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Obsolescence programmée : où sont les preuves ?

Un réparateur nostalgique et un micro-trottoir de consommateurs mécontents. C'est en substance les (maigres) preuves apportées par le 13 heures de France 2, ce mardi 23 avril, pour illustrer ce que l'on appelle l'obsolescence programmée, c'est-à-dire la pratique qui consiste pour les constructeurs à fabriquer des appareils volontairement plus fragiles. Objectif ? Pousser les consommateurs à renouveler plus rapidement leurs appareils. Mais au final qu'en sait-on exactement, et surtout quelles sont les preuves de ces accusations contre les fabricants ? Pour le savoir, il fallait bien regarder Elise Lucet... mais en 2012.

Derniers commentaires

Anthony, n'avez-vous pas honte de nous conseiller la lecture de cet imposteur de Serge Latouche, heureusement confondu jadis par le grand Sokal ? Plus sérieusement, pour confirmer votre définition trilogique, je mets aux enchères une splendide machine à écrire en parfait état technique, n'affichant que 18 kg sur la balance. Mieux, une pendule Louis XV qui indique deux fois par jour l'heure exacte avec une grande précision, et dont la valeur marchande ne cesse de grimper, magnifique exemple d'obsolescence inversée.
On distingue:

- l'obsolescence programmée qui traduit sans langue de bois est le sabotage volontaire des produits de consommation. ( notre addiction à une croissance illimitée en est la raison)

- l'obsolescence symbolique via la publicité. Exemple: "En 2002, 130 millions de téléphones portables en état de marche ont été mis au rebut aux États-Unis." C'est la conséquence de l'obsolescence symbolique qui ringardise (via la publicité) les objets en bon état de marche afin de créer le désir chez les consommateurs et susciter l'achat! CQFD

- l'obsolescence technique qui elle est plutôt "naturelle" évolution technique majeure et donc inévitable, par exemple le passage de la locomotive à vapeur, à la locomotive électrique

Pour aller plus loin, je vous conseille vivement la lecture de "Bon pour la casse" de Serge Latouche

Pour conclure l'obsolescence (programmé, qui est indissociable de l'obsolescence symbolique) pose des problèmes écologiques (gaspillages, amenuisement des ressources naturelles...) dans nos relations sociales aussi puisque nous prenons l'habitude d'être nous aussi des jetables... ( augmentation des divorces, partenaire sexuelle, chômages, etc.)

Il est bien entendu que l'objectivité de France 2 a ses limites et si la sacro-sainte croissance en dépend, elle sera forcément moins vindicative.
Preuves ou pas de preuves, comme par hasard les "compromis" d'optimisation de paramètres vont toujours dans le même sens : ça dure moins longtemps qu'il y a vingt ans et la réparation soit "ne vaut pas le coût", soit les pièces détachées n'existent plus, en tout cas c'est mon impression.

Emission intéressante. J'aurais aimé que l'on parle un peu des puces électroniques qui se trouveraient dans les imprimentes et les désactiveraient après N impressions. Est-ce que c'est une légende urbaine ou est-ce que cela existe ?

J'essaie de ne pas faire des achats à répétitions :

Imprimante
Surtout les imprimantes bon marché ne sont effectivement pas chères à l'achat, mais les producteurs se font leur marge sur les cartouches d'encre de marque qui coutent très chères. Certaines imprimantes coûtent le prix de 2 à 3 lots de cartouches d'encre. Personnellement cela m'horripile.

Par chance j'ai acheté en 2002 (!) une imprimante X (peut-on nommer la marque dans le forum?) de gamme moyenne. Elle fonctionne avec 4 cartouches ( = une par couleur). Je n'ai jamais utilisé les cartouches de marque, j'achète des cartouches génériques en Allemagne à 1 euro la cartouche, donc un lot de 4 cartouches me coûte 4 euros. Sept ans plus tard j'ai dû changer la tête d'imprimante (75 euros) et c'est reparti pour quelques années. Toujours en Allemagne, j'ai fait faire un entretien général de cette imprimante pour 40 euros (petite boîte spécialisée dans l'entretien et la réparation d'imprimentes).

Sur ebay j'ai trouvé la même imprimante, vielle, mais dans son emballage d'origine et neuve, motié prix que le prix à l'époque.Je l'utiliserai soit pour remplacer l'ancienne si elle rend l'âme soit pour pièces détachées. Nous sommes en 2013 et ma vielle imprimante imprime et imprime... ça fait plaisir.

Voiture
Une 309GRD d'année 1986, je l'ai acheté à 56.000 km il y a 6 ans pour 1300 euros et j'ai fait faire quelques réparations (courroie de distribution, embrayage) après l'achat. Elle a passé le CT trois fois de suite les doigts dans le nez. Elle se bricole très bien (pas de composantes électroniques comme les voitures récentes). En ville elle consomme 6l/100km, parcours mixte 5,5, parcours voyage 5,0l, une bagnole qui a 26 ans! Normalement, avec le progrès technique, on devrait avoir des voitures qui consomment 3l/100 aujourd'hui, mais je n'ai pas l'impression que la basse consommation soit une priorité. Je garderai ma vielle 309 jusqu'à la "fin".

