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Rapport Sauvé : "L'Église a été une organisation criminogène"

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Outre la pédophilie systémique dans l’église catholique (et pas seulement France) couverte par la hiérarchie jusqu’au Vatican, il ne faudrait surtout pas oublier que :


- depuis 1922 jusqu’à 1996, plus de 30.000 jeunes femmes ont vécu captives et explo(...)

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300000 victimes, peut être pas besoin de phobie ?

Merci superbe émission qui contextualise ce scandale et pose toutes les questions y compris celles qui dérangent (dommage qu'on ait pas forcement les réponses.) Stéphane de Navacelle  en particulier a permis d'apporter un éclairage nouveau sur l(...)

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Je remarque que encore une fois, comme souvent sur ce genre de sujet et dans bien des médias, aucun ou aucune représentante d'une quelconque association de victimes n'a été invité…
Encore une fois on parle de personnes victimes de violence systémique sans même les inviter…
Encore une violence supplémentaire…

Super émission ! Bravo au journaliste qui anime c’est du super boulot 

 " 330000 victimes en 70 ans
soit 4700 / an
soit 13 / jour
soit une nouvelle victime toute les 2 heures, 
"


Peut-on m'expliquer comment la justice et la police sont passées à côté de ce crime de masse pendant des années ?


L'église ne bénéficie plus d'une justice particulière depuis la Révolution. Elle n'échappe pas à l'autorité de la loi.


La cécité des deux institutions chargées de la répression des crimes interroge en conséquence sur l'inertie dans les esprits des agents publics  qui dirigent la police et la justice.


Le bilan du rapport Sauvé interroge donc sur la persistance du conservatisme et de la réaction contre révolutionnaire qui caractérise la persistance d'une justice de classe qui ménage pendant 70 ans les princes de l'église, mais cogne sans retenue  en revanche sur le moindre quidam à chaque fois qu'il a l'audace de lever la tête au dessus du fossé dans lequel la société l'a relégué (cf. la répression des gilets jaunes, évolution du droit pénal incriminant l'intention, droit d'exception de plus en plus étendu aux mouvements sociaux, aux organisations professionnelles, à la liberté d'expression et celle de la presse, etc.).


Le bilan interroge nécessairement sur la complicité des institutions dans un tel drame. Ce n'est pas du tout abordé ni évoqué comme cela le devrait.  Le pouvoir de Franco reposait sur une même église vérolée.

Pour ceux qui, comme moi, se méfient du biais consistant à se focaliser sur une corrélation en oubliant les autres : le graphe le plus intéressant du rapport se trouve page 233 :

il montre la prévalence de l’église catholique dans les agressions sexuelles, par rapport à d’autres cercles.

Le cercle familial reste nº1 : le violeur est statistiquement souvent de la même famille que la victime. Viennent ensuite les amis de la familles, et les amis en général.

Ce qui est « flippant », c’est que l’église catholique arrive ensuite, alors que tous les autres cercles sociaux non familiaux (ecole, colonie de vacances) viennent après.


Il aurait peut être fallu commencer par là…


(Evidemment, la vraie nature du scandale ne réside pas tant dans les chiffres, mais dans l’abîme qu’il y a entre les valeurs prônées par l’Eglise et les actes qui sont commis en son sein, et le système qui n’arrive pas à se purger, mais cela a déjà été dit maintes fois).


Je me permet ce message car le rapport fait 548 pages (!!) et contient très peu de graphiques.

Le thème de l'émission ne m'intéressait pas plus que cela à la base.

Et finalement, excellente émission avec de très bons intervenants. J'avoue que le cas de la confession, cadre "idéal" pour des violences m'avait échappé.


La comparaison avec une grande entreprise est assez intéressant. Dans les 2 cas, l'institution n'a pas pour but de provoquer ou de couvrir des actes délictueux. Mais il est intéressant de voir la mécanique qui permet ces actes: peur de la hiérarchie, volonté de protéger "l'institution".

Il me semble aussi que, dan les 2 cas, cela révèle aussi une chose : sans généraliser, les personnes qui accèdent à des postes de responsabilité (dans l'Eglise comme dans l'entreprise) sont celles qui ont le goût du pouvoir et souvent les courtisans, ceux qui sont prêts à protéger l'institution plutôt que les personnes. C'est une partie du problème... à laquelle je n'ai pas vraiment de solution car on ne va pas nommer aux postes de pouvoir des personnes qui ne veulent pas de ce pouvoir.

