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Philippot : le débat sur l'Europe est-il tranché ?

Si vous voulez savoir, minute par minute, réplique par réplique

Derniers commentaires

Quel rapport peut-on faire entre les monnaies alternatives et l'euro? Que peuvent-elles apporter en tant que substitut partiel et local? Et quelles sont leurs limites?
Loi du 6 octobre 1791 actualisée :

Tout con damné à l'Europe aura le débat tranché.

Quelle honte !
Les signaux faibles viennent tous de la problématique énergétique et environnementale.

Ensuite il y a des conséquences sociales et politiques.
Je ne vois pourtant qu'une seule solution à terme : un euro "mondial" (bref, une seule monnaie sur la planète), et des lois sociales identiques partout. La multiplicité des monnaies permet toutes les bidouilles financières qui font par exemple que la monnaie chinoise est aujourd'hui largement sous-évaluée par la seule volonté des autorités chinoises.

C'est utopique, je sais. Certes, ça prendra du temps. Mais on peut rêver, non ? Il y quelques siècles encore, chaque seigneur frappait sa propre monnaie ...

Sortir de l'euro me parait aller totalement à contre-courant de l'histoire.

PatriceNoDRM
Pour avoir assisté à la conférence de la France Insoumise sur la question "du plan A et du plan B" et donc de l'Europe, à l'université d'été du mouvement je peux vous affirmer sans hésitation Daniel que la FI est pour la sortie de l'UE. L’ambiguïté plan A plan B n'est qu'un subterfuge électoral. Cette conférence qui a pourtant été filmée n'a étonnement pas été mise en ligne sur internet à la différence des autres (comme c'est bizarre), il faudra me croire sur parole.
Bonjour,

Comment faites-vous, M. Schneiderman, pour parler du débat sur l'Europe, sans
jamais à aucun moment même évoquer le nom de M. François Asselineau?
(en revanche Quatremer on y a droit ad nauseam)

Comme c'est le dernier représentant français militant
pour le Frexit, vous pourriez peut-être organiser un débat
Mélanchon-Asselineau. Ce serait certainement très intéressant.
"à la sortie de l'euro, plus aucune force politique importante, en France, ne préconise un Frexit." Étonnant propos , il me semble induire une confusion entre € et Europe ...on peut très bien sortir de l'€ tout en restant dans l'UE , le Frexit étant tout autre chose !
N’en déplaise à Mr Quatremer « le débat sur l’Euro n’est pas tranché »
Les tares originelles de l’UE matérialisées par les traités de Maastricht et de Lisbonne sont toujours présentes : la monnaie unique est un non-sens compte tenu des différences entre les situations économiques des pays membres de la zone Euro, la convergence entre ces économies demeure un fantasme, l’Allemagne bénéficie d’une sous-évaluation de sa monnaie de l’ordre de 20% par rapport aux pays du sud de l’Europe (dont la France). L’UE a démontré son incapacité à résoudre la crise grecque et l’exemple du Portugal indique que le redressement est obtenu grâce à des mesures inverses aux politiques austéritaires prônées par l’UE. Il ne suffira pas de « sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe, l’Europe » pour résoudre ces problèmes.
On peut souhaiter (pour le débat démocratique ;o) ) que Florian Philippot retrouve une structure et un auditoire qui lui permette de développer ses positions.
Vive l'audace du point d'interrogation!!
Magnifique signe de ponctuation.
Il aide à penser.
Il suspend le préjugé.
A lui seul, élément premier de tous les "signaux faibles"!

Il fait un appel d'air!

?+?+?+?+?+?+?, etc = le couvercle des croyances qui se soulève
???????????????????= l'insurrection qui vient :))
Ce n'est pas le principe de la sortie de l'euro seule (nécessaire mais pas suffisante) qui permettra de vaincre le chômage mais le retour à la souveraineté monétaire (accompagnée d'un certain nombre d'autres mesures).
Etre maître de sa monnaie c'est permettre, sous certaines conditions, à l'Etat de créer de la monnaie (sans passer par les banques commerciales qui se sucrent au passage) et d'investir dans des projets d'avenir sur le temps long. N.Hulot et sa fondation avaient fait une proposition ambitieuse notamment en créant des emplois dans le secteur de la rénovation de l'habitat.