Lecteurs mp3
Aujourd'hui il est quasiment impossible de trouver un lecteur mp3 qui marche avec une pile classique (rechargeable) AAA qu'on peut acheter dans le commerce. Ces piles (rechargeables) coûtent que dalle. Pratiquement tous ont des piles rechargeables Li-on intégrées impossible à changer quand elles sont hs. Une fois je me suis résigné à acheter un lecteur mp3 à pile intégrée car soi-disant elle durerait jusqu'à 23 heures. Après une recharge, la pile est vide après 3 heures d'utilisation. J'ai racheté un lecteur mp3 pas beau et bas de gamme qui marche avec une pile AAA. Je ne suis jamais à court de jus, ça tient 8 à 10 h et avec une ou deux akkus chargés on a une autonomie de 24 à 30 heures, impeccable.

Liseuse électronique
J'ai fait le choix d'un modèle "ouvert" qui fonctionne avec une firmeware Linux GPL. Cette liseuse ne contacte pas tous les 10 minutes un magasin ou le producteur pour l'informer sur mes habitudes de lecture et il est réparable.

Ordinateur portable

Vente forcée du système d'exploitation
Je l'ai acheté il y a 5 ou 6 ans et une loi venait de sortir : les vendeurs devaient proposer aux clients une possibilité d'acheter les ordis sans système d'exploitation (SE) préinstallé. En théorie c'était possible, j'ai essayé. C'était une histoire à dormir debout. L'ordi était envoyé deux fois dans un centre de réparation pour supprimer le SE. Je devais quand-même payer le prix avec le SE et me faire rembourser après sa suppression. A chaque fois l'ordi était revenu avec une note "RAS, fonctionne bien".

Ensuite le magasin m'a demandé de l'envoyer à mes frais chez le constructeur pour supprimer le SE (et soi-disant me faire rembouser ensuite mes frais d'envoi et le prix du SE). J'ai abandonné. Il était évident qu'il n'y avait pas de volonté de se conformer à la loi. Dans la pratique il était impossible de l'acheter sans SE. J'ai envoyé une lettre au directeur du magasin pour me plaindre et pour me faire rembourser la baisse affichée du SE et pour les inconvéniants de l'avoir envoyéé deux fois dans leur "centre de réparaation" incapable pour rien, soit je ne serais plus client chez eux. J'ai eu deux coups de fils mielleux d'un commercial qui n'ont rien donné et je n'ai plus jamais remis les pieds chez eux.

Durée de vie
On peut élargir la mémoire de l'ordi jusqu'à 8Go et changer son akku. S'il marche encore dans deux ou trois ans et serait "obsolète" par rapport au SE installé actuellement (w7), il y a des distributions Linux qui ont besoin d'un dixième d'espace disque que windows 7 et qui marchent très bien, c'est même plus rapide. Ça craint un peu concernant les nouveaux Bios qui empêchent sur certains ordinateurs l'installation d'un autre SE. J'espère qu'on trouvera encore des ordis dans quelques années sur lesquels on peut installer autre chose que le "windaube" préinstallé, pourri de pub de de payware qui fonctionne pendant 2 semaines - après il faut l'acheter.
A lire tout cela, je trouve que ce débat ne mène malheureusement qu'à de fausse solutions : Un délit d’obsolescence programmée ne sera je pense jamais caractérisé. Le législateur devrait œuvrer à taxé les produits les plus couteux écologiquement de sorte que les produits les plus durables, réparable, recyclables, etc.. soient privilégiés.

Le modèle économique des imprimantes par exemple repose sur les consommables ! Le fabricant doit donc vendre l'imprimante la moins chère possible pour vendre ensuite des cartouches hors de prix. D'où l'impasse sur les capteurs de niveau par exemple (un compteur logiciel ne coute rien).
Mais par pitié ne soyons pas complotistes, cela dessert à mon avis la cause poursuivie.

Le coup des cartouches d'encre par exemple me parait complétement absurde : le fait est que les constructeurs ont préféré un compteur plutôt qu'un capteur pour des raisons économiques, et que la marge d'erreur laisse quantité d'encre dans la cartouche. Si la cartouche respecte le nombre de copies pour lequel elle est donnée c'est commercialement valable non ? Écologiquement moins. Le constructeur à préféré mettre plus d'encre plutôt qu'un capteur efficace.

La mienne, une epson pourtant se contente de me signaler l'atteinte du compteur (sans doutes suite aux réclamations), et me laisse imprimer jusqu'à la fin de la cartouche. Ce qui fait que je jette régulièrement des copies mal imprimées ! pas écolo non plus.

Epson a choisi depuis longtemps un modèle où les buses sont nettoyables d'où le réservoir d'encre usagée et le fameux compteur des 18000. Chez HP vous changez les buses avec les cartouches d'où un ressenti de qualité pour le consommateur : les buses se bouchent rarement, et quand ça arrive il suffit de changer les cartouches. Mais ce choix a un cout écologique important et les cartouches coûtent plus chère!

Bref, il me semble que l'on vit dans une société consumériste où seul compte le prix d'achat des produits (caricatural ok). Les fabricants font des choix absurdes à long terme, mais qui leurs font gagner des ventes. C'est à la loi de corriger cela, pas avec des lois de circonstances inapplicables, mais avec un calcul objectif du cout écologique des produits.
Jean-Vincent Placé illustre ici un phénomène courant : tenir pour vraie (ou fausse) une théorie non pas sur la base d'arguments sérieux mais parce que c'est utile pour défendre une idéologie. Il critique (à juste titre) la pollution, le gaspillage, la société de consommation. La théorie de l'obsolescence programmée peut y aider ? Qu'à cela ne tienne, on va dire qu'elle est vraie.
Et il semble croire que tout le monde fonctionne ainsi, donc si Alexandre Delaigue ne croit pas à cette théorie c'est forcément qu'il est est pour le libéralisme, la société de consommation, le gaspillage, la pollution...

