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Réforme chômage : "Le mal n'est pas à Bruxelles, mais à l'Elysée"

"Une tuerie". C'est ainsi que le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, pourtant habituellement modéré, qualifie la réforme de l'assurance-chômage entrée en vigueur le 1er novembre dernier. Mais si c'est une "tuerie", qui est le tueur? Le gouvernement français, ou faut-il voir derrière lui des injonctions irrésistibles de la Commission européenne ? Question à nos trois invités : Frédéric Farah, économiste, co-auteur de "L'introduction inquiète à la Macron-économie" et auteur d'"Europe la grande liquidation démocratique." Gérard Filoche, ex inspecteur du travail, ancien membre du PS, auteur de "Macron ou la casse sociale", et Lauriane Mollier, militante UPR, le parti de François Asselineau qui milite pour le Frexit.

Commentaires préférés des abonnés

Très intéressant débat. Au fond tout le monde a raison. Filoche a raison de dire que si la gauche passe au pouvoir, il faudra qu'elle mette en oeuvre un programme de gauche (pas comme Hollande) et on verra ce qu'il advient. C'est un argument fondamen(...)

Deux angles morts. Concernant la position de la militante UPR, on lui accorde que de nombreuses dispositions des traités européens sont des aberrations démocratiques. Cependant, le juridisme forcené de l'UPR les empêchent de voir l’essentiel, le mode(...)

Ah oui mais non.

Je m'insurge. On ne peut pas brandir pendant 1h le pouvoir coercitif de l'UE et finir par ne donner, comme seul exemple concret où ce pouvoir s'est exercé, une condamnation de 10 millions d'euros qui est tombée au bout de 15 ans...


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Derniers commentaires

Mais non Filoche votre thèse c'est la même que celle de Mélenchon: plan A sinon plan B et on désobéit et après on voit !!! Là on prend un extrait d'un discours parmi des dizaines où tout cela est clairement expliquéIl dit comme vous. Quand à Mélenchon qui n'a pas lu Hugo alors là faut oser dire de telles bétises.

La vraie question c'est: mais qui a pété a 2:13:15?

Oui Gérard, Europe ou pas, l'économie capitaliste étranglera les travailleurs pour encore plus de profits.


De là, à croire qu'une union de la gauche sortie des urnes va augmenter le SMIC, remettre la retraite à soixante ans, réduire le temps de travail et le chômage, là , tu rêves un peu !


Il n'y a que les grèves et les luttes qui marcheront, effectivement au niveau international. 


Actuellement il y a un bon début un peu de partout...

 

Un mot rapide pour indiquer à celles ou ceux de l'équipe d'@si qui liraient ce message que j'ai apprécié cette émission. Lorsque L. Mollier émettait son rire nerveux mais communicatif les premières minutes, et sans vouloir manquer de respect à qui que ce soit, je me suis remémoré ces mots de S. Gainsbourg "faut savoir s'étendre sans se répandre, pau-vre Lo-la...". G. Filoche, le tonton bis et chantre de "la vraie gauche" égal à lui-même et F. Farah qui déroule sans se laisser décontenancer, sans oublier Daniel qui a su selon moi convenablement mettre en abime les enjeux de l'interventionnisme "à bas bruit" des instances européennes. Non, vraiment bien ficelée, gardez le cap!                                                                                                                                           

Ma fidélité à Arrêt sur Images a été mise à l'épreuve avec cette émission, la pire en presque 9 ans d'abonnement et d'écoute hebdomadaire systématique.

Dès qu'il sort de son expérience d'inspecteur du travail, Filoche raconte n'importe quoi et il n'y a eu personne pour lui dire qu'être "anti-capitaliste" et ne pas contester la fonction même de l'Union Européenne, c'est une contradiction dans les termes. Il faudrait aussi peut-être lui expliquer que si sa "gauche" revenait au pouvoir, et bien ce ne serait pas avec Pierre Mauroy comme premier ministre: les temps ont changé en 35 ans et ce serait pas mal que quelqu'un lui explique...

Le truc c'est que l'UPR et Filoche disent la même chose au fond!

L'UE par ses directives formate le projet Capitaliste  - Mollier a raison - dans lequel se coule avec plaisir les Dirigeants. Pas de coercition effective - Filoche a raison - un sentiment de nécessité d'adhésion au projet de la plupart des citoyens.

Subtil et efficace...

Cependant, vouloir sortir de l'UE (???) ne peut se faire que par un changement de Régime. Le nouveau ne se sentant pas tenu de respecter les arrangements de son prédécesseur.

Le sortir de l'EU sans remettre en cause le modèle économique et social qu'il défend - "Droite libérale" - n'est qu'une posture.