Je me répète mais la théorie économique très sérieuse qui donne des arguments théoriques à une idée très simple à la base (tellement simple que c'est parfois difficile à admettre) s'appelle Néochartalisme (ou MMT = Modern Money Theory) d'inspiration très keynésienne.

Beaucoup d'informations ici (pub) : http://ecodemystificateur.blog.free.fr/
ou ici : https://frappermonnaie.wordpress.com/

On attend toujours qu'Alternatives Economiques veuille bien s'emparer du sujet. Mais c'est sûr qu'on peut pas tout faire: assister au colloque d'adieu (et accessoirement au buffet dans une salle du Panthéon) à un pilier de l'idéologie dominante (C;De Boissieu) et faire une étude sur des sujets "alternatifs". N'est ce pas , Monsieur Chavagneux ?
[quote=DS]Pour le dire clairement, la sortie de l'euro, pour vaincre le chômage de masse en France, est la seule méthode qui n'ait jamais été essayée.

J’ai lu cet article dernièrement :
http://information.tv5monde.com/info/portugal-un-redressement-economique-et-social-qui-prend-bruxelles-contre-pied-190588

Et ça m’a fait penser que la question monétaire n’est peut-être pas aussi essentielle qu’on veut bien le dire. Je me dis que ce qu’il manque, dans la « sphère » économique, c’est de « donner de l’air ». Et on a plusieurs solutions pour ça, qui concernent la monnaie (Krugman répète à qui veut l’entendre depuis 20 ans que la solution, c’est l’inflation) ou la dépense/l’investissement public (cf. Le programme d’investissement de Mélenchon).

Dans l’absolu, j’ai le sentiment que faire du contrôle de la monnaie un préalable à toute politique d’amélioration de la situation, ça revient à se déresponsabiliser politiquement. C’est bête, mais a-t-on vraiment le choix que de ne pas « faire avec » (au moins dans un premier temps) ? Je reste persuadé que tant qu’on aura pas prouvé qu’on peut faire « mieux » que l’Allemagne, on sera dominé dans le rapport de forces intra-européen.
Hello,
petite aparté complétement hors-sujet : connaissez-vous la chaîne youtube du medef?
Voici un petit avant gout : https://www.youtube.com/watch?v=_y0XCp8KdB0
Cette vidéo me beaucoup rire : Le réalisateur n'a visiblement jamais tenu un aspirateur ou une perceuse dans ses mains, il considère que une heure d'utilisation d'un aspirateur est moins pénible que une heure de balayage.
Ca en dit long sur ce que comprend le medef quand on parle de travail pénible...
sur l'Europe et la gauche, le débat Sapir-Mélenchon est la production maison, mais il y eu plus tard, organisé par Politis dans la chaleur des concurrences électorales, le débat Piketty-Généreux où il s'est dit pas mal de choses intéressantes.
Sortir de l'horreur libérale n'implique en aucun cas le rejet de l'Europe. En effet, la seule chance de l'Europe, c'est la sortie de l'horreur libérale.
La France Insoumise elle-même n'ayant jamais appelé clairement à la sortie de l'euro, plus aucune force politique importante, en France, ne préconise un Frexit.

Pardonnez moi cher lider maximo, mais on dirait du Jean Quatremer.
JAMAIS la sortie de l'euro n'a voulu dire sorie de l'Europe.
Il y a parfois des raccourcis qui ressemblent à des sorties de route.
La sortie de l'euro sans la sortie de l'Europe est tout de même très difficile, ce qui rend le raccourci valable.
Dans l'U.E. et pas dans la zone euro, par ordre alphabétique : Bulgarie (Lev), Croatie (Kuna), Danemark (Couronne danoise), Hongrie (Forint), Pologne (Zloty), Tchéquie (Couronne tchèque), Roumanie (Leu), pour l'instant encore Royaume-Uni (Livre), Suède (Couronne suédoise)

A part le Royaume-Uni et le Danemark, les autres sont censés rejoindre la zone Euro.
A noter aussi que le Monténégro utilise l'Euro sans être dans l'U.E.