À propos de la chaleur, qui a embrouillé le débat à un moment. Le rayonnement des ampoules à incandescence se compose de 97% d'infrarouges et de 3% de lumière visible environ. S'il avait été possible de fabriquer (comme aujourd'hui avec les fluocompactes et les LED) des ampoules qui émettent une plus grande proportion de lumière visible, elles auraient été plus lumineuses sans consommer plus, et donc sans s'user plus vite (ou autant lumineuses en consommant moins, donc en s'usant moins vite). Mais avec la technologie de l'époque, l'arbitrage se faisait seulement entre luminosité et longévité.
Les ententes d' entreprises (illégales ou non) c'est du complotisme aussi ?
Les cartels, c'est une invention de paranoïaque ?
Les nombreuses condamnations des banques, fournisseurs de téléphonie, fabriquant de TV, agences d'interim ... c'est sans doute aussi le fruit d'une imagination débridée .(faites une recherche " entente illicite" pour vous en convaincre)

Des preuves , il y en a eu concernant les ampoules ; le reportage "prêt à jeter " faisait aussi mention d'un projet de loi US (ancien )rendant l' obsolescence obligatoire .

ça prouve au moins qu' il n'est pas absurde de penser que ce genre de stratégie commerciale soit toujours d'actualité .
Je suis en train de regarder Ce soir ou jamais, également sur l'obsolescence programmée, et François de Closets soulève un point intéressant! Les versions de Windows! En voilà un de produit qui ne dépérit en aucune façon, puisqu'il est immatériel. Et pourtant Microsoft s'empresse de sortir une nouvelle version tout le temps! Et le consommateur, peut-il réfléchir, peser le pour et le contre et décider s'il la veut ou pas cette nouvelle version? Pas du tout! Parce que dès lors qu'il achète un nouvel ordinateur, on lui enfile d'office (sans jeu de mots) la nouvelle fantastique incroyable merveilleuse (et qui ralentit tellement la machine) version de Windows! J'aimerais bien connaître la réponse de ceux qui pensent que non, les entreprises ne poussent pas délibérément à la consommation.
Je n'ai jamais eu de doute sur l'existence de l'obsolescence programmée. Mon père m'a parlé très jeune d'un de ses amis ingénieur dont le travail était de trouver un moyen pour réduire l'espérance de vie des néons qui duraient trop longtemps.

Quant à moi en tant qu'informaticien on m'a très vite expliqué que pour gagner de l'argent en faisant des logiciels de services, le mieux c'est de les concevoir comme défectueux. On les vend pas cher pour attirer le pigeon, on rend le client dépendant et ensuite quand il tombe en panne grace à notre sabotage on facture très cher un dépannage évidemment très simple... Heureusement j'ai échappé à ça mais je sais que c'est courant. Et l'obsolescence programmée dans un logiciel, ça prend tout son sens non ?

Mais des preuves ? Ben non je n'en ai pas !
Certes il n'y a pas de preuves formelles (ils sont quand même pas si stupide), mais de fortes présomptions persistent.

L'obsolescence programmé existe aussi dans l'alimentaire, c'est la date de péremption.
Il y a quelques années en arrière, les dates de péremption sur la charcuterie ont été raccourcie suite à un problème sur un produit dans cette branche.
Conséquence, des dates raccourcies pour toute cette industrie et comme les gens sont des moutons, ils jetent lorsque la date est dépassé.
Pour ma part avant de jeter, je regarde l'aspect, je sens l'odeur, eventuellemnt je goute et aprés je prends ma décision de le mettre aux ordures ou pas et ce même sur des produits "fragile" comme la charcuterie, la crème fraiche, la viande.....
J'ai eu l'occasion de travailler dans l'industrie alimentaire (mise en bouteil d'huile d'olive) et bizarement la même cuve d'huile rempli une bouteil destiné au marché français et un pour le marché des Etat-Unis. Celle vendu en France reçoit une date limite de consommation alors que l'autre en est dépourvu (???).

Je me pose une autre question qui n'a pas directement de lien avec le sujet, mais qui l'a mis à jour.
Si les personnes travaillant aux services communications de ces entreprises ne communiquent pas, comment appelez-vous ça?
Moi des "Emplois fictifs".
[quote=L'auteur de l'article]« Ce que l'on appelle l'obsolescence programmée, c'est-à-dire la pratique qui consiste pour les constructeurs à fabriquer des appareils volontairement plus fragiles. »

Non ! Fabriquer des appareils volontairement plus fragiles, c'est la partie caricaturale, et à mon avis, extrêmement marginale, du débat. Oubliez le doc d'Arte et le reportage d'Elise Lucet qui, en grande partie, y fait écho et regardez simplement autour de vous. L'obsolescence « programmée » (le qualificatif lui-même sert-il la cause ?), c'est aussi est surtout tout un tas de problèmes infiniment plus concrets et communs, comme :
— l'impossibilité (et/ou la non information de la possibilité) de changer les pièces consommables sur certains produits (batteries, disques durs des ordinateurs, chargeurs, charbons des appareils électriques, pièces détachées à prix prohibitifs…). Qui est au courant que les charbons d'une perceuse s'usent naturellement, coutent quelques euros sur internet, et se changent en 5 minutes sur certains modèles ? ;
— dans l'informatique, on pourrait aussi parler des mises à jour logiciel qui ralentissent les machines anciennes sur des tâches pourtant très simples (qui se faisaient très bien quelques années plus tôt avec le même matériel), ou de celles qui ne sont carrément plus assurées par les fabricants au bout de seulement 3 ans (entrainant d'autres restrictions fonctionnelles) ;
— les connectiques et formats propriétaires qui coincent les utilisateurs sur une marque et/ou obligent à racheter du matériel compatible (chargeurs, câbles, docks, …),
— ect. etc.