Et Filoche à raison: il faut agir là où on peut et nous avons de levier; sauf que nous avons élu Macron. Faut il penser que nous ne voulons rien changer...?

Quoi qu'il en soit le changement se fera avec ou sans nous.... Le Changement est l'ordre du Cosmos :-)

Un bon débat. Qui a tort, qui a raison. Chacun a raison, chacun a sa solution, sa stratégie. Moi qui suit LFI, je suis plutôt d'accord (en gros) avec M. Filoche : rapport de force avec l'Union Européenne, espérer la contagion en Europe, parce que tous les peuples souffrent des mêmes maux, ont les mêmes revendications de justice sociale,  de partage de la valeur produite et que la "révolution dans un seul pays", ne peut exister, on le voit partout dans le monde actuellement. C'est comme cela qu'on peut faire sauter le verrou de Bruxelles. La Révolution Française a fait sauter des siècles de régime monarchique. Eh bien c'est une choix politique pensé réfléchit pour LFI. Que l'UPR préconise autre chose si ça lui chante (mais j'aimerais que sur les réseaux sociaux ses militants arrêtent d'injurier à longueur de temps M. Mélenchon comme s'ils avaient la science infuse ), que Monsieur Farah continue à penser comme il le croit ! Là où Monsieur Filoche a tort c'est que M. Mélenchon ne compte pas d'abord s'occuper de l'Europe si LFI gagnait les élections, elle appliquerait tout de suite son programme que ça plaise ou non à lUE. Et vive débat et le combat politiques !



Il manque le prisme sociologique sur les classes dirigeantes pour mettre tout le monde d'accord. Qu'elles soient françaises ou européennes, la grande bourgeoisie s'est coupée progressivement du peuple dans les 40 dernières années. Non pas qu'elle voulait de plein gré partagé le gâteau pendant les trente glorieuses mais son rapport à la politique était plus contradictoire que maintenant. Essentiellement, c'était dû à son implication, voire son sentiment de culpabilité vis à vis de la première et surtout de la seconde guerre mondiale (crise financière, collaboration) ainsi qu'à l'existence du contre-modèle communiste, in fine combattant victorieux du nazisme. Tout ça l'a détourné de son nombrilisme consubstantiel. La mondialisation actuelle a requis un repositionnement idéologique de tous nos dirigeants (et ils ont contribué à la mettre en place); c'est terminé le rejeton bourgeois et révolutionnaire (à la Sartre), ou alors à la marge, ou alors pour une écologie capitaliste...

Donc pression de l'Europe? Oui! Pression de nos dirigeants nationaux? Idem! Filoche est aveugle en prétendant que les menaces ne sont à prendre qu'à la légère... Par contre, il a raison sur le fait que peu de dirigeants tentent quoi que ce soit...

Je rêve ou c’est la réalité, toutes les interventions de Filoche m’apparaissent comme malhonnêtes. Il me semble être dans un combat de chapelle politique et non pas dans une explication du fonctionnement des décisions prises au gouvernement. Bref, il m’est insupportable.

Au dernier post de Waree et de Chrémès, j'ajoute mon désarroi de voir avec quelle facilité cette "tuerie" du chômage se fait

Quelques têtes analysent à 100000 pieds de hauteur l'incongruité des dispositions Européennes mais ont renâclé à analyser les projets de lois de cette tuerie nationale

même du temps de Thatcher, les syndicats se dressaient

et pourtant les conditions étaient bien difficiles

Finalement il aura été peu question de la reforme de l'assurance chomage, je m'attendais à plus de détails sur ce à quoi nous allons devoir nous attendre, je vais sans doute être victime de cette reforme.

Actuellement je percois les assedic suite à un licenciement abusif pour lequel je traine ma boite aux Prud'Hommes avec de bonnes chances de gagner (même si indemnités misérables). Je touche donc les assedic suite à ce licenciement mais évidement j'ai retravaillé depuis, il me reste environs 450 jours d'indemnités, entre temps j'ai donc travaillé 7 mois et là je suis sans activité depuis le 1er septembre. En temps normal je ne me serait pas inquiété une fois mes droits actuels épuisés on aurait rechargé mes droits pour le contrat de 7 mois et aurait eu droit à environs 6 mois d'indemnités. Ca permettait de se sentir rassuré et se libérer l'esprit, percevoir 1000€ n'est pas un objectif de vie (et encore moins les 450€ de RSA pour les tenants de "c'est tous des assistés").