Tout ceci est une abomination humaine. Il n'y aura pas de pardon car c'est impardonnable. L'église est un nid d'hypocrites pour ne pas dire de faux-culs ! Il y a d'abord l'horreur des enfants d'ici ou d'ailleurs (bonjour les mutations en Afrique ! comme ça, ils pouvaient continuer leurs horreurs sur les petits noirs et tout le monde s'en foutait, fermait les yeux !). Mais il y a aussi, les agressions sexuelles sur les nones ! Qui en ont rendu folle plus d'une. On oublie ces autres exactions de dégénérés ?! Non mais cette église est vérolée. Il serait temps qu'ils fassent ménage et démissionnent tous ces pervers. La parole la plus intelligente sur ce plateau est celle de Christine Pedotti qui a eu le courage de signer le manifeste pour la démission de ce "beau" monde ! les évêques ! Il serait temps aussi que l'Eglise abroge le célibat des prêtres, ça n'empêchera pas tout, surtout pas les perversions, mais ça limitera peut-être la casse. 

38:40 : Oui, et s'il ne se confie pas au prêtre, il devrait se confier à ses parents ou à la Police. Les crimes et délits doivent être signalés pour action en Justice. Les prêtres ne le font pas.

L'église, une secte qui a réussit son coup !


Un patriarcat coincé.


Des viols de "sœurs" / servantes.


Les prêtres d'aujourd'hui, tendance intégriste ?


Marre des culs bénis dans le déni !!!



Dans les milieux  catholiques ou bornés, très stricts,  répressifs, la culpabilité du jeune garçon vis à vis de la sexualité est grande et s'il ressent une "orientation" peu admise par la famille, la prêtrise offre un échappatoire et une protection qui va conforter la famille.  Dans les années après WW2, la répression sexuelle était encore  forte. Les luttes pour sa libération ont été menées après, l'âge des prêtres transgresseurs le montre. La société sécrète elle-même ses propres poisons : les prisons  aussi le démontrent amplement.. On sait par ailleurs que les pouvoirs n'ont aucune sympathie pour les aidants en psychologie qui essaient de discuter et d'apporter un soutien aux sujets  en souffrance psychique, alors les jeunes à la quête d'eux mêmes, !!!  c'est beaucoup demander aux dirigeants obsédés par l'argent, comme en ce moment  : c'est le cadet de leurs soucis..

Merci superbe émission qui contextualise ce scandale et pose toutes les questions y compris celles qui dérangent (dommage qu'on ait pas forcement les réponses.) Stéphane de Navacelle  en particulier a permis d'apporter un éclairage nouveau sur la conception du rapport.


L’église n'a peut être pas vocation a devenir un état criminel mais par ses codes, sa verticalité, son sectarisme et l'omerta ambiante elle en partage certaines caractéristiques.  Il ne faut pas oublier que l’église n'est pas seulement mise en cause dans des affaires de pédophilie, elle s'illustre également régulièrement dans dans scandales politiques et financiers résultant d'une gestion complètement opaque.


Je suis assez pessimiste sur la suite qui sera donne a ce rapport ( par ailleurs remarquable) quand j’écoute  Antoine-Marie Izoard dont le raisonnement rétrograde doit probablement refléter celui l’église :  personne ne doit être sanctionné, un pardon et un travail d'introspection suffisent.  J'ai l'impression d'entendre les banquiers suite a la crise financière de 2008. un pardon dont la sincérité me semble pour le moins douteuse et un déni qui continue a s'incarner dans la résistance au changement.  (on attend toujours la reforme en profondeur des banques)

Si Rome refuse de changer les règles alors c'est a l’état Français de légiférer pour protéger les victimes actuelles ou potentielles.  Il parait évident que dans les affaires de violences sexuelles sur mineurs il faut augmenter le délai de prescription  et imposer a l’église une reforme de la confession dont l'incarnation actuelle est incompatible avec les lois de la république.

 

je suis tout a fait en phase avec Christine Pedotti, a défaut  de devoir rendre des comptes pénalement, tous les évêques/responsables catholiques Français (mais pas que, l'archaïsme de l’église vient aussi et surtout du Vatican qui décide de la doctrine)  devraient  passer la main et prendre leur retraite au plus vite. Il  est impossible d’espérer un changement quand ces évêques considèrent les lois divines supérieures a celles de la république et qu'ils continuent visiblement a couvrir les actes de pédophilies récents comme le démontrent les enquêtes de mediapart et cash investigation.  Avant de vouloir faire porter la responsabilité aux laïques et aux familles comme le fait Antoine-Marie Izoard  de manière un peu indécente il faudrait commencer par faire le ménage dans l’institution dont l'attitude lâche  jusqu’ici fait peine a voir.

Conformément à la nouvelle RGPD entrée en application en mai 2018 et qui prévoit dans son article 17 que : « (…) En France par exemple, l’âge retenu est de 15 ans. En deçà, la loi française prévoit que le consentement conjoint de l’enfant et du titulaire de l’autorité parentale doit être recueilli. Devenu adulte, le consentement donné sur un traitement doit pouvoir être retiré et les données effacées », j’ai demandé que mon nom disparaisse du registre des baptêmes.

