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Philippot VS Mélenchon : "on dirait deux youtubeurs de 18 ans"

Après Cyber-Mélenchon et ses désormais 180 000 abonnés, c'est au tour de Florian Philippot de s'aventurer sur YouTube. Fraîchement débarqué sur la plateforme de vidéo, le vice-président du FN, tout comme Mélenchon avant lui, n'a pas tardé à multiplier les clins d'oeil appuyés à l'un des viviers de la culture geek : le forum 18-25 ans du site jeuxvidéos.com. L'un des espaces de discussion en ligne parmi les plus actifs du web français. Pour @si, les élèves du lycée Michelet (Vanves) décryptent cette stratégie de séduction.

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Voici un exemple de décryptage de l'image que l'on pourrait attendre d'un site comme "Arretsurimages".
https://www.youtube.com/watch?v=7F3NYWU8UXk
Qu'est-ce que c'est mal fait et limite malhonnête comme dispositif.
Vos questions sont nulles. L'ordre des événements est tronqué et les références (memes) comprises de travers. La relation avec le forum 18-25 est présentée à l'envers des faits pour raconter votre petite histoire de "séduction des jeunes par des adultes cyniques".
Et ces pauvres lycéens qui sont aussi perdus que nous et demandent ce qu'ils peuvent répondre.

Une perte de temps pour tout le monde et au pire une énième propagande FN=Mélenchon, lassante même pour ceux qui ne sont ni pour l'un ni pour l'autre...
Merci pour cette aperçu dans les pensées des (prochainement) jeunes votants. Il est rassurant de voir l’intelligence à décrypter de ce public de jeunes... espérant que les 26-34 exercent un discernement aussi affûté....
Le Mélenchon que j'admire, avec une très jolie carte de France en fond de déco.

L'art de la vidéo youtube ne s'arrête pas à quelques questions certes passionnantes sur la forme et la couleur des tasses, enfin je crois.

Monsieur Hamon, choississez
Choisir youtube plutôt que dailymotion, c'est l'affront national !
Demander à des lycéens de "décrypter" quoi que ce soit alors que c'est sans doute l'une des populations les plus soumises à la propagande consumériste de notre époque relève de la plus éhontée des démagogies. En tant que prof de philosophie, tous les jours, je constate cette servilité intellectuelle des jeunes gens à notre époque, leur incapacité réflexive, et leur faiblesse à revenir sur leurs préjugés. Leur discours est exactement celui des journalistes : infantilisme pathétique, idéalisme affligeant, discours édifiants, mais compréhension nulle du réel politique et sociologique... ce n'est certainement pas des lycéens que j'attends une analyse et un jugement dignes de ce nom

Arrêts sur images peut être décevant...

Cordialement.
Pour tout dire, je n'ai pas le courage de regarder la vidéo. Rien que de voir la tronche de Philippot, ça me fout le moral à zéro. Un peu comme je tourne systématiquement les journaux qui traînent quand il y a une photo de Trump à la Une.
Et puis le parallèle Philippot Mélenchon, je trouve cela inacceptable
Tout comme je trouve inacceptable une imitation made in China qui arbore un logo de produit fait main
Tout comme je trouve dégueulasse le symbole de la rose repris par le FN et peinturluré de bleu
Le FN un parti de tricheurs qui trichent avec les formes, et donc avec ses électeurs. Mais bon si la connerie est grande aux USA, il n'y a aucune raison qu'elle ne le soit pas aussi chez nous. Les USA n'ont pas le monopôle de la bêtise !!!!

Désolé, cette vidéo est au-dessus de mes forces
Intéressant... et quelque-part rassurant : même ces gentils lycéens semblent presque gênés pour ces vieux politicards qui se la jouent jeunes. Mélenchon sur youtube on dirait mon grand-père qui se mettrait à porter des jeans déchirés ou à parler en langage des cités. C'est juste ridicule. Et ce n'est vraiment pas ce que les Français attendent des politiques à mon avis.

Je suis pour ma part très étonné que ces deux personnages, qui par ailleurs ont une intelligence politique certaine, tombent si bas. Plutôt que de singer artificiellement les djeunz, il feraient mieux de vraiment s'approprier ces nouveaux outils de communication, ou de s'abstenir.
Ce n'est pas ridicule, c'est mignon.
Spleenex, on ne saurait trop vous prier de briguer la présidence (vous avez le swag politique, je le sens). Manifestement, il y a des plans de communications interdits, trop stupides, auxquels personne ne peut adhérer. Evidemment, le fond importe peu, quand la forme est supposée tout dire. Et sans aucun doute, d'autres exclusivement voués à la reconnaissance et seuls de nature à porter au pouvoir le Président dont le pays et l'Europe ont besoin.

Sinon, j'avoue que j'ai passablement de peine avec la manière dont Mélenchon prend la parole cette année sous certaines formes, pour ce qui me semble être son ultime défi. Mais en même temps, il devrait y avoir de quoi s'interroger sur ce qui compte réellement dans une campagne de cette importance, et pourtant on ne cesse de lire des critiques sur le jeunisme artificiel (dans un monde qui me semble pour le moins virtuel souvent) qui le disputerait, chez le même politicien au "cacochymisme" le plus grotesque. Et pour le message ? He bien cela se passe comme ça, pour pas mal de commentateurs, semble-t-il :

Les-programmes de Hamon et Valls en version popcorn

Bref, c'est très difficile d'écouter, de regarder, alors entendre...
Personnellement, je trouve les videos de Mélenchon plutôt réussies. Par contre, je trouve que ça pose un gros problème de cohérence politique que de promouvoir Google.
C'est pour ça que vous ne votez pas pour lui ?

C'est pour ça que vous ne votez pas pour lui ?

J'ai déjà voté Mélenchon. Et j'ai voté aujourd'hui pour Hamon. Avec la ferme intention qu'ils présentent une candidature commune, un programme commun avec Jadot... de la même manière que Filoche, finalement. J'attends donc de voir comment vont se passer les négociations, et les débats que j'espère publics.

Je ne vous cacherais pas ma légère irritation, ce soir, en écoutant Garrido. Il me semble néanmoins dans l'ordre des choses que des négociations commencent par être un peu rugueuses. J'appelle néanmoins de mes voeux une bienveillance réciproque de la part de ces 3 candidats. Nous avons là une très belle opportunité. Une formidable opportunité.

