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Profs : du journalisme décrocheur

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Ces gens vivant sur leurs hauts plateaux TV expliqueront aux professeurs d'EPS comment ces derniers peuvent bosser à distance avec leurs classes. Qu'auraient-ils dû proposer ? Des vidéos de gainage en ligne en vue de sculpter son summer body ? Et enc(...)

Donc ils reconnaissent, en creux, que 95% des professeurs sont travailleurs. 

Où est le problème alors ? Pourquoi faire des unes alarmistes ?


Mrs Marple (ma régulière) est prof d'anglais en lycée : 6 classes = 153 élèves.

Même en travaillant de façon "traditionnelle" sans visioconférence ou classe virtuelle, son emploi du temps est bien chargé.

Jusqu'à fin mai :

1 jour/semaine (4 à 5h) : conc(...)

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Le Monde a fait une enquête : Il s’agissait de calomnie.

L’éducation nationale n’a jamais affirmé qu’il y avait 40 000 professeurs « décrocheurs »

Plusieurs médias font état de ce chiffre tiré de l’éducation nationale qui recouvre en réalité les absences justifiées.

Mais le mal est fait...

Pour l'avoir été dans le passé, je vois que le prof d'aujourd'hui est toujours aussi peu considéré...Pourquoi?

Oui 5% faut pas se scandaliser !

5 % c'est le minimum dans tous les secteurs, et en tous temps !

Les profs devraient limite être contents de ce chiffre.


chez les profs....

C'est le revers de la médaille, on les a beaucoup entendu avoir peur de reprendre leurs classes (physiques), est-ce qu'on a entendu les monteurs à la chaine avoir peur chez Fleury Michon ?

Aucun article sur les 50 % d'élèves ayant peu ou pas travaillé avec accord parental, surceux qui passent au lycée en raison du confinement sans la capacité de suivre en 2nde ?

Moi, ce qui me marque surtout dans cette polémique, c'est sa fonction de contre-feu : il faut faire porter la responsabilité des échecs de l’Éducation Nationale durant cette crise (continuité pédagogique anarchique, reprise d'un très faible nombre d'élèves, incapacité à maintenir le lien avec les élèves décrocheurs...) avant tout sur les enseignants et pas sur la gestion du ministre.


Le papier de Nicolas Beytout, le patron de L'opinion, datant du 12 mai en était déjà l'illustration parfaite. Il commençait par une ode au ministre : "Jean-Michel Blanquer est un bon ministre de l’Education – ce n’est pas si fréquent – et il a raison de vouloir le rester en prenant les précautions qui lui éviteront de connaître le destin politique heurté de ses prédécesseurs qui avaient oublié cette loi d’airain. "

Puis le journaliste de bureau et de plateau télé remarquait que "que plus d’un prof sur deux, proportion considérable, ne reprendra pas le chemin de l’école" en faisant porter la responsabilité de ce fait non pas sur le protocole sanitaire et les consignes ministérielles mais sur les enseignants eux-mêmes.

Comme si nous pouvions imposer à nos chefs d'établissement le non-respect du protocole sanitaire ou lui imposer de prendre des classes en plus.


Même mauvaise fois dans l'article de L'Opinion du 7 juin : "Au fond de lui, Jean-Michel Blanquer aimerait faire repartir la machine plus vite et plus fort. "

Qu'est-ce qui l'en empêche ? C'est lui le patron. Si des directives d'allègement du protocole sanitaire tombent, les enseignants devront suivre en grande partie, parce que c'est soit se mettre en grève (avec perte de salaire et incompréhension d'une bonne partie des parents) ou c'est abandon de poste (et donc sanctions).

Mais pour les journalistes libéraux, ce n'est pas le ministre qui impose les règles : "Un mois plus tard, les mêmes [les profs gauchistes] s’abritent derrière un protocole « trop strict » pour justifier les faibles effectifs en classe. "

Dans mon établissement, quand j'ai posé le problème du fait que les élèves que nous allions accueillir ne l'étaient même pas sur l'ensemble de la semaine et que je ne voyais pas comment leurs parents allaient pouvoir réellement reprendre le travail. C'est le chef d'établissement qui m'a ramené au protocole sanitaire en m'expliquant pourquoi pour des raisons de personnels de nettoyage insuffisants, on ne pouvait faire mieux. Et je la comprends, sa responsabilité en tant que chef d'établissement, est de faire respecter le protocole sanitaire.