Réponse de l’évêché : fin de non recevoir assortie de la menace : « … de considérer cette démarche comme un harcèlement moral à notre encontre, délit prévu et réprimé par la loi ? », avec à l’appui : «  …l'Arrêt de la Cour d'Appel de Caen (1ere chambre civile) du 10 septembre 2013 et qui fait jurisprudence en la matière ». Je n’ai pas trouvé trace de l'Arrêt en question En revanche, le site de la Fédération Nationale de la Libre Pensée en donne un autre exemple (https://www.fnlp.fr/2014/12/09/cassation-debaptisation-un-arret-qui-narretera-rien/) : « La Cour de Cassation, saisie par René Lebouvier, a rendu un arrêt en date du 19 novembre 2014 qui confirme la décision de la Cour d’Appel et qui le condamne à verser 3 000€ à l’Association diocésaine de Coutances »…

Quid d’une action collective pour obtenir satisfaction ?

Outre la pédophilie systémique dans l’église catholique (et pas seulement France) couverte par la hiérarchie jusqu’au Vatican, il ne faudrait surtout pas oublier que :


- depuis 1922 jusqu’à 1996, plus de 30.000 jeunes femmes ont vécu captives et exploitées dans des couvents catholiques de l'Ordre de la Madeleine. (Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Couvent_de_la_Madeleine et les films “Sex in a Cold Climate” (BBC) : https://www.youtube.com/watch?v=pSZ9i9NaUU4 et “The Magdalena Sisters"


- De 1925 à 1961, des centaines d'enfants nés hors mariage et pensionnaires d'un couvent catholique la ville irlandaise de Tuam (Irlande) sont morts à la suite de négligences. Lire à ce sujet l’article de Philippe Bernard publié par Le Monde le 14 juin 2014, dans son intégralité sur Internet. https://www.lemonde.fr/europe/article/2014/06/14/les-fantomes-du-couvent-hantent-la-ville-irlandaise-de-tuam_4438048_3214.html


- Depuis les années 40 sous la dictature du Général Franco en Espagne jusqu'aux années 80, on estime à 300.000 le nombre d'enfants qui ont été volés à leurs familles avec le complicité du personnel hospitalier et sous l'égide de diverses autorités religieuses catholiques. (Le Figaro du 9 janvier 2014 : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/01/09/97001-20140109FILWWW00705-bebes-voles-en-espagne-l-eglise-critiquee.php. Podcast France-Culture du 04-O1-213 : « Les Enfants perdus de l’Espagne »).


- Asie, Afrique, Amérique Latine, Pologne, Pennsylvanie, Illinois, Canada, Chili, Mexique, Australie, Japon… Il n'est pas un lieu sur cette Terre où sévit le catholicisme qui soit épargné par ces fléaux et sur lesquels ne se répande le nuage de profond silence de la hiérarchie vaticane. (Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Abus_sexuels_sur_mineurs_dans_l%27%C3%89glise_catholique#Archidioc%C3%A8se_de_Boston)


- Le 5 mars 2019, Arte diffusait un documentaire de Marie-Pierre Raimbault et Éric Quintin avec la collaboration d'Elizabeth Drévillon intitulé : “Religieuses abusées, l'autre scandale de l'Église" : « Violées par les messagers de Dieu, des servantes de l'Église sont chassées de leur communauté quand elles se retrouvent enceintes ». https://www.youtube.com/watch?v=YIO85YJgCA8 - https://www.youtube.com/watch?v=p-aA33dpZqc


Liste non exhaustive

Je reprends le message d'un lecteur de Ouest France en réaction à un édito :


"[...] il est encore utilisé le terme d’abus sexuel qui, à mon avis, ne correspond pas aux faits incriminés.

Il faudrait utiliser violence ou agression sexuelle. Je remarque que beaucoup de journalistes, par exemple sur les radios, entretiennent une forme d’ambiguïté en utilisant ce terme avant la parution du rapport sur les violences dans l’Église.

Le terme d’abus sexuel est une traduction de « sexual abuse », qui veut bien dire violence et agression et non pas abus.


Même si on dit que l’enfant a été abusé, il ne faut plus utiliser, à mon avis, ce terme qui laisse entendre que ce n’est qu’un abus.

Comme l’abus du tabac ou de l’alcool qui peuvent être dangereux.

Les professionnels n’utilisent plus ce terme depuis des années.


Mais on le trouve encore dans des articles, ce qui me semble regrettable."

330000 victimes en 70 ans
soit 4700 / an
soit 13 / jour
soit une nouvelle victime toute les 2 heures, qui s'ajoute aux précédentes, et à celles qui continuent à subir cette organisation

Voilà le tournis

Voilà pourquoi "criminogène"


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