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Peut-on imaginer une gestion "de gauche" du travail uberisé ?

Alors que la loi travail cristallise les colères qui font tanguer le gouvernement – de Manuel Valls "enfin flexible" selon Libération

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Très intéressant. Une question m'effleure: le droit à la formation, c'est un "machin" de discours politique ou c'est réellement utilisé, réellement utile, et par et pour qui ? Je me demande car là à chaud je n'arrive pas à me rappeler un cas dans mon quotidien.
Un point précis ne peut que titiller l'oreille du politologue averti : le refrain de la fin du salariat n'est, dans les médias, entonné que par la droite libérale la plus ringarde.
Pleine de honte de n'avoir pas eu envie de lire cet article, je commence sa lecture ce dimanche matin. Et je m'arrête au milieu en incapacité de poursuivre.
Déjà le gars qui est pour mais non il est contre, ça me retourne le cerveau.
En suite une liste de tout ce que permettra le CPA. Je ne comprends pas vraiment ce que je lis, perplexe et dubitative, avide de concret, de tangible, de mots qui m'évoquent mon expérience, pour au moins m'y retrouver un peu.
Car dans cette liste quoi de neuf? Ce ne sont que des choses qui étaient déjà possibles il y a peu et même encore, où alors j'ai dû mener ma vie professionnelle dans un univers parallèle. J'ai pris un congé de formation, j'ai été travailleuse/ chômeuse en alternance et à chaque fois je retrouvais mes droits là où je les avais laissé. Congé maternité, oui mais quelle différence avec ou sans CPA? C'est pour ouvrir le droit de ne pas le prendre plus large, que les salariés soient comme les artisans? Qui a jamais été empêché de sacrifier ses congés à faire une formation?
Et ainsi de suite, à l'épreuve de mon expérience, la lecture, pendant laquelle mon cerveau est à l'affut de repères pour mon opinion, sème une confusion totale.
Je vais continuer à me tenir éloignée de tout truc genre économie/ retraites/ travail, je ne suis pas apte à y voir clair. Toute cette théorie m'embrouille mon brouillon.

Et uber, pour résumer mon ressenti, me semble une façon de légaliser le travail au noir, l'économie parallèle (de produits légaux) dont on n'a plus les moyens de se passer.
Quelques détails complémentaires sur ces fameux livreurs à vélo. Avant de passer la commande, c'est intéressant de savoir comment se passent les choses (voir lien ci-dessous):

https://iaata.info/Le-Uber-de-la-restauration-debarque-a-Toulouse-L-independance-c-est-l-esclavage-1023.html#nh5
Beaucoup de littérature dans cet article mais je reste sur ma faim.

Et si Uber n'existait pas on aurait choisi quoi à la place "d'uberisation" ?
Anne Sophie, vous avez oublié le plus important de la liste : le compte d'apothicaire, qui d'ailleurs les résume tous, qui est à tous ces comptes en quelque sorte comme un dieu est aux diverses espèces dans lesquelles il s'incarne. Dieu du contrôle besogneux et tatillon — big brother is watching you !
Déjà expérimenté auprès des chômeurs et autres allocataires en tout genre, ce compte a l'avantage non négligeable de fournir beaucoup de travail à tous, depuis le "bénéficiaire" (help, Orwell !) jusqu'au fonctionnaire en passant par tous les maillons de l'entreprise et des divers systèmes paritaires et/ou parapublics. De travail, j'ai dit — pas forcément beaucoup d'emplois, puisqu'en fin de compte on s'en fout que les comptes d'apothicaires soient un bordel débordant, 50% de non recours aux droits c'est quand même pas mal d'économies en fin de compte.
Ah bon, on ne vous l'a pas donné dans la liste ? Mais c'est que lui c'est même pas la peine d'en parler, personne ne le discute, il est l'essence même, que dis-je, la quintessence de toutes ces usines à gaz.

Qu'est-ce qu'ils vont pas nous inventer, les travaillistes de gauche comme de droite, pour surtout pas accepter l'idée d'une sécurité économique inconditionnelle !
Très bon boulot, merci.
On ne peut pas en vouloir à Filoche, son inquiétude est légitime vu ce dont est capable le monde patronal, mais il faut reconnaître aussi qu'il est un peu à côté de ce qui se joue dans la mutation en cours du travail - l'enchaînement des stages, cdd, etc. - qui justifie que les avantages passent enfin un peu du statut à l'employé lui-même. Non, le CPA n'est pas un cadeau de plus aux employeurs, c'était une contrepartie dans la loi travail initiale, et ça l'est encore plus désormais.
Bonjour
La police nous défend à voir à partir de 9'
J'ai hâte de voir l'émission de cette semaine, car sur les média mainstream Gérard Filoche est une sorte de caricaturiste qui semble assimiler tous les entrepreneurs à des monstres sanguinaires, je suis curieux de savoir si j'entendrai le même discours sur un média plus apaisé comme @si, où il se sentira peut-être moins obligé de forcer le trait pour contrebalancer une parole opposée.

L'article est en tout cas très intéressant. Je suis toujours partagé sur ce genre de projets revus à la baisse. d'un côté je me dis qu'on fait juste de la communication avec une coquille vide, et de l'autre je me dis c'est mieux que rien il faut bien commencer quelque part. La 1ère marche est la plus importante. Et que faire des trucs trop ambitieux d'un coup, c'est souvent faire les choses mal. Sans parler du fait que là il faut faire mais aussi convaincre. Et c'est plus facile de convaincre petit à petit que de dire qu'il faut tout changer. Je vous renvoie à une vidéo d'Horizon-gull sur le sujet : https://youtu.be/P3jQOqAeKcg

Par dessus tout j'en ai un peu marre des projets qu'on abandonne parce que les politiques (ou syndicats) n'ont pas voté en arguant du fait "que c'est bien mais que ça ne va pas assez loin". Si c'est bien tu votes, quitte à améliorer plus tard. Mais on ne renonce pas à un bon truc parce que ça ne va pas assez loin.
Encore un magnifique boulot d'Anne-Sophie Jacques. Je le rumine, et je vous inflige mes commentaires léonins.
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