De mon point de vue, l'échec de ces négociations serait injustifiable. Les 3 programmes sont parfaitement compatibles. Aussi, je n'hésite pas entre Jadot, Mélenchon et Hamon: je réserve mon vote pour leur candidature commune. J'insiste: l'échec du rassemblement serait injustifiable.
http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?5,1538119,1541030#msg-1541030
Pouvez-vous me dire ce qu'il y a d'incompatible dans les programmes de Mélenchon et de Hamon ?
La totale incompatibilité résulte de la volonté de chacun d'emporter le désistement de l'autre en sa faveur. Mélenchon raconte avoir pris note, il y a maintenant plusieurs jours, de l'invitation (!) de B. Hamon à discuter avec lui en vue d'une alliance, annonce faite devant la presse. Ceci sans aucun doute en vue, pour Hamon, d'obtenir le ralliement de Mélenchon. Qui bien évidemment assure qu'il répondra volontiers au téléphone de son camarade pour boire un café avec lui, afin de convenir de son soutien à sa propre candidature. Il s'amuse relativement de la situation, puisqu'il relève que quasiment dans le même temps, le désormais vainqueur de la primaire certifiait que dans tous les cas, il y aurait un bulletin Hamon dans les isoloirs !
Je croyais qu'à gauche on faisait de la politique avec des convergences d'idées et non des confrontations d'égos.
Mélenchon a déjà soutenu Hamon lors du dernier congrès au PS auquel il a participé. Il s'en est mordu les doigts quand Hamon est allé au gouvernement Hollande et encore plus quand Hamon a menti aux gens de sang-froid par consigne de ce même gouvernement. Et ne m'accusez pas de dénigrer, Hamon a reconnu lui-même ces mensonges.
Je pense que compte tenu de tout cela, du fait qu'Hamon portera en fardeau le bilan du PS et du gouvernement, que ce n'est pas parce qu'Hamon est ressorti vainqueur de ces primaires que les contradictions du PS ont disparues, Valls Hollande et tous ceux qui les ont soutenu etc ... n'ont pas disparu.
Et du fait que clairement Mélenchon est un meilleur porte-parole, qu'il a le rapport de force pour lui avec le double d'intentions de votes, qu'il a pu construire avec plein d'autres gens un vrai mouvement hors parti etc ...
Que conclusion, ce n'est pas à Mélenchon de se désister cette fois-ci.
Si il y a donc une bataille d'ego, elle n'est que du côté de Hamon, et il faudra qu'il assume d'avoir divisé la gauche s'il se présente.
Vous ne répondez pas sur les programmes, mais lancez des procès d'intentions, des attaques personnelles, et ressortez des dossiers obsolètes. Est-ce vraiment ainsi que vous souhaitez faire de la politique ? Voulez-vous qu'on ressorte les vieux dossiers sur Mélenchon ?

Sur les programmes, sandy, sur les possibilités et les obstacles d'une convergence des idées, d'un programme commun !

Ne parlez pas de "désistement", car il s'agit au contraire de s'engager en un front commun. Le problème de la représentation est secondaire, futile, et superfétatoire.
Je pense faire de la politique de la façon la plus noble qui soit, j'ai une haute estime de la politique, pour moi c'est un moyen d'améliorer la vie des gens, et je pense avoir le sens de l'intérêt général.
Aussi je n'accepte pas que vous me calomniez avec vos jugements à l'emporte pièce.

Un programme, pour ne pas dire des promesses, ce sont des mots, et ils n'ont aucune valeur en eux-même.
Et votre insistance à vouloir éluder tout le reste parle de lui-même.
Ce dont je parle sont des faits, si l'on doit choisir une stratégie, il faut s'interroger sur les difficultés que l'on va rencontrer, et miser sur quelqu'un qui traine des boulets et des casseroles, ce n'est jamais un choix très avisé.
La démarche de la france insoumise apporte de la force à ce que les uns et les autres défendent à travers leur programme.
La démarche de Hamon, de vouloir participer à la primaire du PS, d'avoir été au gouvernement Holland, et surtout de refuser de rompre avec les Valls et compagnie etc ... diminue au contraire la force des idées qu'il peut défendre par ailleurs.
Cela doit être évidemment pris en compte.

En l'état, soit Hamon se désiste, et dans ce cas il permet à l'avenir l'alliance qu'il souhaite de ses voeux, il donne de la force à ce qu'il défend.
Soit il persiste, et dans ce cas cela sera aux gens de décider.
Mais l'option d'une alliance entre le PS et la France insoumise avec Mélenchon qui se désiste pour Hamon c'est du délire complet. Cela détruirait la gauche pour longtemps. Tout ce qu'on a construit pour redéfinir la gauche serait dilapidé instantanément.
On peut faire front commun, on a tout le temps de faire ça. Le monde ne va pas s'arrêter à l'élection présidentielle. Soyez raisonnable ça prend du temps à construire, et on ne peut pas le faire pour la présidentielle.

Avant de réussir, il faut accomplir des choses. Hamon est en négatif à ce niveau là.
Mélenchon et la France insoumise sont en positif et c'est pour cela qu'ils constituent une alternative crédible. Mais ils ont encore besoin d'aide pour gagner.
La démarche de la france insoumise apporte de la force à ce que les uns et les autres défendent à travers leur programme.

La démarche de Hamon, de vouloir participer à la primaire du PS, d'avoir été au gouvernement Holland, et surtout de refuser de rompre avec les Valls et compagnie etc ... diminue au contraire la force des idées qu'il peut défendre par ailleurs.

Reste qu'objectivement, vous jugez le PG sur son programme; tandis que vous jugez Hamon sur sa personne, son appartenance au PS, et des liens avec Valls qui me semblent surestimés. Mais pas sur son programme.

On pourrait de la même manière que vous le faites, pointer du doigt les tractations de Mélenchon avec Hollande, quand, entre coquins, ils devisaient paisiblement de la répartition des voix avant même que le scrutin interne n'ait lieu. Cette histoire, parmi d'autres, est à l'origine du ressentiment que Mélenchon nourrit pour Hollande. Toujours est-il que si Hollande n'a effectivement pas tenu sa parole et a trahi Mélenchon, il ne posait alors aucun problème de principe à ce dernier, de passer par dessus le vote des militants.

Des casseroles, on peut en sortir par dizaine. Et Mélenchon n'en ressortirait certainement pas indemne non plus. Si vous avez une haute estime de la politique, et le sens de l'intérêt général, alors il convient plutôt, à mon sens, de comparer les programmes plutôt que les batteries de cuisine.

Encore une fois, vous parlez de "désistement". C'est tout à fait impropre. Le principe d'une candidature commune n'est pas que deux candidats s'effacent au profit d'un troisième. Il s'agit bel et bien d'une candidature commune où les 3 candidats sont présents. Et encore une fois, la question de la représentation est tout à fait secondaire puisque ne faisant intervenir que des questions d'égo ou de stratégie de communication. On se posera la question de ça plus tard. L'important est ailleurs, et vous le dites vous même: l'important c'est le programme et les idées.

De sorte qu'il convient d'ouvrir les négociations et le débat afin de mesurer les points de convergence. Ils sont nombreux. Très nombreux. Les points de divergences sont extrêmement rares quand il sont importants: uniquement l'OTAN et la CSG à ma connaissance. A l'inverse, la majorité des divergences relèvent essentiellement de la mise en oeuvre des propositions. Par exemple, tout le monde est d'accord pour réévaluer l'Impôt sur le Revenu pour le rendre plus progressif. L'un propose une douzaine d'assiettes, quand l'autre en propose une dizaine. La belle affaire !