C'est elle qui pourrait se retrouver devant un tribunal et sa conscience en cas de  contamination. Mais elle n'a pas le pouvoir d'alléger le protocole.


C'est fascinant de voir des gens dans des bureaux feutrés, reprochés aux autres de ne pas prendre de risques. S'il y avait un problème, ce ne sont pas les Pascal Praud ou les Nicolas Beytout qui se retrouveraient avec des parents d'élèves ou des profs furieux en cas de pépin.

Et c'est incroyable qu'ils ne renvoient pas la responsabilité du caractère très strict du protocole sanitaire à ceux qui l'ont édicté et qui sont les seuls à pouvoir l'alléger.


Alors, certes, il y a des collègues que la situation arrange, certains ont été peu dynamiques,, d'autres sont terrorisés. Même si dans les conditions actuelles, l'endroit où je me sens le plus en sécurité est mon collège. Entre les masques, le gel hydroalcoolique, le nettoyage systématique des surfaces, la distance physique, les récréations décalées, etc., j'ai moins de chance d'attraper le Covid au collège que chez moi ou dans la rue.


Néanmoins, seul le pouvoir a le pouvoir justement d'alléger le protocole sanitaire.


Mais le pouvoir hésite. Il voudrait cet allègement sans en prendre la responsabilité politique et pénale. Les responsables veulent le pouvoir sans responsabilités. Ce sont des responsables irresponsables comme je le faisais déjà remarquer dans un précédent commentaire.


Alors tous ceux qui adhèrent à ce pouvoir cherchent à faire porter la responsabilité sur leurs cibles habituelles : fonctionnaires, bureaucratie, lourdeur administrative, syndicalisme...


Même le Canard Enchaîné s'y met, en page 8 du numéro du mercredi 10 juin, reprenant le Journal du Dimanche 'plutôt proche du pouvoir) : "Certes, le "protocole" est si compliqué et si pointilleux qu'il empêche l'accueil de tous les gosses, mais les profs oublient un détail : au moment du déconfinement, précise le journal, un sondage commandé par l'un de leurs syndicats indiquait que "70% d'entre eux se [disaient] opposés à la réouverture progressive des écoles", et 61% ne souhaitaient pas une reprise des cours avant la rentrée de septembre."


D'un point de vue déontologique cet article du JDD et sa reprise par le Canard sont magnifiques : on rappelle que le protocole est responsable de la situation ubuesque actuelle (un pourcentage très faible d'élèves a repris l'école en présentiel et souvent seulement une partie de la semaine), mais l'article ne concentre pas la responsabilité de cet état de fait sur ceux qui ont le pouvoir de changer le protocole mais sur ceux que ce protocole arrangerait...

Et cerise sur le gâteau, pour faire peser la responsabilité sur les profs, on sort un sondage datant d'il y a un mois au moment du déconfinement pour jauger de la situation actuelle !


Comme si à l'époque, nous n'avions pas des raisons de craindre ce déconfinement et sa gestion par ce gouvernement !


Rappelons deux ou trois détails.

Le déconfinement avait été annoncé par le président de la république le 14 avril sans aucune planification, sans que sa date soit le produit d'un réflexion. Il avait juste mis ses minsitres et l'administration sous tension pour que son choix au doigt mouillé devienne réalité. Et nous l'avions tous découvert dès le lendemain avec des ministres peu assurés qui temporisaient.

Et c'est à eux qu'il fallait faire confiance ?

A la même équipe qui avait annoncé le jeudi 12 mars au matin que les écoles ne seraient jamais fermées nationalement, puis le soir qu'elles le seraient à compter du 16 mars, puis le lendemain que l'Education Nationale était prête pour assurer la continuité pédagogique à distance (alors que nous enseignants n'étions pas prêts), puis le samedi 14 que le pays entier serait confiné à partir du 16, mais qu'il fallait aller voter le 15...


Et on reproche aux enseignants de ne pas avoir eu confiance dans ce gouvernement ? Sérieusement ? Avant de leur reprocher d'appliquer les règles que ce même gouvernement a édictées pour faire oublier sa gestion calamiteuse du confinement, des masques et des tests ?


Les cons, ça ose tout. C'est à ça qu'on les reconnaît. Et cette pandémie, c'est le festival des cons.














