critique. C'est pas l'évangile, hein, le catéchisme j'ai arrêté en milieu de 3°, mais ça problématise, ça source, ça situe. Et ça vient de notre côté de l'échiquier politique et comme je nous y sait sensible, je me permets. XoXo

Qu'il y ait des lobbys qui font du lobbying, c'est malheureusement normal...

Mais que le gouvernement, que des journalistes relaient celà, c'est anormal...


Cela me fait penser à un article de l'Equipe  ( oui l'Equipe !) numérique dans la section "tendances"ou un truc comme ça (pas un truc écrit par de vrais journalistes, j'imagine) sur la nutrition des sportifs et notamment des coureurs à pied. Je pense que l'article était directement écrit par le lobby de la viande. En gros, le résumé, c'était, il faut manger des protéines pour faire du sport et les seules qui sont efficaces sont celles de la viande avec si mes souvenirs sont bons, une comparaison des différents morceaux de boeuf ... C'était vraiment gros... Pas de mention d'un quelconque partenariat ou un étiquetage publi reportage...

Les commentaires de l'articles étaient d'ailleurs majoritairement négatifs . Pourtant il ne me semble pas que l'Equipe soit le journal préféré des vegans ecolo mais bref...

"Auprès d'ASI, Interbev reste dans le déni : "aucune étude scientifique ne permet d'affirmer qu'un aliment pourrait être à lui seul la cause d'un cancer qui est une maladie complexe et multifactorielle" "


Une phrase qui semble soufflée par le lobby du tabac.


Quand  un·e macroniste parle de "souveraineté" il faut bien sûr comprendre "productivisme".

Heureusement selon le ministre de la FNSEA précédent, "l'élevage industriel n'existe pas en France" :)

Ce que je remarque, c'est le double niveau de lecture des affiches

quand on passe rapidement devant une affiche, en voiture, en métro... quel est le message reçu :

"La viande, c'est une affaire d'homme"

"La viande, ça donne de la force"

"manger sain c'est ce priver de tout"

c'est à dire un discours classique de viandard masculiniste, gros biscotos, gras du bide qui boit sa heineken autour du barbecue pendant que madame met le couvert. ( bon, j'abuse un peu... et encore)


et le message plus élaboré ne se lit qu'en deuxième lecture quand on prend la peine de s'arrêter sur l'affiche. combien retriendront la deuxième partie du message ? n'est-ce finalement pas le premier message qui est plus largement retenu ? je pense que c'est voulu


non ?

Euh... y a pas moyen de porter plainte pour publicité mensongère ?

En coupant le manche d'une passoire tamis (je n'en ai pas fait un autobus) j'ai pu la faire rentrer dans mon cuit-vapeur


mettre à tremper 80 à 100 g de lentille corail pendant au moins 2 heures

égouter

disposer les lentilles corail sur toute la paroi de la passoire tamis et la mettre au cuit-vapeur pendant 25 bonnes minutes. en fin de cuisson, les lentilles seront cuites et sèches après évaporation de la vapeur.

dans un mixeur mettre les lentilles, une bonne cuillère à café de pâte de sésame (1) une rasade d'huile d'olive un peu de sel, une bonne dose de cumin, du pimant, du curry, des herbes de provence, une gousse d'ail... tout ce que vous aimez

mixer très fin en rajoutant le jus d'un citron petit à petit afin d'obtenir la consistance voulue


vous obtiendrez un houmous de lentille corail délicieux... et largement meilleur que des rillettes bordeau chesnel qui baignent dans le saindoux, le sel et les nitrites. Largement moins chère. 

les lentilles corail c'est de mémoire au moins 25% de protéïne, 25% de fribre aussi, afin de faire un caca bien structuré.


(1) la pâte de sésame (Tahini) est le seul ingrédient cher de cette recette, mais on en met juste une cuillère à café.


reprenez votre alimentation en main, apprenez à cuisiner petit à petit, cela prend un peu de temps... vous en passerez moins sur netflix tant pis


signé : un végétarien à temps partiel (et en cours de conversion récente) 

Merci pour cet article important.