Quant à la très grande majorité des autres produits, fort heureusement, ils remplissent très bien leur rôle sans contraindre le client d'une manière ou d'une autre. Personne n'a jamais affirmé que TOUS les industriels étaient répréhensibles. Personne n'a jamais dit non plus que tous les produits d'autrefois étaient plus costauds que ceux d'aujourd'hui.

Les 2 ou 3 économistes qui se sont autoproclamés spécialistes de la question après un article de blog (et dont on ne comprend d'ailleurs pas trop la finalité de leur « combat » ?) se cantonnent à des théories commerciales généralistes alors qu'il s'agit plutôt de problèmes particuliers, à étudier au cas par cas. De même qu'on ne peut pas le réduire le débat au documentaire d'Arte, on ne peut pas non plus tout balayer d'un revers de mains en affirmant avec arrogance que les râleurs n'ont rien compris à l'économie de marché et que l'obsolescence « programmée » (ou plutôt « encouragée » ?) n'existe pas.
D'après les débats que je lis ici, j'ai l'impression qu'il serait utile de rappeler la définition du concept d'obsolescence programmée. Selon l'étude du CEC :

le sénateur Jean-Vincent Placé rappelle la définition de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) : « la notion d’obsolescence programmée dénonce un stratagème par lequel un bien verrait sa durée normative sciemment réduite dès sa conception, limitant ainsi sa durée d’usage pour des raisons de modèle économique ». Ces techniques peuvent notamment inclure l'introduction volontaire d’une défectuosité, d’une fragilité, d’un arrêt programmé, d’une limitation technique, d’une impossibilité de réparer ou d’une non-compatibilité logicielle »

Un cas d'obsolescence programmée doit donc inclure le critère de choix délibéré de conception qui réduit la durée d'utilisation du produit, et ce choix doit être guidé par la volonté de vendre un nouveau produit de même type plus rapidement. Je pense qu'on peut donc exclure les cas où il s'agit d'un choix de minimisation du coût en vue de vendre le produit à un tarif plus compétitif, ou de minimiser le coût de certaines parties du produit afin de proposer plus de fonctionnalités à coût équivalent (interprétation acceptable ou non ?). Il me semble intéressant de noter aussi que selon cette définition il s'agit d'une décision malveillante (un "stratagème").

Ensuite le CEC classifie les cas d'obsolescence programmée en 4 catégories : obsolescence technique ou technologique, par péremption, esthétique, et écologique. Il me semble que l'essentiel des débats porte sur la première catégorie : l'obsolescence par péremption ne concerne que la catégorie alimentaire ; l'obsolescence esthétique est avérée et ne fait pas vraiment l'objet de débat (au passage la responsabilité de celle-ci me semble partagée par le producteur et le consommateur) ; enfin l'obsolescence écologique est assez particulière : apparemment les exemples donnés sont liés à des décisions politiques qui créent des effets d'aubaine, par exemple la prime à la casse (personnellement j'ai un peu de mal à voir comment cela entre dans la définition d'obsolescence programmée ?).

J'ai l'impression que beaucoup se basent en fait sur une définition d'obsolescence programmée moins restrictive. Par exemple, si on inclut dans la définition le choix de composants de qualité moindre pour vendre à un prix plus compétitif en sachant que la durée de vie en pâtit, il est certain qu'on trouvera beaucoup plus de cas. On rejoint là le problème du consommateur idéalement rationnel dans le modèle économique : bien sûr, le consommateur a rarement les informations nécessaires pour estimer la perte en durée de vie d'un produit de coût inférieur. Cela cause de fait une obsolescence prématurée générale : pour de très nombreux produits, le consommateur ne peut quasiment que choisir le moins cher, donc les producteurs minimisent leurs prix en rognant sur la qualité, et donc les produits durent moins longtemps.

Cependant, si on reste sur la définition officielle, jusqu'ici je suis d'accord avec l'article : où sont les preuves ? J'ai l'impression en effet qu'on ne croule pas sous les preuves accablantes : en dehors du cas des ampoules qui date quand-même d'un siècle, jusqu'ici il semble n'y avoir d'éléments probants que dans quelques cas assez discutables, au sens où il n'est pas démontré qu'ls remplissent la définition au sens strict (voir par exemple mon commentaire plus haut pour les imprimantes Epson). Or il me semble raisonnable de penser que si cette pratique industrielle (délibérée et intégrée au modèle économique) était si répandue, on aurait quand-même plus d'éléments et de sources : pour le moment on a seulement un documentaire, un mémoire de master et une étude du CEC qui s'auto-citent les uns les autres et reprennent la même série d'exemples... c'est un peu léger non ?
Ce sujet est une vraie bombe! Mais pas de vagues dans le medialand
Pierrot
C'est dommage, je ne trouve plus le lien vers cette nouvelle de science fiction qui parle d'un monde ou l'obsolescence programmee a disparu.
(Ca doit etre un vieil episode d'escapepod ou de starshipsofa).

