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"Psychiatrie lourde" : Peillon se dit piégé, BFM-TV dément

Peillon, Royal et la "psychiatrie lourde" : tandis que les noms d'oiseaux entre les deux anciens camarades socialistes alimentent la polémique depuis une semaine, Vincent Peillon estime avoir été piégé par BFM-TV le soir où il a lâché ces deux mots fatidiques.

Derniers commentaires

Sur l'affaire Peillon-Royal il faut lire les commentaires de "David78" ici :
http://www.intox2007.info/index.php?post/2009/11/18/Segolene-et-Vincent
Si tant est qu'il fût intéressant de démêler le faux du vrai dans cette histoire, peut-être faudrait-il demander à BFM-TV l'enregistrement brut de l'interview (qu'ils ont forcément gardé), pour voir à quel moment exact l'expression "psychiatrie lourde" est placée ?
Enfin, je dis ça, mais je crois qu'on s'en fout un peu...
Bonjour,

Décidément, après Julien Dray, François Peillon essaie de se faire soigner son bobo médiatique à la petite infirmerie bien équipée d'@si.

Le choix est judicieux car une heure de débat vaut mieux qu'un mince bandeau de pensée-minute défilant/clignotant en continue au bas d'un écran télé, un peu comme ceux que l'on peut voir aussi aux devantures des pharmacies.

Tout de même (et je pense aussi à Manuel Vals) cette hystérie médiatique est troublante et je ne retiens comme définition que celle qui la définit comme « excitation » car la définition psychiatrique est « trop lourde » :

« Névrose caractérisée par des troubles passagers de l'intelligence, de la sensibilité, et du mouvement... ».

Au plaisir donc de lire/écouter François Peillon avec toutes les armes de sa rhétorique, entre autres...
bah, tant qu´il ne parle pas d´euthanasie....
Peillon se sert d'@si ?
@si se sert de Peillon ?

Je ne comprends pas l'intérêt de cette future émission ..analyse d'images ? ...y aura-t-il des contradicteurs ?..
@si s'engage dans un courant du PS , dans Espoir A Gauche ...?
Je me pose des questions sur cette " dérive" .
Au fait ,pas mal le titre de l'article :"Psychiatrie lourde" : Peillon se dit piégé, BFM-TV dément" BFM dément ,il faut l'enfermer.
Citation :
"Royal compare Peillon au porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre. En avril dernier, Lefebvre avait estimé que la députée PS avait besoin d'une "aide psychologique"."

Ségolène Royal n'est pas députée; ni à l'Assemblée Nationale, ni au Parlement Européen...
Je ne vois qu'une solution pour vous vendredi, Daniel : Après les nombreuses tentatives de Peillon de prouver sa bonne foi en venant se faire décrypter et se soumettre aux arrêts (sur image) , ne soyez pas plus ou moins ceci ou celà pour qu'on ne vous repproche ni complaisance ni méchanceté excessives : quittez votre poste , faites vous remplacer par qui vous voudrez.
Dites c'est vraiment de la critique des médias ça ?
Peillon aurait dit du mal de son ex-meilleure amie Mme Royal mais dément. BFM (grande chaine info s'il en est) alimente le buzz et maintient sa version. Et @si joue l'arbitre dans ce n-ième psychodrame made in PS ?
Franchement je suis impressionné, d'autant que pour publier l'article dans la catégorie "enquête" vous devez être de sacrés amateurs de Bougret et Charolles.

Il est clair qu'il nous faut absolument savoir le vrai du faux, c'est primordial... d'ailleurs ça buzz sur tweeter, c'est que ça doit être important non ? Et puis admettons tout de même que c'est un sacré délice de pouvoir suivre les aventures médiatiques de nos clowns préférés, en direct quasi, sur nos jolis i-phones (quel bel appareil n'est-il pas...).

Allé j'arrête là... mois aussi je fais dans la critique... dans la critique de critique-média.
Peillon s'est abstrait de toute langue de bois, d'une façon rare pour un politique (cela aurait du être davantage souligné) : une nuée de chaisières lui tombe sur le paletot.