Perso, je crois que distinguer la question purement monétaire de la question politique clarifierait les choses notamment pour entendre ceux qui veulent sortir de l'Euro nous dire quelle politique monétaire ils comptent mener vis-à-vis des voisins (concurrence de devises ?).

Et puis il n'y a pas que 2 options, dedans/dehors mais 3 options : garder l'Euro tel qu'il est, le réformer ou en sortir.
La seconde option me semble la plus cohérente pour garder une monnaie puissante face au dollar, avec un change stable entre pays européens, même si il faudrait sans doute penser à de la souplesse, donner un aspect monnaie commune plutôt qu'unique.
Quand on voit que les pays baltes sont dans l'Euro avec des salaires minimums entre 380 et 470 €/mois, qu'il y a la question de l'excédent commercial allemand etc., on est loin d'avoir un marché équilibré.
Vous vous trompez de sujet. La question n'est pas celle d'entrer dans l'UE sans entrer dans l'Euro, ou de rester dans l'UE sans entrer dans l'Euro. La question est celle de sortir de l'Euro sans sortir de l'UE.
C'était justement pour distinguer les questions que je disais ça. Si d'emblée vous posez la question comme disant qu'une sortie de l'Euro pose le problème de la sortie de l'U.E., vous vous limitez dans les options.
Dans le cas de la Grèce, Schaüble n'aurait pas été contre une sortie de l'Euro qui n'impliquait pas une sortie de l'U.E.
Si les économies ne sont pas, de facto, suffisamment équilibrées pour une monnaie unique, il y a un problème mais il ne faut pas non plus tomber dans le fétichisme monétaire et en faire l'alpha et l'oméga de la question économique générale et encore plus de la question politique.
Pour ma part, je ne vois pas trop l'intérêt d'une sortie de l'Euro pour la France mais même si quelqu'un la défend, j'attends de lui qu'il dise si, comme vous, il pense que l'un et l'autre sont tellement liés que l'abandon de l'un rend difficile de maintenir l'autre, si, en fait, il en fait un moyen dissimulé de prôner l'abandon de l'U.E. voire du projet européen (cf la France Insoumise ou plus précisément Mélenchon que je trouve flou dans les idées d'autre union européenne).
Ce que je voulais dire, c'est qu'il y a peu de précédents (l'Angleterre me semble-t-il) de pays ayant pu rompre des traités sans les rompre tous, voire aucun (flemme de regarder si l'Angleterre a vraiment rompu des traités). Des opt-outs à l'intégration, il y en a eu plein. Je crois sérieusement qu'une sortie de l'Euro sans sortie de l'UE est irréaliste.

Je ne suis pas sûr que l'opinion de Mélenchon soit si peu claire que ça. Sortie de l'Euro presque assurée (conditionnée par l'acceptation de ses conditions par X partenaires qui y auraient peu d'intérêts), sortie de l'OTAN pour se rapprocher de pays clairement perçus comme autoritaires par les partenaires européens… On ne voit pas bien comment les autres pays ne pousseraient pas un Hard Frexit (ou Fruck off) vu le peu d'intérêt de garder la France dans l'Union après ça. Les opposants internes à l'intégration, on a connu avec l'Angleterre, et c'est pas jojo.
Votre vision de l'opinion de Mélenchon traduit sans doute ce que je vois comme flou. D'un côté il y a l'idée de faire pression sur l'U.E. pour la changer, de l'autre il y a celle faisant que toute cette pression se construisant sur l'abandon de traités, elle rend ouverte l'option de s'en passer donc affaiblit son intérêt pour elle. Si on rejette l'aspect néo-libéral de l'économie de l'U.E. tout en voulant la garder, il serait bon de compenser par une vision politique forte pour elle, notamment géostratégique, savoir ce qu'on veut faire sur le moyen-long terme avec les autres pays qui la compose.
La France est un pays historiquement tendu entre le côté maritime et le côté continental, l'U.E. s'est construite par le côté continental tandis que Mélenchon semble avoir un tropisme pour le côté maritime, Méditerranée et Atlantique. Forcément, quand on se veut plus voisin du Brésil que de l'Allemagne parce qu'on a 600 km de frontière avec le premier, on peut avoir la tête à autre chose que de se demander quoi faire avec la Pologne, la Hongrie, les pays baltes etc.
Honnêtement, je crois que vous tentez de lire trop profondément ce qui reste un projet guidé par des réflexions populistes visant un électorat gauchisant. Regardez la difficulté à laquelle Macron s'est heurté en ayant une attitude, tout de même, assez pugnace et volontaire sur le sujet des travailleurs détachés. Vous imaginez Mélenchon remettre en question l'ensemble du tropisme libéral de l'Europe ?