Dans cette nouvelle, le narrateur s'occupe de maintenance, et est entoure d'incompetents. Il se retrouve a devoir etudier l'ingenieurie a partir de vieux livres pour etre capable de reparer des pieces essentielles (mais centenaires) pour le bon fonctionnement de sa cite: les compagnies ayant cree ces pieces initialement ont toute mise la clef sous la porte, faute de clients.

(Une solution alternative a l'obsolescence programmee existe: l'expansion, autant technique que demographique, dans le systeme solaire.)
L'antonyme de "obsolescence programmé" est-ce "stakhanovisme" ?
Un plan quinquennal est-il organisé pour l'obsolescence programmée ?
Sinon, l'obsolescence programmée des ouvriers qui finissent par se suicider à cause du harcèlement quand ils ne sont pas d'accord avec l'accord "compétitivité-emploi", ça ne mérite qu'un suivi sans forum ?
Ah bon...
Bon.
http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2011/03/07/1773-le-mythe-de-l-obsolescence-programmee
De mon modeste point de vue, un système, qui a pour seul but de vendre sa production et qui pour cela doit créer la demande par tous les moyens, comporte dans ses gènes même l'idée d'obsolescence programmée. Pour moi c'est une solution évidente, mais parmi d'autres.
Il y a certainement de la vraie magouille et j'aimerai bien avoir des infos sérieuses sur ce sujet croustillant, mais pour beaucoup de produits, leur durée de vie limitée (et décroissante) est tout simplement à mettre sur le compte de la logique capitaliste et de sa gestion du rapport "coût de production/profit".

Dégager des marges en baissant les coûts de production (matériaux, main d'oeuvre) entraine mécaniquement une baisse de la durabilité; et sur ce point la responsabilité ne va pas qu'aux consomateurs qui veulent toujours moins cher (et qui sont aussi dressés ou contraints à le faire). L'obsolescence se programme d'elle même quand on privilégie pour un produit son design, sa taille, son bas coût de revient etc. aux dépens de sa durabilité et des éventuelles contraintes qui en découlent. Et ça semble le choix de beaucoup, car la publicité compense les inconvénients que peuvent engendrer une qualité moindre des produits par rapport à d'autres produits qui sont fiables, durables et en tirent naturellement une bonne réputation.
La durabilité n'est pas un facteur priorisé, c'est normal car ça serait un frein à l'écoulement toujours plus rapide de la production, et seul quelques produits dont c'est le concept (souvent chers et de production plus limitée) en fond un élement central.
Ca me fait penser qu'en prenant le problème à l'envers, il n'y a peut être pas de volonté consciente de réduire la durée de vie des produits, mais il n'y a aucun effort de fait pour la prolonger ou tenter de réflechir au problème en l'intégrant aux autres paramètres de design, volume etc. Bon, il y a des milliards de productions différentes, il faut donc relativiser selon chaque produit hein!
La plupart des entreprises font des choix dans le cadre de pensée capitaliste (du profit ou la mort). Penser autrement, ethiquement, durablement, à l'encontre du consumérisme, ça serait prendre un risque et la plupart n'y pense même pas.

Bon, faut pas perdre de vue que la meilleur arme pour créer la demande et le gaspillage (vu le fric qu'ils y mettent), c'est cette affreuse publicité. Elle contribue quand même à créer le fin du fin de l'obsolescence programmée: la mode.
j'ajouterais la " recherche- développement", ou fausse recherche, dont les labos pharmaceutiques sont passés maîtres, en ringardisant les médicaments génériques ( rendus obsolètes) tout en échappant à la première condition de la concurrence, l'homogénéité des produits.
Non mais c'est vraiment n'importe quoi.

C'est pas comme si les constructeurs autos étaient en plein là dessus, par exemple ? 7 ans de garantie, etc. Tu te rappelles les réputations de fiabilité calamiteuse qu'avaient les constructeurs français dans les années 70-80-90 ? Ou japonais ? Et qu'ils ont en particulier travaillé ce point ?

Y'avait pas de "réparateurs TV et électro" avant ?

En plus grosse rigolade sur l'exemple du "concept" qui serait plus fiable que la production. La fiabilité n'est jamais et ne sera jamais un paramètre pour un concept. C'est un non-sens total. Au mieux la fiabilité sera celle de la production de série.

T'as vraiment aucune idée de ce qu'est un concept, dans l'industrie, pas vrai ? En fait t'as strictement aucune idée de ce qu'est l'industrie, je crois.

Je passerais sur la diatribe contre "la pensée consumériste", qui décrit en fait le fait que tout est toujours affaire de compromis. Va donc produire ta chaise en bois, on verra si tu fais pas de compromis de conception, de production, de maintenance, etc. Demande à un artiste (antinomie du consumérisme pour toi, j'en suis sur) si il fait jamais de compromis dans la création de son oeuvre, si y'a pas des choses qu'il aimerait refaire différemment ou améliorer.

Même en ayant un budget illimité, en utilisant le meilleur du meilleur, y'aura des compromis. Utiliser les technologies d'aujourd'hui, c'est un compromis. Pouvoir assembler le produit en moins de 150 ans, c'est un compromis et ça devient une contrainte.

Le compromis fait parti de la création, qu'elle quelle soit. Le compromis est à la base de tout, même plus largement. Ignorer ça, c'est vraiment n'avoir aucune prise avec la réalité. Mais je crois que c'est surtout ça, votre problème, à toi et à tes semblables.
Du progrès dans la longévité des voitures? Sûrement, je n'ai jamais prétendu être exhaustif.