Encore une fois, il me semble tout à fait normal que des négociations aient lieu, et que ces négociations peuvent apparaître rugueuses dans les premières semaines. Je trouve en revanche dommageable une opposition de principe. Ma préférence personnelle, et je vous le redis, va probablement à Mélenchon. Mais je trouve difficilement justifiable la posture actuelle du PG qui refuse catégoriquement l'idée même du rassemblement.

L'attitude d'ouverture est clairement du côté d'Hamon. Tandis que le PG (Garrido dimanche soir, les militants sur ce site) montre une fermeture de principe aux négociations. Si vous voulez faire porter le chapeau de la division de la gauche, il vous faut au moins faire l'effort de rentrer en négociation avec la gauche du PS et EELV. Si malheureusement, les négociations n'aboutissent pas à une candidature commune, alors on pourra supposer que la gauche elle-même est responsable de son propre échec. Mais si le PG ne daigne même pas ouvrir les discussions...

A l'inverse, si les négociations aboutissent, ce serait une formidable leçon de démocratie et de politique au sens le plus noble. Concentrons nous sur les programmes respectifs. Concentrons-nous sur un programme commun.
Mélenchon a déjà été candidat, cela fait depuis longtemps qu'ils lui ont sorti les dites casseroles et il en est sorti indemne.
Et comme j'ai tenté de vous expliquer, on peut clairement parler du programme de Mélenchon parce que tout ce qu'il a fait jusqu'à présent, depuis des années et des années, lui donne de la force.
Hamon a fait des actions qui au contraire nuisent à sa crédibilité, il a été à la soupe dans le gouvernement Hollande, il a menti aux gens délibérément alors qu'il était ministre.
On ne peut pas parler de son programme, son programme n'est que du vent, il n'a rien à opposer derrière pour nous assurer qu'il le mettra en application, au contraire il a déjà démontré qu'il était prêt à se renier.
Nous ne sommes pas dans une situation qui justifierait que l'on discute d'égal à égal de nos programmes respectifs pour faire un programme commun.
Au contraire la démarche même de la France insoumise serait niée par de telles négociations.
La France insoumise ne peut pas faire d'accord avec le PS. Le seul moyen que Hamon permette une convergence, c'est de ne pas se présenter.
Et cet acte serait le moyen de se racheter et de retrouver la crédibilité pour défendre ses idées.

Vous nous parlez d'attitude d'ouverture alors que ce que vous nous proposez c'est de nous entrainer dans le gouffre avec vous !
Bien sûr que personne à la France insoumise ne sera ouvert à cela.
Nous on vous propose de prendre le train en marche, vous serez à l'arrière du train certes, mais c'est mieux que le gouffre.
Aïe, aïe, aïe...
Et dire que tout ce beau monde critique le présidentialisme...

Tiens, allez, je propose que Hamon et Mélenchon se désistent tous les deux de la présidentielle, qu'on puisse parler de majorité gouvernementale pour les législatives.

Et puis d'ailleurs, tant qu'à rendre le pouvoir aux citoyens, autant qu'ils soutiennent la candidate issue de laprimaire.org, elle a l'air bien, sans ambition personnelle, et veut faire une Constitution dans les deux ans, elle n'aura pas de souci à laisser le gouvernement gouverner et à céder le pouvoir.
je propose que Hamon et Mélenchon se désistent tous les deux de la présidentielle
C'est même l'idée qui m'est venue en premier.
J'avais pensé à un tirage au sort d'un citoyen français, mais en même temps, si tout le monde est d'accord pour que Marchandise s'y colle, moi, je suis plus que partant :-)
Je voudrais bien que vous m'expliquiez en quoi un rassemblement vert-rose-rouge nous entraînerait dans le gouffre. Je veux bien que vous m'expliquiez quelle est la destination de votre train s'il n'y a que le PG pour le prendre. Si ce ne sont pas des incantations, je veux bien qu'on m'explique ce que c'est d'autre.

Les promesses n'engagent que ceux qui y croient, et contrairement à ce que vous racontez, Mélenchon n'offre pas plus de garanties sur son programme qu'Hamon sur le sien. La seule différence est que vous êtes persuadée par les accents de sincérité de votre candidat favori.

Il n'y a que votre candidat qui a le droit de se prévaloir d'un engagement sincère ? Elle était où pour Mélenchon, la question de l'écologie avant de retourner sa veste du productivisme à outrance contre la nature ? Est-ce que vous croyez que ce petit pas de deux est de nature à rassurer les écologistes ? Vous voyez, il n'est pas aussi facile de lancer à la cantonade des leçons de sincérité et de droiture.

La question écologique était au PS bien avant que Mélenchon ne s'en empare et ne se mette au quinoa. Il l'a fait: tant mieux. Est-ce qu'il a toujours été écologiste ? Certainement pas. Est-ce qu'on ressort les vieux dossiers dans lesquels Mélenchon a fait montre d'une redoutable efficacité anti-écolo ? Aucun intérêt !

Je reste méfiant sur les virages idéologiques des politiques. Mais je n'ai pas de raison de remettre en doute la sincérité de l'engagement écologique de Mélenchon. Pas plus que je n'ai de raison de remettre en doute l'engagement social d'Hamon. Cela fait des années qu'il s'oppose à Valls et Hollande. Comme cela fait des années que Mélenchon s'est mis à aimer les papillons et les pâquerettes des champs...

A qui voulez-vous faire croire que l'idéale pureté de l'immaculée démarche du PG pourrait être entachée par des discussions ? Est-ce à dire que vous m'expliquez qu'un parti politique, appelant de ses voeux une VIème République, se verrait menacé jusque dans son intégrité par le débat démocratique ?
Mais vous êtes dans l'irréalisme total.
Dans ma ville, il y a 3 ans nous étions à peine 6 ou 7 à nous réunir, une quinzaine dans le meilleur des cas. La dernière fête de la france insoumise que nous avons organisé nous étions plus de 200 ... Et c'est comme ça partout dans toute la France.
Quand Mélenchon se déplace c'est 1000, 3000, 10000 personnes à chaque fois selon les capacités des salles, toujours remplies.
Et c'est comme ça depuis des mois.
Vous pouvez continuer à vous bourrer le mou avec vos illusions.
Mais nous sommes loins d'êtres seuls, il y a déjà des millions de français qui sont prêts à soutenir cette candidature. Bien plus que ce qu'a pu réunir la malheureuse primaire du PS sachant que 42% d'entre eux ont soutenu Valls.
Renseignez-vous, regardez plus loin que votre nombril, sortez un peu dehors dans les endroits où vous n'allez jamais, et vous verrez peut-être que le monde est différent de celui que vous imaginez.
Et parmi tout ce petit monde et j'en fais partie, il n'y a pas la moindre chance qu'on accepte le moindre accord avec le PS. C'est quand même incroyable de ne pas comprendre qu'après tout le mal qui a été fait on veut que tous ces gens du gouvernement, de Solférino, dégagent.
C'est l'heure du peuple, de la constituante, des citoyens, c'est fini les négociations entre partis politiques.
Il ne s'agit pas de pureté, il s'agit d'être clair et honnête, de rehausser un peu l'idée de la politique, d'inciter les gens à aller voter pour changer les choses.
Aux gens du PS d'assumer leurs actes passés et de comprendre que la page doit se tourner.

