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"Pauvre con" : L'Elysée exprime des regrets, mais pas Sarkozy

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Puisqu'il semble que Sarko n'ait pas fait d'excuses à la famille de l'homme qui s'est fait injurier au Salon del'Agriculture, on pourrait pas appliquer lui la même peine qu'à Siné : le virer de l'Elysée !!!
D'autant que pour Siné rien n'est justifié alors que pour Sarko il y a réellement injure...
Bonjour,

Je sais que le sujet date maintenant, mais une question me turlupine et je cherche une réponse.

Voilà, l'on sait que n'importe quel citoyen qui s'est permis d'insulter sarkozy depuis qu'il est ministre ou président s'est vu accorder de la prison avec sursis, et dans la plupart des cas même de la prison ferme.
Je voulais d'abord savoir si la personne qui s'est faite insulté par sarkozy a porté plainte contre lui, ou si quelqu'un d'autre l'a déjà fait. Sachant qu'il ne s'est jamais excusé de ses paroles, existe-t-il encore aujourd'hui un moyen de porter plainte contre lui ???

Un professeur est tenu aujourd'hui en classe de ne pas insulter ni frapper un élève. Un Président aurait lui le droit d'insulter et frapper un de ses citoyens sans aucun problème ???

Aujourd'hui, même si ce n'est qu'un détail, je suis en overdose de cette démocrature sarkozyste, ai-je le droit de porter plainte contre sarkozy et exiger des excuses publiques pour cette affaire ?
Est-ce une illusion de croire que la démocratie me donne ce droit ? faut-il passer par la communauté européenne pour espérer que porter plainte ait un véritable impact quand on sait que notre justice est actuellement privée depuis sarkozy ? Suis-je à ce point si barré ? suis-je le seul à penser comme ça ?

Merci à vous tous, vous faites un excellent travail, j'adore ce site.
« ... pas de tutoiement, du respect. Respectez les autres et vous serez respectés. Je sais bien qu'on vous insulte, mais on ne combat pas les voyous avec des méthodes de voyous », disait Sarkozy aux policiers le 29/11/07. Si on suit bien la parole de notre Président, il se désigne lui-même comme voyou. A moins que les voyous en costard s'appellent autrement ?
Je rappelle que les médias diffusent une fausse transcription écrite de la vidéo et que les défenseurs de Sarkozy se basent sur cette fausse citation. En effet, Le Monde, Libération etc. ont diffusé une transcription résumant l'ensemble du dialogue à 2 prises de parole où le "Tu me salis" du passant précède la réaction du président. La vidéo dément cette transcription largement diffusée : "Tu me salis" vient APRÈS le premier "Casse-toi !" de Sarkozy. C'est clairement Sarkozy qui agresse en premier. Le seul argument de ceux qui approuvent le président ( parlant d'une réaction vive d'un président insulté) tombe donc totalement à plat quand on dénonce cette manipulation médiatique.
Ce n'est pas une première.

Pour une interview de Laporte avec Libération, une question avait aussi été ajoutée par des conseillers élyséens. Là aussi, avec une finesse inégalable, le texte modifié n'avait été communiqué à Libé que juste avant le bouclage, pour ne pas laisser au journaliste le temps de réagir.
Après avoir regardé la vidéo de cet homme qui refuse la main tendue par le président Sarkozy, après avoir écouté les proches du président justifier sa réaction face à l'insulte qui lui était faite, j'ai repensé à une image forte des années 90 : le Général Philippe Morillon, commandant en chef de la FORPRONU en Bosnie-Herzégovine, refusant (devant les caméras) de serrer la main du général Mladic ... ça serait amusant de mettre en parallèle sur @si le traitement médiatique de ces deux événements, ou que Sébastien Bohler nous dévoile la face caché dans notre subconscient d'un serrage de paluches ou de son refus.

Philippe.
Dans son édito-vidéo sur LEXPRESS.fr, Christophe Barbier nous raconte l'interview de Sarko pour nous dire tout le bien qu'il en pense, en nous expliquant comment Sarko a fait son mea-culpa puis expliqué les raisons de son dérapage, avant de s'interroger doctement : "Tiens, y aurait-il déjà une marque Carla Bruni ?". Sacré Christophe !
J'ai ma petite idée sur le pourquoi du revirement du Parisien : jusque là, les journaux pouvaient diffuser à peu près n'importe quoi, sans crainte car les démentis n'apparaissaient que de façon furtifs, en petits, plusieurs jours après. Réparation était faite aux personnes lésées donc pas de plainte pour diffamation. Mais l'article, lui , le gros titre, restait bien dans toutes les mémoires.
C'est la même démarche pour cet article là : en gros titre, le mensonge, et plus tard la correction en dernière page dans un entre filet.

