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Orlando, horreur lointaine des radios

Ne dérangez pas les radios du matin !

Derniers commentaires

Je ne comprends pas cette chronique...

Est il vraiment nécessaire de sur-mediatiser ces horreurs, surtout quelques heures après le drame alors qu'on ne dispose que d infos fragmentaires et parfois (souvent) erronées ?
Les tweets maladroits de "François Hollande" sur Orlando :

Tweet 1 : Je condamne avec horreur la tuerie qui a fait au moins 50 morts en Floride. J'exprime le plein soutien de la France au peuple américain

Le tweet est vivement critiqué pour son absence de référence à la communauté ciblée.

Tweet 2 :La tuerie homophobe d'Orlando a frappé l'Amérique et la liberté : la liberté de choisir son orientation sexuelle et son mode de vie (c'est moi qui souligne)

Tweet supprimé et remplacé par celui-ci :

Tweet 3 :La tuerie homophobe d'Orlando a frappé l'Amérique et la liberté : la liberté de vivre son orientation sexuelle et de choisir son mode de vie
Même si je partage globalement l'analyse de M. Schneidermann, une question me vient : dans un délai aussi court, une analyse pertinente aurait-elle pu être faite de la tuerie d'Orlando ou de son contexte ? Le profil du tueur reste encore un peu flou (à ce que j'ai compris), et l'effervescence provoquée par un évènement aussi choquant n'est en général que peu propice à un discours construit. Dans ce cas, ne pas décommander la venue de la ministre du travail (dans le cas de France Inter) pour parler d'un sujet important à l'échelle nationale ne me paraît pas dénué de sens, surtout si ce choix (je l'espère) s'accompagne de la recherche d'intervenants pertinents ayant préparé une intervention recherchée pour les jours à venir (l'espoir fait vivre).

Cependant, il me paraît en effet indescent de s'étendre sur les scores de l'euro de football quand on aurait pu parler plus en détails des racines de l'homophobie, des problèmes de contrôle des armes aux USA, ou même des impacts possibles d'un tel évènement sur les primaires américaines. Ces trois éléments sont au plus mentionnés dans le journal, mais on en dit que des lieux communs au contenu informationnel bien pauvre...
Le mot "homophobie" est apparu dans le dictionnaire entre 1991 et 1999. Mon dictionnaire ne le mentionne pas et il date de 1991 et les premiers débats sur le mariage aux Pays Bas et le PACS datent de la fin des années 90. Je dirais vers 1999. Il désigne chez Larousse le "Rejet de l'homosexualité, hostilité systématique à l'égard des homosexuels". Ainsi, un même fait divers survenu en 1995 ou en 2005 ne sera pas qualifié avec les mêmes mots et seul le second pourrait avoir été qualifié d'homophobe.

Ensuite, il faut rappeler l'âge des journalistes et des lecteurs et la double conséquence. D'une part, leur dictionnaire "mental" ne comprend pas forcément le mot "homophobie" du fait de son entrée tardive dans le dictionnaire. D'autre part, le regard sur les homos est toujours lié à sa génération et son vécu personnel. Chacun est marqué par le moment où il découvre l'amour : son environnement mais aussi sa génération : avant ou après 1982 (dépénalisation), après 1999 (PACS), ou après 2013 (mariage), on n'aura pas le même regard sur l'homosexualité.

Enfin, au vu des titres de la presse de ce matin, je serais tenté par une explication supplémentaire.
Ce mot existe depuis au moins dix sept ans à présent et il tend, ou je me trompe, du fait des enjeux politiques fondamentaux, à n'être utilisé que par les homosexuels et être snobé par les autres. Or, cette tendance crée de l'homophobie car utiliser le mot relève uniquement de la prise de conscience du caractère abjecte de cette réalité. Ne pas l'utiliser est donc de plus en plus depuis 1999, une forme de dénie volontaire de l'homophobie.