S'il y a quelque chose à noter sur l'aspect historique de nos tropismes maritîmes, c'est que cette aventure est pour ainsi dire terminée. Qu'il soit important de se soucier, diplomatiquement de l'Outre-Mer, je crois que personne n'en doute. Que 600 km de frontière avec le Brésil, vue la situation de cette frontière et la population concernée, justifie de privilégier nos relations là-bas, est parfaitement ridicule.
Il y a pour moi une cohérence politique chez Mélenchon liée à son fond culturel et qui ne le portera pas à miser sur l'U.E.

Il a essayé de réactiver les imaginaires de la Révolution, sans-culottes et république universelle, avec une analogie qui peut fonctionner si on considère être en révolte contre de nouveaux tyrans, que l'Ancien Régime qu'on veut abattre est celui d'une nouvelle noblesse (l'oligarchie, la caste etc.) et son clergé (les médias, les "experts" etc.) faisant régner leur violence sur le monde.
Le dos tourné à une Europe tyrannique, on entend alors être les porte-drapeaux du vrai progrès ailleurs. Tant pis si les peuples européens ne veulent pas se libérer et tant pis pour les Polonais qui accepteraient le dumping social. Cet état d'esprit a existé au XIXe avec l'échec des premières idées d'Europe politique mais ça a mal fini avec exploitation coloniale et printemps des peuples devenant nationalisme ethnique, chauvinisme etc.

De manière très générale, je crois qu'on est à une période où reviennent ces thèmes parce que l'Internationale prolétarienne est morte et que le modèle de l'Etat-nation est dans un état de faiblesse comme lorsqu'il était naissant : il y a un décalage entre souveraineté politique (élections nationales) et structures de pouvoir économique (multinationales) le tout dans une ambiance de guerre économique mondiale (y'a même une école pour ça).

Donc, au fond, face au pouvoir des assemblées d'actionnaires conquérants, Mélenchon voudrait une vraie Assemblée Nationale, de la vraie politique pour un peuple politique. Dans ce cadre, on cherche des "peuples frères" en lutte contre la même tyrannie.

Mais, à mon sens, c'est en décalage avec notre propre participation à la tyrannie - on n'est pas 5-6e puissance économique mondiale pour rien - et avec un autre historique de gauche lié à la dévalorisation de la république française après les catastrophes coloniales et nationalistes.
Il y a notamment une véritable ambition de gauche pour l'Europe, des gens qui veulent y croire encore. Mélenchon ménage ça autant qu'il peut mais je crois que pour lui, c'est fini, que ce n'est plus qu'un rêve sur lequel peut surfer la technocratie européenne pour enfermer un peu plus dans son système. Et Macron tenterait-il de réactiver un vrai projet politique européen, qu'il le prendra avec suspicion, comme manoeuvre pour renforcer le "y'a pas d'alternative".

Finalement, la question serait alors : ce peuple politique que voudrait Mélenchon existe-t-il ?

Qui veut faire de la République française le porte-drapeau d'une critique mondiale des pouvoirs économiques ? Qui mettra en questions nos "champions" internationaux du CAC40 quand on parlera de ce qu'ils rapportent ? Combien se diront plutôt "citoyens du monde" à proportion de leurs moyens de voyager, de s'installer ici ou là selon les opportunités professionnelles, les avantages fiscaux etc. ?

Il est probable que les dits "gagnants de la mondialisation" aient un intérêt modéré pour le cadre français. Quant aux perdants, une partie en fera spontanément un usage tribal, d'indigènes gaulois se sentant menacés et prêts à accepter tous les moyens pour survivre/gagner.

