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"Pour Dailymotion, soit on croît, soit on crève"

Le rachat manqué de Dailymotion par Yahoo! a attiré l’attention sur l’importance prise par un nouveau média : les vidéos postées sur Internet. Ce mode de diffusion est-il devenu un secteur stratégique justifiant l’intervention du gouvernement ? Et, dans ce secteur, quels sont les qualités, les avantages, les inconvénients comparés de la pépite française Dailymotion et du géant Youtube, son concurrent, filiale de Google ? Pour répondre à ces questions, trois invités : Loïc Rivière, délégué général de l'Association française des éditeurs de logiciels (Afdel), Olivier Mathiot, co-fondateur de Priceminister et un des porte-parole du récent mouvement des "pigeons", et Benjamin Bejbaum, co-fondateur du site Dailymotion.

Derniers commentaires

Je m'étonne que nos amis ne nous aient pas dit une seule fois que ASI était ébergé par... Dailymotion !
Il faut arrêter de ne parler que de ces "pseudo"-pépites.

"PriceMinister passe de 180 à 250 employés depuis leur rachat par les japonais".

Super !

Regardons un peu mieux le monde du numérique français et quelques boîtes dont les grands média "parisiens" ne parlent quasiment jamais.

Un exemple au hasard ?

OVH (3ème hébergeur mondial, une des plus grosses bande passante au monde, un des plus gros parc de serveurs au monde).

En 2 ans OVH recrute plus de 200 personnes en France (plus de 500 aujourd'hui), continue à recruter encore beaucoup, investit à l'étranger (Canada, USA, Pologne, etc.).

C'est quoi la différence ? OVH ne dépend pas de la bourse, son capital n'est pas ouvert à la finance. Pour se développer ... il s'endête.

Une autre différence ils sont installés à Roubaix pas à Paris.

Et pour le coup ça c'est stratégique (l'hébergement des données).

Il faut arrêter de dire que le numérique ne peut pas se financer en France et qu'il a **absolument** besoin d'investissement étrangers.

On peut vivre et réussir sans la finance (Dell par exemple quitte la finance et redevient une boîte privé).
Cette émission pose le décor. Yahoo cherche désespérément une solution à la mort à petit feu de son modèle économique. Jadis moteur de recherche et annuaire de sites web, Yahoo écrasé dans ce domaine par Google a racheté pas moins de 50 start'ups en 16 ans sans avoir trouvé de véritable pépite. L'achat de Tumblr, qui ne fait pas de bénéfices, pour 1,1 milliard de dollars montre bien qu'elle n'a plus de stratégie. Pour bien comprendre comment fonctionne Yahoo, lire ce billet qui commente un papier de l'Express.
Condamner le jeu, pas les joueurs, OK. Avec cette nuance que quand les joueurs organisent eux-mêmes un jeu pipé par leurs soins et le perpétuent activement en attaquant tous ceux qui protestent, ce principe, excellent en soi, devient d'une grande naïveté. Pour ce qui est des pigeons, je trouve en effet bien triste que NOS médias leur aient donné une telle ampleur et que NOTRE gouvernement se soit couché si vite devant leurs battements d'aile. Le moindre gamin de deux ans sait comment faire s'envoler des pigeons et s'en amuse généralement beaucoup.
"vous parlez de censure" "et comme on est pas en Chine on va pas le faire" (acte 3, 7.21 minutes).

Vous aurez compris que, pour ces gens-là, tenter de protéger NOS données personnelles de leurs intrusions croissantes et incessantes, tenter d'échapper à leur harcèlement publicitaire relève de la censure et s'apparente à une abominable dictature de type stalino-maoïste. Ils sont rigolos de se servir toujours de ça comme repoussoir, alors qu'ils ont tellement perfectionné le modèle que la STASI en crève rétrospectivement de jalousie.
Cultive son jardin tient la grande forme ces temps-ci.
[quote=Acte 2, minute 1]"C'est quoi l'intérêt général? C'est le chômage"

[quote=Cyrano]C'est un peu court, jeune homme.
On pourrait dire...oh, Dieu, bien des choses en somme:
En variant le ton, -par exemple, tenez: ...
La santé, l'éducation, la culture...

"Les règles du jeu ça nous plaît pas" Mais quelle audace, Anne Sophie! c'est dangereux, on vous dit!

"Populiste" Ah, voilà le mot lancé. Quand j'entends le mot populiste... je sais à qui j'ai affaire.

"Il a cassé un deal": ah ben, voilà qu'on est face à des dealers, maintenant, je comprends pourquoi c'était dangereux de contester les règles du jeu

Bref en quelques minutes, on a tout: l'intérêt général, c'est celui de l'entreprise, si on s'intéresse à autre chose, on est populiste, les règles du jeu, c'est eux qui les fixent, c'est pas prudent de les contester parce qu'on a affaire à des dealers.

Ces gens-là sont indécrottables. Ils ne se rendent même plus compte de ce qu'ils disent, tellement ils sont arrogants.
bonne émission;
comment faire du business dans lequel on garde le contrôle "français" ?

j'essaie de boycotter les monopoles:
j'utilise yahoo et non pas google;
je ne sais pas quand je demande une vidéo si c'est youtube ou dailymotion,
dorénavant je ferai attention et choisirait +tôt dailymotion;

en fait dans l'absolu la décision prise par le gouvernement au sujet de la prise
de participation de yahoo dans dailymotion est valable:
mr dailymotion dit dans l'émission que le secteur big data mérite d'être légiféré;
bien sûr que c'est un secteur stratégique et dailymotion en fait partie;

la décision du gouvernement a été brutale, sans explications et sans stratégie de rechange;
voir la Chine qui a créé son propre moteur de recherche etc

nous ne pouvons pas échapper à la globalisation; il faut faire avec en légiférant, en investissant,
tous les moyens sont bons; oui il faut croître ou crever sauf que si on regarde bien ce qui se
passe il y a peu de monopoles ( ibm, michelin etc ) qui ont tenu indéfiniment la rampe ...

ras le bol d'écouter mr priceminister dire que cette décision gouvernementale va décourager les investisseurs,
certainement que non, s'il y a du fric à faire ils investiront: c'est une loi primaire;
"Parce que les start-up permettent d’enrichir rapidement leurs fondateurs sans capital de départ en attirant des investisseurs gourmands et pressés, elles matérialisent un modèle économique qui n’a pas fini de se propager. Parce qu’elles concernent Internet et donnent à croire qu’à travers elles souffle le vent de la liberté et de l’accomplissement de soi, elles sont un secteur d’avenir. Elles incarnent tout simplement la réponse au fléchissement du capitalisme par lui-même – soit le cynisme absolu.

Que vont penser les futurs diplômés des écoles de commerce ? Que pour se réaliser, pour être-au-monde au sens où l’entendait Martin Heidegger, il suffit d’un ordinateur portable, d’une connexion internet et d’une bonne idée commerciale. Et accessoirement, d’une poignée de Chinois.

Je ne compte pas généraliser à partir de ma seule expérience. Mais il me semble qu’à mon âge, j’en ai vu assez pour me sentir triste, profondément atteinte, et affirmer que nous vivons une époque désenchantée."