Ségolène se conduit comme une sagouin, mais en respectant un langage châtié : les chaisières (qui d'ailleurs cotisaient en bonne partie à "Désirs d'avenir") observent un silence poli.

Il serait intéressant d'étudier cet étonnant contraste.
Peillon essaie de faire main basse sur le courant EAG à gros coups de tatanes et de mensonges...hélas pour lui, les militants ne se laissent plus aspirer par des méthodes aussi grossières et brutales....

Pas de langue de bois ? juste à engueuler cette auditrice Yvette, comme d'habitude à aboyer sur ceux qui ne comprennent pas son action...
il l'avait déjà fait après les européennes; les 16% du ps, c'était la faute aux citoyens critiques...

La jeunesse et l'éloquence de peillon lui apportent pour l'instant la respectabilité médiatique, mais en interne ? il est grillé par son outrance et son absence de contrôle;
même en admettant qu'elle est tronquée, la phrase de BFM est insupportable; d'ailleurs, toutes ses agressions répétées, planifiées l'ont décrédibilisé; depuis quelques jours, il rétropédale péniblement sur toutes ses déclarations de la semaine dernière;

un intellectuel incapable de peser les conséquences de ses mots, voilà tout; bref, mauvais philosophe et piètre politique, il ne sera même plus dans la catégorie des seconds rôles.
Réalité et apparence, de la dispute Royal / Peillon
20 Novembre 2009 Par samuel baillaud


Des annotations de plusieurs lecteurs, sur la marge d'un article de journal.




J'ai lu sur Médiapart, un article du journaliste Stéphane Alliès, concernant la dispute entre Royal et Peillon, à l'issue du meeting de Dijon du 14 novembre 2009. J'ai rajouté un commentaire à la marge de l'article, dans lequel j'ai décrit des enregistrements d'interviews de Royal et Peillon, trouvés sur internet. J'ai conclu ce commentaire en disant qui selon moi, de Royal ou de Peillon, avait raison. Quelques minutes plus tard, un internaute répond à mon commentaire par un autre commentaire, où il me contredit et m'apporte de nouvelles informations. Je remarque alors d'autres commentaires, qui m'apportent encore d'autres informations, et expriment encore d'autres opinions. Ces commentaires sont parfois écrits par des protagonistes de l'évènement, par exemple des militants du courant de Ségolène, qui étaient présents au meeting de Dijon. Ma curiositée piquée, je repars à la recherche d'autres informations ailleurs sur internet. Je réécris un nouveau commentaire, où je dis ma nouvelle opinion, et les questions que je me pose. Deux autres internautes répondent à mes questions. L'un d'entre eux m'envoie sur le billet d'un autre internaute, billet de Jean Marie Padovani, "Camarade socialiste du courant Espoir à Gauche si tu passes par là...". Je rigole en lisant ce billet, et j'ai encore une nouvelle opinion, de nouvelles questions, que je formule dans un nouveau commentaire... etc...



Je suis parti d'une opinion au sujet de l'évènement, fondée sur son apparence construite par les grands médias. Interviews ou fragments d'interviews des protagonistes, formules employées par les journalistes, pour se référer à l'évènement, telles que "... le meeting organisé par Vincent Peillon, pour rassembler la gauche et le centre, où Ségolène Royal s'est invitée ...", suscitant une interprétation particulière de l'évènement.



J'ai abouti sur une explication de l'évènement, très différente de celle de départ, qui est je suppose plus proche de la réalité.





Déroulement de la dispute Royal / Peillon.



D'un côté, existe une organisation politique, nommée "Espoir à Gauche", dont la personalité la plus importante, celle qui a le plus fondé cette organisation, est Ségolène, dont les militants de base se reconnaissent le plus souvent en Ségolène, et dont le projet est fortement "Ségolènien".



