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Commentaires

Ravalec et la littérature rock, d@ns le texte

Une poule qui a trouvé un couteau : c'est Judith, cette semaine, face à Vincent Ravalec, pour son retour d@ns le texte. Mais qui est la poule, et qui est le couteau ? La surprise de Ravalec n'est pas moindre que celle de notre animatrice !

Derniers commentaires

Herta Müller recoit le nobel de Litterature

>< The Guardian ><

Comme elle est d'origine Roumaine, il y a de fortes chances qu'elle parle francais : Une prochaine invitee pour "d@ns le texte" ?
Je ne remet pas en cause le contenu...mais qu est ce que c est ennuyeux a regarder...qu'apporte le support visuel dans le cas de ce genre d emission qui s apparente a de la radio filmee ?

Merci d eviter de repondre de voir les beaux yeux de Judith ou le decor pharaonique du plateau...
Je soupçonnais Judith de manquer d'humour depuis bien longtemps. Le choix des invités, les sujets, la façon de se mettre en "scène" face aux invités... Un soupçon, une impression, maintenant une certitude. Avec Ravalec, Judith nous a montré ce qu'elle est, et a bien le droit d'être d'ailleurs : complètement insensible à l'humour, la dérision et le second degré... Bon, on n'en meurt pas, je vis avec une compagne qui est ainsi depuis trente huit ans et je m'en accommode... Mais enfin, des fois... C'est vrai... Quand même... On aimerait... Mais on ne peut pas tout avoir !
J'ai retrouvé la chronique d'Hubert Artus du 22/08/09 sur Rue89 concernant Véronique Ovaldé et son livre "Ce que je sais de Vera Candida".


Pour les curieux, c'est par là...


Merci qui ? Meuh non pas merci Juléjim ! merci Hubert voyons !
Bonjour à tous

Voilà trois semaines que je suis dans les locaux d' @si et que Thomas me montre les dédales innombrables du site et de la chaîne. Cette exploration à quatre mains prend fin aujourd'hui. A partir de maintenant, j'agirai seul, avec ma pelle et ma pioche. Pas de grands changements, si ce n'est que Thomas était un excellent technicien; j'ai moins d'expérience dans ce domaine. Par conséquent, tout en portant glorieusement le titre de "webmaster", une partie de mon temps restera consacrée au service clientèle et aux abonnements, dont je m'occupe depuis la création du site. A très bientôt dans les boîtes mails et sur les forums!

Pierre
Chère Judith,

J'arrive un peu après la bataille...

J'étais très contente de retrouver l'émission, mais j'ai ressenti, moi aussi, un certain malaise en la regardant. Ce qui m'a un peu gênée, Judith, ce sont les attaques quasi "morales" que tu as faites à V. Ravalec sur sa satire du monde littéraire... Etait-ce pour ne pas attaquer son style (que je ne connais pas, je n'ai jamais lu Ravalec) ?? Ce type d'attaques m'avait semblé plus justifié dans le cas où Arrêts sur image avait reçu un ancien de L'Ile de la tentation qui s'achetait une bonne conscience à peu de frais en critiquant après-coup un système abject dont il avait été partie prenante sans scrupule. Ce type d'attaques me semblerait peut-être également justifié (quoique, cela dit...) dans le cas d'une représentation exagérément cynique du monde de la politique, car on sait que l'idée d'un "tous pourris" peut avoir des effets néfastes sur l'engagement politique des citoyens...
Mais c'est vrai qu'avec Ravalec, j'ai trouvé ta position un peu trop intransigeante... Est-ce qu'il y a des enjeux tels dans l'édition et la littérature, qu'il soit "dangereux" d'en livrer une vision caricaturale aux lecteurs ?? C'est une vraie question que je pose.