Ben là je ne sais absolument pas à quelle sauce je vais être mangé, qu'arrivera-t-il si je retravaille en contrats courts ? Qu'arrivera-t-il si je ne retravaille pas du tout ? J'habite une région sinistrée où en plus du chomage on doit faire face à la préférence nationale, bon nombre d'entreprises ici dans le nord ne recrutent pas d'étrangers, certains préfèrent perdre des contrats plutôt que d'employer un noir ou un arabe pour le dire clairement.

Région nord, frontière Belge ca ajoute au climat d'insécurité.

Je viens de lire quelques réactions. Comme les protagonistes de l'émission, je n'en ai vu aucun prendre en compte la finitude de la planète. Gérard Filoche, je l'aime bien, malgré sa fidélité à la vieille gauche ; probablement parce qu'il est, comme moi, un rêveur (d'où mon pseudo), suprême injure qu'on lui a adressée dans l'émission et dans le forum par des gens qui ont oublié que les utopistes sont les réalistes de demain. Je suis en train de lire le bouquin d'un ancien ministre de Jospin, l'écolo Yves Cochet, Devant l'effondrement. Essai de collapsologie. Effrayant mais durement réaliste. J'espère que ce qu'il entrevoit au travers des fissures du monde globalisé ne se réaliseront pas, mais je crains fort qu'il ait raison pour l'essentiel. Le mur que l'on désigne dans l'expression « On va dans le mur » est simplement l'autre mot de l'effondrement. Alors, le débat « Faut-il sortir ou pas de l'UE » me paraît pour le moins tristement incomplet, voire à côté de la plaque, quand le tiers au moins de l'Humanité risque fort d'y passer dans la décennie qui vient...

Je pense comme Filoche car j'appartiens à ces derniers Mohicans de l'internationale qui pense que une fois retirées les frontières, les moins bien nantis de tous les pays sont confrontés aux mêmes maux

Et que le capitalisme brutal lui se joue de ces frontières comme il l'entend : 

qu'importe à un mec comme Boris Johnson de devoir obéir à des lois draconniennes que lui imposerait l'Europe. S'il dit vouloir s'en défaire, c'est bien pour en utiliser d'autres encore plus désastreuses

Le NHS mis en lambeaux, ce n'est pas l'Europe qui leur a imposé

Le plombier Polonais mis à l'index n'est qu'une manipulation car il faut trouver toujours un mouton noir pour entraîner les âmes désespérées qui croient qu'en déversant leur haine ailleurs, ils pourront la calmer


Et de toute façon, voyez Macron qui joue en ce moment le farouche défenseur de l'environnement sentant l'élection prochaine, et qui joue au remonteur de bretelles ici et là en ce qui concerne l'Europe mais qui fait passer des lois qui vont conduire d'autres au suicide, voir à l'immolation

C'est quand même paradoxal (je simplifie) qu'on trouve que l'UE est néolibérale et empêche toute politique de gauche et de voir que le Brexit a été déclenché parce que les British voulaient une politique néolibérale que l'Europe empêcherait. Bizarre.

"Vos GOPE" et des ricanements incessants, c'est ce que je retiens.

La finance, la finance, la finance ! Mais et nous alors dans cette histoire ? Donc si j'en crois Monsieur Farah et Mme Mollier, pas de virage à gauche possible car la finance, le capitalisme qui a tout verrouillé  au sein de l'UE se rebiffera. Qu'on est dans un système mondialisé, et patatiti et patata. Résultat, on oppose encore dans ce forum le réalisme des uns aux rêves naifs des autres. Mais ça va durer encore longtemps ?

Alors que partout sur la terre, ce qui se mondialise se sont les protestations face à un système qui exploite et ne protège pas, on veut encore nous sortir que c'est antidémocratique de vouloir un monde plus à gauche. Elle l'a dit la jeune femme : vous voulez imposer des idées de gauche, mais c'est antidémocratique. Alors qu'imposer des idées de droite au monde entier pour le bienfait de quelques très riches, ça c'est pas très grave ?
Confondre en plus imposer à propager, adopter, c'est un signe. Laurianne Mollier pense vraiment que vouloir vivre mieux est une opinion minoritaire ? Elle pense vraiment que chacun rêve de perdre sa vie à la gagner ? Elle pense vraiment qu'on rêve de la retraite à 70 ans, d'être pauvre, en mauvaise santé, d'avoir des hopitaux et une éducation sinistré. C'est démocratique ça ? Le peuple affaibli, c'est tout l 'inverse de l'esprit du mot démocratie.

Il y en a marre du TINA. L'UE ne protège pas du capitalisme débridé, elle l'a inscrit dans ses traités.
Alors moi aussi je ne suis pas contre l'Europe, mais je veux une Europe sociale, une Europe humaine, pas celle où l'humain est une marchandise comme une autre. C'est bien les traités le problème, et si j'ai bien compris aussi la monnaie, outil de ces traités.