Sans doute je n'ai pas pensé au réel sens du mot "concept" dans l'industrie, je me fouetterai ce soir pour expier cette erreur, je parlais simplement de produits ou marques qui tablent ouvertement sur la durabilité et en paient donc le prix en matières de contraintes de coûts, taille, temps de production ou je ne sais quoi.

Je sais pas pour mes "semblables" mais moi je n'ai jamais dit que les compromis étaient un problème, ils sont évidemment essentiels. Par contre je dis que ces compromis sont largement influencés par la logique d'un système, qui place le profit rapide avant tout et considère le gaspillage et l'exploitation des travailleurs comme des options convenables du moment que ça fait baisser les coûts. Vouloir s'affranchir un peu de cette logique et faire pencher les compromis du côté du durable, de l'écologique et de l'équitable, c'est un sacré défi, d'autant plus avec nos institutions.
Et bah on est d'accord sur la dernière phrase (mais pas sur le reste, tu étales juste ta méconnaissance la plus complète du monde industriel).

Ce qui me met hors de moi, car je suis un ingénieur, et je bosse dans l'industrie, pour plusieurs industries, même, c'est le "programmée".

L'OBSOLESCENCE PROGRAMMEE N'EXISTE PAS.

Qu'on encourage le recyclage, le durable, etc. JE SUIS A FOND POUR, tout le monde est pour ! Mais c'est une justification en soit. Pas besoin de pointer l'industrie du doigt, dire "bouhhh ils essaient de vous tromper, de vous flouer". Tu payes plus d'impôts que tu ne dois toi ?

Eh bah eux c'est pareils, ils dimensionnent à la garantie, parce que les coûts de garantie sont exorbitants pour une industrie. A cause des aléas de conception, de production, ils font en sorte que d'un point de vue statistique l'immense majorité des produits passent la garantie sans problème, quelque soit l'utilisation.

Pour ça ils prennent des coefficients de sécurité, qui font qu'en fonction ensuite de ton utilisation, le produit va durer plus ou moins longtemps APRES la garantie.

C'est comme ça, pas de complot, c'est juste une question de législation (2 ans de garantie minimum) et une question de coûts de garantie. Juste une question de thune.

Après oui, bah ça sera pas éternel, ça flanchera au bout d'un moment. Et bah oui, y'aura aussi des pannes, y'a toujours eu des pannes, y'aura toujours des pannes. C'est comme ça.

On change la législation pour imposer une garantie plus longue, pour limiter les substances dangereuses, augmenter le pourcentage de matière recyclable, limiter les terres rares, améliorer l'efficacité énergétique, etc.

Et tu sais quoi ? Elles vous attendent pas, les entreprises, hein. Tu crois que l'efficacité énergétique, avec le coût de l'énergie, c'est pas un critère critique déjà ? Tu sais que pour les très très grandes séries, on calcule en nombre de pièce / W ?

La législation est une source importante d'innovation pour les entreprises. On veut insister sur la Sustainability ? OK ! Allons y !

Mais arrêtons d'inventer des complots pour justifier une législation. Elle se suffit en elle même.
"L'OBSOLESCENCE PROGRAMMEE N'EXISTE PAS. "
Comme quoi, même les ingénieurs connaissent le déni de réalité. Plus c'est gros..
Et mettre en avant son statut pour se vanter de "savoir" face aux ignorants, est très révélateur, notamment de cette mentalité corporatiste selon laquelle tous ceux qui travaillent dans cette industrie, s'évertuent à produire le meilleur même au meilleur prix.
Que l'obsolescence n'est pas programmée, non non, pensez-vous. Un nombre maousse d'appareils claquent en quelques années (au mieux), dont on peut remplacer les pièces > au choix, "rares" - il faut la commander" - "elles ne se font plus" - "essayez à cette adresse" - "peut-être d'occasion, allez voir là-bas" < à prix d'or le plus souvent.. mais non, ce n'est prévu. On sait que ça va claquer, qu'il serait idiot de payer plus cher la réparation que d'en avoir un neuf, mais à part ça, oh là là, ça n'existe pas, le prêt à jeter. Je ne sais pas si c'est rassurant, de voir des gens se vantant d'être ingénieurs, et raisonner de cette manière.
Cela dit, vous avez raison: les riches ne sont pas affectés par ce problème. Comme il est dit plus haut: achetez des Mercedes ou des Lexus, vous ne serez pas emmerdés.
Cette manie qu'ont ceux qui n'ont pas ou peu de finances, d'acheter dans des équipements bas de gamme alors qu'ils pourraient directement investir dans l'or...

Envisagez juste que vous n'êtes pas au courant de tout, et à commencer par vos pairs qui s'expriment parfois et disent le contraire de vous. Ils doivent être la honte de la profession, à n'en pas douter.
Ingénieur n'est pas une profession, Canard, mais un statut dont se goberge notre ami.
Je suis aussi ingénieur et je ne prétends pas, loin de là, détenir la vérité.
Désolé pour les propos obtus et parfois injurieux de mon "homologue"...
C'est pour ça que j'ai dit "statut" et pas "profession" :)
et merci de vos interventions.

edit - ah si, à la fin, mais pour l'expression uniquement - je parle de statut au début.
"Ce qui me met hors de moi, car je suis un ingénieur [...]