Oui la France fait partie de ces pays où la consommation de viande est ancrée dans les moeurs, et où la transition vers une alimentation moins carnée ne se fera pas sans heurts. 

Oui c'est mieux de limiter la consommation de viande pour raison de santé, oui on peut quasiment la remplacer d'un point de vue nutritionnel par des légumes secs. Nous n'avons effectivement pas besoin d'autant de viande. Par ailleurs il y a des aspects sur le traitement animal qui ne sont plus acceptables de nos jours (d'un point de vue occidental). Ces publicités devraient être illégales et dénoncées.

Une transition vers une production locale réduite et plus éthique doit être encouragée. Les subventions aux producteurs ne devraient pas faciliter systématiquement l'augmentation de la production à fin de prix bas et devraient être conditionnelles au mode de production, à des débouchés privilégiant la qualité et de meilleurs critères et conditions d'abattage. La filière doit être revue de A à Z (surtout maintenant qu'on a signé avec le MERCOSUR) et nous devons accepter de lâcher les élevages en "tension" qui, même si ils maintiennent les prix bas, se traduisent systématiquement par de la maltraitance animale et la précarité de l'éleveur.

Les consommateurs n'ont pas besoin de publicité. Il y aura toujours des inconditionnels de la viande, mais la tendance générale est à une diminution de la consommation par souci de santé. Et c'est tant mieux!



Ce procès devrait être celui de la pub plutôt que celui de la viande. On ne peut pas reprocher à une profession de faire sa pub dans le système actuel où toute l'économie (sauf celle de ASI😉🙏🏼👏🏼) repose dessus. Ou alors il faut pourchasser tous ceux qui font de la pub pour des céréales pleines de sucre et autres aliments catastrophiques pour la santé et la planète. Et oui, pour répondre à Georges Henri, il faut sûrement aider L214 a faire de belles affiches !

And the flesh you so fancifully fry
Is not succulent, tasty or kind
It's death for no reason
And death for no reason is murder
And the calf that you carve with a smile
It is murder
And the turkey you festively slice
It is murder
Do you know how animals die?


Meat is Murder - The Smiths

Faudrait-il aider L214 à faire lui aussi de belles affiches ? 

" Manger de la viande, c'est digérer des agonies "

Les maffieux de l'élevage industriel organisent leur salon. Macron autre maffieux va s'y précipiter. 

Si on laissait les gens visiter les élevages industriels ou les abattoirs, le nombre de végétarien grimperait en flèche. 

Il faut  "une stratégie bien rodée "  pour occulter ce désastre. 

" on mesure le degré d'une civilisation à la façon dont elle traite les animaux " 

Gandhi ?

Que de progrès à faire. 

A quand un " metoo" pour le bien être animal ?

si on n'éloignait pas toujours plus les élevages de la vie et de la vue, on ne fantasmerait pas des horreurs à partir de 3 vidéos montées en épingle.... les élevages à taille humaine existent toujours, en France et ailleurs... 

Je ne nie pas l'existence de ces élevages pas la peine de m'envoyer des images. 

Je n'accepte pas que l'élevage ne soit vu qu'au travers de ces images, c'est très différent. D'autant plus que la production industrielle de produits végétaux, si elle fait moins de bruit, sent moins mauvais et nous ressemble moins, et donc provoque moins de dégoût et d'empathie, n'est pas la panacée. En ce sens, encourager la consommation de viande sur le mode "manger responsable" comme tel est le cas de cette campagne décriée dans l'article ne me parait pas aussi "irresponsable" que l'auteur le décrit... 

