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Commentaires

Renzi, Piolle, et le storytelling

Et dire que je tente de comprendre, sur le plateau de l'émission de cette semaine, les raisons du triomphe de Matteo Renzi, en Italie.

Derniers commentaires

Je sais plus ou j'ai lu ou entendu cette analyse qui disait que contrairement a ce qu'on pense le score de Renzi n'est pas une reussite, ou augure a long terme de grosses difficultés parce que :

-la campagne europeenne de Renzi s'est porté essentiellement sur lui et vanté son programme nationale, il a chercher a se relegitimer, un peu comme un plebiscite. Contrairement a ses adversaires qui ont un peu plus joué les thematiques europeennes.
- l'italie a un regime parlementaire, si tu fais pas 50% faut trouver des alliés pour une coalition, et d'apres ce que disent des commentateurs le score de Renzi dans les europeennes s'est fait avec tout les alliés "fiables" a sa disposition.
Si on considere que les scores des europeennes en italie reflete les forces en presence en italie, le PD qui recouvre une large coalition, ne peut rien faire seul, le probleme c'est que Forza italia et le 5 etoiles sont des partis avec qui ils vont probablement pas (pour 5 etoiles) et difficilement (pour forza italia) pouvoirs faire alliance et donc ca augure des majorités tres instable.
Le monde est un enfer, les humains ne sont pas parfaits, aucun n'est parfait. Mais cette morale, c'est par rapport à quoi ?

Vous savez, vous devriez regarder Real Humans sur Arte.
Parce qu'à travers le regard des hubots, et spécialement ceux qui sont en recherche de pureté, c'est toute l'imperfection, tous ces non-dits, toute cette conception du monde, qui est remise en cause.
Dans un monde complexe où les enjeux sont très compliqués, et où, en tant qu'animaux sociaux, nous sommes soumis à des tas de diktats obscurs qu'on n'a jamais cherché à analyser, des sommations que nous assène notre nature de singes civilisés ayant les moyens d'exister dans un processus dynamique, alors ces hubots et leur perfection nous tendent un miroir troublant et désespérant.

La première saison constituait une métaphore de l'étranger et de l'altérité.
La seconde parle directement de nous, de notre morale et de notre vision de nous-mêmes.

Et c'est extraordinaire que ce chef-d'œuvre de la SF vienne d'un des pays les plus démocratiques et les plus tolérants d'Europe, celui du consensus social-démocrate.
sans espoir, il n'y a plus de désespoir
Vu la situation de crise de Hewlett-Packard et la manière dont cette crise est gérée à coup de licenciements, de sous-traitance et de décisions dont personne ne voit quelle pourrait être l'issue favorable, la seule question qu'on puisse se poser à propos du départ d'Éric Piolle est de savoir pourquoi il en est parti en faisant du bruit.

HP décrit comme un dinosaure de l'informatique incapable de s'adapter: http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/05/22/hewlett-packard-annonce-une-nouvelle-coupe-claire-dans-ses-effectifs_4424189_3234.html
Vagues successives de licenciements chez HP: http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/30/pourquoi-les-dinosaures-de-l-informatique-sont-en-train-de-disparaitre_4357188_3234.html

Du coup la question de savoir si la politique suivie depuis des dizaines d'années qui consiste à attirer des "entreprises de haute technologie" dans l'aglomération grenobloise pourra être poursuivie malgré les circonstances ou si elle conduira à une impasse est beaucoup plus intéressante que de la proximité de sa tenue vestimentaire avec celle de Matteo Renzi. Ils ne suivent d'ailleurs pas la même démarche: Renzi a derrière lui une carrière déjà longue à l'intérieur de ce qui est devenu depuis le Pd alors que Piolle n'a jamais fait parti du PS...
J'ai de plus en plus l'impression que notre problème fondamental c'est l'investissement émotionnel que l'on met dans les systèmes politiques traditionnels (partis etc.). Même si Daniel critique souvent le système politique il prend quand même la peine, le temps, l'effort, d'écrire chaque jour a son propos. Nous prenons la peine de lire, et de commenter. C'est un investissement considérable, un soucis de, qui, il me semble, nous enchaine a ces structures pourtant défaillantes.

Si cela est vrai, alors le remède c'est l'indifférence, le désinvestissement, la désinvolture.

Ca me rappelle ce passage de L'Insurrection qui vient:

ll y a des façons de détruire qui provoquent immanquablement le retour de ce que l’on a anéanti. Qui s’acharne sur le cadavre d’un ordre s’assure de susciter la vocation de le venger.Aussi, partout où l’économie est bloquée, où la police est neutralisée, il importe de mettre le moins de pathos possible dans le renversement des autorités. Elles sont à déposer avec une désinvolture et une dérision scrupuleuses.
j'ai l'impression que Daniel n'est pas très optimiste !!! je partage, comment ne pas avoir envie de trouver une grotte et de s'y enfermer en laissant au loin toute cette merde que l'on nous déverse à longueur de journée.
La gauche moderne, la gauche européenne veut dépolitiser complétement les problèmes économiques : elle échoura comme tous ceux qui ont cherché à résoudre la quadrature du cercle.

Je crois savoir que pour Keynes le plein emploi n'est en presque rien nécessaire à la bonne marche des entreprises alors qu'il est essentiel à la bonne marche de l'Etat.

Pour l'Etat pour la France il faut en finir avec la gauche et ses lubies modernistes, la droite fait çà très bien et n'a besoin de personne.
Nous l'avons déjà notre Renzi, c'est Hollande, mais il n'ose pas le dire et il ne réussira pas car la gauche française n'est pas aussi résignée et « aquoiboniste » que l'italienne.
Il s'agit d'abolir la pensée de gauche en Europe.