Deux histoire sur les ingénieurs :
- Pour une personne optimiste, le verre est à moitié plein. Pour une personne pessimiste, il est à moitié vide. Pour l’ingénieur, il est deux fois plus grand que nécessaire.
- Un montagnard est interviewé : - Dites-moi, comment faites-vous pour tracer les routes ici ? - Ben, on lâche un âne et on regarde par où il passe dans la montagne….et c’est là qu’on fait passer la route. - Et si vous n’avez pas d’âne ? - Ah... là, bien sûr, on prend un ingénieur.
Visiblemment Etique vous n'avez pas cherché à comprendre mes posts, sûrement imparfaits mais bien moins péremptoires que les votres. Je ne perdrai pas plus de temps avec vous, c'est pas l'tout mais ma fin de garantie approche.
Inconscient que vous êtes, vous n'avez pas opté pour l'extension de garantie !
Dites-le carrément, que vous voulez la mort des assureurs :)
Ce qui me met hors de moi, car je suis un ingénieur, et je bosse dans l'industrie, pour plusieurs industries, même, c'est le "programmée".

L'OBSOLESCENCE PROGRAMMEE N'EXISTE PAS.

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Ok.
Quand un prototype est fabriqué et que son fonctionnement est validé, on ne lui fait pas subir des test de fatigue pour déterminer à quel moment il va s'arrêter de fonctionner?
Ce résultat, s'il est inférieur aux attentes n'entraine pas des modifications pour atteindre le niveau visé?
S'il est suppérieur aux attentes, il n'y pas quelqu'un qui s'interresse à la réduction des coûts, jusqu'à atteindre le compromis "solidité attendue/coût" prévu.
Ce n'est pas planifier le moment de la casse?
Vous voulez dire que le constructeur ne sait pas si son matériel tiendra le temps de la garantie, si son stock de "dépannage" sous garantie est bien calculé, si sa recherche et développement sera rentablilisé et ainsi de suite?
Ce que vous semblez vouloir dire, c'est que personne au marketing n'a la mauvaise idée de se dire qu'au bout du temps nécessaire (amortissement, bénéfice et autres...) il faudrait faire en sorte de s'assurer du renouvellement...
M'enfin..!
l'usure physique est à l'obsolescence ce que la partie visible de l'iceberg est à sa partie immergée
Hou hou albertounet ! Tiens voilà une nouvelle scientiste qu'elle est super faire un mouton qui brille dans la nuit pour ne pas le perdre : Crée moi un mouton qui brille

Comme quoi tu vois ça sert la science dés fois. De l'utilité de ces bêtes illuminées ? réponse : La Toison d'Or pour les hommes. Sinon a quoi cela sert-il ? on nous dit que cela servira pour la science et la médecine mais il l'on déjà fait pour le chat vert, je me pose des questions tout de même.
Bien sûr. Reste à préciser ce qui dans la partie immergée de l'iceberg obsolescence est dû au progrès technologique.
Tous ces admirables Outils préhistoriques sont obsolètes et aucune programmation n'en est responsable.
Toutafé. L'histoire est un long processus d'obsolescence. Si long, qu'un petit coup de booster de temps en temps...
L'accélération du processus d'évolution technologique est aussi un fait. Jusqu'où ne s'arrêtera-t-il pas ?
On n'arrête pas l'obsolescence...Quoi que : Y a-t-il une obsolescence en art ? en amour ? en mort ?
Dans l'amour oui ! Il y a à la longue moins d'amour comme quand on est jeune et que l'on se jette dans n'importe quel fossé, ou sur une brouette à fumier pour assouvir cet "instinct animal" qui nous pousse à procréer (ne pas oublier les préservatifs !)...sur des lits improvisés (cimetières, chambre d'amis etc...!) Si tu vois ce que veux je dire là...

Et puis une complicité, un lien indéfectible, des points communs doit remplacer l'amour physique par autre chose, qui fait que le mariage peut tenir longtemps. Mais tout est possible en la matière. On a vu des couples se séparer dès que les enfants sont partis hors du nid; et d'autres à moins de 1, 5 ou 10 ans de mariage qui se désagrège.

C'est la Vie ! Mais ça tu le sais déjà ...Bises
Avec "le mur des cons", l'art pariétal n'est plus que l'ombre de lui-même.
Oh peut-être bien mais quand même l'Art Pariétal est bien interessant tout de même a voir. C'est l'histoire de l'humanité et son évolution, "most interessantly". Plus beau que le "mur du con" vu que les têtes de cons qui y sont sont à "abattre".

Je suis pour que tout citoyen ai son propre Mur du Con chez lui ..Après tout celui qui démocratisé les cons c'est bien le premier Sarkozy le hongrois, qui a désacralisé la fonction présidentiel en s'en prenant aux petits citoyens en les traitant de "kass toi p'ov con" ;.

.Donc il est normal que cette "classe politique" de "tas de cons "soit elle même mis "en exergue" et si possible penser à leur futur prôche .Les cons ! . Ces coooon là

Non mais ....
La réalité, cher monsieur, c'est que si vous ne mettez pas un max de pognon dès le départ ou de vous y connaitre particulièrement dans ce que vous voulez acheter, vous êtes sûr de remplacer votre achat dans des délais plus ou moins brefs ?
Ou moi non plus, "je n'y connais rien à l'industrie" ?
Oui et ou sont les réparateurs, TV et électro passés ? Pour le moindre truc c'est parfois tellement cher que l'on te dis : vous voyez si le prix dépasse un certain taux (tu dois demandé le coùt avant ) je vous conseille d'en acheter un autre. Et souvent ce que l'on ne peux soit même réparer car c'est de l'informatique plus vraiment de l'électronique, tu te sens obligé de t'en passer si tu as pas les moyens ou d'attendre, et donc au final de réacheter.