Aujourd'hui, comme hier d'ailleurs, le marché est bien trop extrême-droite compatible pour qu'on lui fiche la paix. Il y en a peut-être qui rêvent d'un capitalisme à la Française, via un Frexit. Mais le capitalisme a juste mis en place un cauchemar planétaire. Vouloir le faire perdurer sous d'autres formes serait criminel. Il faut trouver autre chose. Maintenant ! Parce que non contents de pourrir la vie des gens, le capitalisme tue aussi la planète.


Au passage le prochain personnage de gauche qui se fera élire à la tête de la France, il aura intérêt à faire une politique de gauche. Et si l'Europe n'accepte pas les budgets qui vont avec, alors bye bye ! Qu'est-ce qui va nous arriver de plus ? La Macronie aura déjà tout détruit...





Je ne suis pas pro UPR, du tout. En revanche, je pense qu'il existe des structures qui ont été créées pour devenir structurantes, c'est l'idée, d'un point de vue économique, de l'UE et de l'euro en tant que monnaie. Après, le fait que le président soit encore plus capitaliste que les GOPE, que sa gouvernance soit encore plus néolibérale, ne veut pas dire pour autant que ces GOPE soient des orientations socialistes. Et mon maire à une vision néolibérale également. Il faut voir ça comme des strates qui s'accumulent, pas comme des strates concurrentielles.

Après, moi je ne sais pas trop s'il faut sortir ou non des traités, de l'euro, de l'UE, ou autre... En revanche, si ça continue, ce seront les révolutions qui décideront.

"La France quasi-révolutionnaire, l'Allemagne autoritaire" ?

On ne tire pas à la flash-ball sur les manifestants en Allemagne (et il y a des manifestations), même ceux d'extrême gauche. Et la presse n'est peut-être pas aussi auto-muselée qu'en France.

UPR ? j'ai même pas envie de regarder l'émission du coup. 

Ce débat est stérile et c'est Todd qui en donne la meilleure analyse. C'est à la fois la faute de la France et de l'UE largement convertis au dogme néolibéral et qui se sont embarqué dans une valse des réformes de l'état social vers une société néolibérale de la servitude totale des masses laborieuses au capitalisme. Une seule solution possible la révolution globale contre le capitalisme et son monde mortifère.

Emission pénible, laborieuse, et pourtant vaine.

Une fois encore, il nous faut relever le talent de celle ou celui qui a la magie des titres.


NON le mal n'est ni à Élysée ni à Bruxelles.


Le mal est dans la tête, dans la vie, dans la famille de chacun des chômeurs.


La naïveté de Filoche est impressionnante. L'Europe n'a pas besoin de sanctionner, elle menace de sanctions pour la forme. La raison est simple : les pays et leurs représentants adhérent aux GOPE. 

Les médias, les lobbies contribuent à la fabrique du consentement.

Macron est plus zélé et plus convaincu que nos précédents présidents. Mais de droite ou de gauche, ils sont d'accord pour appliquer les politiques. 

L'Europe est devenue la mangeoire du capitalisme. 

Avant même de commencer à écouter/voir l'émission

un grand merci d'avoir invité Gérard Filoche

Cet homme met tant d'énergie à défendre ses citoyens qu'on s'étonne de le voir absent des écrans et remplacé par de soi-disant experts en toutes matières


Pour ma part, il est aussi indispensable que Ken Loach ou Michael Moore le sont dans leur domaine

Un vrai débat contradictoire pas si fréquent ailleurs, tout à l'honneur d'Arret sur Images et à l'éthique journalistique quelque soit par ailleurs la ligne éditoriale ou les convictions du journaliste. 

Gérard Filoche sans doute sympathique et militant honnête se révèle comme un doux rêveur et les populations qu'il prétend défendre pourront attendre longtemps.


C'est la faute à Macron, Macron, Macron et plus loin ... ne pas faire la politique de Hollande. Donc quelque soit le président et pas seulement Macron qui est un croisé plus virulent, les politiques sont les mêmes ici et ailleurs puisque sont énumérées toutes les mesures d'austérité à l'encontre des populations mises en oeuvre dans toutes les pays, à des rythmes différents suivant le profil des pays en questions. 


Pourquoi ? Sans doute parce que tous les présidents élus de droite comme de gauche sont des européistes convaincus, des libéraux ou néo-libéraux  qui préfèrent sacrifier les populations sur l'autel de leurs croyances.

Les promesses électorales ne valent pas un clou un fois élu. Tsypras en est le plus bel exemple même si son pays est de peu de poids.