Cela nous entrainerait dans le gouffre parce que ce que la france insoumise a réussit à réveiller, c'est à dire réveiller l'espoir d'une vraie alternative à gauche, serait totalement réduit à néant si au final c'était à nouveau le PS qui devait se retrouver au pouvoir, même dans une coalition.
Et il faudrait des années avant que les gens croient à nouveau que ce soit possible.
Donc vous m'expliquez à grand renforts de meeting à 2000 personnes que Mélenchon refusant de collaborer avec le reste de la gauche est en passe de devenir Président de la République ?

J'aimerais éclaircir ce point avec vous. Etes vous intimement convaincue que le PG, seul et isolé, sera au second tour et le remportera ?
L'essentiel du reste de la gauche collabore déjà avec Mélenchon dans le cadre de la France insoumise. L'enthousiasme et le nombre de personnes indiquent qu'il a de vraies chances de l'emporter.
Pour le reste j'ai déjà répondu et j'ai bien compris que vous n'étiez là que pour troller.
Je vous rappelle que l'intransigeance de Mélenchon à l'égard du PS, bien compréhensible et que je partageais volontiers, s'écrivait tandis que nous avions la certitude que la ligne libérale Hollando-Vallsiste garderait la main-mise sur le parti. Nous parlions notamment de primaires de "désignation". Or il me semble, et nous sommes également des millions à le penser, que l'élection de Hamon change la donne.

Vous dites l'essentiel de la gauche, mais manifestement pas toute la gauche. Vous avez invoqué des vieux dossiers personnels sur Hamon antérieurs à la conversion de Mélenchon à l'écologie, mais sur le fond, vous ne m'avez pas expliqué en quoi, le programme sur lequel Hamon a été élu ne serait pas de gauche.

De la même manière, en tant que mélenchonienne, vous ne pouvez décemment pas estimer que Lienemann soit de droite. Je suis persuadé, et j'appelle de mes voeux, que ce petit monde puisse travailler en bonne intelligence sans nécessairement demander aux uns ou aux autres de changer d'étiquette, de se parjurer, ou d'exiger des renonciations et des exils.

Ca ne mange tout de même pas de pain que de s'asseoir à une table et de discuter.
Et la bonne intelligence veut que tous ces candidats ne se présentent pas et viennent renforcer le rassemblement de la France insoumise, qui ne demande ni adhésion, ni changement d'étiquette, ni renonciations si ce n'est celle de diviser par une candidature inutile, et encore moins je ne sais quel exil.

Comme je le disais vous refusez absolument d'avouer qu'il s'agit déjà d'un rassemblement.
Et ce que vous prônez ne vaut que pour Hamon, dès qu'il s'agit de Mélenchon ce n'est plus la même histoire.
C'est dingue comme vous restez obnubilée par la question du ralliement et du désistement. Ce que vous ne comprenez pas, c'est que je ne demande ni que Mélenchon se range derrière Hamon, ni que Hamon se range derrière Mélenchon. A chaque fois que vous prenez un café avec des copines vous vous demandez qui va être le chef ? Vous savez, on peut travailler avec des gens sans qu'il n'y ai un rapport hiérarchique: ça s'appelle la coopération, la collaboration; et JLM en parle dans sa dernière RDLS (#16).

Je serai ravi qu'Hamon rejoigne la FI, mais il n'est absolument pas logique d'exiger un ralliement comme préalable à toute discussion. En toute logique, Hamon ne demande pas à Mélenchon de rallier le PS pour ne serait-ce que discuter. Et puis de grâce, ne mettons pas la charrue avant les boeufs. Avant tout autre chose, il s'agit de coopérer pour s'entendre parfaitement sur une petite dizaine de points clés de convergence et leur mise en oeuvre.

Si vous le voulez bien, le concours de celui qui a la plus grosse, ou les pleurnicheries du type: "moi, premier, je veux être chef, je l'ai dit d'abord, mon chef il est plus fort que ton chef", on s'en passe volontiers. Arrêtez moi si je me trompe, mais le but du jeu de l'Avenir en commun est bien d'être mis en place, et appliqué n'est-ce pas ?

Et puis de grâce, par pitié, cessez de penser que je roule pour Hamon. Ce n'est pas parce-que nous ne sommes pas d'accord, que je roule pour un camp qui n'est pas le vôtre.
Vous savez, on peut travailler avec des gens sans qu'il n'y ai un rapport hiérarchique: ça s'appelle la coopération, la collaboration;

Dans la France insoumise il n'y a pas de chef, il n'y a aucun rapport hiérarchique.

Je serai ravi qu'Hamon rejoigne la FI, mais il n'est absolument pas logique d'exiger un ralliement comme préalable à toute discussion.

Rien n'est exigé, pas plus qu'il n'en est fait un préalable à toute discussion.

En toute logique, Hamon ne demande pas à Mélenchon de rallier le PS pour ne serait-ce que discuter.

Encore heureux.

Si vous le voulez bien, le concours de celui qui a la plus grosse, ou les pleurnicheries du type: "moi, premier, je veux être chef, je l'ai dit d'abord, mon chef il est plus fort que ton chef", on s'en passe volontiers. Arrêtez moi si je me trompe, mais le but du jeu de l'Avenir en commun est bien d'être mis en place, et appliqué n'est-ce pas ?

Je vous ai donné plusieurs arguments, bien qu'un seul suffisait, et si vous déformez mon propos pour me faire dire ce genre de chose, je prends cela comme une offense.


Et puis de grâce, par pitié, cessez de penser que je roule pour Hamon.

Vous relayez la volonté d'Hamon, vous partagez son point de vue, vous attaquez Mélenchon et la France insoumise, et défendez Hamon et le PS. C'est ça qui est important. Je n'ai jamais prétendu que vous étiez en mission commandée, je pars du principe que vous agissez de votre propre chef. Aussi assumez vos positions, n'essayez pas de faire croire que vous êtes neutre.

La vision très négative que vous avez de ce que l'on peut dire du côté de la France insoumise, démontre simplement tous les préjugés que vous pouvez avoir, et surtout rend vos désirs d'unions absolument factices.

Moi je me suis contenté de faits. Vous vous ne vous contentez que d'essayer systématiquement de dénigrer et de caricaturer les autres.
Ok. Donc si maintenant ce sont "mes préjugés" qui deviennent le sujet de la discussion, on bascule dans les attaques personnelles d'interlocuteur à interlocuteur.

Je vais laisser reposer le sujet.

Donc vous m'expliquez à grand renforts de meeting à 2000 personnes que Mélenchon refusant de collaborer avec le reste de la gauche est en passe de devenir Président de la République ?