Mais j'ai hâte de voir l'émission de ce soir !!
A bientôt
Camarlette
Pour élargir mon horizon de lectrice, j'ai écouté toute l'émission sans a priori sur l'auteur dont je ne connaissais que le nom ( et je n'ai jamais lu ou entendu quoique ce soit sur lui). Puis selon mon habitude quand je veux envoyer un post, je lis les interventions des forumeurs le plus souvent en diagonale, en essayant de repérer les thèmes qui surgissent et la façon dont ils sont abordés.
Dans le forum de cette émission, je n'ai trouvé nulle part formulée explicitement (mais cela a pu m'échapper) une "impression" qui, a mon avis, se manifeste en creux, en non-dit, dans les posts ci-dessus. Pour ma part, j'ai le sentiment que cette "impression" est à l'origine :1) du "malaise" préalable de Judith ; 2) des posts critiques de ceux que l'auteur laisse assez froids ; 3) des remarques intermédiaires de Judith ci-dessus sur la question des ingrédients pour faire une "bonne" émission telle celle qu'elle souhaite réaliser ; et 4) de mon propre ressenti devant la façon dont l'auteur parle de lui-même, de sa démarche dans sa vie et surtout dans son expression littéraire....

J'y viens... Patience ... :cette impression dont je détaille les effets ci-dessus, c'est que l'auteur ne semble pas "HABITE".

Il m'apparaît qu'il n'y a pas de prise pour Judith, pas la stimulation qu'elle me semble souhaiter trouver dans un texte, au delà des "qualités" classiques, celles qui font qu'un livre est intéressant et bien écrit (??).
Pour moi, un auteur habité écrit des livres passionnants par ce qu'ils révèlent de sa spécificité dans sa recherche personnelle et littéraire. Ces ouvrages ont du "souffle' ou une "musique" qui leur est propre même si elle a des défauts.
Or ici, les reflets me donnent à penser que l'ouvrage est "assez plat". De plus, la façon dont l'auteur parle de sa vie, de sa démarche, même s'il ne s'est pas contenté des conditions extérieures de sa jeunesse et s'il a mené une recherche intérieure qu'il n'a pas réussi apparemment à partager, manque pour moi d'enthousiasme, de conviction, de passion et d'étincelles, de tous les phénomènes qui peuvent allumer des lueurs d'intelligence dans les yeux de ses interlocuteurs/lecteurs(?)...

En écrivant ce commentaire, je repense à mes réactions face à des auteurs invités dans l'émission, auteurs pour lesquels il a eu débat, tel P. Chamoiseau, ou questionnement tel Vinaver. Jusqu'ici, tous les auteurs invités avaient soit du souffle, soit leur propre musique...
Et je me pose la question de ce qui pousse les personnes à tenter l'aventure littéraire en dehors même des motivations de "réussite extérieure"...
Bonjour,
Peut-etre que pour boucler ce thème de l'édition, entre le ASI sur l'émission "Streaptease" et le Dans le texte sur Ravalec, pourriez vous inviter Lydie Salvayre pour son livre BW ?
Je pense que Judith y trouverait plus son compte, et on y parle d'édition, de "gensdelettre", et de pas mal de choses qui vous interresseront. Et c'est joliment écrit.
Encore une très bonne émission, bonne balance entre Hubert et Judith. Quel plaisir d'écouter une émission où l'invité a le temps de formuler ses réponses. Merci.
J'avais déjà fait la remarque dans le forum d'un autre d@ns le texte mais vraiment je suis gênée que ce ne soit pas Judith qui choisisse ses invité(e)s. Voilà, on apprend que c'est toujours le "Capitaine" qui décide... Ah bon ...Cela me laisse un peu dubitative.