Merci pour cet article!

Quelques précisions qui ne sont pas dans le "reportage" de France 2 ni dans les chroniques/éditos de certains médias:
- contrairement à la réglementation le ministère n'a fourni aucun matériel aux professeurs pour pouvoir télé travailler ...
- il y a environ 70 médecins du travail pour toute la France dans l'éducation nationale ... (par exemple la visite obligatoire au moins une fois tous les cinq ans est inexistante ...)


Comment dans ces conditions pouvoir travailler à distance correctement?

Et pourtant de nombreux professeurs ont pallié aux manques de leur institution...
Si ces articles anti-profs arrivent maintenant ce n'est que pour accélérer le dé-confinement ...

5% de glandeurs ca me parait pas dramatique bien au contraire . il faudrait comparer avec les autres professions pour vraiment savoir de quoi il retourne.


 j'ai eu bien plus de 5% de profs mauvais ou dilettantes dans ma scolarité mais tellement de profs exceptionnels que ca ne compte guère.


Je suis presque étonné que le "reportage" n'en profite pas pour taper  sur l'ecole publique au profit du privé..... 

On a pas décroché, on était aux fraises !!!!

Et relayer dans tous les médias ! Oui, la consigne ministérielle est  suivie à la lettre par les medias mainstream

Merci pour ce post, vraiement, car lorsque j'ai vu le reportage, j'étais sidéré !

Je ne suis pas professeur, et je dois dire que j'étais parmi les privilégiés (Cadre d'une grande entreprise, en télétravail, avec la fibre et les bons outils, un grand appartement, il me manquait juste un bon siège et mes proches et mes collègues de travail :)

Mais je supporte de plus en plus difficilement cette désinformation et surtout cette haine envers l'une ou l'autre des catégories socioprofessionnelles. Nous sommes déjà revenus au temps du dénigrement, de la vindicte, et de l'insulte gratuite. Faut-il coute que coute dénigrer un groupe pour que les autres se sentent rassurer ?

Alors que comme beaucoup, les professeurs (et donc a minima 95 % rappelle donc Do ci-après) se sont adaptés comme il leur était possible à la situation de crise et que comme tous, ont le droit de craindre pour leur santé et les conditions de travail.

A croire que l'objecctif est de nous de détourner et de masquer les vrais responsables, c'est à dire ceux qui sont en responsabilité et en puissance d'agir, étatique ou financière

Bien à vous

Les editos de @DS qu'on aime : remise en perspective des faits et reflexion sur le message en creux de ceux qui ont le vrai privilège de representation.

En tant que mauvais esprit s'exerçant principalement sur les petits soldats du journalisme de F2, moi je penche pour une enquête télécommandée par le Ministre dont le nom se termine par quer et commence par Blan... Je suis de fort mauvaise foi, j'en conviens... mais j'm'en fiche, je ne suis pas journaliste... sauf que ça commence à être de plus en plus voyant que les rédactions sont très très très... soumises au pouvoir...

Bon allez, je décroche :

Quand vous vous promenez sur un chemin de campagne, bravant l'averse, et qu'un merle abrité sous un feuillage, siffle un air de sa composition, que faites-vous ? Bah oui, comme moi, vous tentez de l'imiter.

Et c'est d'autant plus facile que ces turdidés n'ont jamais brillé par l'originalité de leur chant.

Sauf que la deuxième fois, l'oiseau remplace un sol par un sol 7e. Mais pour moi qui possède l'oreille absolue, le piège est grossier. Je module donc, à sa grande surprise, sa suite de notes à l'identique.

Et que fait-il, la troisième fois, l'enfoiré ? UNE TRILLE ! Essayez un peu de reproduire une trille !
Dès 1965, Chaval affirmait : "les oiseaux sont des cons". Je confirme.

petite info sans relation ... quoi que... il va falloir faire des économies dans l'éducation nationale avec ces tire-au-flanc, et ça tombe bien car :


Ce mercredi 10 juin au matin, l’association anticorruption Anticor a déposé un signalement au Procureur de la République, épinglant l’application StopCovid, lancée le 2 juin afin d’alerter les Français sur leurs éventuels contacts avec une personne infectée par le Covid-19. Loin de critiquer le principe ou de s’élever contre une collecte de données personnelles, l’association, agréée par le ministère de la Justice, critique tout particulièrement le coût de l’appli...             ( 200 000€/mois) 

Comment vote-t-on pour rendre cette chronique accessible aux non-abonnés ?

