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Polar : qui a tué Livres Hebdo ?

L’hebdomadaire de référence des librairies et bibliothèques ne paraîtra bientôt plus, tandis que 50 % de ses journalistes sont licenciés. Il devrait être remplacé par un mensuel et des publications numériques. Depuis de nombreuses années, le magazine, la base de données du livre Electre, et l’organisation interprofessionnelle qui les chapeaute, le Cercle de la librairie, sont moribonds. Enquête sur un gâchis.

Commentaires préférés des abonnés

Bof, perso je ne regrette pas la disparition de ce magazine. Chaque fois que je le consulte j'ai l'impression d'avoir entre les mains un prospectus de supermarché trouvé dans ma boîte aux lettres, simplement à la place des photos de boites de pâté en(...)

"un projet de réorganisation de sa branche média fondé sur le développement de son activité digitale et sur le lancement de nouveaux produits papiers et numériques "


Welcome dans la start up nation

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votre avis est surement éclairant mais il ne faut pas hésiter à utiliser le "retour chariot".

Cela aide grandement pour la lisibilité, je trouve.

Derniers commentaires

Pour clarifier les choses, ce magazine, bourré de pub, devrait être renommé en "livres neufs hebdo" réservé aux happy few fortunés qui achètent tous leurs livres neufs.


Quasiment rien sur l'actualité des livres d'occasion. 


Même le numéro co-écrit avec Cyril Dion en parlait laconiquement en disant "les livres d'occasion c'est la voie de la décroissance". Et après plus rien la dessus, sous entendu "c'est une impasse". J'en attendais un peu plus... surtout venant de lui.


Que je sache, Momox n'est pas une entreprise décroissante, Gibert non plus. Et quand bien même, quel est le problème avec la décroissance ? Quel mépris pour un mode de consommation de plus en plus plébiscité par les lecteurs.



"À son arrivée, le ton est donné : pendant plusieurs mois, son assistante aurait compté le nombre de caractères des articles de chaque journaliste pour évaluer leur productivité ".

C'est une façon parmi d'autres d'évaluer un travail littéraire.

 A ce petit jeu elle doit trouver Marcel Proust avec "A la recheche du temps perdu", Robert Musil avec "L'homme sans qualités" ou James Joyce avec "Ulysse", sacrément productifs. 

"un projet de réorganisation de sa branche média fondé sur le développement de son activité digitale et sur le lancement de nouveaux produits papiers et numériques "


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Bof, perso je ne regrette pas la disparition de ce magazine. Chaque fois que je le consulte j'ai l'impression d'avoir entre les mains un prospectus de supermarché trouvé dans ma boîte aux lettres, simplement à la place des photos de boites de pâté en promotion on a des photos de couvertures de livres. Au début des années 2000, je le lisais régulièrement à titre professionnel pour me tenir au courant de ce qui se passait dans le milieu du livre, puis à près de 500 euros l'abonnement j'ai fini par laisser tomber, maintenant je ne le consulte plus que de temps à autre en bibliothèque (car on ne le trouve pas en vente au numéro, sauf au comptoir du cercle de librairie, à 15 euros l'exemplaire). Pour ce prix-là, vous avez la couverture entière plus au moins 40% de la pagination en publicités (des pleines pages en couleur que payent les éditeurs pour montrer leurs nouveautés aux libraires) et 40% en listes interminables de codes barres et de numéros ISBN (la base de titres référencés sur Electre). Ce qui reste de place pour le contenu proprement rédactionnel est maigre: quelques petites notes de lecture, quelques chroniques sans intérêt, quelques articles de complaisance sur les professionnels de la profession (en général les gros riches et puissants), un top des vente en librairie qui n'intéresse pas grand monde (et qu'on trouve ailleurs maintenant si besoin: GFK, Edistats, la presse généraliste,...), une liste des derniers prix littéraires (qu'on trouve sur Wikipédia),... 500 euros par an pour ce maigre contenu rédactionnel frise l'escroquerie amha, ce n'est pas étonnant qu'ils perdent leurs lecteurs. Même en tant que libraire, bibliothécaire ou éditeur, on peut facilement se passer de ce canard qui a manifestement fait son temps. De même d'ailleurs qu'on peut aussi se passer de la plupart des organisations professionnelles, genre Syndicat National de l'Edition, où on retrouve toujours la même douzaine de caciques (Antoine Gallimard et cie) qui font la pluie et le beau temps dans le milieu depuis 20 ou 30 ans. Quant à Actualitté, son rédacteur en chef est un bouffon inculte et arriviste qui se prend pour un rebelle du monde de l'édition tout en quémandant vainement des postes de prestige à droite et à gauche. Ses infos ne sont pas du tout fiables et pendant des années, ses "articles" comptaient trois coquilles et deux fautes de syntaxe par phrase. De plus, je ne sais pas si encore le cas aujourd'hui, mais ces dernières années ce canard fonctionnait en exploitant au maximum des pigistes et des stagiaires payés à coups de lance-pierre.


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