Surtout que, au risque que mon intervention soit (ce ne serait pas la première fois sur ce sujet) balayée d'un revers de main, je maintiens que la littérature ne s'affranchit jamais complètement du genre (féminin/ masculin). Vouloir nier cette composante, revient toujours à favoriser les auteurs masculins (comme chaque fois que l'on parle "d'universel"). Je reste gênée de voir le peu d'auteures invitées depuis le début de l'aventure d@ns les texte. Et je l'explique en particulier par le fait que ce soit les lectures d'un homme (le "chef" qui propose (impose?) son choix d'auteur(e) ).
A tou(te)s celles et ceux qui vont immédiatement monter au créneau (avec les remarques habituelles : après on va compter le nombre d'auteurs Noirs, Juifs, etc.) je propose de faire un petit sondage rapide : demander aux lecteur(trice)s de votre entourage la répartition hommes/femmes dans les 10 dernier(e)s auteur(e)s lu(e)s. On constate vite (pour l'avoir fait moi-même) que les femmes lisent généralement des auteurs des deux sexes (à proportion à peu près égale) quand les hommes lisent une majorité d'auteurs masculins. Et indépendamment du sexe de l'auteur, les femmes et les hommes n'ont souvent pas les mêmes lectures, ne sont pas toujours sensibles aux mêmes textes.
Ceci explique un peu cela à mon humble avis...
Et je trouve que Ravalec est une excellente démonstration de cette question de genre : son style, son humour son très "masculin" (ce qui ne veut pas dire bien sûr qu'il n'aurait pas de lectrices assidues). C'est peut-être une petite explication sur le fait que son humour n'aie pas fait vibrer Judith. Bien sûr, certain(e)s auteur(e)s s'affranchissent complètement de la question du genre mais cela reste plutôt rare, je trouve. Et bien sûr, il existe surement tout un tas d'hommes qui préfèrent des bouquins écrits par des femmes et réciproquement. Mais bon, je maintiens que le choix de tous les auteur(e)s passé(e)s d@ns le texte est globalement un choix très masculin.

Voilà, c'est donc souvent un peu frustrant en tant que femme ce choix des auteur(e)s invité(e)s mais cela ne m'empêche pas de rester une fan inconditionnelle de l'émission depuis le début et de remercier (encore une fois) le "capitaine" de l'avoir créée et Judith de la faire vivre.
D’ailleurs j’aimerais bien savoir à quoi correspond une fractale en analyse de texte, une mise abîme particulière? Je ne connais qu’en mathématique.
A part ça, SVP quelqu'un peut-il m'expliquer ce que signifie la fractalisation dans l'oeuvre de Ravalec ?
Certainement pas le meilleur "d@ns le Texte", mais c'est tout de même un plaisir de vous retrouver judith.
Bonsoir,

Je suis gêné, parce qu'il me semble qu'un auteur devrait pouvoir être capable de parler de son oeuvre, et d'être un peu plus soucieux de sa défense, au lieu de s'en tenir à l'énoncé du droit au lecteur à faire de son livre ce que bon lui semble. A ce moment là, autant ne pas venir, puisqu'il n'est pas nécessaire de se justifier, sauf si c'est pour accueillir avec complaisance les jugements flatteurs que l'on peut lui adresser. Qui plus est, certes un auteur est davantage jugé sur ses écrits que sur son oral, mais ne doit-on pas s'étonner de voir quelqu'un user d'autant d'approximations, et commettre autant d'incorrections syntaxiques, alors même que sa profession exigerait de lui une certaine rigueur dans l'emploi des mots, assortie d'un soin particulier apporté à leur diversité (magnifier admettrai peut-être des synonymes, au moins, et mieux peut-être, d'autres termes susceptibles d'en préciser le sens, de l'affiner) et leur pertinence ? N'est-il pas vraiment surprenant de voir quelqu'un qui, a priori, pourrait tout à fait revendiquer le titre d'homme de lettre, employer autant de formules relativistes ou flottantes, du type "un peu comme", "un espèce de", "une sorte de", etc.?
Dans ce forum, certaines personnes voudraient que l'on invite uniquement des auteurs qui plaisent aux deux intervenants. Mais il s'agit aussi de discuter avec quelqu'un dont on pense qu'il pourrait nous entretenir d'autre chose que de ce qui le satisfait dans ses publications, ou de ses états d'âme. Il s'agit de rappeler aux auteurs qu'ils ne sont pas quitte vis-à-vis de notre jugement aussitôt qu'ils en ont fait l'étalon absolu (tandis que, de façon contradictoire, ils prétendent continuer d'exiger que leur intention soit respectée), et qu'en aucun cas ils ne doivent s'exempter du devoir de penser de façon un tant soit peu rigoureuse soit ce qu'ils ont dit, soit ce qu'ils ont à dire ; tant que l'on continue de le faire croire que des critiques s'en chargent à leur place, on contribue à maintenir une atmosphère propice à la prolifération des préjugés "populaires" sur la littérature, et tout cela pour faire plaisir d'un côté à quelques uns qui n'ont rien à dire, et de l'autre à quelques autres qui profitent de ce vide pour faire passer leur propre discours, rarement plus étoffé.