Merci, Daniel.

Bah, ils me semble que "nos" médias rament en vain pour déconsidérer les profs: tous les parents, et même quelques grands parents, sont au contraire admiratifs du travail fourni. Et en plus, expérimentent "in vivo" la difficulté de suivre le travail de leurs enfants. Les profs y ont d'ailleurs pensé, et, pour les plus jeunes au moins, les consignes destinées aux enfants sont doublées par des consignes destinées aux parents. Sans compter, comme le signale l'article, les efforts pour ne pas laisser des enfants se perdre en route. Merci à tous, et indulgence pour les loupés.


Alors... laissons pisser...





En tout cas cela fait plaisir de voir que la nuance qui avait disparue dans les commentaires d'hier et de retour sur ASI


c'est plutot incroyable que 95% des enseignants ai réussi à se débrouiller pour assurer les cours dans ces conditions et malgré l'abandon total du ministère et ses consignes contradictoires d'un jour à l'autre

Oui, c'est vraiment scandaleux, qu'on leur coupe la tête! 


5% de profs décrocheurs!!!??? je suis horrifiée ...


comme l'a si joliment montré un reportage de France -je ne sais plus combien-, j'ai appris que le confinement  standard (celui des profs, donc, selon cette chaîne) se déroulait dans une jolie maison de vacances de cinq pièces sur l'Ile de Ré, avec piscine, mari en télétravail, deux enfants sagement occupés, 5G pour faire cours... etc.

Excellente mise au point ! Merci.

Merci de votre chronique, Monsieur Schneidermann. J'ai été outrée à la lecture de l'article de France Info reprenant les termes de "tire au flanc", et vous me confortez dans mon opinion. Je fais partie des parents qui ont constaté la capacité d'adaptation, du jour au lendemain, des enseignantes de mes enfants, dans un contexte inédit. Elles ont fait preuve de réactivité et de créativité, pour assurer la continuité pédagogique, avec des outils auxquels elles n'étaient pas familiarisées, et en faisant avec les aléas techniques. Elles se sont assurées de la pertinence de leur travail en restant ouvertes à nos remarques et critiques, et ont réajusté au fur et à mesure les programmes de travail qu'elles nous proposaient.

Pourquoi cette énième attaque injuste des enseignants, alors qu'ils ont dû faire avec les moyens du bord.

Qui s'est posé la question des moyens matériels et techniques mis à leur disposition et de leur niveau de formation à l'utilisation des outils numériques, pour continuer à assurer leur mission dans ce contexte si particulier ?

PS : je suis infirmière, et je ne travaille pas à l’Education nationale.


Magnifique uppercut de DS dans le dernier paragraphe.

Un taux de 5 % ?


Remboursez !

Faisons l’effort  de regarder les minorités autrement que des parias du groupe majoritaire mainsteam .


Et si ces 5 % de prof , pendant le confinement , s’étaient mis à lire Ivan Illich , une société sans école… et s’ils s’étaient poser des questions du sens de leurs fonctions ? De la pertinence des programmes ? De la reproduction des inégalités ? Du racisme sans raciste à l’école ? 


Oups , je dit des conneries, ce serait comme dire une société sans police .


Inenvisageable… Impensable...


Contrôlons la populace , sanctionnons la populace et donnons leurs des bons et mauvais points , il en restera toujours quelque chose : la soumission à l’autorité , la peur de la punition et la honte d’être nul.


Ben , moi je les aime bien ces glandus minoritaires, ces décrocheurs scolaires.

J’attends encore le matériel et les logiciels de l’educnat. Pourquoi devrais-je céder mon travail à des officines privées?

En échange de pub, de réductions, de ...?

Ce qui est appréciable quand on est en présentiel, c’est que l’on ne voit ni n’entend plus ces pauvres débiles au sens de faiblesses de réflexion, d’imagination, de qualité humaine

M. Schneidermann, vous parlez d'un "reportage télécommandé" et de "plusieurs médias et éditorialistes (qui) ont brodé ensemble sur le même thème, sans aucune source repérable"... Mais vous n'avez guère plus de source que les journalistes que vous critiquez ! Si vous pensez que le Ministère écrit les articles, prouvez-le.