Si la France menacait de partir et était crue, compte tenu de son poids, il y aurait sans doute une oreille plus attentive mais aucun des "leaders" en lice n'en a le poids, la carrure ou l'envie.


Seuls les anglais, quoiqu'on en pense, sont bien les plus malins car ils auront le beurre et l'argent du beurre avec un traité de libre échange que nous signons d'ailleurs avec bien des pays. La liberté et leur liberté de manoeuvre auxquelles ils sont si attachés est leur motivation centrale. Aujourd'hui ils ont un gouvernement ultra-libéral mais demain une élection chez eux pourra tout changer. Pas possible ailleurs au sein de l'UE. Si les Français se sont fait avoir en 2005 sans rien dire, une majorité d'Anglais voient les choses autrement.


D'ailleurs au sein de l'UE on ne rêve qu'à toujours plus d'élargissement en intégrant des pays hors niveau et même mafieux pour voir arriver de plus en plus de travailleurs détachés, légalement et faire pression sur les salaires et couverture sociale trop généreuses. Aujourd'hui Macron dit non car il pense court terme, aux élections qui approchent. Mais après ....


La communauté européenne contre laquelle Mendes France avait voté non en décrivant clairement à l'Assemblée Nationale (discours diponible sur le net) ce qui allait arriver aujourd'hui s'est transformée avec le marché unique et Maastrich en une camisole de force néo-libérale bras armé d'une mondialisation du même nom.


Encore l'UPR ? La prochaine émission sera avec Jacques Cheminade ? Faut vraiment faire l'effort d'aller sur @si pour se taper les vieilles reliques qui n'arrêtent pas de nous seriner avec leur sottises. C'est pénible.

L'aveuglement de Filoche est toujours stupéfiant, surtout allié à sa lucidité experte sur le monde du travail... y'a qu'à voir le nombre d'années qu'il lui a fallu pour quitter le PS!

Ah oui mais non.

Je m'insurge. On ne peut pas brandir pendant 1h le pouvoir coercitif de l'UE et finir par ne donner, comme seul exemple concret où ce pouvoir s'est exercé, une condamnation de 10 millions d'euros qui est tombée au bout de 15 ans...


10 millions d'euros, c'est rien, c'est peanuts.

Ce serait ridicule de fixer les politiques agricoles (OGM) ou énergétiques (barrages) en fonction d'une amende qui *pourrait potentiellement, au bout de 15 ans,* être infligée à la France avec un montant aussi ridicule...


Le CICE, c'est 20 milliards par ans, sans aucun avantage pour la France. Supprimons le CICE et on pourra dire à l’Eurogroupe d'aller se faire voir au moins 15000 fois par an.

L'idée du débat était géniale, et la question était de savoir si c'est l'Elysée ou les autorités de l'UE qui ont décidé de la réforme du chômage est très importante.


Mais l'idée d'inviter Filoche n'était pas la meilleure. Un mec qui critique aujourd'hui Hollande mais est resté au PS à l'époque de Valls, n'a quand même pas des idées très claires.  En tout cas, il manque de cohérence.

Cette façon de dédouaner les décisions de l'UE en disant que le véritable ennemi, c'est le capitalisme, est carrément risible (Le capitalisme, combien de divisions ?). Comme le fait remarquer Laura, ce pouvoir capitaliste se concrétise par les traités signés par l'UE et les décisions proprement dites de l'UE. Donc les opposer est absurde.

Par ailleurs, l'argument selon lequel l'UE va menacer sans sanctionner ne prouve rien. 

C'est juste un problème de pouvoir ; si quelqu'un a les moyens de sévir, il se fera obéir sans avoir besoin de sanctionner. La menace de la sanction est d'autant plus efficace que le pouvoir de celui qui menace est disproportionné.

Et l'exemple de la Grèce est  a cet égard déterminant ; on a dit a Varoufakis, c'est renflouer les banques françaises et allemandes ou c'est la porte de l'UE,. Avec l'idée qu'il faudrait rembourser avec des drachmes qui de fait n'existent plus, donc ce serait le néant total de l'économie, la faillite totale à tous les étages, dont on vous donne une idée en arrêtant l'attribution de vos euros par la BCE.

D'autre part, Filoche est tout de suite devenu eurôlatre dès qu'il s'est trouvé à côté de la nana de l'UPR.  Ce qui est le signe habituel de l'hystérisation dans le "débat" médiatique : ou l'eurôlatrie baveuse à la Quatremer (Mais non, tous ces problèmes  n'existent pas, c'est parce que vous êtes contre...), ou l'euroscepticisme  le plus véhément.