J'aimerais éclaircir ce point avec vous. Etes vous intimement convaincue que le PG, seul et isolé, sera au second tour et le remportera ?


Pour ma part, j'aimerais comprendre pourquoi le fait rapporté par Mélenchon selon lequel Hamon aurait déclaré (peut-être avant son élection au second tour de la primaire ?) que quoi qu'il arrive, il y aurait un bulletin Hamon à l'élection présidentielle n'oblige pas à admettre qu'il y a refus du candidat PS de confier à Mélenchon le mandat de représenter leurs vues supposées communes en tout ou presque. Par ailleurs, je trouve piquant qu'il se soit trouvé tant de gens pour répéter en boucle le reproche sans grande valeur fait à Mélenchon d'avoir appelé à voter Hollande au deuxième tour en 2012. Dans ce contexte, on peut comprendre sa volonté de tenir une ligne rigoureuse définie de longue date, en tant qu'ambassadeur du programme « la France Insoumise ». Notons donc que Mélenchon se présente désormais en porte-parole de ce mouvement, voué à réunir des citoyens lassés des partis. Là également, on se gausse sans vergogne de ce qui ne serait qu’une vulgaire prétention égotique, préjugé que l’on ne manquera pas d’appliquer à tous les candidat-e-s, par souci de rigueur intellectuelle ; ce qui évidemment mène au fiasco démocratique, en l’état du système politique. C’est ce qui est beau : les Français adorent la politique, tous les postulants en semblent convaincus, mais je me demande quel avatar (ou hologramme) ils se flatteraient de supporter, vu l’incohérence de certaines attentes...

Pour ce qui est de préférer écarter ces deux candidats au profit d'un-e troisième qui rassemblerait les programmes des deux autres, on connaît de « fins » analystes pour estimer que le Pen jouerait fort bien ce rôle. Quoi qu'il en soit, il sera difficile de faire abstraction de la personnalité des prétendants, quels qu'ils soient au demeurant. Mais il me semble certain qu'il vaudrait mieux que le prochain Président ait une vraie personnalité et une force extraordinaire pour faire partager ses convictions à ses électeurs d'un jour, et pour appliquer le programme sur lequel il aura été élu. Ne parlons pas des colossales responsabilités qui lui incombent dans le cadre politique légal actuel, ainsi que personne ne peut honnêtement l’ignorer. Il faut donc lui donner les moyens de répondre aux attentes légitimes du peuple, lui accorder confiance initialement. Je suis frappé depuis longtemps par le spectacle des élections présidentielles en France, qui se soldent par un équilibre quasi parfait entre les finalistes, avec pour conséquence que la moitié du pays (des votants en fait) est dès le premier jour du nouveau mandat radicalement opposé à l'autre moitié, en conclusion enprincipe d’une guerre fratricide. Cette moitié qui va enfler et tout faire, outre les immobilismes bureaucratiques bien connus, pour couler toute initiative de « l'adversaire » durant le quinquennat !

C'est pourquoi je ne comprends pas quel procès sans appel qui condamnerait le politicien pour ego surdimensionné (bien sûr mené par des cohortes de gens d’une humilité parfaite préoccupés foncièrement par le bien commun) on pourrait faire aux candidats à la Présidence ! Certes, il faut les supporter, ce n’est pas facile. Je n’ai pas eu l’impression que le test du Président normal ait été un succès populaire ni politique, mais il est vrai que le soupçon d’amour-propre exacerbé de l’auto-proclamé pouvait se concevoir lors de sa campagne. En ce qui concerne la volonté de Mélenchon de se retirer de la présidence sitôt une sixième République constituée, pour autant que la nouvelle Constitution redéfinisse le mandat du Président et autres scénarios, on peut le croire ou non, du moins autant que d'autres postulants tenant le même discours. Car sur cet élément programmatique également, il semble n’être pas seul ; difficile de savoir par quel possible effet de mimétisme. Il a d’ailleurs beau répéter combien il se réjouit de ce que les idées développées dans le programme de « la France Insoumise » soient partagées, faut-il le croire sur ce point… il me semble qu’il en est le représentant le plus naturel. Enfin, répétons-le, on le croit ou non lorsqu’il se présente en candidat hors parti, mais je ne vois décidément pas ce qui permettrait de mettre en doute cette profession de foi. Le fait qu’il soit membre du Parti de gauche ne valide en aucun cas cette critique sans valeur.
Sauf que le 26 janvier, les primaires n'étaient pas terminées, et surtout, encore une fois, la question posée n'était pas celle d'une "candidature commune", mais d'un "désistement". Dans un désistement, on laisse sa place à quelqu'un d'autre. Dans une candidature commune, on y va ensemble. C'est fondamentalement différent.
Ainsi, la question de l'égo est juste de savoir quel nom on met sur un bout de papier, puisque précisément dans une candidature commune, on présente un projet, et non une personne.

Et qu'on ne me fasse pas de procès d'intention: vous serez bien aimables les uns et les autres, de ne pas m'accuser de militer pour que ce soit le nom d'Hamon plutôt que celui de Mélenchon qui figure sur ces fichus bouts de papier.

D'autant plus que dans la VIème République, la fonction même de la présidence de la république est redéfinie, et donc les modalités de son élection. D'ailleurs de mon point de vue, ça ne me choquerait absolument pas qu'on décide que la France ait un nombre variable mais impair de présidents. Si la charge est si lourde et si prenante, ils ne seront pas de trop d'être 3, 5 ou 7.

C'est bien 5. Il y a 5 continents, les 5 doigts de la main (de l'exécutif), et les 5 côtés de l'hexagone :-)
- ben t'es bête le chien, faudra bien un chef
- ah bon ? pourquoi ?
Je me suis obligé à éviter le mot désistement, si bien que je me suis mal exprimé, mais c'est le mot auquel je pensais. C'est sur ce point que rien ne passe. Pour ce qui est d'une collaboration post élection, je suppose qu'elle pourrait sembler possible à l'élu Président, qui serait heureux de s'entourer largement de gens proches des idées ou du programme qu'il porte. Là on peut supposer qu'un travail commun se fasse, au bénéfice de sensibilités politiques plus larges ou plus marquées d'étiquettes de partis. Toutefois, ces tentatives d'associations n'ont pas auparavant permis de développer des forces remarquables plutôt qu'elles n'ont créé pas mal de tensions parfois destructrices.

Je me demande si un candidat PS a une chance en tandem de campagne, vu le désamour de son parti dans l'opinion publique. Qu'en est-il de la rigueur ou du rejet des militants de la France Insoumise à qui l'on proposerait une campagne partagée alors que Mélenchon a beaucoup dit ne pas vouloir entrer dans le débat interne du PS, avec le souvenir des reproches de trahison qu'il porte encore pour sa consigne de vote en faveur de Hollande contre Sarkozy ?