D'un autre côté, il y a Peillon, qui souhaite créer une organisation politique, qu'il appellera finalement le "Rassemblement Social, Ecologique et Democrate". Cette organisation devrait réunir des personalités des Verts, du MoDem, des dissidents PC, des associatifs, et des membres du PS dont il serait le plus éminent. Cette organisation devrait produire un spectacle médiatique, présenté au public comme un "débat", visant à "construire un vrai projet politique" transversal, alternatif à la politique de Sarkozy, en vue des élections présidentielles de 2012. Enfin, cette organisation excluerait de ses débats tout éventuel candidat à l'élection présidentielle, de manière selon Peillon, à pouvoir réunir des gens qui ne soutiendront pas le même candidat, et de maniere a être concentrée sur la construction d'un projet politique, plutôt que sur le soutien d'un candidat, plutôt que sur l'acclamation béate d'une icône médiatique. Cette organisation devrait donc "par principe", exclure Ségolène de ses débats.



Le problème de Peillon, c'est qu'il ne peut créer à lui tout seul ce "Rassemblement" dont il serait la pièce maitresse. Peillon a besoin pour soutenir son projet, d'une importante organisation politique, riche en militants de base pouvant remplir une salle de meeting, riche en hommes politiques influents pour garnir la premiere rangée de sièges de cette salle, riche en moyens financiers et en mécènes pour financer des meetings, des brochures, un site internet. Peillon a donc besoin d'utiliser l'organisation "Espoir à Gauche", pour y inséminer la graine du "Rassemblement" qu'il souhaite voir se développer autour de lui, puis pour que cette graine s'y developpe comme un embryon dans le ventre de sa mère.



Lors de l'été 2009, Peillon est l'un des principaux dirigeants du courant "Espoir à Gauche", et il organise les ateliers d'été de ce courant. Il invite à ces ateliers des representants de tous les partis qu'il cherchera à rassembler dans son "Rassemblement" : de Sarnez, Cohn-Bendit, Taubira, Hue. Il affirme publiquement que ces ateliers sont à ses yeux "le commencement d'un rassemblement écologiste, socialiste et démocratique".






Taubira, Cohn-Bendit, Hue, de Sarnez, Peillon, aux ateliers d'été du courant "Espoir à Gauche", à Marseille en août 2009



C'est en novembre 2009, que la gestation par l'"Espoir à Gauche", du "Rassemblement", devrait aboutir. L'acte de naissance du "Rassemblement" devrait être un meeting a Dijon, dont les principaux intervenants seront ceux des ateliers d'été d'"Espoir à Gauche", et dont le principal mécène est le principal mécène d'"Espoir à Gauche", le fortuné Pierre Bergé.






Pierre Bergé (deuxième à gauche), à l'atelier d'été du courant "Espoir à Gauche", en août 2009




Peillon fait préparer pour son "Rassemblement", des brochures, et un site internet de qualité professionnelle : contenus vidéos, design soigné, possibilité de partage sur Facebook.... Une page du site d'"Espoir à Gauche" annoncera aux militants de ce courant le lancement du site du "Rassemblement", le lendemain du meeting de Dijon. Mais étant donnée la qualité de ce site, sa préparation a dû commencer un certain temps avant le meeting de Dijon. Le site et les brochures présentent le "Rassemblement" comme une organisation indépendante d'"Espoir à Gauche". Dans le site, le "Rassemblement Social, Ecologique et Démocrate", est présenté ainsi : "ouvert à tous ceux qui veulent, dans le débat et la confrontation des idées, participer à la construction d'un grand projet pour une autre France que celle de Nicolas Sarkozy. Que nous soyons socialistes, écologistes, démocrates, communistes, républicains, radicaux, syndicalistes, militants associatifs… ou simplement engagés dans le combat pour la démocratie et la justice ...". Pas de référence dans cette présentation, au courant "Espoir à Gauche", dont le logo n'apparait pas sur le site.






