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"Repentance" coloniale, l'éternel retour

"Ni repentance, ni excuses" : l'expression vient très officiellement de l'Élysée, réagissant au dépôt du rapport de Benjamin Stora sur la mémoire de la guerre d'Algérie. De Sarkozy à Macron en passant par Hollande, le débat sur la "repentance" coloniale est devenu un marronnier de mandat présidentiel. Bien qu'on attribue le terme aux militants décoloniaux, ceux-ci le récusent ; il sert surtout d'épouvantail aux intellectuels conservateurs.

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Si vous vouliez un peu plus de réalisme, vous auriez du citer le dialogue suivant :


Croyant: Mes enfants ont des cours de religion à l'école publique, ma communauté religieuse est financée par la mairie et j'affirme haut et fort que l'avortement (...)

Les réacs : la colonisation malgré quelques regrettables excès était avant tout une œuvre de civilisation généreuse et d'ailleurs les peuple colonisés étaient très heureux et nous regrettent encore.


Les réacs aussi (après avoir croisé plus de deux noi(...)

Un Etat qui mutile les manifestants ne peut pas s'excuser. De rien du tout, passé, présent, futur.

Derniers commentaires

Il y a que moi que ça fait tiquer de voir Usul cité aux milieu d'historiens?

L'extrême droite a compris que pour imposer leur idéologie, il fallait qu'ils gagnent la bataille des mots.  Bataille difficile car ce à quoi elle s'est toujours OPPOSEE la République,  la laïcité,  l'anti racisme, l'anti colonialisme avait dans la population une connotation positive, rencontrait une adhésion.  Ils ont compris qu'au lieu de s'opposer il fallait mieux jouer les COUCOU.  

Reprendre les mots de l'adversaire en imposant une Inversion du sens, en les chargeant de leur idéologie nauséeuse. Ils ont été bien aidés par une partie de la classe politique et médiatique qui a l'inverse s'est  appropriée leur mot  :islamogauchisme, repentance etc..

Ils ont en grande partie gagné la bataille, bien aidé par Macron qui pour faire diversion de sa gestion calamiteuse de la crise leur sert sur un plateau les thèmes sur lesquels ils prospèrent : le séparatisme,  la colonisation. 


pointant du doigt les demandes de "repentance" faites par le gouvernement algérien à la France - le 5 juillet 2020, Abdelmahjid Tebboune demandait en fait des "excuses"  


En quoi demander des excuses c'est différents que de demander repentance ?

La repentance catholique : pardonnez moi seigneur car j'ai péché.

Un Etat qui mutile les manifestants ne peut pas s'excuser. De rien du tout, passé, présent, futur.

Le jour la France s’excusera officiellement pour les crimes de la colonisation algérienne, les massacres, la déscolarisation, le napalm, Setif, elle sera un autre Pays, pas celui de Macron, pas celui de la finance, pas celui des violences policières.


C'est con, mais on en revient toujours à la seule à faire : dégager le néoliberalisme.

Tant que la France ne s'excuse pas pour ces crimes, elle est toujours cet Etat criminel et sa population éduquée une classe sociale en demande d'autorité verticale. Appliquons cette grille de lecture à la gestion du Covid, tiens, à l'aube de troisième confinement.


HYPOCRISIE !!! Je ne comprends même pas ce débat sur le terme "repentance". Il exprime parfaitement la nécessaire manifestation publique de la faute et la reconnaissance d'une tristesse qui peut permettre une reconstruction de nos relations, bref un soulagement pour tout le monde. Si c'est trop clivant, j'attends au moins des excuses officielles, rappelons que la Belgique regrette mais ne s'excuse pas https://www.franceculture.fr/societe/colonisation-la-belgique-regrette-mais-ne-sexcuse-pas non mais c'est quoi ce niveau de peaufinage lexicale à la con ? Et on en parle aussi de  l'hypocrisie de la droite à sans cesse rappeler les "essentielles racines chrétiennes" de la France et de l'Europe et tout d'un coup qui se met opportunément à "buguer" sur la teinte un peu trop chrétienne du mot ?




Les réacs : la colonisation malgré quelques regrettables excès était avant tout une œuvre de civilisation généreuse et d'ailleurs les peuple colonisés étaient très heureux et nous regrettent encore.


Les réacs aussi (après avoir croisé plus de deux noirs dans la même journée) : c'est horrible, insupportable, atroce, nous sommes colonisés.

" Je n'oublierai jamais le moment où, pour la première fois, j'ai senti et compris la tragédie de la colonisation... Depuis ce jour, j'ai honte de mon pays. Depuis ce jour, je ne peux pas rencontrer un Indochinois, un Algérien, un Marocain, sans avoir envie de lui demander pardon. Pardon pour toutes les douleurs, toutes les humiliations, qu'on lui a fait souffrir, qu'on a fait souffrir a leur peuple? Car leur oppresseur, c'est l'Etat français, il le fait au nom de tous les Français, donc aussi pour une petite part, en mon nom. C'est pourquoi, en présence de ceux que l'Etat français opprime, je ne peux pas ne pas rougir, je ne peux pas sentir que j'ai des fautes à racheter. "

Je me permets d'ajouter un lien de feu l'excellente émission "la fabrique de l'histoire" qui recevait alors le candidat Macron  qui s'exprimait dejà sur la guerre d'algérie de façon interessante  en beau parleur qu'il est :


https://www.franceculture.fr/medias/emmanuel-macron-en-direct-sur-france-culture-jeudi-9-mars-de-9h15-10h


je pense que c'est la bonne émission 

Si le terme "islamogauchisme" s'est démocratisé, n'appartenant plus, désormais, au seul "lexique identitaire", c'est qu'il pointe une attitude de complaisance, voire de soutien à l'intégrisme religieux, que chacun, quel que soit son bord politique, est en mesure de constater.

Illustration :

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