Pour tout soupçon de militantisme, je me permets de dire que je ne souhaite pas en émettre ;-) ce n'est pas un sujet important et le résultat relèverait plutôt de l'élucubration.
"On y va ensemble"...? J'ai dû sauter un changement de la constitution. Il m'avait échappé que la présidentielle supposait un "ticket" comme aux USA.
Rien n'interdit de dire "si je suis élu je prendrais X pour premier ministre" et de faire la campagne à deux.
Ça a été fait par Deferre - Mendès France en 1969 (bon ça a pas très bien marché par contre).
C'est bien de se sentir au chaud en se voyant des millions mais si à la fin ça représente 15% des votants, eh bien on ne change pas plus la politique que la minorité ayant voté Front de Gauche en 2012.

En fait, c'est un peu paradoxal que de dire que le temps des partis est fini tout en passant son temps à parler du PS qui doit disparaître. Si on s'en fout des partis, on s'en fout de l'étiquette France Insoumise comme celle du PS, et si il y a des programmes conciliables et des gens honorables avec qui travailler, eh bien autant oublier les étiquettes, et si il y a des conditions sur les gens avec qui on veut travailler, suffit de les donner, faire des listes.

Parce que bon, vous pourrez dire ce que vous voudrez mais pour ceux qui n'en sont pas, la France Insoumise c'est le Parti de Gauche élargi, la continuation d'un Front de Gauche alter-socialo-communiste qui aurait verdi avec la conversion écolo de Mélenchon, toute un certaine culture politique qui n'est pas partagée par tous.

D'ailleurs, dans cette vidéo, Mélenchon parle jeu vidéo et BD et on sent que c'est une découverte chez lui. Il trouve anormal que les créateurs de BD vivent misérablement, qu'il faudra en parler une autre fois, mais il s'avère que les milieux créatifs sont intéressés par le revenu universel parce que ça correspond à leurs besoins. Il n'y a pas de certificat de créativité sauf à vouloir de la "création" standardisée par de l'étude de marché ou de la commande publique, et avec toutes les possibilités d'aujourd'hui de production à petit moyen, un tas de gens peuvent s'y essayer, seuls ou en collectifs d'indépendants, structures informelles hors du cadre standard de l'emploi.

Ceci pour dire que quand Hamon dessine sa société culturelle, il y a sans doute derrière un lien à ces milieux comme il doit en avoir un avec l'Economie Sociale et Solidaire, que ça dessine une autre image de la société que celle de l'industrie de la mer ou autre, et qu'il ne serait pas plus mal d'avoir ces conjonctions d'approche, des accentuations différentes d'un projet politique qui parlent spontanément à tel ou tel milieu (surtout que les industries culturelles sont un élément de croissance à peu près écologique, on fait de l'activité sur de l'immatériel).

P.S. : il devrait se renseigner sur la politique canadienne qui a mis des avantages fiscaux sur le jeu vidéo au point que des éditeurs français exportent leurs équipes au Québec.
La question est de savoir si vous préférez vous retrouver avec 5 années de droite au pouvoir, et si vous pensez que cela fera avancer votre idée de revenu universel, ou si vous pensez que 5 années de la gauche en laquelle vous ne vous sentez pas représenté au pouvoir, c'est préférable et si ce n'est pas un meilleur moyen de faire progresser vos idées, car on peut inverser les choses, ce n'est pas avec 8% que vos idées seront appliquées.

Ca marche dans les deux sens.
Ouais bon, je sens qu'il n'y a rien à faire mais bon : ce n'est pas une question individuelle, ça fait un moment que je fais remarquer que des milieux de gauche ont du mal avec Mélenchon, je ne vois pas particulièrement d'amélioration, Hamon a touché juste chez certains, et tout ça risque de se terminer par une division et un flop monumental des deux côtés.
Au final, faute de discuter les programmes alors qu'il y a des divergences sur l'Europe notamment, ça se termine en une demande de vote sur une question de confiance et ça en devient presque ridicule, on a l'impression qu'il faudrait se décérébrer pour voter Mélenchon avec un discours limité à une appartenance militante, supporter du PSG ou OM, point barre.

Tout ça est malheureux et je crois que vous vous leurrez si vous pensez qu'il y aura un "vote utile" suffisant pour Mélenchon. J'ai tâté le terrain sur place, à la primaire PS, Mélenchon est bien sûr exclu pour les pro-Valls et pour le reste ça m'a donné l'impression d'un "ouf ! c'est pas Valls, on ne sera pas obligé de voter Mélenchon et tant pis si c'est l'opposition pendant 5 ans".

Je ne sais pas comment ça évoluera au niveau local pour les législatives mais bon, avec face à face des candidats FI, PS et PCF, ça va ressembler à une pitoyable course au pouvoir, les uns et les autres ne sachant pas sur quoi ils s'opposent sinon que c'est eux qui doivent être les patrons.

A priori, ça sera comme ça pour la présidentielle, on aura l'étrange spectacle d'un non-débat, du "oui, oui, on est d'accord mais on n'est pas ensemble".
Bizarre.
Allez, pour voir combien ce sera de la politique intelligente, de la vraie divergence et pas des affaires de personne : 2014, Mélenchon, Duflot, Hamon dans une même émission.
Tout juste ce n'est pas une question individuelle.
Ce que Mélenchon défend, ce sont les idées communes élaborées par tous ceux qui ont bien voulu participer.
Pour en arriver à ce programme, il y a eu des tas de discussions, des tas de débats.
Et les personnes dont vous parlez n'ont pas souhaité participer aux discussions à ce moment là. Pourquoi ?
Tout juste. Et Mélenchon, dans cette émission, quand il lui est demandé s'il est près au rassemblement avec Hamon et Duflot, il répond "clairement et nettement" que s'il ne saurait être question d'un rassemblement avec Valls et Hollande "dont [il] connait les prémices"; le PS n'en était pas pour autant la droite, et qu'il s'y trouvait encore un "courant socialiste authentique représenté par [Hamon], Emmanuelli, et d'autres camarades auprès desquels [il a] milité".

Plus tard, et en comptant sur ses doigts, il dénombre les points de convergence de cet éventuel rassemblement rose-vert-rouge:
- la justice sociale
- une autre europe
- la planification écologique ("appelez ça comme vous voudrez si le mot planification vous fait peur").
Sur le revenu universel, hamon a bien reculé, suffisamment pour qu'il ne soit plus considere comme tel... et pour se rallier l'aile droite, il est fort a parier qu'il va finir par l'enterrer plus ou moins "elegamment".

Le revenu universel, ca sera pas pour ce mandat, plus personne le defend reellement.
Faab, visiblement tu n'as toujours pas compris, mais les auteurs de BD auront au moins 1000€ avec la France Insoumise.

Ça veut pas rentrer, hein !
C'est tous ce qu'on espère. Seulement à 10% dans les sondages, j'ai de gros de doutes.
Je soutiens Mélenchon depuis 2005. Et s'il me fait ce coup là de foirer le rassemblement avec des "oh mais c'est pas de ma faute, c'est lui qu'à commencé", je ne lui pardonnerais jamais.