Témoignage sur le sytème allemand de Mathilde Ramadier | scénariste de bande-dessinée sur rue 89.
Sur la présentation de l'émission, vous écrivez : "En les interrogeant, j'ai senti presque physiquement à quel point la notion de nation, et d'intérêt national, est sortie du champ de vision des net-entrepreneurs d'aujourd'hui."

!!!!

Je voudrais développer sur ce sujet, non sur les arguments des invités que je trouve intéressants et qui n'ont pas comme vous le dîtes des "non idées" (des idées, ils ne semblent pas en manquer, y compris politiques et pourquoi pas citoyennes)

Ces derniers ont souvent fait remarquer la non connaissance des dirigeants politiques du monde de l'entreprise, et ils ont raison.
Le fonctionnement du milieu politique et celui des affaires sont diamétralement opposés.

Pour développer mon point de vue, je vous fais très synthétiquement la "génèse" de l'entreprise.

Au début de l'industrialisation (la "belle époque"), ce sont développées des entreprises avec le même objectif de profits, de rentabilité, de croissance et développement (ce qui résume en gros la base du capitalisme, moteur de l'industrie, qui existe bien entendu toujours). Pour ce faire, ils devaient développer des réseaux "affairistes": les affaires, les "tuyaux", les idées se faisaient ou se trouvaient par relations; lesquelles impliquaient "l'entre soi". Ainsi, les dirigeants d'entreprises se fréquentaient entre eux et par cela même n'avaient de contact avec la clientèle que par les chiffres des ventes. En somme, ils ont créé une nouvelle forme "d'aristocratie", l'aristocratie bourgeoise de l'industrie. Ce qui a permis à par exemple un petit ferrailleur comme Albert de devenir le milliardaire puissant et influent que l'on connait, ou à moindre échelle à de petits entrepreneurs de province de devenir notables respectés et influents de leur commune. Ceci bien sûr parce qu'ils faisaient vivre bon nombre de familles du fait que l'industrie "à la papa", celle dont beaucoup sont nostalgiques aujourd'hui, nécessitait beaucoup de main d'œuvre (mais il fallait voir -je m'adresse aux nostalgiques- quelles étaient leur condition de travail !). D'où le fait que l'ouvrier était relativement "choyé", maintenu en condition physique de travail efficace et sur du long terme, voire maintenu dans l'entreprise toute sa vie : c'était alors le système patriarcal de l'entreprise.
Tout cela (milieu en réseau des affairistes, aristocratie, patriarcat, respectabilité...) contribuait à un certain "chauvinisme" de l'entrepreneur, un esprit "cocorico" par une implication directe - et alors obligatoire- dans la vie publique (ce que vous appelez, j'ose dire naïvement, "notion de nation, d'intérêt national", alors que comme aujourd'hui leur intérêt réel n'était que le profit).

Aujourd'hui, par l'ouverture des marchés, les multinationales, et surtout par le net, tout cela est relégué au placard. Le milieu des affaires s'est en quelque sorte démocratisé. D'ailleurs ces invités n'ont pas l'aspect des riches hommes d'affaire d'antan, avec cigare, costume trois pièces et physique bedonnant; ils sont comme tout un chacun, à l'image du Président Hollande : "normaux". Faut-il s'en plaindre ? Ils n'ont plus besoin d'utiliser la langue de bois, de préserver une certaine notoriété par une attitude trompeuse et hypocrite qui laissait croire que l'ouvrier était choyé et aimé (mon œil!) Aujourd'hui, ils parlent franc, sans ambiguïté, de façon pragmatique, cohérente et sensée. Ils peuvent même voter à gauche sans hypocrisie. Faut-il s'en plaindre ?
Ils sont par le net en contact direct avec la clientèle et de ce fait, quand bien même virtuellement, ils la côtoient mieux que par les seuls CA et donc la connaissent mieux. Ce qui leur permet de vendre beaucoup plus et de développer des chiffres d'affaire importants avec relativement peu de salariés, si l'on compare avec les industriels d'antan dont le chiffre d'affaire dépendait du nombre de main d'œuvre.

En revanche, le milieu politique fonctionne toujours, lui, comme les hommes d'affaires d'antan : en réseau, par "l'entre soi", avec le même besoin de développer leur notoriété; d'où pour encore beaucoup d'entre eux la langue de bois, voire des discours "populistes" qui caressent l'électeur dans le sens du poil. Ce n'est plus "l'aristocratie industrielle" directement liée à la politique, mais "l'aristocratie politique", de droite comme de gauche (avec comme seul lien avec les milieux d'entreprises -grosses si possible- les "conflits d'intérêt" que l'on dénonce).

Comment voulez-vous que ces deux milieux, politique d'un côté, d'entreprise de l'autre, se comprennent ?
Donnez moi deux sous et je vous raconterai l'histoire du vautour déguisé en pigeon ...

Messieurs les soi disant pigeon, il n'est pas légitime que vous decidiez comment les prélèvement de l'impôt doit être répartis ( selon vos intérêts à vous on l'aura compris). il n'est pas non plus légitime que représentant si peu de personnes vos lobbies soient si importants et si puissants ( du moins en république démocratique, en ploutocratie c'est une autre affaire)
L'impôt a pour pour but la préservation d'intérêts collectifs pas celui de la préservation d'intérêts privés.
L'intérêt collectif n'est pas le cumul des intérêts privés.
Lorsque vous aurez compris ces quelques prémices nécessaires, vous pourrez nous reparler d'impôts et d'interventionnsime de l'état.

Ah ? Vous le saviez déjà ? C'est donc sciemment qu'en vous nommant pigeons,
vous aviez l'intention de nous prendre pour des lapereaux d'une semaine ?
Mille excuse messeigneurs ...
Ahh, à lire le making-of, on a failli jouir d'un tiercé Krim-Soufron-Aguiton. Ç'aurait été, à vrai dire, une belle brochette de bras cassés :-)
pour une fois, j'ai pris la peine d'aller plus loin que le simple visionnage de l'émission. Plusieurs points. Les invités sont intéressant.

Le making-of l'est encore plus, c'est très coustrillant et révélateur, cependant j'aimerais justement que les "désistements" soit systématiquement évoquer un début d'émission, et non à la fin. Ce qui donne une toute autre vision des évenements.

Après la partie "web", bon à la longue je me fait cette réflexion que l'équipe au grand complet d'Arrêt sur Images à besoin -ça en dévient presque "évident"- d'un journaliste spécialiste du web. Aller faire coucou aux anciens de chez OWNI, son très compétents dans leurs domaines. Pour donner une autre vision. Certes ASI est un pureplayer mais c'est pas encore ce que j'attends du site (vous en êtes cependant plus très loin de l'idéal).

Parler dailymotion c'est cool, c'est le moment voilà voilà. Mais à AUCUN MOMENT, que ce soit, l'animateur, la journaliste ou vos invités na mentionner que Arrêt Sur Images est CLIENT de Dailymotion, dans le genre A PRECISER en début d'émission euh hum hum hum quoi vour toussss toussss ttoouussss ahem ahem ahem ahem. DS que se veut le don quichotte de la transparence, là pour la coup; grosse grosse déception.

Pour l'absence de Didier Porte, c'est encore une fois dommage. Autant vu sa présence, le mettre en fin d'émission pour ses prochaines chroniques plutot qu'au début.