Quel que soit le mode de production, manger de la viande, c'est manger des cadavres. Et même dans la bienveillance, tuer un animal, c'est supprimer une vie, et c'est un meurtre. Y en a marre des humains qui se prennent pour des dieux avec droit de vie ou de mort sur tout ce qui les entoure !

je sais que ça ne sert à rien de vous dire ça, mais arracher une carotte et la manger avec des lentilles vertes ou corail cuites au cuit-vapeur, (avec le gaz de Poutine ou l'electricité d'Areva), ça les prive de vie aussi. Il s'agit juste d'une vie qui ressemble moins à la nôtre. Vous et tous ceux qui décident de s'extraire du questionnement concernant la viande en décidant de ne plus en manger, n'êtes pas concernés par cette campagne de pub qui vise à faire consommer de la viande de meilleure manière à ceux qui en mangent.

Mais ça c'est aussi l'argument du chasseur, ravi de décharger son flingue dans la gueule d'une biche en t'expliquant que toi tu as bien extrait une patate.


Je suis dans la position d'un carnivore inertiel conscient des problèmes que ça pose. Parfaitement spéciste, je ne mets pas les humains et les animaux sur le même plan (en cas d'incendie, je sors les bébés humains avant les tétards). Je ne mets pas non plus les animaux sur le même plan que les végétaux ni les espèces animales mêmes plans entre elles. Je hiérarchise les cognitions, pondérées par mes habitudes culturelles arbitraires et trop profondément intériorisées (distinction injustes entre animaux "bons à manger" et "bons à penser"). Je rationalise en me référant aux violences naturelles des animaux entre eux et à la qualité de vie des victimes que je mange (argument récemment battu en brèche par les infos glaçantes du site BonPote sur la durée de ces vies). Et dans notre contexte de surcontrôle de l'environnement, il y a aussi le paradoxe des espèces animales qui n'existent que par/pour l'élevage et seraient sinon éradiquées (activement ou passivement) comme "nuisibles".


Il y a beaucoup de paramètres et de nuances à prendre en compte, et quelques simplification et hypocrisies dans les arguments "tout faits" de toute part. Et les tentatives d'influence mutuelles. Mais au total, en élaguant pour garder l'objectif, c'est la consommation de viande qui est la plus aberrante (à mon grand dépit). On mitige, en jouant sur certains paramètres, en négociant avec nos différents coûts (psychiques, culturels, etc). Mais au final, on cherche des compromis douteux et des feux verts faciles, comme ceux que proposent ce genre de campagnes. Les outrances et simplifications rhétoriques d'un bord ne doivent pas servir d'excuse pour consolider l'autre, elles n'annulent pas les arguments bien fondés qui les accompagnent. Et je le dis en tout inconfort, en participant parallèlement à cette dangereuse et cruelle inertie culturelle.

Mais ça c'est aussi l'argument du chasseur, ravi de décharger son flingue dans la gueule d'une biche en t'expliquant que toi tu as bien extrait une patate.


Non ce n'est pas le même du tout. Je ne dis pas qu'on peut être cruel avec les animaux parce qu'on l'est aussi avec les végétaux comme votre chasseur psychopathe. Je dis que rien de ce qui nous nourrit ne passe pas de vivant à mort en nous nourrissant. Je dis que l'élevage n'est pas intrinsèquement une cruauté envers les animaux. Je dis que ceux qui le pensent, peuvent évidemment le penser, ça n'en fait pas une vérité universelle, ils en tirent les conclusions qu'ils veulent pour vivre leur vie de la manière dont ils le souhaitent et le peuvent. J'adore les lentilles et le tahin et sait gré à l'imagination au sens du goût des végétariens qui participent à améliorer mon quotidien bien souvent. 


Mais je trouve ça dingue qu'une campagne basée sur la déconstruction des idées préconçues (c'est de la com, hein, chuis pas folle, je ne lui confère pas des vertus trop hautes non plus) soit l'objet de ces critiques injustes. Et surtout je ne vois pas ce que cet article révèle : un syndicat professionnel qui fait de la pub pour les produits produits par les professionnels qui lui payent une cotisation, en passant sous silence ce qu'on pourrait lui reprocher, c'est pas le scoop du siècle, c'est de la pub ....  