Sauf que les choses ont changée avec le Net. On le voit bien depuis quelques temps, il y a des gens qui sont à l'affut de la moindre erreur, consciente ou non et on constate bien la vitesse à laquelle ça se propage et les dégâts que cela engendre. Or, les journaux comme le Parisiens, dirigés par des personnes pas encore habituées au contre poids du Net, on toujours leurs mauvais réflexes, avec, pour ce coup ci, une réaction quand même, mais un poil trop tard.

Je peux me tromper, mais ça m'amène à penser que peut-être dorénavant, on peut espérer plus de justesse dans les articles des quotidiens ? plus de sincérité, de vérité de crainte d'être immédiatement démasqué et trainé dans la boue. Vu l'état financier de la presse ils n'ont guère d'autre choix.
Ce qui est étonnant c'est qu'aujourd"hui, cela fasse une sorte de buzz, avec reprise de dépêche par les agences...

Qu'@SI, un site sur l'actualité et les médias en parle, c'est normal, c'est sa fonction, son rôle. Mais est-ce que si Nicolas Sarkozy n'était pas dans une phase politique très difficile, avec une opinion qui l'a laché, des médias qui le lynchent, on en aurait parlé ?

Sur @SI, je n'en doute pas une seconde... mais ailleurs ? La question intéressante serait de savoir si les journaux télévisés vont en parler ce soir (et il y a de grande chance) mais alors vont-il lui accorder quelques secondes, quelques commentaires ? Vont-ils parler des autres informations contenues dans l'interview ou bien cela va-t-il occulter le reste ?

Parce qu'au final, que le président change ses regrets, que ce soit la cellule de communication de l'Elysée qui le fasse... je ne suis pas sur que ce soit capital. Alors certes, on parle de l'expression de "regrets"... mais est-ce aussi grave que le fait de vouloir changer la constitution pour modifier un des principes pilliers de notre République ?

(Pour une loi qui même avec la rétroactivité ne serait pas applicable avant longtemps parce qu'il faudrait que l'Etat mette en oeuvre des moyens de soins et fasse tout pour que les délinquants sexuels soit guérits ce qui n'est pas le cas !! [Sans compter qu'il est possible que le Cour Européenne des droits de l'Homme censure la rétroactivité de cette loi au vu de l'article 6 de la déclaration européenne des droits de l'homme... et que l'on aura transformé notre droit en monstre juridique pour rien du tout !]).
sarko n'arrêtera jamais, le roi est nu !!!!, les caisses sont vides de son propre aveu, les promesses n'engagent que ceux qui les croient ( paroles de pasqua ).

Toute l'Europe retient son souffle !!!!!, dans l'attente du prochain esclandre de notre maitre à penser de président. Aujourd'hui madame Merkel annule tous ses rendez vous prochains avec notre nain !!!!!.

Les sondages annoncent une lourde défaite de la droite aux municipales et cantonales, les rangs ump commencent à s'éclaircir !!!!!. Cela ressemble à la scène 2 heures et demi avant Jésus Christ !!!!!! où Coluche se retrouve seul devant les légions Romaines !!!!!, courage fuyons !!!!!!!!!.

Le plus difficile est le premier pas !!!!!
ce qui est intéressant c'est d'entendre des députés ump parler de remaniement présidentiel après les municipales plutôt que de remaniement gouvernemental
Dans la dépêche de Reuters (http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRTOY62991420080226?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0&sp=true), ils précisent
Selon la version originale, dont Reuters a pu lire une copie, Nicolas Sarkozy a déclaré : "Je n'aurais pas dû lui dire 'casse-toi'"

Donc, l'insulte est un mode de communication normal pour NS, puisqu'il ne regrette pas le "pauvre con". Par contre, du coup, sa déclaration se rapproche du titre du Parisien.
En lisant d'autres journaux, je crois comprendre que le directeur de la publication du Parisien a fait la démarche ce matin de révéler la modification de l'interview du Président en raison de l'initiative de certains de ses lecteurs présents à l'Elysée qui n'auraient pas supporter la relecture et réécriture de leur interview, bien peu familiers des techniques de la presse écrite.
Ils auraient pu alors dévoiler le pot aux roses et ce serait pourquoi M. Montvallon aurait pris les devant et proposer une solution remédiant à cette anomalie.
Il me semble qu'une enquête s'impose : je ne suis guère interessée (sur ce site en tout cas) par le contenu de la petite phrase du Président, en revanche je crois important de connaître ici les motivations qui ont conduit le Parisien d'abord à mettre en titre cette phrase qu'il savait ne pas avoir été prononcée et à révéler ensuite cette manipulaiton par le voie de Montvallon ce matin.

