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Privilèges du Sénat : pas un mot chez Bouygues et Lagardère

Quand un livre dénonce les largesses octroyées par le Sénat à son président, tous les médias n'ont pas la présence d'esprit d'en faire état pendant les élections sénatoriales.

Derniers commentaires

Quand Xavier Darcos sera enseignant de maternelle, il changera peut-être les Kouchner ?

N'empêche qu'Aphatie ferait un bon ministre d'ouverture je trouve
Quand on se penche là-dessus, les sujets d'indignation ne manquent pas, c'est le moins qu'on puissse dire... Le plus gros scandale est sans doute celui de la retraite de nos bons sénateurs.

En effet, ceux-ci, après avoir cotisé pendant 6 ans, peuvent prétendre à une retraite d'environ 1800 euros. Je vous laisse apprécier la différence avec les 41 ans de cotisation pour un petit 1000 euros par mois que touchent nombre de français...

Poncelet, après une dizaine d'années de travail harassant ( qu'on peut mesurer en regardant les séances sur LCP ), se retrouve donc avec une retraite d'a peu près 6000 euros par mois qu'il pourra ( le veinard ), cumuler avec ses retraites de postier, ministre, député et que sais-je encore.
Je vous fais grâce de tout les autres avantages qui vont avec, l'indignation elle-même ayant ses limites... :-)

Par contre, la cupidité n'en a aucune ( de limite ), j'apprends sur Bakchich que Poncelet, en fidèle serviteur de notre belle République, pourrait bien se représenter ( non, c'est pas une blague ).

Bon, c'est quand la révolution ?
Seuls les parlementaires et le pouvoir politique ont la possibilité de corriger ces fastueux restes monarchiques.

Vous les imaginez voter contre leurs privilèges ?
Sur France Inter ce lundi matin, Nicolas Demorand reçoit la juge Eva Joly, lorsque celle ci rappelle, au sujet de la moralité en politique, les mises en examens sans suite de Poncelet, que croyez-vous que répondent les deux journalistes intervieweurs pour relancer le débat sur ce poin ? RIEN! bien plus ils noient le poisson en passant à autre chose...
[quote=Politique.net]A Toulouse, 69 conseillers municipaux vont pouvoir participer aux élections sénatoriales. Le nombre de grands électeurs est donc assez faible par rapport aux élus des centaines de communes rurales de Haute-Garonne. La ville de Toulouse est donc autorisée à désigner 358 Grands électeurs supplémentaires. Le conseil municipal répartit les 358 places de délégués. Mediapart a pu se procurer le listing de ces délégués supplémentaires et les mêmes noms de famille reviennent régulièrement, illustrant ainsi le système de cooptation pour la désignation de ces délégués : les conseillers municipaux envoient leur frère, leur femme, leurs enfants.
Par deux fois, j'ai participé aux élections sénatoriales comme conseiller municipal d'une ville d'un peu plus de 10 000 habitants dans le Tarn. A la remarque faite ci-dessus, il faut ajouter le fait que d'autres grands électeurs sont choisis par un seul élu. En effet, tous les élus qui cumulent plusieurs mandats ne peuvent pas voter plusieurs fois aux élections sénatoriales, par contre ils peuvent désigner pour voter à leur place des grands électeurs qui les suppléent. Par exemple, un député-maire et conseiller général (bien sûr, il est maire d'une petite commune sinon il serait frappé par le cumul des mandats) ne peut pas voter 3 fois mais il désignera 2 grands électeurs pour le suppléer.
C'est ainsi que le jour du vote, un conseiller municipal peut voter aux sénatoriales au côté des personnels administratifs de sa commune (plutôt des cadres) qui affirment par ailleurs qu'ils ne sont pas des politiques, qu'ils observent la plus grande neutralité, qu'ils sont au service de tous les élus et de l'intérêt général !
On s'étonne que kouchner n'ose pas critiquer poncelet ?
Ohé, du calme ... A supposer qu'il en ait eu envie, la critique, on sait quand çà commence, on ne sait pas où çà s'arrête ...
Imaginez qu'il ait critiqué le statut pour le moins étonnant de poncelet, et que la conversation glisse ensuite sur ockrent ...
Bonsoir,
à propos des sénatoriales, il y a une autre information qui été totalement ignorée des médias et qui a été révélée par Mediapart :

Les grands électeurs ne sont pas les seuls à voter. Pour tenter d'atténuer le déséquilibre entre les grandes agglomérations et les communes rurales, les politiques ont inventé un système, méconnu du grand public : le principe des "délégués supplémentaires". C'est le site d'information Mediapart qui révèle l'information : les communes de plus de 30 000 habitants nomment, en fonction de leur taille, des délégués supplémentaires pour voter aux sénatoriales.