Y'a encore 2-3 mois pour jouer les pucelles effarouchées. Et je comprends qu'on défende nos positions. Mais l'Avenir en commun concrètement mis en oeuvre, c'est quasiment servi sur un plateau.

Ce serait injustifiable.
T'occupe pas des sondages, et arrête de penser en vaincu d'avance.

Et comme beaucoup, le moindre accord avec le PS et je vais à la pêche.

Bordel, au lieu de chouiner et suivre le storytelling de Hamon, soyez combattants, les uns les autres ! On ne peut y arriver que si on est persuadés qu'on peut le faire !

Et on va y arriver, je prends les paris !
Décidément...
Il n'y a pas que l'argent comme question, c'est tout une cohérence de projet, notamment pour des activités qui ne rentrent pas dans les cases standards du dit "emploi", avec les soucis administratifs que ça pose. Le revenu universel doit pouvoir boucher tous les trous de la protection sociale sans avoir besoin de prouver sans fin qu'on a droit au minimum pour vivre.

D'ailleurs, dans le livret sur le numérique, il est dit :
"La mise en place d’un système de répartition pour rémunérer les auteurs et créateurs, y compris pour les œuvres sous licences libres et pour financer de nouvelles productions."

Je ne sais pas concrètement ce que ça pourrait être mais avec le revenu universel, on peut déjà faire droit à une production en-deça de toute exigence de reconnaissance professionnelle, avant toute case "auteurs et créateurs" gérée par on ne sait quelle usine administrative, pour une production culturelle populaire mais aussi pour les phases de recherche de professionnels, de travail préalable à la diffusion, dans une indépendance vis-à-vis du marché (comme pour les journalistes, faut 50% de ses revenus annuels tirés de ça pour être reconnu auteur, vaut mieux être bankable, penser marketing, et ne pas oublier les grands éditeurs liés aux médias).

Et dans le genre joies administratives de ceux devant justifier qu'ils sont un peu artistes sur les bords : Cher Pôle Emploi, chronique sur France Inter de Vincent Dedienne, intermittent du spectacle.
Ce n'est pas le sujet initial, mais pour parler du revenu universel, j'ai été séduit par ce concept alors que l'on en parlait à voix basse ces dernières décennies. Autant dire que j'ai été fort surpris de découvrir, une fois que le débat a pris un peu d'importance, tout ce que cette idée pouvait comporter de contraire aux buts recherchés, à en croire de sincères défenseurs d'un monde plus juste et social, basé sur le partage de la richesse.

Je ne doute pas que beaucoup de gens y voient une solution à la déchéance dans laquelle tant de personnes sont jetées par la dureté du monde ultra-libéral et mondialisé. Ils y voient tout aussi bien une réponse à leur propre situation, qui elle n'est pas universelle à tous égards. Mais lorsqu'il est dit que la valeur de ce revenu "serait" établi très en dessous du seuil de pauvreté, qu'il remplacerait en partie ou entièrement (on imagine quel terme serait préféré) les aides sociales ; quand on s'aperçoit que les défenseurs d'un tel revenu ne s'accordent pas beaucoup sur les modalités d'application, de sorte que les sommes envisagées peuvent aller du simple à peut-être le triple, que pour certains il serait appelé à être compensé par des mécanismes de qualification (Friot) sur lesquels on va bien rigoler pour les définir... je me dis que nous sommes au tout commencement d'un chantier dont personne ne peut mesurer les contours ni l'immensité. Vous m'accorderez que je ne suis pas en train de prôner la raison qui interdirait l'utopie, étant convaincu que le monde salarié connu doit être refondé, réformé, bref...

L'argument qui met en garde contre le principe qu'adopteraient les employeurs de ne plus salarier à hauteur des compétences et de la charge de travail puisque le revenu inconditionnel (oui, combien de visions, d'appellations, de divergences donc) remplacerait cette obligation doit être pris très au sérieux dans la réflexion qui s'ouvre. Il y en a mille autres qui eux s'opposent totalement au revenu universel, à commencer par une "grande peur" populaire de ceux qui refusent de financer des oisifs. Cette question doit être entendue et réfléchie. Et puis on se souviendra peut-être des "rêveurs" qui, à la fin du millénaire passé, eurent l'outrecuidance de prétendre d'une part que nous déléguerions bientôt entièrement le travail et la production à des machines, que par ailleurs il conviendrait d'imposer afin de dégager les revenus nécessaires à l'existence de populations rendues à une vie de saine vacance. On en rit encore dans les multinationales, qui devraient quand même se méfier du fait que ces idées ne sont pas tout-à-fait mortes ; on en a entendu parler tout récemment.
Bon, je ne vais redire ici tout ce que j'ai dit par ailleurs mais juste un point pour qui parle de constituante : à un moment, il faudra bien donner un sens clair à des principes de solidarité républicaine.
Issu de notre bloc de constitutionnalité, des articles 1 de la Constitution, 10 et 11 du préambule de la Constitution de 1946 : la France est une république sociale, la Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement, elle garantit à tous la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs.

Le fait-elle actuellement ? C'est quoi la promesse républicaine pour les gamins qui hésitent entre la carrière de dealer ou jihadiste ? Qu'ont-ils appris sur "liberté, égalité, fraternité" ? Que c'était de l'hypocrisie, qu'au fond il fallait toujours "se battre dans la vie", que le plus fort gagne ?

Le revenu universel pose une question constitutionnelle : sommes-nous tous égaux en droit pour la protection sociale, quel que soit notre statut ?

Ca, ça se règle facilement, suffit de décréter que les droits sont ouverts pour tous à 18 ans comme pour la Sécurité Sociale.
Ce qu'on y met derrière est affaire technique, et comme je disais ailleurs, l'obsession du chiffre sur le compte en banque masque l'essentiel du revenu universel : le service public est déjà du revenu universel, en nature, c'est la manière dont "la Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement, elle garantit à tous la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs". Le revenu universel est de manière évidente équivalent au budget de l'Etat puisque celui-ci est là pour une gratuité de la sécurité, des infrastructures, de l'éducation, culture, santé, justice etc.

Les libéraux veulent un revenu universel privé, chacun son argent et le marché remplace le service public, les sociaux veulent un revenu universel public, une allocation monétaire minimale simplement pour boucher les trous d'une société de gratuité, de bien commun, dont le service public de l'Etat.

Donc, voilà, question fondamentale : que signifie "la France est une république sociale" ? La république, c'est l'égalité citoyenne, pas la lutte des classes, et si on considère qu'il y a une chose essentielle dans la vie qui s'appelle "revenu", alors la république devrait se soucier d'en faire un droit universel.
Un grand merci pour votre éclairage (j'ai dû manquer d'autres contributions) ; je découvre l'idée de cette part d'un revenu universel pré-existant du fait des prestations de l'Etat accordées à chacun de manière équitable. Un bon point de réflexion.
J'insiste: l'échec du rassemblement serait injustifiable.