Pour l'instant, mon premier sentiment était l'incompréhension, mon deuxième la suspicion à l'égard du quotidien (pour avoir participer et accepter la transformation de la vérité d'une interview du présdient a posteriori), mon troisième le dégoût qui monte.

Qu'en est-il finalement ?
Le petit disque dur du fond de mon oreille m'a dit, m'enfin, cette formulation est déjà passée dans ma trompe d'eustache...

N Sarkozy dans "le parisien" du jour:
Ce n'est pas parce qu'on est le président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds.

Rama Yade dans "le parisien" du lundi 10 décembre 2007
(....)notre pays n’est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits.

Donc, en France, merci de ne pas s'essuyer les pieds sur le paillasson avant d'enter ????

Sébastien Bohler: Merci de nous faire part de ce qu'est le "syndrome du paillasson", ça m'intéresse !
"Au Salon, J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre"

j'aurais plutôt dis:" Au mois de mai 2007 j'aurais mieux fait de ne pas me faire élire, je suis un caractériel ! "
Belle utilisation du contre-feu. Pour faire taire la polémique sur le "pauvre con", on en crée une autre artificiellement, qui va enterrer la première, l'opinion ayant tendance à conserver la dernière information disponible. C'est du bel ouvrage.

Quand même, un petit truc que je ne comprends pas. Le Parisien découvre apparemment tardivement la version amendée de l'Elysée, avec cette petite surprise sur la pseudo-repentance de NS (ce qui, au passage, connaissant les discours du personnage là-dessus, est peu crédible). Mais pourquoi alors en faire le chapeau de l'article, si cela n'a pas été prononcé ? Pourquoi pas plutôt "L'Elysée vous ment !", ou autre chose sur le contenu de l'article ? La réponse est peut-être dans la vidéo de Montvalon, mais je n'ai pas pu voir la fin.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Mona,
Je l'ai lue après, mais déjà dans cet article, Montvalon disait qu'il allait publier l'originale.

Mais ça n'explique pas complètement pourquoi le Parisien choisit de mettre en exergue une phrase dont ils savaient qu'elle n'avait pas été prononcée.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Il est clair que l'attitude du parisien est ambivalente.
Sur Canal, si Montvallon se défosse sur l'Élysée et sur la nécessité du bouclage du numéro, il n'explique absolument pas pourquoi une phrase non prononcée fait le gros titre de la double page... Il vas jusqu'à parler de la surprise suscité à la rédaction par l'apparition de cette phrase.

La question est donc comment une "version qui n'a rien a voir avec ce qui a été prononcée devant les lecteurs" a pu faire le titre de la double page....
Je ne suis pas journaliste, mais l'aveu de Montvallon pose la question de la déontologie dont a fait preuve le parisien pour la publication d'aujourd'hui, non ?
Ce n'est pas la première fois : dans Libération de ce jour :

"Il y a peu, la rédaction de Libération avait eu la surprise de constater, au retour de relecture d'un entretien avec Bernard Laporte par ses conseillers, qu'une question et une réponse avaient été rajoutés par le cabinet du secrétaire d'Etat aux Sports. Une première dans l'histoire de Libération "
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/312238.FR.php

Mais Liberation décide de ne pas publier cette question et sa réponse :

"A la frayeur succéda la colère, quand les intervieweurs se sont aperçus qu’une question, jamais posée, avait été rajoutée… avec la réponse, jamais entendue. Le lecteur de Libération ne l’a évidemment pas lue, la décision de l’enlever de la version publiée s’imposant sans discussion ."
A lire dans cet article de Libération :
http://www.liberation.fr/rebonds/making_of/305749.FR.php
on sait maintenant pourquoi autant de journalistes ont été embauchés par l´Elysée : relire les articles avant publication et....
C'est un voyou.Point barre.
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