En conclusion, l'emploi du mot "homophobie" nécessite donc autant une remise en question des journalistes que des lecteurs. C'est la même chose pour le mot "mariage" qui désigne depuis la version 2014 une union entre "deux personnes", autrement dit l'expression "mariage gay" me semble anachonique désormais. Pour revenir à l'"homophobie", je dirais c'est sans doute comme le mot "antisémitisme" ou "racisme", le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie ont préexisté aux mots qui les ont désignés. Leur usage est utile à la définition du problème et donc à la société.
Ce sinistre massacre n'a certainement pas autant retenu l'attention de nos commentateurs que les attentats Parisiens et Bruxellois, mais a coté de ça il y a régulièrement des horreurs similaires qui font des dixaines de victimes en Egypte, en Turquie, au Pakistan etc... qui ont tout juste droit a une bande défilante sur les chaines d'info continue.
Et voilà Guaino !Déclenchement immédiat d'une bienfaisante rigolade. Se présente-t-il contre son petit gourou ou pour l'aider ?Je crois que l'apothéose sera la candidature de Balkany. Je l'attends avec impatience.
Par la rédaction de cet article vous résumez parfaitement votre mission : lutter contre l'invisibilisation.
Vous levez les coins des voiles pour démystifier le "mainstream".
Je suis fier de vous soutenir dans votre démarche, comme la lecture de votre article ci-dessus m'a soutenu...
Le plus fou c'est que Rue89 a laissé passé « matches »... Ils ont même rajouté (ou pas vu non plus) « ce qu'on l'on a besoin »2a à la place du « ce qu'on a besoin »1,2b qu'on peut actuellement lire ici. Heureusement ils ont remplacé « medias » par « médias », qui prend un accent aigu, comme dans médiatique.

1. N.d.T. : En français on écrirait plutôt « ce dont on a besoin ».
2. Ces deux fautes sont peut-être volontaires, pour nous faire croire qu'on est non pas en train de lire une chronique mais en train d'écouter la radio.
Sur Libé.fr :
Seddique Mateen, le père du tueur présumé d'Orlando Omar Mateen, s'est exprimé dans une vidéo mise en ligne ce lundi sur sa page Facebook. "C'est à Dieu qu'il revient de juger les homosexuels pour leurs actes, pas à ses serviteurs. Je suis attristé par cette nouvelle. Que Dieu guide la jeunesse et lui permette de suivre le véritable Islam", déclare Seddique Mateen, s'exprimant en dari, l'une des deux langues officielles d'Afghanistan, devant un drapeau afghan.
Je suis tellement attristé par cet incident et je l'ai dit aussi aux Américains", indique-t-il dans ce message de trois minutes, adressé au "bon peuple d'Afghanistan et à tous mes compatriotes", par lequel il prend acte de la mort de son fils. "Je me demande pourquoi il a fait ça en ce mois sacré de ramadan" ajoute-t-il. "Je ne savais pas qu'il avait cette haine dans le coeur."
Y avait "je suis Charlie" "Je suis Paris".
J'ai pas un vu un seul "Je suis gay".

Etonnant ?
Découverte...le meurtre à "bas bruit" , nouveau !
L'auteur de l'attentat d'hier dont on ne parle pas volontiers vu qu'un supporter de foot est entre la vie et la mort, ce qu'on répète en boucle depuis le moment où il y a deux jours il se trouve ainsi, l'auteur de cette hécatombe est d'origine Afghane et né à New York.

Seuls témoignages lus sur The Guardian, celui de son épouse qui le dit totalement zimbé, et étonnamment bipolaire mental, l'autre de sa famille disant qu'il aurait eu un coup de sang il y a peu de jours en voyant deux hommes s'embrassaient en public. Comme quoi un rien peut faire sauter un plombé taré.
Son épouse a heureusement divorcé de ce nutcase.
Les tarés d'ISIS ont sauté sur l'occasion pour s'approprier les lauriers de ce massacre commis par un autre taré. Il faut dire qu'Isis est justement en train de perdre du terrain et puis ils ne rêvent que de faire remonter les pendules au haut moyen-âge histoire de recadencé ce qui à leur humble avis de tarés est décandencé.

Quant au silence de nos radios sur le sujet en matière d'analyse, il faut dire à leur défense que les choses ne sont guère euphorique en ce moment : la pluie, l'Euro qui bat la mesure avec d'autres tarés qui se jouent la guéguerre nationaliste à la canette de bière, on va pas les emm... en plus avec une histoire de LGBT, et des latinos en plus.