Le site internet du "Rassemblement Social, Ecologique et Démocrate"



En octobre 2009, il est proposé aux militants du courant "Espoir à Gauche", au nom de ce courant, de participer aux débats préparatoires du meeting de Dijon. Ce meeting est alors présenté aux militants, sur une page du site d'"Espoir à Gauche", comme "la première étape d'un cycle de rencontres qui rassemblera, autour des grandes préoccupations des Français, l'ensemble des forces de progrès". Il n'est pas clairement dit ici, que le meeting de Dijon est l'acte de naissance d'une organisation politique indépendante d'"Espoir à Gauche", excluant "par principe" Ségolène de ses débats, du fait qu'elle est une éventuelle candidate à l'élection présidentielle.



En novembre 2009, une invitation au meeting de Dijon est adressée aux militants d'"Espoir à Gauche". Contrairement aux brochures et au site du "Rassemblement" tant attendu, cette invitation est encore faite au nom de l'organisation "Espoir à Gauche". L'invitation définit de manière ambigüe, l'évènement auquel sont invités les militants. Il s'agit selon elle, "des premières rencontres d'un cycle de débat - celui du rassemblement social, écologique, et démocrate". De très nombreux militants d'"Espoir à Gauche", affirment qu'ils ne savaient pas avant le meeting de Dijon, que "Rassemblement Social, Ecologique et Démocrate", est le nom d'une organisation indépendante d'"Espoirs à Gauche", excluant "par principe" Ségolène de ses débats, et dont Peillon souhaite être le leader. Or l'invitation ne dit pas clairement aux militants d'"Espoir à Gauche", si l'expression "rassemblement social, écologique et démocrate" qu'elle emploie, est un nom propre, celui d'une organisation politique indépendante d'"Espoir à Gauche", ou si cette expression est un nom commun, celui d'une chose que favorisera le meeting de Dijon, auquel ils sont invités par le courant "Espoir à Gauche", dans la continuité des ateliers d'été de ce courant. Le propre d'une expression ambigüe, est qu'on ne peut pas être sûr de ce qu'elle veut dire. Mais il est des ambigüités dont on peut être à peu près sûr qu'elles existent.






L'invitation au meeting de Dijon du 14 novembre 2009, adressée aux militants du courant "Espoir à Gauche"



Quelques jours avant le meeting de Dijon, Ségolène annonce sa venue à ce meeting. La veille de ce meeting, dans une interview sur Europe 1 face à Claude Askolovitch, Peillon affirme publiquement : "On est contents d’avoir de ses nouvelles. Nous avons créé le courant sans elle au mois de janvier. Ce rassemblement a opéré, tout le monde l’a vu à Marseille, sans elle. Nous travaillons sur le fond depuis un mois et demi à un rassemblement. Elle n’a pas montré qu’elle avait beaucoup de talent pour le rassemblement. Je vais lui faire savoir qu’il n’y a pas de raison à ce qu’elle vienne". Peillon affirme donc ici clairement, qu'il travaille à la création d'une organisation politique indépendante de Ségolène.



Samedi 14 novembre 2009, c'est le meeting de Dijon. Ségolène est présente. Peillon ouvre publiquement le feu sur Ségolène, lors d'une interview, en lui reprochant d'être venue. Peillon affirmera à la presse que le meeting de Dijon, construit quelquechose d'indépendant du courant "Espoir à Gauche", par exemple lors d'une interview sur LCI face à Christophe Barbier, où il montre la brochure du "Rassemblement", et lors d'une interview sur France 5 face à Thierry Guerrier, où est aussi diffusé un fragment d'interview de Ségolène.