Remercions l'équipe d'Arrêt sur images, et de d@ns le texte, de nous donner à penser la situation critique de la critique littéraire dans ces circonstances. Et plus souvent, de nous laisser apprécier la qualité et la culture effectives d'auteurs qui n'ont pas besoin qu'on invente à leur places les discours qu'ils ne tiennent pas.
Gros malaise en effet pour moi aussi une bonne partie de l'émission. Et une question lancinante : mais pourquoi avoir fait ce choix ? Bon d'accord il y a le lien avec l'émission d'il y a 15 jours consacrée au monde de l'édition mais je trouve ça léger comme justification... Aussi léger que les motivations d'écrivain ou d'auteur que l'invité du jour parvient difficilement à nous proposer.

L'homme parait sincère, c'est vrai, sympathique voire même attachant. Mais c'est insuffisant, voire hors sujet par rapport à la raison d'être de cette émission. Le malentendu avec Judith n'en est que plus douloureux, d'ailleurs. On sent qu'elle se retient mais sans doute que lui aussi fait des efforts pour que l'échange reste "constructif" comme il le qualifie lui-même à un moment.

Je pense qu'Hubert a un peu sauvé cette édition du naufrage absolu. Qu'il en soit remercié. De toute manière, son tandem avec Judith me semble bien fonctionner (sauf qu'il faudrait savoir si c'est "tu" ou "vous, jeunes gens ;-) ; cette fois, il a pédalé plus qu'elle, voilà tout.

Quant à Daniel, s'il veut éviter les terreurs d'avant émission, qu'il consulte Judith ET Hubert avant décision. Quand même !
Effectivement, j'ai trouvé aussi que Judith était bien en-deça de son potentiel, mais la qualité de l'invité et le travail de gros bosseur d'Hubert ont équilibré le propos et ont donné de l'intérêt à l'émission..

Cela reste une émission bien meilleure que n'importe quelle émission littéraire à la télé.

Mais je n'ai pas l'impression que ça m'ait donné envie de lire Ravalec. Peut-être....
hm ....
Titre attrayant a priori, mais apparement litterature rock faisant plus reference a Matthieu 16:18 que ce que je pouvais attendre

Essayons de rocker au moins un tout petit peu le forum :

Un exemple parmi beaucoup d'autres : Henry Rollins, musicien, mais aussi ecrivain et qui a monte une maison d'edition litteraire :

>< Ici une video ><

>< Et ici, enregistrement live, avec les Misfits et Glenn Danzig ><~
Merci de pouvoir ne pas être d'accord, sans cris et sans trop de posture fermée
cela redonne confiance le plaisir de vivre en société
Pour ceux qui me connaissent, je mets Dans le Texte à une place très haute dans les émissions littéraires, mais là, c'était catastrophique.

D'abord, une fois encore, Judith oublie de poser l'émission, elle part sans partir en laissant Hubert Artus de côté, puis elle donne la parole à Hubert en donnant l'impression qu'elle ne connait rien à l'auteur, et c'est quoi Castaneda ? etc.