Du temps de l'électronique pure (avant l'informatisation de tout ou presque !) on pouvait donner à réparer et il y avant du boulot pour les gens qui ont fait ce métier. Mon frère était réparateur chez Darty et ensuite cette manutention a pratiquement disparu. Il a changé de métier. Alors si tu est spécialiste explique moi cette chose.

Peu de gens peuvent réparer quelque chose. Les pièces doivent être commandé en Allemagne chez Conrad, c'est ce que fait mon frère qui lui continue tant bien que mal a réparer pour la famille. Et le prix des pièces peut-être cher et si pas trop cher il faut trouver un manutentionnaire qui n'existe plus.
Un article sur le sujet dans l'Humanité dimanche d'il y a quelques mois (pdf) http://pdf.lu/8106
A propos des ampoules:
Un reportage sur je ne sais plus quelle chaîne il y a quelques semaines a montré une ampoule dans une caserne de pompiers aux USA qui "brille" depuis plus de 100 ans sans discontinuer.
Tout le monde a pu constater que les ampoules à incandescence claquent le plus souvent au moment de l'allumage. Une première mesure pour faire durer une ampoule est donc de la garder allumée en permanence. C'était le cas de celle des pompiers.
Ensuite, il faut voir l'ampoule présentée en début de video sur l'entente des fabricants. Elle n'éclaire pas, elle luit. Nuance! Sa lumière n'est pas blanche, mais orangée, ce qui est dû à une sous-alimentation. Tel était manifestement le cas aussi de l'ampoule des pompiers. Donc, si vous voulez faire durer une ampoule vous la fabriquez pour, par exemple, qu'elle supporte du 220V, mais vous l'alimentez en 110. Mais alors, ne vous plaignez pas si vous n'y voyez rien à 2 mètres.
Jusqu'à preuve du contraire, ce qui est fait pour les ampoules à incandescence relève donc plutôt du compromis entre durabilité et luminosité.
Avant de crier au complot, il faudrait examiner scientifiquement comment elles sont fabriquées: quel métal pour le filament, quelles dimensions, quel gaz dans l'ampoule, sous quelle pression... et quelles conclusions en tirer.
Le comble de l'obsolescence programmée, c'est tout de même le modèle de la presse. Prenez par exemple le journal d'hier: tout est obsolète ! La météo, l'éphémèride, l'horoscope ... Et même la plupart des commentaires des journalistes. C'est à se demander s'ils ne créent pas une actualité nouvelle tous les jours pour nous inciter à les acheter tous les jours.
Dans le docu prêt à jeter passé sur Arte, un Russe est interrogé sur le logiciel qu'il a créé et qui permet de débloquer le compteur des imprimantes Epson programmées pour empêcher le matos de faire plus de 18000 copies, ainsi que les cartouches qui bloquent même si elles ne sont pas vides, il est disponible ici http://www.ssclg.com/epsone.shtml
et je peux vous garantir que ça fonctionne.
Il faut appeler un chat un chat, le fondement du capitalisme est de vendre des objets, toujours plus. Le retour de la croissance, le CAC40, tout ce bazar.

L'obsolescence programmée n'est-elle pas une tentative de mise à distance du vrai problème qu'est la société de consommation? Cela ne masque-t-il pas la façon de fonctionner du système? Obsolescence programmée, y a forcément des salauds derrière, et ouf ce n'est pas moi! Une simplification pour trouver le coupable idéal.

L'industriel est un voleur, oui on sait, mais quant est-il du consommateur qui est prêt à tomber dans tous ses pièges? Les gens pleurent sur les industriels qui mettent des pièces plastiques qui pètent mais ce sont les mêmes qui pleurent pour que ce soit le moins cher possible. Et si on remettait en cause le marketing et la publicité?

Pour 3% d'obsolescence programmée, 97% de consommation effrénée?

Obsolescence peut-être, capitalisme assurément!
Les preuves ? Il n'y en a pas car l'obsolescence programmée n'existe que dans la tête des gens qui pestent contre la durée de vie de nos machines mais cherchent en même temps à acheter à bas prix.

Il n'y a pas de complot pour réduire la durée de vie des produits. Les industriels ne font pas de produits volontairement fragiles, ils ne font que répondre à la demande des consommateurs qui au fond sont très contents de changer régulièrements leur appareils électoniques ou leur voiture.

Mais bein sûr, dans ce domaine comme dans d'autres, c'est plus facile d'accuser le méchant capitaliste plutôt que le gentil prolétaire.
Des preuves, des preuves...
.. il suffit de voir combien de temps dure un frigo acheté au début des années 70 ou un magnétoscope dans les années 80, pour comparer leur durée de vie par rapport à leur équivalent acheté quelque part dans les années 90 - et au-delà surtout.
Les ampoules sont l'exemple le plus frappant en effet.

Comme je ne vois pas les liens dans le billet, je les rajoute:
Cash Investigation sur la mort programmée de nos appareils
et surtout l'excellent documentaire pourtant éponyme de ce billet:
Obsolescence programmée.

Par ailleurs, Sébastien et Marion, la première vidéo de votre article n'est pas accessible pas car "en cours de publication".
Le lien URL renvoie vers cette page > http://www.dailymotion.com/video/xz91pj_f2-13h-obsolescenceprogrammee-ok
Vous n'avez pas dû penser à la finaliser ?
Bizarre de réduire l'obsolescence à sa part visible, l'usure physique. Etre obsolete, c'est surtout être démodé, techniquement ou socialement. Et cette part invisible de l'obsolescence se planifie tout autant, sinon mieux.
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