Et c'était ma deuxième (de mémoire) contribution sur ce forum.
Continuez-comme ça, bravo à toute l'équipe et j'ai vraiment hate de vous rencontrez IRL pour vous donner ma vision UX de votre site, qui vous pouvez amplement améliorer en deux trois clics sont gros investissements.
Article 63 du Traité sur le Fonctionement de l'Union Européenne :

Article 63 (ex-article 56 TCE)

1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.


Montebourg est un des rare protectionniste au PS. Et il a, selon les règles de l'UE, que peut de marge de manoeuvre pour faire illusion dans ce gouvernement. D'ailleurs si il etait sincere et à cheval sur ses conviction politique, il aurait du refuser son poste ! car il est evident qu'il n'est la que pour faire illusion (les jeunz disent "bouffon"). Haaa l'image, le paraitre, le carrièrisme :) j'espere qu'on en sortira un jour quand tous les 68tard seront mort.

Le probleme c'est que cela commence à se voir qu'il ne sert à rien (ou à calmer les foules avec des croissants)
Alors donc: a t-il eu un sursaut d'orgueil ??? car la seule chose qu'il peut faire pour empecher les délocalisations sont : la natonalisation partielle (cela a echoué à Florange) et ensuite là ou l'etat est actionaire (donc co-proprietaire) s'opposer à une vente ! et c'est son droit ! il a même pas besoin de se justifier à la rigueur (hein les petits entrepreneur du Net qui revent de million facile, car arrivé au bon moment, les premiers apres la bulle internet, qui donc qui n'ont aucunne intelligence strategique car seul le court terme vous interressent, avec une telle ambition, que soit disant vous pensez avoir, c'est sur on aura pas de grosse pointure en France, on voit les choses en petit, on reste petit)

donc le vrai probleme, c'est d'avoir mediatisé cela comme de l'audace ? strategique ? alors que si on veux notre "Silicon Valley" un jour c'est avec du protectionisme intelligent, soit à l'echelle de l'europe (on peut toujours courir, vu que apparement notre role est de creer des milliardaire chinois), soit à l'echelle nationale :) (comme 95% des pays de la planete et le plus simple logistiquement et plus rapide) le reste c'est que du flan(by) ou QI de 75 !!

Donc c'est à la fois pour son image et pour que les français s'appercoivent le plus longtemps possible de la catastrophe qu'est l' UE, que tout ce show est fait ! car en definitif c'est du showbiz !

www.dailymotion.com/video/xysqly_article-63-c-est-quoi-hd_news

attention la lucidité peut générer de l'angoisse, rester à faire l'autruche si vous avez un petit coeur fragile ! :)
Devant ce genre d'attaque "sots" ânes"et tant d'assurance, on a quand même envie de vous demander, même si c'est facile, ce que vous avez fait. Ces deux entrepreneurs ont créé à partir de rien Priceminister et Dailymotion. Les traiter d'imbéciles est un peu court.
Ce que l'on peut reprocher à Montebourg,sans même juger du bien fondé de sa position c'est d'être intervenu au dernier moment de la négociation. L'État actionnaire savait depuis des mois ce qui se préparait, intervenir à la veille de la signature en tapant du point sur la table est ridicule et dangereux. Ce coup de menton est un signal donné à toutes les entreprises dans lesquelles l'État est minoritaire et à toutes celles qui veulent s'associer avec elles : jusqu'au dernier moment l'État français peut imposer sa volonté. La France a longtemps été un des premiers pays européens pour les investissements étrangers, c'est en train de changer et avec ce genre de vaudeville ça ne va pas s'arranger. Autant d'emplois en moins.
Par ailleurs, une question n'a pas été posée et c'est la plus importante: pourquoi Orange (car c'est d'Orange qu'il s'agit pas de DM) veut-il se séparer de Daily Motion? La décision a été prise il y a des mois, devant un représentant de l''État. Pourquoi? Et que va faire orange maintenant après avoir montré qu'il n'était pas en mesure d'aller au bout de ces décisions.
Cette émission était assez bizarre. Plateau déséquilibré, DS voulant jouer la transparence (combien vous gagnez, c'est votre argent, qu'est-ce-que vous en faites, sous-entendu, vous vous êtes fait plein de fric alors tout ce que vous dites n'a aucun intérêt), la journaliste se trompant dans sa démonstration sur Yahoo, le débat mal mené sur la stratégie (contrôle des serveurs, ce que n'est pas DM), celui sur la protection des données à peine abordé, alors qu'il aurait fallu réagir sur les Big Data etc. Cela pose le problème récurrent de l'omniscience des animateurs, censés tout savoir, poser toutes les bonnes questions sur tous les sujets. Ce n'est tout simplement pas possible, surtout quand l'idéologie s'en mêle.
"Pour Dailymotion, soit on croît, soit on crève"

Exact ! Il me semble que dans toute nouvelle niche économique qui s'offre au capitalisme, c'est immédiatement la course au monopole. Donc il faut se développer le plus vite possible, pour virer les autres.
Dans l'informatique, c'est ce qui est arrivé à Microsoft pour les environnements, il est devenu incontournable, sauf pour Apple qui avait ses propres appareils.

Maintenant dans chaque nouveau domaine, il faut faire la course à la taille pour dominer les autres. Cela s'est fait pour les fourrures aux USA, à la naissance du capitalisme américain, comme pour les dessins animés. L'idée de la libre concurrence qui produit une harmonisation du marché, provoque une tension entre concurrents pour faire baisser les prix, c'est de la foutaise.
Celui qui a le monopole a tous les atouts en main, il a les économies d'échelle, le standard, et j'en oublie. Et avec le temps, après avoir bouffé ses concurrents, il peut faire les prix qui l'arrange, y compris passer de la gratuité au payant, surtout quand la nouvelle consommation est bien ancrée.
Vous avez vu combien coûtent les logiciels Microsoft si vous ne les acquerrez pas avec l'ordi ?

C'est de la pure logique capitaliste, mec ! Ou bien on se fond dans le grand mainstream et on accepte de jouer le jeu, et on adopte les idées idoines. Ou bien on pense autrement, et on pense du point de vue politique. Mais ce sont deux pensées différentes, elles n'ont rien à voir, les enjeux ne sont pas les mêmes.
Je n'ai toujours pas vraiment compris la raison du rejet par Montebourg. D'ailleurs je n'ai jamais vraiment compris le rôle du ministère du redressement productif non plus. Pour le moment j'en garde l'impression d'un mélange de comm à la sauce chauvinisme franchouillard et d'une vague volonté protectionniste non assumée (à la fois pour cette décision et pour le ministère).

À propos de protectionnisme, je suis étonné de ne pas avoir entendu ce mot une seule fois dans l'émission ni dans ce forum d'ailleurs (sauf erreur). Il me semble pourtant qu'on tourne beaucoup autour de ce pot-là. En particulier à travers la question semi-naïve de DS : je suppose qu'on peut en effet parfaitement imaginer un Dailymotion français florissant limité à l'Hexagone, mais uniquement dans un modèle protectionniste où son concurrent international beaucoup plus puissant ait à payer un droit d'entrée suffisamment élevé pour contrebalancer son avantage (sinon le gros finit inévitablement par manger le petit, comme le disent les invités). Il y aurait évidemment aussi quelques inconvénients à une telle stratégie (comme de trouver comment boucher le trou de 30% de PIB des exportations par exemple).