Par contre, les deux autres intervenants étaient parfaits dans le sens où ils expliquaient très bien les enjeux, et ont rendu le débat plus limpide. Et l'exploration des mécanismes de ce pouvoir font comprendre un certain nombre de mécanismes.

La seule chose qui pourrait départager les deux visions, c'est qu'il y ait un brexit effectif, ce dont on est assez loin quand même car il est devenu patent que les vrais décideurs du pouvoir en UE le bloqueront quoi qu'il advienne. Mais on va voir les prochaines élections. Soit les classes populaires savent ce qu'elles veulent, soit elles renoncent.

Mais un an après que le brexit ait eu lieu, on pourra constater si le RU a des avantages économiques et sociaux certains, ou s'il faut se battre à l'intérieur de l'UE. L'idée de Boris Johnson est de libéraliser le RU plus encore que ne le veut l'UE. Même si le pays est déjà bien avancé dans la précarisation et la pauvreté de ses classes populaires, il compte bien poursuivre dans cette voie suicidaire. Mais ces classes ont sans doute leur propre stratégie. 

Et de toutes façons, si c'est un échec, celui de Johnson ou de Corbyn, après, c'est le chaos. Aucun peuple ne peut supporter indéfiniment la précarisation et la paupérisation. on le voit au Chili. La promesse néo-libérale s'est évanouie avec les lendemains qui chantent.


Débat super intéressant, et très instructif.

A part ça, je réitère cette incitation à voir Piketty  a qui on permet d'exprimer clairement et développer sa pensée et exposer ses solutions : https://www.franceinter.fr/emissions/on-n-arrete-pas-l-eco/on-n-arrete-pas-l-eco-09-novembre-2019



L'UE cette grande zone de LIBRE échange dont il est IMPOSSIBLE DE SORTIR...


(Patience : le mur n'est pas tombé, mais il commence à se fissurer).

Perso, je vois UPR, direct, je zappe. Etait-ce faute d'avoir un nombre suffisant d'intervenants pour un débat contradictoire ?

 on a le choix entre faire une Europe de gauche ou sortir de l'Europe .

Lequel est le plus facile ..ou le moins difficile ??? 


cela ne revient il pas à résumer le problème à   une seule question et  à un choix impossible ?


partir ou rester me semble LA question préalable à toute réforme .

(même s'il me semble qu'on avait déjà répondu ???)

c'est la question sur la quelle chaque parti doit se positionner CLAIREMENT en préalable .


 

qui sert -elle donc cette Europe ?

 

faut il garder un "système" qui s'avère chaque fois délétère pour les peuples !


merci pour cette émission intéressante malgré tout

"l'UE m'a tuer"

selon l'UPR l'europe serait également responsable de l'assassinat de Kennedy.....


A ce stade il nous suffit d'attendre (la question c'est combien de temps) pour voir si le royaume uni se porte mieux après sa sortie de l'UE: je ne parle pas de son PIB ou de sa balance commerciale , je parle du taux de pauvreté , de la protection sociale, des salaires et de la capacité de sa justice à protéger ses citoyens face aux corporations ....etc. Je doute que le RU réduise sa voilure néolibérale bien au contraire.


Filoche divague est n'est pas cohérent sur tout mais en comparaison des 2 raëliens il ferait presque sens. 




une militante UPR pour parler du chomage? quel cauchemar les monomaniaques du frexit et de l'europe-est-la-source-de-tout-les-maux.  je comprends mieux le titre. y avait pas je sais pas des militants d'AC; ou de la cip-idf; la cgt chomeurs; ou n'importe quelle collectif de chomeurs qui fait ce boulot depuis des années en fait? le truc on le voit venir gros comme une maison depuis la suppression des cotisations chômage (depuis l'éléction; depuis la négociation avortée...)

Si j'ai bien compris Frédéric Farah et Lauriane Mollier sont un peu sur la même ligne. Ils disent que si la France applique une politique de gauche elle se fera taper sur les doigts par l'Europe et que cette dernière prendra des sanctions à son encontre. Après si les sanctions sont de l'ordre de 10 millions d'euros c'est pas non plus la mer à boire.

Gérard Filoche dit que de toute façons le capitalisme prendra des sanctions quoi qu'il arrive, Europe ou pas. Ça rejoint un peu ce que disait Lordon sur Hors-Série y a deux semaines. Après il est vrai que les institutions européennes (BCE etc) peuvent être un outil supplémentaire pour sanctionner la France. Mais dans quelle mesure cela ferait une grosse différence ?