Renzi l'a jouée avec le PD comme Sarkozy avec l'UMP de Chirac ou avant lui Giscar (et surtou Poniatowsky) avec l'UDR de Chaban, jouer les iconoclastes de l'intérieur faire croire que tout allait changer, alors qu'il ne s'agissait que de changer de personne.
Renzi l'a joué encore plus fort il s'est fait voir non pas Grillo, mais Berlusconi en plus propre.
Berlusconi lui même à force de dire que Renzi lui prenait tout, a convaincu les anti-communnistes, anti rouges viscéraux, ces orphelins de la démocratie chrétienne qui acceptent tout homme pourvu qu'il n'ai rien de rouge en lui.

Renzi vient de la démocratie chrétienne c'est un successeur de Moro ( remember le compromis historique avec le PC) un peu comme Hollande est le successeur Delors.

Pour un électeur français Celui-ne vaut pas un Autre, alors que c’est dans l’ADN politique italien (« Francia o Spagna purché se mangna ».

Le français n’est pas un italien de mauvaise humeur, c’est un italien qui prend la politique au sérieux
Non daniel il ni a pas de personne totalement intégre même vous, quelque soit l humain on agit tous pour nos valeurs et si ces valeurs sont reconnues humaniste elle sont toujours teint? d intérêt personnel . Enfin vous avez qu elle age ? Nous les adultes faisont les choses parcequ elles nous font du bien , c est pour ça qu il y'a des instances qui vérifient les comptes des élus . Moi ce que j aimerai c est des journalistes conscient des capacités humaines pas des qui rêve d un papa et d une maman parfaits , qui ment jamais , qui ne s occupe que du bien d autruit ... Enfin Walt Disney c est a marne la vallée daniel .
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Oui, c'est vraiment terrible cette idée qu'un politique n'aie pas besoin de se présenter comme le pourfendeur du système qui va mettre les banques à genou pour séduire l'électeur italien. Très jolie allusion à Blair au passage. Les allemands votent Tchatcher, les italiens Blair, je suppose que les français attendent leur Churchill ?

Je sais pas si il faut y voir une forme de déception des clichés racistes anti-italien, dont les stéréotypes voudraient qu'ils soient plus cons que le français, eux qui votaient Berlusconi à n'en plus finir, nous permettant de se dire qu'il y avait quand même pire que nous. Je suis seulement à peu près sûr qu'il faut y voir une déception des 'anti-systèmes', qui n'en peuvent plus de voir que malgré la crise économique, les gens ne veulent pas de leur grand soir tant espéré. C'est un peu triste pour eux. Ils devraient plutôt se réjouir des résultats en France, ou à force de volonté, la quasi-intégralité de la classe politique a mené les vrais souverainistes anti-libéraux en tête des élections européennes. Ça c'est la classe.
Le Messie, ce Renzi. Il ne reste plus à nos politicards qu'à se déplacer à vélo, habillés d'un jean. Avec pinces à linge pour le bas du futal, pour faire plus terroir et Franceprofonde.
[quote=DS]Dans une interview sur le sujet, Piolle explique avoir aussi désapprouvé ces délocalisations parce qu'elles n'étaient pas "profitables pour l'entreprise". Et si elles l'avaient été ?

Il me semble que, loin d'être une révélation, c'était tout à fait clair dès le début, qu'il s'opposait à cette décison dans l'intérêt de sa boîte. L'intérêt vu par lui. Car j'imagine que ceux qui voulaient délocaliser le justifiaient aussi par l'intérêt de la boîte. N'empêche, s'opposer à une erreur de son entreprise au risque de se faire lourder, rares sont les cadres qui s'y risquent. Par contre, plus retorse, j'ai imaginé que, pour risquer ainsi son poste, EP avait peut être bien d'autres projets. Ce qui n'enlève rien à son courage. Ya actuellement pas mal de cadres sup (une petite minorité, mais significative) qui se barrent en douce pour acheter un vignoble, ouvrir une maison d'hôtes, partir faire le tour du monde en bateau ou autre ligne de fuite, en faisant l'économie d'un conflit ouvert à l'issue incertaine. En prenant simplement un congé sabatique par exemple, ou en négociant un départ volontaire indemnisé pour les aider à créer leur petite entreprise.

Ceci dit, faut pas prendre Éric Piolle pour la sainte vierge, et j'attendais impatiemment le numéro suivant du Postillon: ils allaient bien lui trouver quelques poux dans la tête? Et c'est tant mieux, la presse libre, c'est ça. Au mieux, ça ralentit la dégénérescence inévitable de nos politiques (tout ce qui vit finit pas mourir), au pire ça nous tient au courant.
Renzi c'est un Monti jeune, c'est incroyable de voir à quel point on s'étonne encore que les médias essaient de nous faire passer des vessies pour des lanternes... On comprend tous ça ici.

Par contre, c'est intéressant de voir que Daniel commence déjà à comprendre l'arnaque à Grenoble.
Mais vous en reprendrez encore pour 5 ans en 2017, et en 2022, etc... et avec le sourire en plus !
et les asinautes qui ont cracher un peu vite sur l'article de JL Porquet sur Piolle dans le Canard c'est quoi?
On a vu comment il a fini, en théoricien du storytelling le plus rance, avec son grand sorcier Alastair Campbell, et en caniche de Bush

Et en catho-conférencier et lobbyiste pété de fric

http://harmoniques-nuances.blogspot.fr/2014/05/la-democratie-cest-nous.html?showComment=1401182142205#c7149242112516499439
Intèressant interview de Pierre Botton sur FrancInfos vers 9h.
Impossible de mettre le lien .
Une réflexion sur le pouvoir d'inaction des politiques .
Sous cette chronique , j'ajouterai : plus ils sont ils causent et moins ils font leur boulot .
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