Pour la partie fierté patriotique de la pépite de chez nous, "une entreprise Française, Monsieur!!" ... personnellement cette mentalité pré-nationaliste me fout la gerbe. je ne crois pas du tout à la notion de patriotisme de gauche et suis convaincu que la gauche ne peut que perdre sur ce terrain pourri. Tout cela témoigne d'un retard idéologique assez dramatique à mon humble avis.
Même si dailymotion.com est revendu à Yahoo! il nous restera wat.tv : 100% français puisque 100% filiale du groupe TF1 (siège social à Boulogne-Billancourt - France)

"Pour Dailymotion, soit on croît, soit on crève" ? Pas forcément, mais je crois que Dailymotion avait d'autres ambitions que d'avoir des utilisateurs uniquement en France-métropole ou même uniquement francophone.
Je ne suis pas arrivé au tiers de l'émission et je constate déjà l'ignorance de ces intervenants:
- ils ne connaissent aucunement le marché des medias (cast) sur internet, ils se prennent les pieds dans les fils de l'exception culturelle dont ils ne connaissent pas les tenants et aboutissants (défense de groupes industrielles français et non pas la concurrence libre et non faussée qu’ils défendent)
- ils ignorent les secteurs stratégiques de l'état: les youtube et autre dailymotion véhiculent des infos qui peuvent faire l'objet de surveillance pour la sécurité nationale. Privé de dailymotion, l'état qui connaît les risques sur Internet aurait plus de mal requérir des demandes forensic sur des déposants de video ou messages sur les forums sans passer par des états tiers (USA, si yahoo récupère dailymotion)
- ils ne connaissent pas les dossiers. Ils avancent que "peut-être que Yahoo aurait investi", mais qu'en savent-ils? Bcp de sociétés sont rachetées pour être détruites ou revendues (à youtube) ou pour être ...détruites après rachat par la concurrence. C’est très courant
- Ils ne connaissent même pas le marché qu'ils sont supposés connaître en tant que fondateur de priceminister : Amazon draine des centaines de milliers de vendeurs PARTICULIERS contrairement à ce que l'ancien fondateur prétend. Il a également une vision tronquée des secteurs connexes ou adjacents du marché d'occasion
- Ils ne se basent sur aucun élément du business plan de dailymotion (en tant que vendeur de parts)
- Ils ne se basent sur aucun élément du business plan de Yahoo (en tant qu'acheteur pour convaincre les autres actionnaires du tour de table), notamment sur leur stratégie (vision, plan de développement, choix de partenariat stratégique, etc.), prévision de résultats sur 3 ans, choix technologiques, etc. La question centrale est : en quoi Yahoo est-il un acteur clé (smartmoney) pour le futur développement ?. On ne le sait pas car les participants autour de la table ne le savent pas non plus. Ce qui ne les empêche pas d’avancer quelques contre-vérités ou hypothèses GRATUITES

Tout ce qu'ils savent dire, c'est que l'état a été maladroit. Qu'en savent-ils ? Ils n'étaient pas autour de la table et encore moins dans les dossiers préparatoires. Est-ce une manœuvre pour décrédibiliser le ministre, cible des pigeons ?
Ils disent que les politiques ne connaissent pas les entreprises. Certes, mais qui sont ces politiques ? Les élus ou leurs conseillers, en l'occurrence les X-mines qui sont à la tête des grandes sociétés, banques, instituts financiers (oseo)? J’ai eu l’occasion de constater que ces x-mines sont loin d’être des amateurs en matières de BP high tech.
Les participants font passer l'état pour un amateur qui rendrait méfiants les futurs investisseurs. D'abord les investisseurs sont là pour faire des coups (la culbute à facteur 10 dans un délai très court et ont déjà planifié les options de sortie) et non pas de la prospection de stratégies industrielles à 30 ans sur les états d’âme de l’état français. L'action actuelle de l'état n'hypothèque en rien les comportements futurs des investisseurs
L'amateurisme vient plutôt des participants à cette émission: ils avancent sans éléments circonstanciés des thèses gratuites. Si j’étais investisseur étranger, je me méfierai d'EUX et non pas du ministre actionnaire. Ils viennent de démontrer qu’ils étaient des personnes peu sérieuses, avançant thèse gratuite sur thèse gratuite. Exactement ce qui horrifie les investisseurs. En effet, chaque ligne du Business Plan doit être justifié qualitativement et qualitativement (comparatifs, équivalent, engagements, mesures, rapports, chiffres recoupés). Alors que dans cette émission, ils violent toutes ces règles. C'est amusant voire risible.
C'est sans doute pour cette raison qu'ils ne sont plus dirigeants?
Coté propagande (pigeons), on a eu notre dose d’inepties : l'état est le problème (même s'il est investisseur). Ce qui est faux, dans le domaine de l'investissement, on appelle ce type d'investisseurs du smartmoney: il n'apporte pas uniquement de l'argent (action) mais un écosystème ou de la synergie qui accélèrent ou amplifie le dealflow, donc la valorisation de la société Dailymotion. Par exemple, pour Dailymotion, Orange opérateur Telecom mondial met à la disposition de la bande passante non utilisée (non stockable dont gratuite en terme de coût) notamment les dorsales MPLS, prévus pour des réseaux d’entreprise privés qui peuvent véhiculer (car surdimensionné) selon le trafic des paquets internet
Orange est bien implanté en Afrique, ce qui lui a permis de soutirer à google des centaines de millions d'euros pour le transport youtube en europe. Ce que google a finalement accepté de faire contraint par l'écosystème (accord secret révélé par erreur par le pdg sur BFM). Yahoo sera-t-il capable de faire la même chose ou bien devra-t-il prioriser les flux de diffusion dans la bande passante qui lui sera allouée pour tous ses contenus (qui semblent exploser vues ses prétentions d’investissement). Si j’étais investisseurs je demanderai à Yahoo des assurances sur ce domaine essentielle à la qualité perçue par l'utilisateur finale… Si la bande passante est insuffisante, les apporteurs de contenus (particuliers) risquent de fuir vers youtube et la société dailymotion ne vaudra rien, tout le monde sera au chomage...
Orange a aussi investi dans le divertissement : à la fois dans le contenu et le contenant, quelles synergies ont été exploitées à ce jour et qu’en ser-t-il de yahaoo ?
Le secteur de la diffusion est complexe et très étendu et on ne peut le regarder sous le regard déformé de "pigeons"
Sans doute ont-ils perdu un peu de leur énergie à monter des startup. Tout le monde sait que dans ces activités, ce n'est pas l’âge qui compte mais le kilométrage...
Il faut qu'ils se replongent dans les ouvrages techniques d'analyse stratégiques et qu'ils intègrent des fonds d'investissement pour garder la forme, car là, ils semblent qu'ils l'aient pris du gras.
Dommage, le titre de l'émission était prometteur, je me disais que j'allais apprendre bcp de choses, cela a été l’inverse : de la politique cachée derrière de prétendues connaissances en levée de fond ou revente d’entreprises High Tech