Quelques questions restent en suspens. Peillon a-t-il caché ses ambitions à Ségolène et aux militants d'"Espoir à Gauche", ou a-t-il été transparent ? Peillon a construit son "Rassemblement", sans Ségolène, comme il le dit, mais avec quels membres du courant "Espoir à Gauche" l'a-t-il construit ? Peillon souhaite-t-il organiser un véritable débat, ou un simulacre médiaque de débat ? Certes, Peillon a utilisé le courant "Espoir à Gauche", comme mère porteuse de son organisation le "Rassemblement", se voulant indépendante du courant "Espoir à Gauche", et excluant "par principe" Ségolène de ses débats. Mais pourquoi serait-ce immoral ? Pourquoi aurait-il eu le devoir de ne pas faire ce qu'il a fait ? Après tout, le "Rassemblement" transveral qu'il propose, pour construire un projet politique aternatif à celui de Sarkozy, n'est-il pas intéressant, ne mérite-t-il pas d'être défendu, ne comble-t-il pas un vide ?





Lumières cathodiques.




Les reproches publics de Peillon à Ségolène, sont les suivants. Afin que des gens issus de divers partis, susceptibles de soutenir divers candidats à l'élection présidentielle, puissent se réunir, afin qu'il puissent se concentrer sur la construction d'un projet politique, plutot que sur le soutien à une personne, Peillon a demandé aux éventuels candidats à la présidentielle de ne pas venir à Dijon. En venant à ce rassemblement, Royal fait donc quelquechose que Peillon, et sûrement beaucoup d'autres personalités présentes, lui avaient demandé de ne pas faire. A première vue, j'ai trouvé ces arguments très convaincants.



Ségolène lui répond publiquement, qu'elle fait ce qu'elle veut, que les militants de base étaient contents de la voir et ne comprennent pas pourquoi Peillon s'est mis en colère, qu'elle ne tolèrera pas qu'il persiste dans sa protestation, que c'est elle qui a donné à Peillon une place de second dans son courant à elle, "Espoir à Gauche", et qu'elle a décidé, pour le punir, de nommer à sa place d'autres personnes. Réponse qui peut, à première vue, paraitre puérile et peu démocrate.





Ce qu'en pensent les militants.



De nombreux militants du courant "Espoir à Gauche", accusent Peillon d'avoir volé ce courant à ses militants, pour en faire un instrument au service d'ambitions qui ne sont pas les leurs. Ambitions qui ne sont pas les leurs, parcequ''ils ne les ont pas construites ensemble, comme le veut pourtant peut-être la notion de "démocratie participative", chère à Ségolène et au courant "Espoir à Gauche".



Des opinions de militants d'"Espoir à Gauche", sont exprimées dans le blog de ce courant en Savoie, où quelques militants défendent Peillon en reprenant ses arguments, et où de nombreux autres sont très durs avec lui. L'un d'entre eux dit par exemple : "Les militants socialistes en sont bien restés à l’invitation d’Espoir à Gauche et n’ont pas vu les couleurs du dit "Rassemblement" avant de mettre les pieds à Dijon. ... Peillon ment et en plus il instrumentalise un courant interne du Parti Socialiste : aux intervenants les glorioles du rassemblement avec invitation, aux militants la croyance d’être dans leur courant comme à Marseille". Une autre opinion, d'une militante socialiste expérimentée, est donnée par son billet qu'elle signe sous le pseudonyme de Kamizole, "Vincent Peillon, la moutarde - de Dijon - monte au nez de mémé Kamizole". Elle cite l'Express, selon lequel : "Peillon structure l'organisation Espoir à Gauche d’une façon pyramidale, avec des représentants départementaux et régionaux - pas vraiment une méthode "participative"", puis elle surenchèrit : "il était temps de mettre un terme aux agissements fort peu démocratiques de Peillon et sa bande de vautours, qu’on les nommât OPA ou autres magouilles".