Je propose une souscription pour l'attribution d'un Nobel de tare mentale. Ce prix Nobel a déjà deux lauréats assurés, le taré d'hier soir (dont je m'épargne encore le nom) et Anders Behring Breivik. Un prix Nobel pourrait aussi récompenser une œuvre personnifiant les qualités requises. Nous sommes devant l'embarras du choix.
après les libertaires et les libres penseurs
après les musiciens, les sportifs et leurs afficionados, les jeunes occidentaux qui aiment boire un coup et manger un morceau aux terrasses en soirée
voici venu le tour des homosexuels
voilà pour l'occident

sur le continent africain, ce sont plutôt les musées et les universités

Ce serait donc là notre avenir? obscurantisme et tyrannie?

Indépendamment de leurs méthodes ultra violentes, odieuses et expéditives, ils ont les mêmes cibles que la droite réactionnaire et l'extrême droite....La culture, le savoir, les droits et les libertés. On est mal.... Ne me demandez pas la solution , on la connaît.... l'humanisme, l'éducation qui doivent revenir au premier plan, tant pis si les 1% y laissent un peu de profits.
Sans doute, mais il faudrait aussi parler de la manière dont les autorités gèrent les phénomènes de type hooliganisme, en particulier, et mouvements de foule, en général.
En ce qui concerne ce qui s'est passé à Marseille, elles avaient été averties et, pourtant, le résultat est pitoyable.
J'adore la posture des responsables, depuis le ministre de l'Intérieur jusqu'au chef de la DNLH, qui se dédouannent de toute responsabilité !
Personne n'a songé à arrêter les bandes de Russes après leur première agression. Peut-être que les menottes avaient été réservées à des militants de la CGT ?
Quand on lit les témoignages sur la fouille avant l'entrée dans les stades, il y a de quoi avoir vraiment peur. Des pistolets d'alarme, les fumigènes et autres engins balancés dans l'enceinte.
On attend quoi, qu'il y ait plusieurs morts ?
La presse a également, apparemment, quelque mal à nommer un club homosexuel pour ce qu'il est (et c'est encore France Culture qui le mentionne).
Quelle mauvaise foi! Il y avait deux invités géniaux ce matin. Henri Guaino sur France Inter à 7h50, et Henri Guaino sur RMC à 8h35. Ces deux-là on tellement de choses complémentaires à dire, et on les entend tellement rarement sur ces créneaux, que les déprogrammer aurait été un faute professionnelle.
Merde alors, j'ai raté Copé. Ma journée est gâtée.
C'est très triste, une fois de plus. Ici aux USA, touchés au coeur de leur liberté, celle de pouvoir choisir et vivre son orientation sexuelle, celle d'être et de vivre librement gay.

Sur la dynamique électorale en cours, c'est ce type de catastrophe qui peut amener Trump au pouvoir. Ce n'est pas que ce soit le candidat le plus à même d'éviter des attentats mais c'est celui qui paraîtra probablement le plus ferme, celui qui saura le plus faire converger les peurs du terrorisme vers lui, celui qui n'hésitera probablement pas à stigmatiser pour se montrer le plus intransigeant.
Mon cerveau n'en peut plus, je passe mon temps à éteindre, changer de chaîne, de radio pour ne pas entendre ou voir des discours et des gens. Je ne suis pas tout à fait prête car la vie en différé fait un effet psychologique d'abandon de réalité, mais un site offrant un guide "les podcast du jour" & les "replay de la semaine" me permettant la sélection post-diffusion et me rendant moins captive...
Avant on choisissait un style, des opinions en choisissant un journal, une radio, une émission. C'était une représentation caricaturale de la société certes, mais structurée. Et voilà que les communiquants ont sabordé le truc en détournant le cœur de cible, tu aimes la chanson on va te vendre de la politique, t'es à gauche on te refourgue des idées de droite, etc.
Catholiques intégristes, juifs intégristes, musulmans intégristes, vous appartenez à la même grande famille immonde. Vous partagez les mêmes superstitions débiles, lancez les mêmes anathèmes. Bigots abrutis.
Votre monde rêvé, celui du rejet de l'altérité, de la haine meurtrière, est notre cauchemar.
Allez brûler dans vos enfers qui n'existent pas, et laissez-nous vivre en paix. Libres et sans religion.
Hefez et Tin, oui, mais aussi malheureusement Fourest et Ockrent...
Y'a un moyen simple : coupe la radio.

On a besoin de silence.

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