Que le ciel vous tienne en joie
VERY BAD DAY
Anne-Sophie, on aura beau dire et faire....il y a des jours comme ça; quand ça veut pas....etc....
Des invités "rares" et très très moyens, un débat mou et insipide,
un forum lui aussi franchement navrant, qui en plus ne vous rend pas justice,
Daniel...euh...comme d'hab,
et D.Porte absent....
Y a des jours comme ça;
forget it!
@ Anne Sophie

Le seul argument "sérieux" et d'intérêt public avançé par les pigeons du net pour justifier la revente de leur pépite à un groupe plus gros et très souvent étranger, c'est que l'apport d'argent frais permet de faire grandir la boîte et d'embaucher en France. Le gars de PriceMinister parle de 50% d'embauche suppléméntaire grâce aux japonais.
Le 30 avril 2013 sur le forum qui suit l'article de DS "un pigeonnariat en maternelle", je fais part aux asinautes de ce que je sais de la vente de Pixmania à l'anglais Dixxon, (266 millions en 2006, puis encore 10 millions d'euros en 212 ) qui s'est traduit par la fermeture des boutiques pixmania dès le début de 2013.
Ma contribution a été jugée pertinente par les contributeurs du forum. Elle est même parue brièvement en Une du site.
Mes questions: Avec vos moyens de journaliste, ne pouvez-vous pas essayer de vérifier cette assertion "c'est bon pour l'emploi"?
Pouvez-vous vérifier si le nouveau Pixmania crée des emplois (même sans boutiques)?
Est-ce que le Pixmania d'avant 2012 perdait des sous et des emplois déjà?
Existe-t-il dans ce pays un organisme en mesure de nous éclairer sur l'évolution de l'emploi dans toutes ces start-up du Net qui ont été vendue à l'étranger, par exemple depuis 10 ans?
Nous pouvons tous ici faire des recherches sur la toile, mais rien ne remplace un bon carnet d'adresse de correspondants bien au fait de ces choses économiques.
Bien à vous
Quel cauchemar, cette émission, un spot de pub' de 60 minutes pour les deux boîtes concernées.
Ecouter une heure durant les deux patrons de Price Machin et Dailymotion dérouler en novlangue leur argumentaire libéral et leurs leçons d'économie made in MEDEF est à se flinguer. Le flicage comme business model est pudiquement rebaptisé en "big data" et ça ne choque personne sur le plateau.
Gros moment de fou rire tout de même quand le représentant des pigeons déclare être un électeur de gauche. Je le suis aussi mais on ne doit pas parler de la même !
Et puis cette mauvaise foi de Mr Dailymotion quand il explique la volonté de grossir pour ne pas disparaître en passant sous le tapis que plus la boîte est grosse, plus elle est juteuse, et plus ils en retirent un bénef' à la revente.
Pareil pour Mr Price Minister, qui devient tout à coup évasif quand il s'agit de dire combien il a retiré de la vente de sa boîte.
Ces gens là sont prompts à dénoncer en choeur le "trop d'impôts, trop de fiscalité, trop d'Etat, trop d'interventionnisme" mais quand il s'agit de dire combien ils ont palpé, plus personne...
Et puis ces discours formatés truffés d'anglicismes, ils sont tous faits sur le même moule, n'ont que 10 mot-clés pour tout vocabulaire et le profit comme horizon de vie. Une dédicace spéciale à l'arrogant Dailymotion qui rappelle que la priorité c'est l'emploi, que ce sont eux les créateurs et les embaucheurs et qu'en conséquence l'Etat doit investir et la fermer.
"En France on n'aime pas les patrons", entend-on souvent. Une heure suffit à comprendre pourquoi !
Cette histoire "Dailymotion vs Youtube" me fait penser à l'histoire dans les années 1980 entre IBM ou Microsoft vs Bull ou Thomson.

Finalement, il n'est pas question de culture quand on veut vendre. Mais on peut faire de la culture après être devenu le vendeur indispensable.

... Ou sinon il faudrait interdire (ou au moins réguler) l'économie de la Big data - chère aux étazuniens - sur le marché européen (pas uniquement en métropole française ; de toute façon les filiales européennes de Google, Microsoft, Apple, Amazon, etc sont domiciliées en Irlande ou au Luxembourg ou ailleurs mais pas en France).

... ou sinon, que Arnaud Montebourg décrète l'autarcie de l'économie métropolitaine. Mais on en est loin car la stratégie économique se fait en concertation européenne, voire mondiale (cf les accords du GATT au temps de François Miterrand)
À peine commencé à regarder et déjà, je tique sur le plateau. Vous n'avez trouvé que des entrepreneurs ?? Il y a pourtant plein de gens qu'il serait intéressant de laisser s'exprimer sur le sujet, en premier des hommes politiques ou des militants (puisque c'est un sujet politique, quand même).

Quant à l'Association française des éditeurs de logiciels, j'ai du mal à voir le rapport vu qu'on parle d'un service en ligne...
Emission sur l'économie web intéressante.
L'absence d'opposition n'est pas forcément un mal, du moment que les invités ont un point de vue, savent l'exprimer et ne sont pas fermés.
Dites donc votre plateau, c'est le bureau national du Medef !
On parle d'exception culturelle, et un peu après il y en a un qui demande combien de films rentables on produit. Ca résume bien le dialogue de sourd...
Le make of est toujours aussi bon!! Merci!
Je vient de regarder les 10 prémières minutes et sa me gave déja ! Qu'esse qui vous arrive Daniel d'invité des pechnos pareils ? Un "porte parole" (auto-proclamé) des pigeons (sinon où sont les statuts de la grande asso "les pigeons" qui draine plusieurs millions de patrons start upeur"). Et on a un autre super mec; qui a toutes évidence est totalement objective, et n'a aucun interet: Un des créateurs de Dalymotion. Forcèmment que pour lui, le blocage de la vente sa le fait chier, le pauvre aurat pas une super plus valut ! Non mais l'autre "pigeonner" (soit disant, qui doit avoir plusieurs millions sur un compte aux iles caiman, on les connais ces pseudos donneurs de leçons, tous dans la parole, rien dans les faits !) qui nous fait le couplet "mais on délocalise pas là". On nous la fait tous le temps Daniel ! Tous le temps on nous la fait, et au bout de 2/3 ans on entend quoi: "plan de SAUVEGARDE (pour dire licencier c'est quand même fort !) de l'emploie". Surtout Yahoo, alors ces "putes" anglaises elles savent y faire pour délocalisé !

Franchement la Daniel, il y a déja un pléiade de petit con de la "doxa" dominante ultra-libéraliste pour allez nous cherchez de tel perles débilita ! Tu aurait put trouvais moin pourrit... Tu pense a quoi ? Revendre le site ASI, ta peur que Montebourg bloque la vente ou quoi ?...
Arnaud Montebourg s'est pris revers sur revers. Il a l'occasion de frapper un coup médiatique en évitant à une entreprise Française d'être vendue à l'étranger. Ce n'est peut être pas judicieux sur un plan purement financier, mais c'est quand même un symbole fort.