En tout cas selon les deux premiers on comprend qu'il faudrait quitter l'Europe, faire un Frexit. Pourquoi pas, mais qu'est-ce qui leur fait dire que la France ne s'exposerait pas aussi à des sanctions sévères de l'Europe dans ce cas là ? Et puis quand on voit que le Brexit n'a toujours pas de définition, on se demande que voudrait dire Frexit ? Et puis il m'a semblé ces derniers temps que le Brexit faisait pas mal suer l'UE aussi. Peut-être que la menace de proposer un référendum sur le Frexit en cas d'ingérence sur notre politique intérieure suffirait à les refroidir à prendre trop de sanctions envers la France, non ?

Deux angles morts. Concernant la position de la militante UPR, on lui accorde que de nombreuses dispositions des traités européens sont des aberrations démocratiques. Cependant, le juridisme forcené de l'UPR les empêchent de voir l’essentiel, le mode de fonctionnement de l'UE : le rapport de force. Les procédures de sanction ne sont pas automatiques (ou à la marge), les états membres négocient entre eux et les menaces de sanctions sont un outil dans la négociation. Il est évident que dans ce cadre la France est le pays "hétérodoxe" le plus fort et le plus protégé (plus que l'Espagne, l'Italie, la Grèce). L'Allemagne n'a pas intérêt à entrer en rupture violente avec la France, ce serait la fin de l'UE. 


Quant à Filoche, il affirme à juste titre que pas grand chose n'empêche le gouvernement français de faire voter des lois socialistes. Le budget est souverain et la France ne sera pas sanctionnée si elle dépasse 3% de déficit ou réforme sa fiscalité. Pour autant, il refuse de voir que le cadre européen imposé (euro et statut de la banque centrale, concurrence fiscale et sociale...) rendrait inefficace et inapplicable la politique qu'il propose. C'est ça le fond de l'affaire et c'est ce que le troisième intervenant semble avoir bien compris.


Il n'y a pas de juridisme forcené à l'UPR.
Il se trouve simplement que l'UPR souhaite respecter la loi, ce qui est plutôt normal pour un parti politique.
A gauche on aime souvent la notion de désobéissance. Il faut avoir conscience que la désobéissance aux traités est illégale, anticonstitutionnelle (rien que ça) et constitue un bras d'honneur à toutes les autres nations engagées dans ces traités.
C'est un peu : "Bonjour, je voudrais me faire élire sur un programme irrespectueux du droit international."
A l'UPR, il y a le souhait de passer par l'activation de l'article 50, mais aucun fétichisme.

Mais l'histoire nous a appris que si à certains moments on ne désobéit pas, on n'arrive à rien.

Et là, c'est la vie de gens en chair et en os qui est en jeu. Et là on ne se pose plus la question si c'est légal ou illégal.

J'ai trouvé M. Farah très convaincant aussi. Il couvre l'angle mort de Filoche : la finance

ohlalala c'est de pire en pire, Filoche est vraiment limité, bloqué en 1990 et n'a même pas compris le programme de LFI, quelle lourdeur.

Excellent M.Filochr. Avec des cas concrets qui laissent pantois l'autre monsieur d'avantage tehnocratique

OMG, Filoche est d'une inconsistence sans nom. Face à Lordon, ça aurait été une belle boucherie.

Serais assez content que ce truc-là se voie voté d'utilité publique, en fait. Pour dire. En réalité. Quelque part. Je dois dire. En vrai. T'sé.

Très bon débat Filoche est inquiétant par sa naïveté si un parti présente le programme qu'il défend l'Europe fera en sorte qu'il ne vienne pas au pouvoir elle fait en sorte de faire ellire les politiques qui lui conviennent.

Comment le dire...

Que ça soit la faute à l'Europe ou la faute à Macron, tout ce débat, très technique, semble bien loin des inquiétudes des chômeurs (et de ceux qui leur sont proches) et des dégâts morbides que va occasionner cette nouvelle réforme du chômage. Nous sommes loin, très loin de ce qui aurait pu être abordé sous des aspects humains.

Filoche en début d'émission parle de 14000 suicides par an dus au chômage ; en fait je crois qu'il s'agit de 10 000 à 15 000 décès imputables au chômage, maladie et suicides compris, ça n'a rien d'anecdotique. Et ça n'intéresse personne ?


Le chômage n’est pas qu’un sujet de plus visant à alimenter les débats de coin de table, il est un fait de société causant souffrance, divorces, destruction familiale, précarité et parfois la mort.  Tristan Barra - Blog Médiapart - 7 septembre 2017https://blogs.mediapart.fr/tristan-barra/blog/070917/derriere-les-chiffres-du-chomage-la-mort-de-milliers-de-personnes


Vous auriez dû inviter Christophe Barbier il a de bonnes idées sur la question 

Ne croyez-vous pas que cette réforme du chômage soit là pour noyer l'énorme poisson de la vente d'ADP/FDJ ??? Je me pose très sérieusement la question... 