Najat Vallaud-Belkacem, porte parole de Ségolène, fait entendre le même son de cloche que de nombreux militants. Dans un communiqué fait à la suite du meeting de Dijon, elle affirme que : "L’Espoir à Gauche n’appartient à personne, et un courant n’est rien d’autre que des militants et responsables socialistes qui se regroupent à un moment donné pour faire valoir leurs idées au sein du parti. Ségolène Royal a toujours mis un point d’honneur à respecter scrupuleusement ces règles du jeu en n’ayant jamais eu le moindre mot ni fait le moindre geste visant à détourner l’Espoir à Gauche de ses objectifs initiaux. On peut l’accuser de tout ce qu’on veut, mais certainement pas d’avoir soumis le courant à ses intérêts personnels. ... A Dijon, Vincent Peillon a brutalement changé les règles du jeu. ... La mission que Ségolène Royal nous a demandé, ... est une mission de clarification dans le seul but de rendre aux militants ce qui leur appartient ... Pour ma part, ... je n’accepte pas l’autorité des chefs autoproclamés ni pour moi, ni pour les autres. Les militants qui soutiennent Ségolène Royal ont été suffisamment floués comme ça pour ne pas se retrouver pris en otage par qui que ce soit;"



Mais qui, en ayant seulement entendu les déclarations publiques de Ségolène et de Peillon, peut comprendre pourquoi Ségolène est en colère ?



Je sais, c'est long, et en plus il manque les images ! Mais je ne suis pas sûre que l'accès sur cette page de médiapart soit accessible à tous ;
http://www.mediapart.fr/club/blog/samuel-baillaud/201109/realite-et-apparence-de-la-dispute-royal-peillon
Annek, merci infiniment pour cette synthese fort lumineuse des tenants et aboutissants de cette affaire. Jusque lá, je ne comprenais rien á ce déballage de linge sale en public. Maintenant, je peux enfin me faire mon opinion.


Une autre opinion, d'une militante socialiste expérimentée, est donnée par son billet qu'elle signe sous le pseudonyme de Kamizole, "Vincent Peillon, la moutarde - de Dijon - monte au nez de mémé Kamizole".



Mémé Kamizole... Ce serait de là que vient l'histoire de la psychiatrie lourde ?
Quand je lis "psychiatrie lourde", je me rends compte que mes associations d'idée sont : Urss, électrochocs, Vol au-dessus d'un nid de coucous, camisole ...
Alors que pour "psychiatrie légère", je vois des types en blouse blanche s'envoler comme dans le générique de Folon pour Antenne 2 (à l'époque).

Car quand l'artillerie est lourde, la charge de la brigade est légère.
N'importe quoi, je sais...
Et comme l'a révélé Vincent Peillon aux auditeurs de France Inter, il sera ce vendredi sur notre plateau pour évoquer (entre beaucoup d'autres) ce sujet.

Bon, ben du coup, je reposte ma question au bon endroit.
_____
Bonjour Daniel Schneidermann.

J'apprends ce matin par Vincent Peillon sur France Inter qu'il sera l'invité de l'émission de vendredi. @si a traité de la rencontre de Dijon notamment sous l'angle du financement, par Pierre Bergé, des fractions qui gravitent autour de ce courant de pensée, de cette famille idéologique. Cette question des moyens et du financement se pose dans le cadre plus large de la campagne d'investiture primaire du candidat face à Sarkozy en 2012.
Il y a des règles de financement des campagnes électorales qui commencent à s'appliqueer trois mois avant le scrutin. Il y aura des règles de financement de la primaire si j'en crois les conclusions de la commission Montebourg. Mais d'ici là, il n'y a pas de règle et on ne peut compter que sur la loyauté des parties-prenantes. C'est là dessus que porte la question que j'aimerais beaucoup que vous posiez à Vincent Peillon. Mais elle ne porte pas sur le rôle de Pierre Bergé qui y a déjà répondu dans Parlons net.
La question porte sur Terra Nova. Terra Nova est une fondation dont la direction est présidée par Olivier Ferrand, et dont le Conseil scientifique est présidé par Michel Rocard. Terra Nova est la fondation qui s'est déjà lancée dans la bataille des primaire en étant à l'initiative d'une pétition parue dans Libération à la fin de l'été dernier. Cette pétition, dont Vincent Peillon est l'un des premiers signataires et l'un des initiateurs, milite pour que le MODEM soit partie prenante des primaires. Olivier Ferrand était présent à Dijon. Terra Nova a donc déjà mis ses moyens dans cette campagne. J'en viens au cœur de ma question.