Je suis navré qu'@si n'est vu dans cette événement qu'un choix de stratégie économique...
Je suis encore plus navré qu'@si en ait profité pour offrir une tribune aux pigeons et autre cadors de la France qui en veut... Une tribune plus que chaleureux puisque dépourvue de contradiction. Le TINA était à l'honneur...
Je rassure tout de suite DS qui affirme n'avoir rien compris à l'argument sur le plateau de fromage. En tant que funambule de la critique des médias depuis presque 20 ans, il a tout compris au concept de niche.
Temps : 24 minutes 52 secondes

Daniel Schneiderman : "Vous avez des concurrents au niveau mondial qui font le même métier que vous c'est-à-dire de l'achat et de la vente ?
Olivier Mathiot "On est trés concurrent de Amazon qui est le plus gros site de e-commerce mondial [...]
DS : .. mais on peut pas vendre sur Amazon ?
OM : Si y'a des boutiques aussi [...]
DS : J'peux aller vendre...moi particulier, j'peux pas aller vendre sur Amazon ?
OM : "j'crois que c'est un peu compliqué pour les particuliers donc y'en a très peu...mais c'est quand même possible."

Je vends pafois sur Amazon. Ce n'est pas compliqué. Je suis loin d'être le seul.
Je pense donc que Monsieur Mathiot tente de faire passer un message fallacieux. Je vous laisse deviner pourquoi.
Brr... La fameuse " exception culturelle" apparaît clairement comme ce qui confirme la règle. C'est quoi, au fait, la règle culturelle ? J'ai cru entendre une phrase du genre " l' Europe n'existe pas encore vraiment sur le plan linguistique"... On patauge de plus en plus dans le TINA.
mouais...
ce qui me frappe, c'est le nombre d'employés de ces sociétés en lignes moteurs de la nouvelle économie du futur, qui à mon avis souligne bien la déconnection avec ce discours soutenant une économie axée sur la croissance et la création d'emploi avec ce concept de "plein emploi" qui sort même de la bouche de nos si modernes entrepreneurs.
250 personnes? 500? Allons donc, et le réseau mon bon monsieur, vous l'oubliez, ce réseau qui relie des centaines de boites employant trois stagiaires et un ingénieur et trois commerciaux, bossant d'arrache pied pour mettre en place leur plateforme encore plus efficace de vente de machin super personnalisés que personne n'a encore fait... ça fait du Travail ça, ça dégage de l'Investissement de la richesse et lève des impôts, enfin ça plus trop parce que ça gène un peu, on verra plus tard quand on pourra

Mais sérieusement, une économie fondée par une plateforme de mise en ligne de video ou de VPC avec des "super points" employant pas moins de 300 personnes....
Je n'ai rien compte, oui c'est "utile" et surement "nécessaire", l'avenir du commerce et du cinema et même de la sexualité humaine et animale, mais je vois mal ce genre d'activités soutenir une économie où tout ce qui est palpable comme produits consommés, en dehors des trucs qu'on digère après-se-les-être-mis dans la bouche et du "secteur du luxe" que l'on garde pour pouvoir coller la si chic l'étiquette authentique made-in-Vuitton-BMW que s'arracheront de nouveaux riches aveuglés par les miettes formolisées d'un modèle d'une puanteur digne de celle de la noblesse européenne du 18ème siècle - tout cela est produit par une main d'oeuvre sous-payée des même pays, ce qui ne risque pas de changer, juste se déplacer un peu puis finalement se robotiser et on en parle plus....

Je ne vois peut-être pas ze big picture, mais j'ai du mal comment l'on arrivera au mythique "plein emploi" en suivant ce chemin là, même avec 800 dailymotion et 300 price ministères (qui serviraient à quoi et survivraient comment, d'ailleurs?), cet Eldorado économique où tout le monde travaille et cotise pour vivre ses 70 années de vie de consommateur épargnant contribuable.

Et si c'est c'était vrai? Il n'y aura plus jamais de plein emploi parce que le modèle économique à changé. Et maintenant on fait quoi des gens qui ne travailleront pas parce que du travail c'est pas qu'il n'yen a pas mais qu'il n'y'en a plus (et c'est pas forcement la fin du monde, juste peut-être la fin d'un modèle rattrapé par son avancée technologique). Comment il vont acheter leur appareils photos chinois sur price ministère ou leur ordi pour regarder les vidéo virales du moment sur le Mouvement Quotidien? On fait quoi pour créer une société viable avec ce modèle économique de la vallée de silicone?

Une pépite, ça se fourgue pour aller boire au saloon et oublier sa journée passée à tamiser la boue... Et quand le filon est tari, tout le monde se barre
Bon. Par où commencer?
Tout d'abord les intervenants: Rakutenman et Dailyman --> nuls. Franchement, nuls vraiment. Sympathiques (enfin un peu) mais nuls. Et quand je dis nuls, je ne veux pas dire pas bons entrepreneurs, ni mauvais marchands, non. Juste bêtes. Bêtes et incultes. Bref nuls.
Bon, pour l'accroche, c'est fait: le lecteur est ferré.
Le développement, maintenant.
Rakutenman, d'abord: "Ce qu'on appelle dans le jargon un peu technique le Big Data". Petit sot: le Big Data ce n'est ni du jargon ni technique. C'est un concept de webmarketing un peu trendy pour désigner les "data warehouse" de la fin des années 90. Ce sont les Vadistes (La Redoute et les 3S) qui les premiers se sont dit qu'ils avaient des putains de paquets de données personnelles sur les gens, ce qu'ils achètent, où ils habitent, quel âge ils ont, combien ils ont de pognon et toutes ces sortes de chose qui permettent au vendeur de vendre au chaland ce qu'il ne s'attendait pas à acheter. Seulement voilà, les teraoctets de données de l'époque se sont transformées en peta, voire en exaoctets, le (very) Big Data était né. Si Rakutenman était un petit plus "Dirigeant" et un petit peu moins "Entrepreneur", il saurait tout celà et ça lui éviterait de proférer des âneries telles que (à environ 37'): "La donnée est anonyme, on ne sait pas qui vous êtes , en revanche on est capable [...] de vous adresser par e-mail..." Petit sot. Et bravo l'anonymisation des données, comme dirait la CNIL! Bref, un âne.
En plus, toujours pour Rakutenman et la création d'emplois de PriceMinister: ce qu'oublie de dire cet homme de gauche, c'est que les emplois qu'il a créé ou qu'il va créer en France, ce sont essentiellement des emplois de manutentionnaires en emploi précaire dans les entrepôts d'ADS, boite de logistique (i.e. entreposage et préparation de commandes e-commerce avant expédition) récemment rachetée par Rakuten et qui doit devenir le fer de lance de la place de marché PriceMinister (à ce titre on lira avec intérêt la récente interview de PKM dans le JDN, ici). Demandez donc aux salariés d'Amazon, en France, mais aussi en Allemagne où ils ont fait grève, ce qu'ils en pensent de ces emplois , les heureux bénéficiaires.
Bon Rakutenman, c'est fait.
Dailyman, maintenant. Ou plutôt ex-Dailyman. Alors là ça va être du rapide: Yahoo est une super entreprise qui pèse 27 milliards à la Bourse. Bon, dois-je rappeler à ce petit sot que la Bourse ça va ça vient, et qu'Eurotunnel aussi ça valait plein de sous à la Bourse, et France Télécom aussi etc. Petit sot. Enfin, peut-être pas aussi sot que cupide, mais là je porterais un jugement de valeur aussi inapproprié que sans fondement, donc proche de la diffamation. Alors que sot, je peux le prouver: comment peut-on affirmer sans rire qu'une entreprise dont le chiffre d'affaires a perdu 30% en 4 ans et dont la marge opérationnelle est passée de 16% (résultat déjà faible pour le secteur) à 11% entre 2011 et 2012, est une belle entreprise? Moi, perso, en tant qu'Etat actionnaire, si la boite dans laquelle j'ai quelques billes me propose une deal avec cette entreprise, je dis holà! Messire, que nenni (je la fais façon Montebourg), point d'alliance avec ce miséreux! Alors Dailyman: nul.
Mais au bout du compte on cause on cause, mais juste quelques questions qu'il eut été de bon ton de poser aux différents acteurs de ce qui au plan de la mise en scène (la forme) relève plus du vaudeville que du Comité de la Stratégie et des Investissements d'Orange:
- Quel était la valorisation de Dailymotion proposée par les banques d'affaires de Yahoo à Orange?
- Pourquoi le boss d'Orange, Stéphane Richard, s'est-il couché devant le représentant d'un actionnaire, certes étatique, mais tout de même minoritaire.
- Et pourquoi ne met-il pas à nouveau le rachat de Dailymotion par Yahoo à l'ordre du jour d'un prochain CA (on a connu des PdG, comme Mestrallet, un peu plus couillu face à leur état actionnaire minoritaire - et ce qui ne veut pas dire que je soutiens Mestrallet).
- Pourquoi enfin, personne ne rappelle que les plateformes de diffusion de contenus ce sont d'abord, et avant tout, des serveurs ( la "bande passante" n'en étant que le produit, les serveurs étant l'usine) et que la propriété des serveurs, leur situation géographique et leur nationalité, sont des enjeux stratégiques majeurs. En d'autre termes ce sont des infrastructures essentielles, et donc stratégiques, en termes purement économiques, indépendamment de toute considération souverainiste. Doit-on rappeler ce qu'énonçait Bernard Ebbers, l'ancien patron de WordlCom: "celui qui contrôle les infrastructures, contrôle les marges" (bon d'accord, il a un peu trop contrôlé les infrastructures, et il s'est pris 25 ans de prison en 2005; mais c'est une autre histoire).
Du coup, peut-être que la réaction de Montebourg a été un peu matamore, comme à son habitude, mais en tout cas sûrement plus prudente que celle que nos sots entrepreneurs aurait voulu lui voir tenir, et qui peut se résumer à ce merveilleux sketch des Inconnus: les sous-sous dans la po-poche.
"Soit on croît, soit on crève" : C'est exactement le cas pour Dailymotion.