Autrement dis: 

"Comment dépouiller 67 million de Français de leurs bijoux de famille , en en emmerdent seulement 5,6 millions!"  

Enfin c'est mon ressenti

@DS : pitié pas l'UPR ! quel enfer.

Très intéressant débat. Au fond tout le monde a raison. Filoche a raison de dire que si la gauche passe au pouvoir, il faudra qu'elle mette en oeuvre un programme de gauche (pas comme Hollande) et on verra ce qu'il advient. C'est un argument fondamentalement politique, basé sur le rapport de force. Et c'est là que les deux autres ont également raison. L'aspect technocratique de l'UE et de toutes ses institutions rends de facto quasiment impossible la mise en oeuvre d'un tel programme (Hors Série de Lordon que je n'ai pas vu mais qui donner à penser qu'il développe cet aspect). Ainsi, la mise en oeuvre d'un tel programme, voire la persepective de cette mise en oeuvre, entrainera forcément des réactions politiques et financières massives. Le cas de la Grèce, de l'Italie etc est parlant. Oui le néo libéralisme réagira contre, et il utilisera tous les moyens institutionnels de l'UE pour cela. Pour mettre en oeuvre le programme de Filoche (ou un autre du même genre) il est impératif de se préparer à un tsunami politico-financier, et donc à user de tout les moyens et pouvoirs possibles : déchirer les traités, dénoncer la BCE, imprimer du Franc, bloquer les capitaux, bloquer les banques etc etc.

Filoche nous apporte la preuve qu'on peut être anticapitaliste et profondément libre-échangiste et profondément favorable à la concurrence, même si ça apparaît comme une contradiction dans les termes... 


En d'autre terme, il nous prend pour des cons avec ses histoires à dormir debout. Il n'y aura pas d'îlot socialiste au sein d'une mondialisation forcenée sans une profonde rupture avec les traités européens. Sinon, les autres pays européens se feraient une joie de démanteler notre économie.

Les systèmes de retraites (quasi) entièrement privatisées, l'absence de sécurité sociale (passer de la classe moyenne à la rue à cause d'une maladie), les cadences de travail infernal et ce dès le lycée, les filets anti-suicide dans les entreprises... ça aussi c'est les GOPE ? 

L'abolition du Glass-Steagall Act, c'était un coup des GOPE ?
Comment, si ce n'est par aveuglement volontaire et absolu, peut-on ne pas remarquer que nous vivons dans un système économique mondialisé (consulter la liste des composants nécessaire à la fabrication de cet écran pour vous en assurer) et qu'a l'intérieur de ce système la 'réussite' d'un pays, comprendre l'enrichissement rapide et exponentiel d'une minorité de sa population, se fait au détriment du reste de la population. Ce n'est alors pas très compliqué de comprendre que si le but est d'accumuler le plus de capital possible, exploiter des congolais dans des mines ou des bangladais dans des ateliers ne suffit plus. Il faut aussi s'en prendre au niveau de vie et acquis sociaux des plus faibles dans son propre pays. Ce qui n'est pas sans rappeler le dilemme du prisonnier de la théorie des jeux. Si tous les pays du monde jouent à ce système économique, les 'tueries' (au sens propre comme figuré selon le pays) ne peuvent que se multiplier.

Mais voilà, si l'on commence à penser globalement l'illusion d'un réalisme dans la 'pensée' de l'UPR s’efface et se révèle sous sa forme telle qu'elle existe depuis César : le bonapartisme. Unir le 'peuple' contre un ennemi flou que l'on a soit même fait enfler (Asselineau est issu de la même famille politique qui a crée de toute pièce l'UE et ses traités ignobles et anti-démocratique) afin d'accéder au pouvoir.

PS : pour vous en convaincre tenter l'expérience d'aller traîner sur le discord de l'UPR (le Rameau) et aborder successivement le sujet du temps de travail puis du mariage pour tous. Vous devriez observer une grande différence au niveau de l'importance accordée à ces deux sujets, je vous laisse deviner en faveur duquel.

Et là c'est le drame, Filloche passe toute l'émission à dédouaner l'union européenne et sa commission de tout, mais si vous êtes en désaccord avec toutes les directives venant de l'UE un moment donné il faut en tirer les conséquences. Même si les directives n'étaient pas coercitives, à quoi bon rester dans une construction européenne si on est en désaccord avec avec toutes ces directives, lois et autre GOPE ? FREXIT

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