Si vous parlez d'un rassemblement avant le 1er tour, vous risquez d'être déçu : est-ce que Hamon ou Mélenchon sont prêts à se retirer au profit de l'autre ? L'un comme l'autre ont déjà fait comprendre que ce n'était pas le cas. Dans ces conditions, je vois mal ce qu'ils pourraient négocier.

C'est pour ça que vous ne votez pas pour lui ?

Sinon, pourquoi vous bottez en touche ?
Puisque le sujet le permet, une "bonne" de ces vidéos :

#RDLS16 - VENISE, DROIT À L'IVG, JEU VIDÉO, BD, NÉGAWATT, PRIMAIRE PS, FILLON
Merci, je la regarderai... et je reviendrai dire ce que j'en ai pensé !
J'appréhende... sur le plan formel, aïe, on a fait meilleur ;-) Mais j'ai trouvé le thème et l'humanité de la causerie intéressants.
Merci encore pour ce lien, j'ai regardé donc.

Bon pour le côté "djeun'z" pas besoin d'attendre trop : au bout de 20 secondes, il utilise le terme "swag", dont je doute qu'il fasse partie de son vocabulaire habituel. Mais j'avoue que cette vidéo m'a semblé moins ridicule sur ce plan "on fait jeune" que la première que j'avais regardé.

Par contre sur la forme... que c'est long, et ennuyeux, ça pourrait faire moitié moins, et puis franchement il essaye de faire "proche des gens" mais on dirait surtout une conversation de bistrot, ce n'est franchement pas emballant. Alors certes ça fait "humain", voire "monsieur tout le monde", voire "pépé au bistrot" mais vraiment qui a envie d'un président comme ça, surtout après Hollande le "normal" ? Je me pose de vraies questions sur sa stratégie de communication.

Quant au fond... c'est encore pire je trouve. Très peu de fond en fait, il blablate sans vraiment parler précisément de ses propositions... Alors on va créer un "commissariat aux énergies renouvelables", mais on ne dit pas vraiment ce qu'il aura de différent de l'Ademe. Puis Jean-Luc joue aux jeux vidéo 3D, c'est super les jeux vidéo. Jean-Luc aime aussi la BD, ah mais ma pauvre dame les pauvres auteurs de BD y gagnent pas beaucoup, c'est pas gentil ça. Jean-Luc se marre parce que Hamon le copie, ha ha ha. Jean-Luc nous explique qu'il est comme tout le monde, des fois il s'engueule et s'énerve. Mais les méchants médias n'ont pas montré à quel point il y avait du monde à son meeting, alors qu'ils encensent Macron. Sans parler des travaux de la SNCF (!!). Enfin il ironise sur les gens qui "copient" ses vidéos youtube, alors que monsieur ne s'y est mis sérieusement que depuis quelques mois, et a lui même fortement repris les méthodes et le site de Sanders... pfff.

En fait le seul propos un peu clair et cohérent concerne la possibilité d'accord avec Hamon, qu'il rejette en bloc, Hamon refusant de mettre en jeu sa candidature. Mais au passage, Mélenchon se prend complètement les pieds dans le tapis je trouve, car lui qui abhorre le PS et refuse de s'allier avec lui, sort quand même l'énormité suivante (je cite de mémoire) : "en 2012 on était 5 candidats de gauche, et on a bien gagné, alors en 2017 à 3 ou 4"... déjà la logique est vraiment complètement foireuse et à la limite de l'insulte à l'intelligence des gens (comme si c'était le nombre de candidats qui comptait, et pas les voix, comme si retirer Poutou et Jadot et mettre Macron à 15 ou 20% à la place ne changeait rien, comme si les "voix de la gauche" étaient un stock fixe... bref n'importe quoi), et en plus le "on a gagné" est quand même énorme, et montre à mes yeux l'inintérêt de voter pour Mélenchon : comme en 2012, il appellera à voter PS (ou Macron ou "tous sauf Marine"), mais surtout son mouvement n'aura que peu de poids, se plantera aux législatives faute d'accord politique.

Mélenchon veut gagner tout seul, ce qu'aucun parti n'a jamais réussi à faire depuis 1958, et ce n'est pas un hasard. Je me demande au fond si lui et son entourage veulent vraiment gouverner. (Ceci dit je note qu'il a l'air d'infléchir quelque peu sa position vis à vis de Hamon depuis la date de publication de cette vidéo).
Je comprends pas cette critique de "jeunisme", melenchon et d'autres, se calent sur un format pre-existant sur internet, dont un point important : il faut creer des elements de proximité. C'est un exercice casse gueule quand on parle de sujet serieux et clivant, sans pouvoir s'appuyer sur une tonalité clairement humoristique. Il a eu raison de le faire, utilisé internet comme une autre tele, c'est tres con.
J'ai l'impression que M. se debrouille plutot bien, je pense que c'est aussi du a son style habituel qui est plutot de l'ordre du familier quand il s'adresse a d'autres personnes dans ses interventions publiques.

Pour ma part, j'attendais qu'une reponse politique de "gauche" investisse aussi ces medias la, au lieu de chouiner betement sur un soral,et on peut dire qu'il a plutot reussit, au vu de son "succes" en vus,
En tout cas son message aura pu se diffuser a des gens qu'il n'aurait pas toucher autrement, et meme si il ne fait pas l'unanimité, qu'internet c'est pas toute la societe, ca permet les conditions de relai de l'image.

Ca va etre plus dur pour les personnes politiques membres de partis de "gouvernement", de reussir a etablir un lien direct avec les internautes, sans s'en prendre plein la gueule... Puisque le principe de nos politiques, c'est l'irresponsabilité au pouvoir, se confronter a des retours publiques de ses electeurs, doit les faire suer...
C'est malhonnête de ne pas les avoir informés que le second (Philippot) avait plagié le premier (Mélenchon). et il aurait été intéressant de les faire réagir sur les contenus respectifs.
C'est quand même fort exagérée ce genre de propagande pour un site de réflexion comme Arrêt sur image, il n'y a pas si longtemps, Mélenchon, on l'invitait sur ce plateau, parce qu'il décryptait bien les médias.
Il suffit d'une primaire et ça repart en couverture Nouvel Obs des année 2010, 2012 ou plus, je ne sais plus exactement, vous savez, la couverture où l'on renvoyait dos à dos Marine Lepen et Jean-Luc Mélenchon, vous vous en souvenez?
Apparemment, ce genre de presse s'est donné le mot à l'échelle de l'Europe, voyez ici l'article du Taz, journal allemand en ligne classé de gôche:
http://www.taz.de/!5361963/

Tout ça est bien triste pour ceux qui pensait soutenir une presse libre en ligne et qui se laisse maintenant glisser.
"Après Cyber-Mélenchon et ses désormais 180 000 abonnés, c'est au tour de Florian Philippot de s'aventurer sur YouTube".

Oups, vous avez encore oublié de mentionner Asselineau, qui faisait des vidéos avant eux. Pourtant, on vous l'avait quand même bien signalé.
Espèce d'étourdis !

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