Mais le passage du vivant au mort n'est pas réellement le sujet dans l'absolu, c'est un sujet autre si on parle d'un animal (à la cognition reconnue élevée). Ce n'est pas "juste une vie qui ressemble moins à la nôtre". Le végétal est précisément, et c'est fondamental, une vie qui ressemble moins à la nôtre que l'animal. Et ça fait tout légitimement basculer dans une différence qualitative énorme. Le parallèle animal/végétal n'est pas pertinent. Même pour les idéfix de mon genre qui hurlent à la mort quand on fait des misères à un arbre.


Et ensuite, cette campagne ne déconstruit rien. Elle avalise la ruée sur la viande, en lui rajoutant des justifications. C'est une campagne strictement corporatiste, c'est-à-dire au mieux locale et hostile (indirectement) au coût carbone des importations, mais elle prend le contre-pied des relativisations du "besoin" de viande. Et ce, à plusieurs niveau (cf. Chimiste 8:58:11). C'est de la pub certes, mais pour des valeurs culturelles et sociétales, tout comme une pub de voiture (modèle "il aura la femme" ou autres youpi liberté individuelle broum broum) peut promouvoir, au-delà d'une marque donnée, un modèle de société - et cette dernière en avant pour bénéficier à la première. C'est une campagne politique. 


Ses critiques ne sont pas injustes. 

Le parallèle animal/végétal n'est pas pertinent.


ni plus, ni moins pertinent que le parallèle humain/animal contenu dans l'argument "manger des cadavres". Si on n'accepte pas la pertinence de l'un, on n'accepte pas la pertinence de l'autre (et vice-versa :)). 

Pour être franc, je ne crois pas à l'antispécisme. Je veux dire que, derrière leurs discours "humanisants", je pense que les antispécistes font la hiérarchie : tu en pousses un dans l'immeuble en feu où hurle un enfant, il va pas ressortir avec le bocal du poisson rouge. Je ne crois pas non plus en l'aplatissement végétarien d'un "la vie est la vie" sans gradation et nuance, parce que les végétariens sont souvent de gauche et avortement, et ces conceptions binaires d'une vie sacrée on/off pousserait plutôt au fanatisme "pro-life". Bref, comme ceux qui disent croire à l'astrologie continuent à regarder à droite et à gauche avant de traverser la route même quand leur signe leur promet une santé invulnérable aujourd'hui, je pense qu'il y a, sous leurs postures et discours, une conscience de certains fondamentaux.


Outre que l'expression méprisante de "manger des cadavres", même humanisés, pose d'autres problèmes d'ethnocentrisme (l'endocannibalisme n'a rien d'objectivement immoral, et l'exocannibalisme lui-même est plus respectueux de la vie et de l'altérité que nos doctrines militaires occidentales). Sans même aller jusque-là, cela stigmatise comme moralement monstrueuses nombres de sociétés non-industrielles qu'une gauche espérée indigéniste devrait plutôt protéger de l'ethnocide "civilisateur" et de ses grosses vertus légitimantes. C'est du blabla superficiel.


Bref, des tournures que je ne prends pas au sérieux, mais, encore une fois, qui ne disqualifient pas les problèmes de fond (cruauté, souffrance animale, réïfication de la nature, impact écologique et sanitaire, etc). Et ces problèmes sont suffisants pour valider les postures végétariennes indépendamment des mystiques douteuses qui les accompagnent parfois.

un carnivore inertiel conscient des problèmes que ça pose


à vos souhaits !


si c'est pas clair : un carnivore par inertie, par habitudes (et goûts) enracinées aussi profond que mes plus indépassables ethnocentrismes, et néanmoins inconfortablement conscient des problèmes planétaires que pose la consommation de viande.  

c'était très clair, je me moquais juste de votre tendance au verbiage, qui des fois est super classe, mais qui des fois est super énervant ;) 

Bah j'essaye de compresser. Des fois on peut glisser en un mot une idée, une précision ou une nuance qui sinon rajouterait un paragraphe. Suffit de trouver le mot qui existe, ou d'en détourner un autre, ou parfois d'en inventer un. Mes tartines sont déjà longues...

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