Mais le vrai souci, c'est l'auteur, pas d'épaisseur, pas d'investissement dans l'émission, est-ce le fait de ne pas être allé le chercher là où il fallait, ou qu'il soit creux ou glissant comme une anguille, en tout cas, il y a eu refus d'aller à l'obstacle de part et d'autre.

End of the story. En espérant voir une prochaine plus réussie.

http://anthropia.blogg.org
Ravalec est fort sympathique mais enchaîne les platitudes comme des perles... Et son manque affiché d'ambition littéraire ("faire un p'tit truc rigolo"), qui passe volontiers pour de la modestie, désamorce malheureusement tout débat par avance : il n'assume pas grand chose - en tout cas dans ce livre...

Quant à Hubert, qui aurait dû être la locomotive de l'émission, il me semble se réfugier trop souvent derrière d'assez fumeux concepts - "littérature rock", "interactivité", "défractalisation", "le numérique", "hypertexte" - et qui d'ailleurs n'inspirent chez Ravalec que plus de platitudes - pour finalement ne pas rentrer... dans le texte !! Gare aux gargarismes conceptuels !!

Evitez peut-être d'imposer à Judith des invités qui ne l'inspirent pas ? La sauce ne prend pas !
Puis-je avouer que je n'ai jamais lu une ligne de Ravalec ?

Pas par mépris, par manque de temps et surtout à cause du sentiment diffus que nous ne devons pas être sur la même fréquence,

Ne pas oublier quand même qu'y a aussi l'Iliade, l'Odyssée, El Ingenioso Hidalgo Don Quijote de la Mancha, les Essais de Montaigne, Shakespeare (ça se lit très bien) Stendhal, Flaubert, Maurice Leblanc, Marcel Proust, Raymond Chandler, Céline, André Pieyre de Mandiargues, Michel Tournier... Et [s]Valéry Giscard d'Estaing[/s] le crétin qui tente de nous faire croire qu'il a sauté la dinde de l'Alma, que nous lui laissons bien volontiers !

Alors, à côté de ces pointures, ce bon Ravalec c'est un peu juste en matière de littérature, non ?

Ou alors on part du principe que la moindre diarrhée verbale, aussitôt imprimée, devient un sujet de thèse.

Seulement j'ai un doute, mon côté poujadiste, je suppose, ou une vision un peu exigeante sur le tri indispensable (compte tenu du temps limité qui nous est imparti) entre ce qui est important et ce qui ne l'est pas. Entre ce qui a un sens et ce qui n'en a pas...

Sur une "oeuvre" qui ne semble pas avoir véritablement de signification, cette émission, en dehors du plaisir de revoir Judith, n'en avait pas davantage à mon avis !

***
Content de revoir d@ns le texte.

J’aimerais revenir sur le problème de l’ebook et par la même du numérique qui, comme à l’accoutumé est mal posé. Commençons la mise à mort du stéréotype du changement de style à appliquer à l’écriture, numérique oblige. Je me répète mais du Baudelaire qu’il soit tatoué sur le postérieur de votre copine ou dans un livre reste le même texte avec les même qualités et défauts. Dans le même genre, on apprécie différemment de même texte lu dans le tram ou tranquillement dans un bon fauteuil. On arrive au vrai problème qui est la présentation du texte dans les supports numériques. Sur un ordinateur désactivez tout ce attire l’attention en dehors du texte. Je déteste d’ailleurs les pubs à la con en flash ( pléonasme ) pour cette raison. Et oui, j’adore avoir l’œil attiré par un truc clignotant en dehors de la zone que je lis, voir, les oreilles agressées. Sans oublier les webdesigner ne sachant pas que toutes les règles de la typographie ne sont pas seulement dues à des volontés d’économies mais aussi à des fonctionnements de notre cervelle. Et bien sûr, sur écran d’ordinateur, l’impression en 60 images par seconde ( plus ou moins ) rend la lecture un peu plus pénible.