La réalité, c'est qu'il y a eu effectivement des profs décrocheurs. Le fait que le journaliste Julien Nény ne cite pas ses sources ne devrait pas vous paraître aberrent : le secret des sources, ça existe. Je vous dis ça car je suis parent d'élève fcpe et que j'ai rencontré le même problème dans le lycée où je suis représentant au conseil d'administration. Ce qui est décrit là est vrai pour le Lycée. Le taux est comparable à ce que je connais. Après, pourquoi se focaliser sur les profs plutôt que sur d'autres professions ? Mais vous le savez-bien : les profs sont toujours considérés comme des privilégiés par des journalistes parisiens qui gagnent pourtant en moyenne 3 549 euros par mois en quittant de moins en moins leur fauteuil au fil des ans. En fait, ça me fait marrer, car je suis en train d'argumenter contre vous avec des arguments que je tiens de vous ! Des éléments acquis au fil de vos articles et de vos émissions.

Sans parler, cher Daniel, de l'écran de fumée pour ne plus évoquer les violences policières... on change de sujet, on détourne l'attention.
La même technique avait été employée lors des scandales pédophiles dans le clergé, et c'est encore l'Education Nationale qui avait été pointée du doigt !

Mrs Marple (ma régulière) est prof d'anglais en lycée : 6 classes = 153 élèves.

Même en travaillant de façon "traditionnelle" sans visioconférence ou classe virtuelle, son emploi du temps est bien chargé.

Jusqu'à fin mai :

1 jour/semaine (4 à 5h) : conception du travail et des corrigés pour la semaine pour toutes les classes.

Les 4 autres jours (5h/jour) : réception et correction individualisée des travaux reçus (écrits ou oraux, pour ces derniers, compter le temps d'écoute), au fur et à mesure de leur réception. L'occasion de se rendre compte que beaucoup d'élèves ont vécu le confinement en horaires décalés, avec envoi de travaux au-delà de minuit.

Depuis fin mai :

le nombre de travaux reçus va s'amenuisant MAIS survient le remplissage des bulletins et livrets avec appréciations très détaillées pour les terminales (bac en contrôle continu) ainsi que la saisie des notes comptant pour le bac sur un site dédié, doublée par la même saisie sur des bordereaux de bac très mal conçus, qui engendrent une grande perte de temps.

À ceci s'ajoutent :

• les réponses à divers messages de demandes d'explications des parents ou des élèves
• les travaux reçus dans des formats illisibles
• les mails entièrement rédigés dans l'espace destiné au titre dudit mail…
• les mails adressés par des expéditeurs qui se croient sur Instagram avec des adresses du genre Coco2002, sexyboy2003, etc. nécessitant un travail de détective pour identifier leurs propriétaires.

Tout cela remplit bien les journées de profs feignasses qui n'ont rien d'autre à foutre qu'à se plonger dans Netflix parce que "Phèdre", c'est surfait.

Encore beaucoup de bruit pour rien...Ici, le ciel est couvert, mais je sorts car cela est autorisé maintenant...

Oui, peut-être qu’il aurait aussi fallu s’intéresser aux 5% qui ont redoublé d’efforts (remplaçant le temps de transport non exécuté par du temps de travail, en prenant les élèves un par un, comme en cours particulier donc, en faisant des classes virtuelles en visioconférence à tous les élèves  qui étaient équipés  (malheureusement pas tous), en réussissant à faire passer des oraux blancs,... 

Bref une courbe de Gauss classique. Une loi normale, en quelque sorte. 

C'est la fameuse histoire du verre à 95% plein ou à 5% vide.

Ces gens vivant sur leurs hauts plateaux TV expliqueront aux professeurs d'EPS comment ces derniers peuvent bosser à distance avec leurs classes. Qu'auraient-ils dû proposer ? Des vidéos de gainage en ligne en vue de sculpter son summer body ? Et encore, certains l'ont fait... Ces gens-là n'ont pas dû beaucoup se pencher sur le réel de l'enseignement à distance (ni sur les sacs poubelle en guise de blouse pour les infirmiers), mais c'est leur marque de fabrique : partir d'une idée et arranger les faits pour qu'ils collent à leurs propos, et peu importent le mensonge, la diffamation, les insultes. Peu importe le réel, il faut casser du prof, de l'infirmière, du pauvre, du service public, etc. Et casser sans panache en plus, avec des mots creux et des ricanements cons.