Prenons par exemple les producteurs de contenu jeu vidéo qui ne sont pas négligeables. (Pour l'anecdote, le plus gros producteur francophone dans ce domaine est un certain Diablox9 avec plus de 200 millions de vues et 1 200 000 abonnés)

Les débuts de ces vidéos maker amateurs ce sont faits principalement sur le site spécialisé jeuxvideo.fr.
Autour de 2007, une grande partie a migré sur Dailymotion pour diverses raisons : qualité du service, audience potentielle plus large, détérioration de la partie amateur sur jeuxvideo.fr.

Sauf que depuis quelques années, Dailymotion à perdu la majorité des ces gros producteurs de vidéo au profit de Youtube. La raison ? Ils sentaient le vent tourner. L’audience sur Youtube était plus grande et la qualité de service était à niveau.

Autre point important : la monétisation. La majorité des producteurs de contenu jeux vidéo passent par des sociétés appelées Network pour monétiser leurs vidéos, et donc avoir un salaire. Ces entreprises sont bien plus présentes sur Youtube, et il est très facile de se faire contacter quand on commence à amasser un publique sur ce site. A titre d'exemple, je suis un petit producteur (4200 abonnés, 500 000 vues) et j'ai pourtant très vite été contacté par quelques networks qui voulaient collaborer avec moi. Sur Dailymotion, ce recrutement des Networks ne se fait pas si efficacement, sûrement car l’audience est moins forte donc ces entreprises s'y intéressent moins.

Résultat : Dailymotion possédait à une époque la majorité des producteurs de contenus jeux vidéo français, aujourd'hui ce n'est plus du tout le cas. Pourquoi ? Pas croît assez vite, du coup pas assez attractif en terme d’audience. Même les amateurs réalisant des vidéos cherchent à toucher une audience la plus large possible.
"François Hollande lui-même le dit, nous créons des emplois, nous créons de la richesse"

Je propose à nos geonpis un stage sur les lois de la nature.
L'attraction universelle, les vases communicants, Lavoisier (rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme), tout ça, ça n'a pas dû être intégré dans leur formation de businessman.

Combien de petits commerces ont fermé leur porte pour la création d'un PriceMinister ?
On peut trouver plein de bons arguments pour défendre leur modèle : pratique, efficace, moderne, connecté, youpitralala tout ce que vous voulez, mais la lutte contre le chômage, c'est juste obscène (et aucune réaction à ça, comme si c'était évident).
Y'a des paires de baffes qui se perdent. Et comme rien ne se perd … faisez gaffe quand même.

M'enfin, je suis rassuré, ce sont des gens de gauche ! Huhu…
- il y a bien d'autres sites comme Yahoo qui n'ont pas de sites de vidéos et qui peuvent donc avoir besoin de DM

- personne ne se pose la question des emplois en France et de l'importance de garder la gouvernance en France pour DM, personne ne parle du risque de voir Dailymotion partir de France en cas de rachat US comme d'autres entreprises....

- Il faut étudier des exemples industriels similaires : Sparrow (voir la dépêche récente sur l’accueil suite à la vente de la start up française à Google sur l'accueil de http://frenchweb.fr/ ), Alcatel Lucent (dont la gouvernance part de plus en plus aux US et dont on peut pas vraiment parler de succès concernant la fusion avec l’américain Lucent) & ce week end, itélé parlait du cas de Pechiney... ainsi que les autres start up françaises rachetées par Yahoo (kelkoo)

- personne ne parle non plus des instabilités et des négociations actuelles sur la "net neutralité" entre les acteurs des télécoms et Google/Youtube et le fait qu'orange est propriétaire de DM et cela peut avoir un rôle aussi dans les négos sur la net neutralité avec Google

Le cas youtube / google est donc pas suffisamment évoqué....

Donc le débat manque effectivement un peu d'éclairages différents.

La théorie du fromage, c'est le "pari" que le web peut devenir un minitel... ceci est critiqué par certains. Daniel désarmé sur cette histoire :/ (voir ce que raconte sur le web Benjamin Bayart à ce sujet)

- Anne Sophie pas au courant que Yahoo repose sur Microsoft / Bing; Pas très travaillé cette émission
Donc le plateau ressemble à un pigeonnier. Pas grave, c'était très bien.

Et donc, pourquoi faut-il grossir ?
Pas de roucoulement bien clair de la part de l'escadrille en plateau, si ce n'est qu'il s'agit d'entreprises de croissance destinées à être vendues pour empocher des dividendes qui seront réinjectées (ou pas) avec defiscalisation de masse à la clé. C'est le capitalisme qu'est comme ça. Fermez le ban.