Mais pour sortir du pragmatisme des relations internationales, serait-il ridicule que sortent en Guyane des drapeaux bleu-blanc-rouge et des "aux armes citoyens !" pour s'opposer à je ne sais quelle multinationale ? Ou même aux Etats-Unis ?
Une vidéo intéressante concernant l'image de la France à l'international : Do you hear the people sing, version anglaise des Misérables (la comédie musicale) avec des images de la Révolution, version Assassin's Creed. Les clichés de la France révolutionnaire marchent encore, le petit peuple d'internet, anglophone principalement, semble apprécier au vu des commentaires.

P.S. : je donne là ma perception de l'esprit de Mélenchon, un imaginaire un peu instituteur 3e République plein de bonnes intentions humanistes, mais j'ai une image plus flou pour la France Insoumise qui mélange des personnalités diverses avec un programme héritant de représentations plus proches de l'internationale prolétarienne que des sans-culottes républicains.
On l'a pourtant expliqué en long en large et en travers.
"distinguer la question purement monétaire de la question politique"
Vous seriez pas économiste des fois ?
Il me semble que nombre d'économistes tendent plutôt à faire de la monnaie une question politique essentielle, à transformer la politique économique en économie politique. Que ce soit dans le sens étatiste-souverainiste (monnaie = Etat, pouvoir régalien, nation etc.) ou anti-étatique, ça oriente la pensée vers un projet politique se définissant d'après ce que l'on possède.
Au final, il ne faut pas s'étonner que les solidarités nationales, communautaires etc. se désagrègent à proportion de la mondialisation des modes de production de richesse. Les gens orientés vers la recherche de ces profits-là voient bien qu'ils ne se déterminent pas par une appartenance citoyenne, les possédants sont sans frontière, gens du monde plutôt que citoyens du monde, et ceux qui aspirent à posséder ont vite fait de suivre leur exemple si ça marche.
C'est comme ça qu'un Depardieu issu d'un milieu populaire se déclare "citoyen du monde" quand on lui parle de fiscalité, ou dans l'autre sens, que De Gaulle conspuait le petit bourgeois/propriétaire français qui ne lâcherait pas son bien (patrimonial) pour des aventures à Londres.
A quoi s'attache-t-on ?
Objets inanimés, avez-vous donc un âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer... (Milly ou la terre natale, Lamartine).

Et un peu plus du poème qui parle bien de notre monde :
"Chaque arbre a son histoire et chaque pierre un nom.
Qu’importe que ce nom, comme Thèbe ou Palmyre,
Ne nous rappelle pas les fastes d’un empire,
Le sang humain versé pour le choix des tyrans,
Ou ces fléaux de Dieu que l’homme appelle grands ?
(...)
Bientôt peut-être… — Écarte, ô mon Dieu, ce présage !
Bientôt un étranger, inconnu du village,
Viendra, l’or à la main, s’emparer de ces lieux
Qu’habite encor pour nous l’ombre de nos aïeux,
Et d’où nos souvenirs des berceaux et des tombes
S’enfuiront à sa voix, comme un nid de colombes
Dont la hache a fauché l’arbre dans les forêts,
Et qui ne savent plus où se poser après !
C'est justement "garder un change stable entre pays européens" qui pose un problème. L'impossibilité de traduire les divergences des évolutions économiques par des modifications de taux de change se traduit par la nécessité de les traduire dans des politiques dites d'austérité et de baisse des coûts salariaux.
Ce qui est étonnant, c'est l'oubli de tous les enseignements de l'histoire économique en la matière. Dans les années 20, l'attachement à l'étalon-or a démoli l'économie du Royaume-Uni . Aujourd'hui, l'attachement à l'Euro démolit l'économie de la France et d'autres pays. L'Allemagne ne souffre pas d'une monnaie surévaluée du fait de la structure de son industrie. De très nombreux travaux d'économistes préconisent le retour à des taux de change flottants; leurs travaux ne bénéficient pas de la publicité des "économistes médiatiques", membres de conseils d'administrations de banques ou de compagnies d'assurances . Et , bien évidemment, le débat est interdit dans la plupart des média concentrés entre les mains de quelques milliardaires.
Mon cher Renaud K, les politiques dites d'austérité et de baisse des coûts salariaux n'ont rien avoir avec la monnaie ... Elles sont inhérentes au capitalisme ...