Ce problème de scintillement ne se pose pas sur les ebook à papier électronique. On imprime seulement au changement de page. Il reste de petits problèmes de rémanence pour peu que l’on souhaite un changement de page instantané. Reste pour le lecteur les problèmes de format qui selon l’avenir voulu doit se faire la main tremblante. À priori le meilleur choix pour nous lecteurs est aujourd’hui est le format epub car supporté à peu près partout et ouvert ce qui permettra aux éditeurs de ne pas être dépendant d’une seule structure informatique à priori entreprise qui voudra sa part du gâteau et pourra pratiquer le chantage : si tu changes de fournisseur tu perds ton contenu. Ils pourront créer leur propre magasin électronique et adieu gestion des invendus pour le vendeur et, la frustration du livre épuisé non réédité pour le lecteur. Je veux mon exemplaire de Stalker : Picnic au bord du chemin, non mais!
Autre énorme avantage de l’ebook, notamment au vu du prix du mètre carré, on ne se pose plus la question de savoir où pouvoir mettre les livres.
Gros désavantage qui vient des choix des industriels du support physique et du contenu, la non-durabilité du support et les problèmes de DRM. DRM traduisible littérairement par menottes numériques voir prison numérique forçant un modèle proche de la vente lié de part les contraintes de choix imposées sur le matériel et le logiciel pouvant lire le fichier. On connaît déjà avec les lecteurs mp3.
Autre désavantage du DRM et du trusted computing, l’affaire Kindle avec la disparition de 1984 sur tous les Kindle. Ce n’est pas un problème nouveau au niveau du numérique avec DRM toutes formes confondues ni le premier ebook subissant ce sort en particulier. Mais, 1984 … manquerait plus que ça tombe sur Fahrenheit 451.

Des retours de connaissances utilisant un ebook, le livre ne mourra pas. Ils achètent encore plus de livres, mais de belles collections. Du beau livre quelque soit le texte. Adieu livre de poche mal imprimé, livre à 2€ à la couverture honnie par Alain Korkos et toute personne de bon goût; mon ophtalmologiste va aussi faire la gueule. Bon, je parle de gros lecteurs qui me disent lire encore plus.
La raison est simple la bibliothèque en domaine public est énorme. Google et la BNF ne sont pas les seuls à numériser tout ça. De nombreux projets type Gutemberg, feedbook, wikisource, inlibroveritas, … le font et collaborent ensemble. De plus, la récupération de l’ebook est souvent gratuite. La qualité est bonne, je n’ai rencontré que deux trois fautes de frappes. En soit j’en ai rencontré une dans « Sur les falaises de marbre » d’Ernst Jünger chez Gallimard. Ce n’est pas spécifique aux ebook.
Autre plus, on évite la pression social, si je demande le code d’Hammourabi, je risque de sentir certains regards. Dans le même genre le rayon philosophie est souvent le plus désaffecté. J’avoue que le style indigeste de certains philosophes aide. Ah! Avec un système d’annotation avec un format connu, utilisé partout et une prolifération des ebooks on peut imaginer des applications pédagogiques sur de l’analyse de texte. Ne nous fourvoyons pas, la prolifération passera par un e-Moleskin avec un écran sans rémanence qui imprime à la vitesse que le fichier lu demande que ce soit une vidéo ou un livre, la possibilité de l’utiliser comme carnet, lecteur mp3,… et bien sûr Moleskin pour les nostalgiques voulant faire artiste. Et une baisse des prix.

En soit le numérique à bon dos, il faut juste le faire bien puisque, aujourd’hui, les écrits, entre autres, s’envolent à court ou moyen terme. Il faut corriger ça.