Ces individus sont minables mais si prétentieux qu'ils ne peuvent soupçonner, imaginant être le haut du panier, qu'ils n'arrivent pas à la cheville de la masse de la plèbe qui ne passe pas son temps à pérorer et à dégobiller sa haine sur les autres. Ils nous soupçonnent d'être ce qu'ils sont eux-mêmes et en ça on voit l'étendue de leur bassesse.

Allez, je retourne à mes copies, en bonne feignasse-gamine dont la seule hantise, évidemment, est que son ministre siffle la fin de la récré. Je te les mettrais bien une journée avec dans mon collège, tiens, ils ne feraient pas long feu, ces chiens de garde affligeants.

Tiens on pourrait prendre des paris (y a--t-il un bookmaker dans la salle) sur combien de jours, de semaines il faudra pour que la grande question soit de savoir de combien il faudra raboter les retraites (après les salaires) pour revenir à l'équilibre 30, 40 % ? Ça s'est fait en Grèce, au Portugal, en Italie (?) et sans covid. Sortir de sous le tapis le désir secret de l'Europe (une directive, une instruction, la pente naturelle, l'obsession de l'Europe : réduire les dépenses de l'État comme on réduit les charges des entreprise en diminuant les salaires) avec un bon prétexte. Bon cette phrase est tordue, mais vous voyez le topo : salaire et retraite ne sont pas des charges mais des contreparties.

Le sujet n'est pas encore à la une mais on peut compter sur la presse pour revenir aux grands principes moraux : responsabiliser ces fainéants de profs, de chômeurs, rentiers de retraités, pauvres goinfreurs d'aides sociales, intermittents tire au flanc, fous de syndicalistes refusant baisse de salaire et de congés.

 Bon sang ! Certains matins je me demande si je n'ai pas été téléportée en Corée ! Radios, télés, journaux même refrain en cadense. Sinon il y a FIP 

Un article éckairant paru hier dans le caféPéda : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/06/09062020Article637272874387126587.aspx


Euh... des écoles en Île-de-France sont fermées. 4 et 5% sont vite obtenus si des écoles sont fermées dans les régions touchées par le SARS 2.

(Oui, parce que - c’est à vérifier - mais il me semble qu’il y a une pandémie actuellement... je dis ça pour les journalistes qui auraient vécu dans leur maison secondaire ces derniers temps, loin de tout, et qui ne sauraient pas que les enseignants ont continué à travailler.)

Le sarcasme vous va si bien Sherlock !


Euh pardon Daniel.

Serait-ce le résultat d'une longue enquête, si un malappris  pensait que Monsieur D. Seux  avait un cerveau qui ne fonctionne qu'à 5 % ?.

Peut-être aussi des professeurs tout simplement atteints par le COVID-19, donc pas en mesure de travailler.

Quand je pense que ces salauds de profs sont soutenus par certains Maires socialo-communo-trotskistes ça me dégoûte tiens !


Dans le Gard, le préfet saisit la justice pour obliger les maires à rouvrir les écoles fermées ( Midi Libre du 9-6-20 )


Et pendant que ces feignasses se la coulent douce, qui se soucie de la croissance ?

Donc ils reconnaissent, en creux, que 95% des professeurs sont travailleurs. 

Où est le problème alors ? Pourquoi faire des unes alarmistes ?


Hiers : 5 % des policiers seraient racistes 

Aujourd’hui : 5 % des profs seraient des glandus


A demain pour de nouvelles révélations




Aucune information sur les profs malades du Covid-19 comme je l'ai été ainsi que d'autres collègues ou ceux qui ont perdu un être cher. Point d'information non plus sur les profs sans matériel adéquat pour le monde d'après voulu par le ministre de l'EducNat ou sans connexion Internet ou encore les innombrables problèmes de connexion sur les ENT. Enfin, le nombre de réunions en visio avec les administratifs.


Il y a de quoi être dégoutée. Une dernière question : quelle est la proportion de parents d'élèves qui ont fait des gosses pour les laisser à la Grande Garderie Nationale? Cela mérite une enquête approfondie.

Bravo, vous venez de souligner ce qu'est un contre-feu médiatique sans même vous en rendre compte..!


C'est d'ailleurs bien évident dans le début du montage, avec les journaleux qui font le parallèle...

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