On veut bien débattre avec vous, mais vous êtes quand même complètement à côté de la plaque.
Mais lorsqu'on a une monnaie souveraine, on est libre de choisir une politique d'austérité (les conservateurs britanniques ont fait ce choix) ou non (les travaillistes pourront faire une relance keynesienne si ça les amuse).

Avec l'euro, la France se prive de ce choix. Et vu le nouveau paysage politique allemand, on peut dire adieu aux rêves d'une évolution de l'euro dans le sens souhaité par les autres "partenaires européens".
La France ne se prive pas de ce choix, elle le déplace au niveau européen et y participe pleinement.

Les différents gouvernements français successifs sont pleinement moteurs dans l'évolution des politiques et des règles européennes.

Le fait qu'ils aient "gravé dans le marbre" des traités européens leur idéologie libérale ( incluant les politiques d'austérité avec le fameux objectif de déficit au dessous des 3% du pacte de stabilité ) est un choix politique, personne ne l'a imposé à la France.

L'instrumentalisation de la crise de 2008 pour imposer des politiques d'austérité que certains peuples avaient jusque là fait échoué est le choix des divers gouvernements européens, et je crois que Sarkozy en était l'un des principaux artisans.

L'Europe qui impose à la France est un mythe, l'Europe c'est l'Allemagne ET la France, essentiellement.

Si la France ou l'Allemagne changent d'orientation, alors on n'a déjà de fait plus la même union européenne.
D'accord avec vous que les gouvernements français successifs n'ont pas fait grand chose pour remettre en cause l'austérité, les 3 % et les autres articles de foi de la zone euro.

Mais on voit mal un gouvernement allemand (surtout celui qui se mettra en place suite aux récentes élections) accepter de changer de politique et de revoir le rôle de la banque centrale. Et même s'il le voulait, la cour constitutionnelle risquerait d'invalider toute tentative dans ce sens.

Donc, si la France voulait changer d'orientation, elle devrait le faire sans l'Allemagne.
Selon l'article 88 de la constitution allemande, la BCE doit être indépendante (du pouvoir politique, donc), et garantir avant tout la stabilité des prix.
En politique les rapports de force actuels mesurent le chemin à accomplir, les difficultés qu'il faudra affronter. On comprends bien que pour vous la tâche vous semble impossible. Mais les rapports de force peuvent changer, ce qui vous paraissait impossible hier, peut très bien vous apparaître possible demain. Cela ne tombera surement pas du ciel, il faudra faire en sorte que cela advienne, c'est le principe de la politique ...

Rien ne change jamais si on suit votre discours ...

Vous ne pouvez absolument pas savoir ce qu'il adviendra suite à de tels changements : la France qui bascule et qui défend une autre orientation de l'UE c'est déjà un énorme changement en lui-même. Moi je suis curieux de voir comment cela évoluera.

De toute façon vous ne pouvez pas y échapper, si vous pensez qu'en sortant de l'UE cela vous épargnera le fait de devoir convaincre l'Allemagne vous n'avez strictement rien compris aux enjeux politiques qui sont derrière l'UE.
On peut toujours rêver.

Pour ma part, je suis plutôt convaincue de l'inflexibilité allemande sur cette question. Ce n'est pas un hasard si elle est inscrite dans leur constitution. L'Allemagne a voulu un euro selon ses termes et l'a eu. Il se trouve que ces termes ne conviennent pas à certains autres. L'erreur était là et il serait temps de le reconnaître.
Par ailleurs, plus vite on rectifiera cette erreur, moins il y aura d'acrimonie durable entre les pays. Mais il semble que les vaches sacrées des uns pèsent plus que la vie des peuples des autres.

Et enfin, merci de m'avoir fait comprendre que je n'ai "strictement rien compris". Je m'inclinerai dorénavant devant votre science.
Ben oui, tout comme en France Sarkozy voulait faire inscrire "la règle d'or" dans la constitution, c'est le signe de la grande tradition française pour l'austérité.