Pour ce qui du piratage, et bien c’est un gros problème. Les artistes doivent pouvoir choisir le contrat et les conditions de diffusion qui leurs conviennent. Et nous, pour peu qu’ils ne dépassent pas la ligne jaune les respecter. J’avoue que la pression social et la pub cherchant à créer des pulsions n’aide pas forcément au niveau pécunier mais, un peu de personnalité que diable. Les contrats proposés aux artistes, les coûts de fabrication par rapport au coup au porte-monnaie de l’achat ainsi que le passage au modèle de la capote chantante montre que les majors de l’entertaitement se fouttent ouvertement de notre gueule depuis longtemps. Mais, en soit la solution n‘est pas le piratage, c’est de préserver notre droit d’expression sur internet en utilisant internet comme internet et pas un minitel évolué pour en plus des histoires de lois éviter les concentrations fournisseurs de contenu, fournisseurs de conteneurs et plomberie pour garder sa neutralité et du coup sa non censure non pas par un comité de «sages » déjà discutable mais des intérêts économiques. Écoutez Benjamin Bayart pas un quelconque parti pirate. Ensuite on peut court-circuiter les majors en poussant l’art en libre diffusion. On va avoir besoin d’un sacré paquet de critiques, il y a de tout y manger et à boire. Et aussi les gens sachant appliquer une analyse, avec une bonne plume, relatant les faits de la manière la plus objective, rigoureux, exhaustifs, en bref des personnes méritant le nom de journaliste. Et d’autres personnes, institutions… Il va bien falloir prendre ses responsabilités un jour ou l’autre à moins de préférer le modèle maman poule intrusivité extrême pour l’État.

En soit tous ces problèmes ont déjà été traité du temps du démarrage de l’imprimerie d’où la désaffection du rayon philosophie à corriger. Il faut s‘intéresser un peu à la technique derrière pour éviter les surprises. Les politiques n’aiment toujours pas que l’on pointe leurs conneries avec un argumentaire et des faits et je m’imagine bien Pascal Nègre avec une bure.

En résumé le problème n’est pas le numérique mais la façon dont on le fait, et que la perte de l’usage du Français que les plus courageux ont pu le constater le long de ce billet vient d’ailleurs, en utilisant des technologies non castratrices (Bon on peut utiliser twitter dans le but d’un jeu de langage sur la concision). Le livre papier ne mourra pas, le livre numérique introduira de nouveaux usages et changera certaines choses au niveau économique. Et il faudra prendre ses responsabilités si on veut garder ses libertés et faire prévaloir une transition en douceur. L’action ne se fait pas que dans la rue mais aussi en créant des services, des créations de l’esprit,… derrière un écran. En soit une manifestation dans la rue aujourd’hui sert plus que de soupape de sécurité de l’état qu’autre chose. Écrivez en masse à vos députés avec des faits, un argumentaire et de la politesse, si ils veulent avoir un nouveau mandat il leur faudra bien écouter un peu leurs possibles électeurs.

Ah! Les jeux vidéos sont bien antérieurs à la gameboy et à la playstation. De plus le ludique n’empêche pas forcément l’art ou un propos sérieux. Le jeu vidéo, je dis bien le jeu vidéo pas le jouet vidéo (bonjour mini jeu casual, un hochet coûte moins cher) est bien art qui fait passer un message, une histoire par le graphisme, par le texte, par la narration et aussi par le gameplay. On parle de GTA4 pour des histoires de violence mais on lit assez peu le fait que c‘est une critique très acide du modèle américain. Pour ceux ne me croyant pas achetez une copie de World of Goo, ce n’est pas cher, ça tourne sur de très vieux ordinateurs et vous verrez que l’on peut faire de la politique à travers un jeu de réflexion. Le problème du jeu vidéo en soit est le passage des frères Lumière à l’industrie hollywoodienne actuelle beaucoup trop rapide. On trouve du jeu vidéo d’auteur mais il faut gratter et les concepteurs doivent faire face à de gros problèmes.
Moi ça me donne envie de lire ses livres "période chaman".
Ravi du retour de l'émission, qui réchauffe nos soirées, avant de corriger les copies et de préparer le cours du lendemain. J'aime beaucoup le travail de Judith mais je crois qu'elle s'est laissée ici emportée par ses préjugés envers Ravalec, une fois n'est pas coutume, nous sommes des humains; et je n'échangerai cette émission et sa richesse pour rien d'autre.