Terra Nova n'est pas un obscur club de réflexion politique. Cette fondation est financée par des organismes comme HH Développement ou la Caisse des Dépôts, qui font partie du périmètre idéologique de cette gauche-là. Mais aussi par des entreprises comme Microsft, Euro RSCG, Areva, Total, Cap Gémini qui ne sont pas connus pour leur philanthropie désintéressée. On trouve aussi des horreurs comme BPI et Acticall qui sont des spécialistes de la restructuration d'entreprise et notamment la création de plateaux techniques de télé-opérateurs (vous avez traité des suicides en entreprise, vous savez ce que cela signifie).
Dans les instances dirigeantes de Terra Nova, on retrouve les membres des Conseils d'Administration et des Conseils de surveillance de ces firmes parmi lesquels outre des administrateurs, PDG, DG et adjoints ordinaires de ces multinationales, Louis Dreyfus du Nouvel Observateur, Bruno Jeanbart d'Opinion Way, Thierry Pech des éditions du Seuil, Denis Olivenne, etc.

La question est qu'est-ce que ces firmes viennent faire dans la compétition présidentielle ? Qu'ont-elles à y gagner ? Comment Vincent Peillon compte-t-il s'y prendre pour éviter les dérives du financement des primaires qu'on a pu constater aux Etats-Unis ? A-t-il l'intention de participer avc le candidat qu'il aura choisi de soutenir, à une compétition électorale équilibrée en termes de moyens notamment médiatiques, déployés ? Quand va-t-il écarter tous ces gens intéressés ?

http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=29&Itemid=49
ASI devrait proposer un petit système de sondage des lecteurs comme le fait le site du Monde sur certains articles (un exemple à la fin de cet article). Une question du genre "Jugez-vous probante l'explication de Vincent Peillon ?" permettrait sûrement de rire un bon coup (oui bon, le résultat est connu d'avance, mais c'est justement ça qui est drôle).
Eh dites au fait
" Mais lundi 23 novembre sur France Inter, Vincent Peillon a assuré qu'il avait prononcé les termes fatals "psychiatrie lourde" hors du cadre formel d'une interview.
Ecoutez-le absolument, il annonce sa venue sur votre site préféré "

Quoi ? Mais qu'est-ce-qu'il vient faire sur beautifulgirls.com ??
Oh la la, la gueule de la newsletter :-))


"Qu'est-ce que ça signifie cette déclaration ?", relance la journaliste.

"Rien, comme d'habitude, vous allez la commenter mais rien...... "


Cette phrase est justement ce qui prouve que Peillon savait qu'il parlait à une journaliste et au dela au public, a qui cette déclaration sera commentée
Il fairait mieux de dire qu'il a eu un coup de nerfs et que c'est plutôt naturel face à autant d'acharnement et de bassesse.
De dire, qu'on en a marre de la politique hypocrite et que les militants et électeurs ont besoin d'une franchise, qui peut aussi etre contenu dans de la colère qui est humaine
Psychiatrie lourde, il a raison ...
Je serais très intéressée de connaître qui est maintenant à la tête du fameux courant, pas celui des oiseaux nageurs, le courant socialiste.
Ségolène a-t-elle pété les plombs en prétendant qu'elle est la leader du fameux courant, et peut placer qui elle veut à sa tête ? Si oui, ça justifierait la "psychiatrie lourde", et les dénégations actuelles de Peillon pourraient s'expliquer par le fait qu'on lui a reproché de présenter du PS un parti divisé. Et dans ce cas, il continuerait à être le leader du courant en question.

Si elle a réussi à le remplacer par un sien comparse, elle est donc parfaitement saine d'esprit, ce qui expliquerait ce soudain revirement de Peillon qui doit faire profil bas dans son nauffrage,

Je me demande si, si vous lui posez la question, il va vous répondre en langue de bois, ou si oui, si ça va être évident.....