Donc partons du principe que la politique cela ne sert à rien et que le rapport de force restera tel quel indéfiniment jusqu'à l'éternité.
Donc expliquez-nous votre plan ?
Je n'ai pas de plan, je ne suis pas responsable de ces questions.

Mais il me semble en tant qu'observatrice qu'il faut sortir de l'euro d'une manière ou d'une autre pour que quelque chose change. Cela risque d'être difficile, mais ce sera nécessaire.

Sinon, on pourra toujours attendre que les Italiens mettent en place leur monnaie parallèle, qu'un autre pays imagine une autre solution...

Comment conciliez-vous votre désir ostensible de changement, et le maintien dans l'euro ?

Je me rallie de plus en plus à la position de Gwir exprimée ci-dessous.
Sortir de l'euro pour quoi faire ? Pour que ça change ? Mais dans quel sens ?

Il me semble donc important de spécifier quel changement on attend afin d'établir comment s'y prendre.

Est-ce que vous comprenez pourquoi il est nécessaire de s'entendre avec nos voisins européens ?
Non, car il est clair que vous détenez le monopole de la compréhension.

Si vous êtes représentatif de ses soutiens, la FI n'est pas sortie de l'auberge.

Et Mélenchon, s'il arrive un jour au pouvoir, sera le nouveau Tsipras.
Il est assez évident qu'il n'y avait aucune volonté de discussion de votre part et que vous ne vouliez que nous jouer votre sketch pour mieux cracher sur la FI en m'utilisant.

Par ailleurs, plus vite on rectifiera cette erreur, moins il y aura d'acrimonie durable entre les pays.


Cette phrase donne à penser que pour vous on sort de l'UE et tout est réglé.

Mais on sort de l'UE et la concurrence entre les pays européens ne cesse pas, elle s'amplifiera même du fait que vous n'aurez rien changé et que vous voulez récupérer des leviers à cette fin, comme les taux de change sur la monnaie.

L'erreur de GWIR, c'est de ne pas comprendre que le plan B n'a pas de sens sans le plan A.
C'est parce que justement on comprend qu'on ne peut espérer retrouver la prospérité en France en ayant tout le reste de l'UE qui s'effondre sous les politiques d'austérité, qu'il faut des changements qu'on soit dans l'UE ou pas au niveau de nos voisins européens et pas seulement en France.
Et l'absurdité consiste à croire qu'on peut éviter la confrontation avec l'Allemagne en sortant de l'UE, alors qu'il faudra bien redéfinir nos accords avec l'Allemagne, dans tous les cas ...

Alors c'est tellement plus simple de diaboliser et d'amalgamer les personnes qui ne sont pas d'accord avec vous.
Et comment peut-on être d'accord avec vous alors que vous ne savez même pas ce que vous voulez mis à part la sortie de l'UE.
Comment discuter avec des gens comme vous qui vous interdisent le droit d'avoir des positions politiques qui sont fondées / raisonnées et qui tout de suite vous accusent de ne parler que par croyance religieuse pour l'UE ?

Donc non je n'ai pas le monopole de la compréhension, mais j'ai tout à fait le droit d'interroger la vôtre, ce n'est pas infamant, je ne vous connais pas.
Aargh, Gwir ne comprend pas non plus... décidément !