A Toulouse, 69 conseillers municipaux vont pouvoir participer aux élections sénatoriales. Le nombre de grands électeurs est donc assez faible par rapport aux élus des centaines de communes rurales de Haute-Garonne. La ville de Toulouse est donc autorisée à désigner 358 Grands électeurs supplémentaires. Le conseil municipal répartit les 358 places de délégués. Mediapart a pu se procurer le listing de ces délégués supplémentaires et les mêmes noms de famille reviennent régulièrement, illustrant ainsi le système de cooptation pour la désignation de ces délégués : les conseillers municipaux envoient leur frère, leur femme, leurs enfants.

Pour les non-abonnés à Mediapart, c'est ici : Sénatoriales : des élections faussées par le vote de "délégués supplémentaires"


!
Bon, comme je n'ai pas encore des soirées très chargées et que le sujet m'intéresse, j'ai fini par trouver mes informations... sur le site du Sénat.

On y apprend que
La constitution de 1958, dans son article 25, mentionne l'indemnité des membres du Parlement, dont le régime est fixé par l'ordonnance portant loi organique n° 58-1210 du 13 décembre 1958.

Et, d'après ce que j'ai pu lire, si les conditions d'attribution et de cumul desdites indemnités ont été revues par des lois assez récentes, rien n'a vraiment changé.

En revanche, il est intéressant de lire dans le détail la liste des droits auxquels peuvent prétendre les sénateurs. Par exemple, il existerait un "forfait annuel" pour " les lettres nécessitées par les obligations du mandat parlementaire." De même, en ce qui concerne les voyages avec Air France, "les sénateurs ont droit à 40 allers-retours par an entre Paris et leur circonscription en métropole et à 6 allers-retours entre Paris et une destination métropolitaine située hors de leur circonscription (un régime spécifique est prévu pour les sénateurs d'outre-mer et les sénateurs représentant les Français de l'étranger)." Enfin, apparemment, le restaurant outrageusement luxueux aperçu au JT, c'est pour leur pomme : "un restaurant est réservé en priorité aux sénateurs et à leurs invités. Les prestations sont à la charge des sénateurs."

Je ne sais pas si ces articles correspondent exactement à la réalité, et je ne prétends pas minimiser l'extravagance de ce qu'il convient bien d'appeler des privilèges, mais il semblerait qu'il y ait tout de même eu des petits cas de conscience textuels.
Hum, difficile de sortir de la condamnation unanime, hein... J'ai été consulter la fiche consacrée au Sénat sur Wikipédia, histoire de prendre un peu de distance, mais je n'ai pas trouvé ce que je cherchais : un historique de ces fameux privilèges. De quand datent-ils ? Ont-ils été modifiés au cours de ces dernières années, alors qu'il y a eu des réformes, en ce qui concerne le mode d'élection des sénateurs ?
Si quelqu'un peut éclairer ma lanterne, ou m'indiquer un site ad hoc, je suis preneuse !
Poncelet, mis en examern plusieurs fois (chaque fois sans suite!) profitera jusqu'à sa mort d'avantages inouis.
Une seule solution: supprimer le Sénat. Le bicamérisme est une antiquité inutile.
Et puis, entendre Kouchner défendre Poncelet ! Jusqu'où ira sa traitrise ?
sympa ce type gagne en un mois ce que beaucoup peinent à gagner en un an, et ce, sans loyer ni quasiment aucun frais à payer.

classe.

je vais vomir aussi, je reviens.
Dites ? Vous voulez bien ajouter un message ou deux sur Ponpon ? Sinon, y a Daniel qui va nous faire une chronique sur le désintérêt des asinautes pour le Sénat avec le triste record de 5 messages en tout et pour tout...
Cette envie de vomir, parfois... Pardon, souvent.
Et malgré le titre racoleur et certains passages que je juge démagos (comme "dénoncer" Delanoe qui touche 1800€ de retraite du sénat, ce n'est pas ce que j'appelle un "super privilège"...) il est intéressant et honnête. Les portraits de certains sénateurs sont excellents, c'est le meilleur chapitre. J'ai beaucoup aimé la partie sur Voynet aussi. Ca illustre parfaitement ce que je sais (via mon passage à la mairie de Paris) des Verts; "faites ce que je dis (de façon souvent violente de surcroît)mais pas ce que je fais!".
Je lis souvent cet auteur et même s'il n'est pas repris dans certains médias il a rarement une telle reprise médiatique. Par ailleurs, vous vous étonnez que TF1 etc n'en fasse pas de pub et vous y voyez malice. Moi pas car ces médias ont souvent des approches presque poujadistes des élus et des institutions, ce livre aurait donc pu apporter de l'eau à leur moulin! Par ailleurs, à ce que je pense savoir de Poncelet (notamment suite à ce bon livre), il a comme appui "la base" des élus locaux, pas Bouygues ou Lagardère... Sans compter qu'aujourd'hui il ne peut plus leur nuire! Au contraire, il représente une cible facile!
Bref, je pense que la non couverture de ce livre par certains médias tient plus du hasard ou des inimitiés personnelles que d'une obscure alliance des "grands" des médias pour protéger l'honneur d'un "grand" de la politique....
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