Simple question. Je crois connaître déjà la réponse..... Pas la vérité, parce que j'en suis curieuse....
Mais il y a de fortes probabilités qu'il va tellement faire de langue de bois que la moindre étincelle va tout enflammer dans votre studio et sur le forum.
Y'a plus qu'à attendre....
Le mur de la honte…

Qui veut parier avec moi que l’émission avec Peillon va être reporté « sine die »
Les conseillers en com’ de Peillon vont bien lui dire que @si n’est pas Match, et que les @sinautes sont plus critiques (et moins crédibles) que les lecteurs de Match…

Match le « choc » des faux tôt…
@si le « poids » des maux !


@si prévoyez un second sujet de secours.
Lors de l’émission, j’espère qu’on dépassera assez vite l’affaire des poissons-volants et des oiseaux-nageurs, qui certes a son utilité pour qu’il y ait un fait d’actualité justifiant que M.Peillon soit invité sur @si, pour aborder des questions de fond et non pour faire de la « calinothérapie ».
Vincent Peillon risque d'être un peu tendu sur le plateau d'ASI, alors je vous propose de le détendre un peu avant l'émission en racontant une histoire drôle :
C'est l'histoire de deux socialistes. Un qui repeint son plafond, l'autre entre en disant : "accroche toi au pinceau, j'enlève l'échelle"
Il me paraît en effet essentiel de mettre au clair cette affaire.

Des fois qu'on croiye que Peillon n'aime pas Royal.
Et des fois que ce soye important pour l'avenir du pays.
« les oiseaux ne nagent pas, les poissons ne volent pas, et vous me demandez de commenter des choses qui n’ont pas de sens, on se croirait dans ‘‘vol au-dessus d’un nid de coucou’’, tout ça relève de la ‘‘psychiatrie lourde.’’ »

Poisson volant
Nid de poisson
Oiseaux qui nagent

J’ai déjà fait mes remarques ici.

Pour le reste attendons les missions de vendre et dit..
Ça va sûrement être une anthologie à la « Schopenhauer » de dialectique hystérique [pour le côté psychiatrique] et de dialectique hérétique [pour le côté renégat].

Je propose cette question :
Monsieur Vincent Peillon, vous avez une formation de philosophe [spécialiste de Merleau-Ponty], et vous avez été professeur agrégé de philosophie de 1984 à 1997, avant d’être élu député de la Somme.
Est-ce votre titre de « Docteur en philosophie » qui vous permet d’être si affirmatif pour déclarer :
« tout ça relève de la ‘‘psychiatrie lourde.’’ » ?
D’ailleurs savez-vous ce qu’est la « psychiatrie lourde » ?
J'ai pas bien compris : qui ne siège pas au bureau national, les poissons volants ou les oiseaux nageurs ?
Non parce que les poissons volants et les oiseaux nageurs, c'est comme les Auvergnats : c'est quand il y en a trop ça pose des problèmes !
Ce môsieur va venir ici !
il va se faire laminer ;-)
houa, chouette, la rigolade en perpective.
disons que je me fais un film de science fiction
pardon
gamma
"Malheureusement, et c'est ce qui m'embête un peu, elle n'a enclenché le micro qu'après le début de la discussion, et il nous manque quelques secondes au début. Mais il n'a pas parlé des oiseaux et des poissons. Il était très énervé contre Mme Royal.""

Ben voila : peut-etre que la journaliste n'est pas assez professionelle, ou seulement pas assez rapide ( mais franchement, j'imagine assez mal un journaliste qui n'a pas enclanche l'enregistrement AVANT d'appeler une personne dont il aimerait avoir une reaction ), mais sans le debut de l'enregistrement pour savoir ce qui a ete reellement dit, le benefice du doute fait que nous ne pouvons que nous fier a la version de Peillon.
Désolé Môssieur Peillon, mais il existe des oiseaux qui nagent et des poissons qui volent.
Alors plutôt que passer pour con en affirmant n'importe quoi, on se renseigne.
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