Dire qu'avec des soutiens comme vous, la FI n'est pas sortie de l'auberge, ce serait vous utiliser pour mieux cracher sur la FI ... superbe démonstration de vos capacités de compréhension, en effet.
Ok un bon vieux troll =)
Vous croyez que vous êtes les premiers à tenter de nous blesser en remettant en cause notre qualité en tant que militants mdr.
C'est un grand classique.
Ma chère Sandy, savez-vous de quoi vous parlez?... maîtrisez vous l'économie?... (êtes-vous qualifiée dans ce domaine...), inutile de me répondre, vos propos parlent d'eux-même... de grâce, ne cessez de vous ridiculisez avec vos positions pro-UE, tout en vous clamant de la FI... c'est à croire que vous n'avez rien compris à leur programme... (plan B). Et surtout, encore une fois, évitez vote ton péremptoire et condescendant à l'attention de Renaud K, alors que vous ne maîtrisez pas les tenants et aboutissants du sujet... (votre dernière phrase "On veut bien débattre avec vous, mais vous êtes quand même complètement à côté de la plaque." illustre à merveille votre condescendance et l'image que vous vous faîtes de vous mêmes... j'ajouterai, qui est ce "on"?... certainement pas les gens qui ne pensent pas comme vous, ou parlez vous de vous-même à la 3ème personne?... Ah non, vous allez me dire "nous la FI"... sauf qu'à la FI ils ne vous ont pas attendu et ont préparé le plan B que vous ne saisissez pas... donc de grâce...
D'abord je ne suis pas une femme. Apprenez que le prénom Sandy est mixte, et qu'il est même à l'origine masculin.

Ensuite qui est condescendant ici ?

Je lui dis qu'il se trompe.
Vous vous dites que je suis ridicule, que je n'y connais rien etc ...

Ce que je défends est exactement ce que la FI défend, le plan B inclus.

L'idée que le pb viendrait des taux de change est une idée qui intègre pleinement l'idéologie libérale et qui s'ancre totalement dans la guerre économique.

Et bien que la FI envisage la sortie de l'UE dans son plan B, ce n'est clairement pas dans le but de faire la guerre économique en espérant tirer la couverture grâce à la dévaluation de notre monnaie. Les ambitions de la FI pour la France sont quand même largement plus importantes que d'espérer grapiller des points de croissance en faisant de la concurrence déloyale, ou même en se contentant de contrer la concurrence déloyale des autres pays.
Et nous savons de toute façon qu'au jeu du dumping, peu importe le levier, ce sont systématiquement les travailleurs qui sont perdants.

Aussi, on ne veut pas déplacer le problème, ici celui de la spéculation sur la dette pour le remplacer par la spéculation sur notre monnaie, on cherche un moyen de se protéger des deux. Et notre avenir n'est pas dans l'exportation.
"le débat sur l'Europe est-il tranché ? "

Doit-on y continuer à accepter le comportement de pays comme la Pologne ou la Hongrie ?
" En être réduit à inviter Jacques Sapir" vous êtes Sapirophobe comme DS est Poutinophobe en accusant Sapir d'être la "boussole poutinienne" de la sortie de l'euro !!! C'est drôle. J'espère que Philippot pourra créer un mouvement que bien des personnes auront, peut-être, envie de rejoindre quand les conséquences désastreuses de la politique de Macron plongeront les couches moyennes et pauvres dans encore plus de précarité et d'insécurité. Il ne faut pas désespérer de l'intelligence collective, il faut essayer tout au moins. Il faudra d'abord que les médiacrates perdent de leur pouvoir de nuisance. Comme pour l'Allemagne dont on nous vante le modèle économique tout en ignorant tous les manques. De temps en temps, on nous montre la déliquescence des infrastructures ou la misère des vieux ou encore les minijobs, mais pas trop souvent, il ne faudrait surtout pas que le doute puisse s'immiscer dans des cerveaux formatés.
"Pour le dire clairement, la sortie de l'euro, pour vaincre le chômage de masse en France, est la seule méthode qui n'ait jamais été essayée."

Hum..... Euuh, non.

Cher Daniel, je sens que cette phrase va vous créer quelques problèmes :-).

Bonne journée,
Nico
l'affrontement de second tour entre Macron et Le Pen, et a tourné à la confusion de cette dernière, incapable, sur cette question-pivot de son programme, d'esquisser clairement une stratégie. On peut évidemment le regretter.
Vous regrettez que Marine le Pen soit apparue comme une bouffonne ? Vous auriez préféré qu'elle eût été crédible sur la question de l'euro ?

"FN, zone érogène" ok, on comprend mieux pourquoi...
Le fait d'en être réduit à inviter Sapir pour débattre de la sortie de l'euro prouve bien que si le débat n'est pas abordé par les médias, c'est qu'il n'a aucun intérêt, pas que c'est un tabou.
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