A ça, fondamentalement, Thieulin, n'a rien à redire. Fleure Pellerin ou Montebourg non plus.

Maintenant, imaginez un monde où on ne revend pas une technologie parce qu'elle est mise à disposition, où il est possible de mobiliser un vivier inépuisable de compétences pour la développer, où on met à contribution des utilisateurs pour améliorer un produit, un code source....
Ce monde-là, c'est le monde du Libre.

Sur la question des relations compliquées entre la puissance publique et les entreprises de technologies du web, sur les intérêts nationaux directement percutés par ces relations, vous pouviez inviter Lionel Alorge, Président de l'APRIL.

Là, vous aviez le pas de côté nécessaire pour traiter de ces sujets de façon contradictoire. Et je suis sûr qu'il y a un point de vue de libriste sur la question.
Quel argument de Benjamin Bejbaum pour justifier la vente de Dailymotion à Yahoo!
Cette action est surcotée et sa hausse profite essentiellement aux "gros investisseurs", dont sa jeune PDG. La boite conduit une mauvaise politique, qui n'est pas d'investir au sens propre, mais de racheter (via des procédés financiers comme le LBO Leverage Buy Out), à savoir emprunter pour acheter à crédit une boite profitable (ici Dailymotion), la vider de sa substance (prendre ses bénéfices et vendre son savoir ou licencier pur et dur) pour augmenter ses chiffres et donc son "bénéfice" - et tout cela grâce à la magie de la finance à sortir des bilans certains "passifs".
Le cours d'un titre ne peut servir d'argument dans un environnement où les marchés (celui de la bourse inclus) sont complètement déconnecté du monde réel, et ne cesse de croître, abreuvé par l'abondance de liquidité que les banques et gros investisseurs reçoivent, et notamment depuis 2009!!!! Les fameux 4 ans de bonne croissance de Yahoo!

Une vente qui priverait Dailymotion et un de ses actionnaires (l'Etat - donc le public) de rente future, et certainement pas négligeable.... Une ouverture de capital, notamment via le Fond Public d'Investissement (Mme Royal, montrez ce que vous savez faire comme responsable) serait cependant une possibilité, pour permettre à Dailymotion d'investir sans être prier de générer un retour sur investissement annualisé à double figure!

Cela devient aberrant de parler d'investissement le fait d'être racheté par un gros poisson dans le marché! C'est de la pure spéculation qui ne rapporte qu'à une minorité, par un gonflage de chiffre, et qui détruit un pan économique à plus long terme! Des investissements purement financiers sans réelle retombée dans la sphère économique réelle
Je suis libéral et je fais le bien autour de moi.
C'est un bon titre pour l'émission.

Ce monsieur qui se gargarise de créer des emploies, passant alors pour un "saint entrepreneur", oublie une chose:
c'est qu'en fin de chaîne, le but étant de gagner de l'argent, ces emploies seront sacrifiés sur l’hôtel de la plus-value actionnariale.

Le Monsieur en pull marin :" Si on interdit la vente, plus personne investira"
C'est grandiose car on comprend que le but est que tant que la plus-value est intéressante en se développant on reste, mais à partir du moment ou la ration bascule on vend.
Alors je suis désolé d'apprendre à ces personnes que "l’intérêt général, ce n'est pas cela" . Je comprends qu'ils veuillent faire coller leur intérêt personnel à l’intérêt général, mais qu'ils ne nous prennent quand même pas trop pour des imbéciles.

Quant à l’intérêt stratégique d'un pays pour un diffuseur d'information , cela s'appelle de l'hégémonie culturelle. Et bien heureux que l'état Français s'y intéresse.
Et pourquoi il n’investit pas alors ?
Parce que son idéologie libérale lui interdit.
Ça devient alors assez amusant de voir ces entrepreneurs libéraux venir nous dire qu'ils sont obligés de trouver des capitaux ailleurs. Jolie boucle
Quelques remarques :

- bonne nouvelle, 2e émission sans Didier Porte. Merci. C'est reposant et on a l'essentiel : le contenu des émissions.

- Sinon, Anne-Sophie Jacques et Daniel Schneidermann qui ont la prétention de donner des conseils à Dailymotion sur ce qu'ils devraient faire ("les chaines Dailymotion sont pourries... Il n'y a pas de Norman ou Cyprien sur Dailymotion...") ont croit rêver et ça fait rigoler. Heureusement Mr Bejbaum est poli et n'a pas répondu.

- Malheureusement l'exemple du plateau de fromage n'est pas très illustrative pour expliquer l'"effet de réseau"

- Dommage de n'avoir pas posé les bonnes questions :
. Yahoo a racheté 2 start-ups (Delicious et Kelkoo (start-up française)) et n'en a rien fait et a même revendu Kelkoo et fermé les bureaux de Yahoo que Yahoo avait à Grenoble quelques années après le rachat.

Pourquoi n'avoir pas chercher à savoir si Yahoo allait garder le centre de décision de Dailymotion en France ou rapatrier le siège de Dailymotion au siège de Yahoo à Sunnyvale en Californie ?

. Si Priceminister a été racheté par des Japonais c'est que cette entreprise seule en France et dans quelques pays d'Europe n'était pas si profitable que cela. Donc parler de "pépite"...
Lire à ce propos :
http://www.tubbydev.com/2010/06/rachat-de-price-minister-et-enfin-des-chiffres-sur-une-affaire-bien-moyenne.html
Anne-Sophie Jacques à propos des données personnelles utilisées commercialement "Mais justement c'est hyper stratégique pour l'Etat!"

Oui, mais en sens inverse : comme régulateur pour éviter que ces données ne soient 'trop' utilisées.
A la limite, le dernier acteur dont on voudrait qu'il cumule les données personnelles de la vie de tous les jours, c'est celui qui va au-delà du commerce. L'Etat est légitime quand il s'agit de la CAF, du fisc etc., mais quand c'est ce qu'on regarde sur Dailymotion (vous imaginez qu'un gouvernement de droite repère ce qui regarde des émissions de gauchos?) ça commence à faire beaucoup.

Pour être exact disons que le problème vient de ce fameux cumul: en fait l'Etat (enfin les Etats) est déjà le seul légitime à espionner le trafic internet global du pays, je ne doute pas que les RG repèrent les connections aux sites douteux, mais c'est un pouvoir régalien [s]encadré[/s] circonscrit qui n'interagit pas avec nous normalement; tandis que Dailymotion ou Rakuten peuvent jouer avec vos historiques de consommation pour vous vendre autre chose, c'est normal et ça marche parce que ce n'est pas si méchant. Tant qu'ils ne voient que ce qui se passe chez eux, à contrario du cumul. En principe même Google n'a pas accès à votre trafic internet global (à moins que vous ne le fassiez presque exprès en utilisant leur navigateur et en utilisant leur moteur de recherche pour vous connecter à tous les sites), et in fine on sait très bien qu'ils sont juste mercantiles, pas méchants ces braves bestiaux.

D'ailleurs que les infos et le cumul aient de la valeur, ce n'est pas pour rien.
En tout cas l'Etat ne peut pas être régulateur et utilisateur intéressé.
Je payerai une tournée de champagne le jour ou Amazon marchera sur la tête du GeonPi et son Priceminister.
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