Continuez! et bonne rentrée à tous les ASIen(ne)s!
Toujours intéressant, merci Judith.
Contente de vous revoir sur les ondes. Bonne rentrée !
Comment se prépare une émission? Judith ne connaissait visiblement pas l'oeuvre de Ravalec et se fait une opinion sur une seule lecture. Pourquoi pas? Mais c'est un peu limite tout de même.
Paradoxalement son "courroux" m'a donné envie de lire Ravalec et plus particulièrement “Le retour de l'auteur”. Son approche de la littérature "numérique" semble aussi vraiment très intéressante. Je trouve que la passe d'arme entre Judith et Ravalec tourne à l'avantage de Ravalec dès les premières minutes de l'émission. Il paraît évident, ou alors il est un excellent comédien que Ravalec est extrêmement sincère sur son oeuvre et avec lui même, ce que sent manifestement bien Hubert.
En fait j'étais mal à l'aise non pas par rapport à Ravalec mais en regardant Judith s'enfoncer toujours un peu plus dans son "hors sujet" alors que la sincérité de Ravalec le dédouanais de ses propos lus trop au premier degré par Judith. Peut -être aurait-elle dû adapter sa critique pendant l'émission en ressentant mieux les réactions de son invité. Pas si facile certainement...
Pour conclure cette émission m'intéresse toujours autant et parfois la fragilité et aussi la sincérité de Judith fait que de toute façon elle nous donne envie de lire et d'avoir un regard critique sur une oeuvre mais aussi peut-être sur nous même en fonction de nos propres réactions. Continuez, j'étais un "fan" de la première heure et je continue à l'être.

PM
Message 1/5max du 24/09/09.

Ce qu'il en ressort à mes yeux, c'est que ma foi pour Ravalec, tout cela n'est pas bien sérieux, c'est juste pour rire, un boulot alimentaire, cela ne se vend pas, bah, qu'à cela ne tienne, je reviens à ce que mon public aime... 37 ouvrages en une grosse quinzaine d'année...

En rejetant la dimension satirique, la charge noire, féroce, avilissante contre l'édition que son roman aurait pu revêtir, il le dépouille et il ne reste plus alors que le truc sympathoche sur lequel on se demande bien pourquoi on devrait s'arrêter plus d'un instant.

Je comprends la déconvenue de Judith, quelle idée de la littérature, un passe-temps, un hobby...

C'est oublier qu'on peut faire rire ou vouloir faire rire tout au moins, en étant profond, sérieux dans son engagement.

yG
Ma première réaction : Hubert, revenez d@ns le texte. J'ai trouvé qu'on s'éloignait du concept pour retomber dans le travers des émissions littéraires "classiques" avec Hubert Artus qui s'éloigne du texte et Judith qui tente d'y revenir.
Heureux de vous retrouver tout de même.
OUAIIIIIIIIIIIIIIIS, RAVALEC !!!!!
Pas du tout rock'n roll ce D@ns le texte. Limite chiant, genre.
"Un espèce" de premier ratage pour tout dire. A la manière de Ravalec.
- Première réaction: "Enfin d@ns le texte, j'étais en manque!"
- Deuxième réaction: "Chouette, Véronique Ovaldé invitée, c'est super!"
- Troisième réaction après visionnage de l'émission: Bien équilibrée, Hubert Artus très intéressant comme toujours et Judith n'a pas trop mordu finalement :-)

Mais pas d'accord avec DS: le meilleur moment pour moi est clairement celui où elle dit à l'auteur qu'il fait du Sarkozy dans le texte! C'est énorme! Du Beigbeder à la limite, c'est déjà un peu insultant pour un écrivain, mais du Sarkozy...
Bonsoir,
Suis-je le seul pour qui les dernières émissions sont déformées (trop larges) ?
Ben ! Ma poule ! Il était bon ce couteau ?

Je vais aller regarder ça ce soir. Et je m'en délecte par avance...

***
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