355
Commentaires

Obsolescence programmée : où sont les preuves ?

Un réparateur nostalgique et un micro-trottoir de consommateurs mécontents. C'est en substance les (maigres) preuves apportées par le 13 heures de France 2, ce mardi 23 avril, pour illustrer ce que l'on appelle l'obsolescence programmée, c'est-à-dire la pratique qui consiste pour les constructeurs à fabriquer des appareils volontairement plus fragiles. Objectif ? Pousser les consommateurs à renouveler plus rapidement leurs appareils. Mais au final qu'en sait-on exactement, et surtout quelles sont les preuves de ces accusations contre les fabricants ? Pour le savoir, il fallait bien regarder Elise Lucet... mais en 2012.

Derniers commentaires

Anthony, n'avez-vous pas honte de nous conseiller la lecture de cet imposteur de Serge Latouche, heureusement confondu jadis par le grand Sokal ? Plus sérieusement, pour confirmer votre définition trilogique, je mets aux enchères une splendide machine à écrire en parfait état technique, n'affichant que 18 kg sur la balance. Mieux, une pendule Louis XV qui indique deux fois par jour l'heure exacte avec une grande précision, et dont la valeur marchande ne cesse de grimper, magnifique exemple d'obsolescence inversée.
On distingue:

- l'obsolescence programmée qui traduit sans langue de bois est le sabotage volontaire des produits de consommation. ( notre addiction à une croissance illimitée en est la raison)

- l'obsolescence symbolique via la publicité. Exemple: "En 2002, 130 millions de téléphones portables en état de marche ont été mis au rebut aux États-Unis." C'est la conséquence de l'obsolescence symbolique qui ringardise (via la publicité) les objets en bon état de marche afin de créer le désir chez les consommateurs et susciter l'achat! CQFD

- l'obsolescence technique qui elle est plutôt "naturelle" évolution technique majeure et donc inévitable, par exemple le passage de la locomotive à vapeur, à la locomotive électrique

Pour aller plus loin, je vous conseille vivement la lecture de "Bon pour la casse" de Serge Latouche

Pour conclure l'obsolescence (programmé, qui est indissociable de l'obsolescence symbolique) pose des problèmes écologiques (gaspillages, amenuisement des ressources naturelles...) dans nos relations sociales aussi puisque nous prenons l'habitude d'être nous aussi des jetables... ( augmentation des divorces, partenaire sexuelle, chômages, etc.)

Il est bien entendu que l'objectivité de France 2 a ses limites et si la sacro-sainte croissance en dépend, elle sera forcément moins vindicative.
Preuves ou pas de preuves, comme par hasard les "compromis" d'optimisation de paramètres vont toujours dans le même sens : ça dure moins longtemps qu'il y a vingt ans et la réparation soit "ne vaut pas le coût", soit les pièces détachées n'existent plus, en tout cas c'est mon impression.

Emission intéressante. J'aurais aimé que l'on parle un peu des puces électroniques qui se trouveraient dans les imprimentes et les désactiveraient après N impressions. Est-ce que c'est une légende urbaine ou est-ce que cela existe ?

J'essaie de ne pas faire des achats à répétitions :

Imprimante
Surtout les imprimantes bon marché ne sont effectivement pas chères à l'achat, mais les producteurs se font leur marge sur les cartouches d'encre de marque qui coutent très chères. Certaines imprimantes coûtent le prix de 2 à 3 lots de cartouches d'encre. Personnellement cela m'horripile.

Par chance j'ai acheté en 2002 (!) une imprimante X (peut-on nommer la marque dans le forum?) de gamme moyenne. Elle fonctionne avec 4 cartouches ( = une par couleur). Je n'ai jamais utilisé les cartouches de marque, j'achète des cartouches génériques en Allemagne à 1 euro la cartouche, donc un lot de 4 cartouches me coûte 4 euros. Sept ans plus tard j'ai dû changer la tête d'imprimante (75 euros) et c'est reparti pour quelques années. Toujours en Allemagne, j'ai fait faire un entretien général de cette imprimante pour 40 euros (petite boîte spécialisée dans l'entretien et la réparation d'imprimentes).

Sur ebay j'ai trouvé la même imprimante, vielle, mais dans son emballage d'origine et neuve, motié prix que le prix à l'époque.Je l'utiliserai soit pour remplacer l'ancienne si elle rend l'âme soit pour pièces détachées. Nous sommes en 2013 et ma vielle imprimante imprime et imprime... ça fait plaisir.

Voiture
Une 309GRD d'année 1986, je l'ai acheté à 56.000 km il y a 6 ans pour 1300 euros et j'ai fait faire quelques réparations (courroie de distribution, embrayage) après l'achat. Elle a passé le CT trois fois de suite les doigts dans le nez. Elle se bricole très bien (pas de composantes électroniques comme les voitures récentes). En ville elle consomme 6l/100km, parcours mixte 5,5, parcours voyage 5,0l, une bagnole qui a 26 ans! Normalement, avec le progrès technique, on devrait avoir des voitures qui consomment 3l/100 aujourd'hui, mais je n'ai pas l'impression que la basse consommation soit une priorité. Je garderai ma vielle 309 jusqu'à la "fin".

Lecteurs mp3
Aujourd'hui il est quasiment impossible de trouver un lecteur mp3 qui marche avec une pile classique (rechargeable) AAA qu'on peut acheter dans le commerce. Ces piles (rechargeables) coûtent que dalle. Pratiquement tous ont des piles rechargeables Li-on intégrées impossible à changer quand elles sont hs. Une fois je me suis résigné à acheter un lecteur mp3 à pile intégrée car soi-disant elle durerait jusqu'à 23 heures. Après une recharge, la pile est vide après 3 heures d'utilisation. J'ai racheté un lecteur mp3 pas beau et bas de gamme qui marche avec une pile AAA. Je ne suis jamais à court de jus, ça tient 8 à 10 h et avec une ou deux akkus chargés on a une autonomie de 24 à 30 heures, impeccable.

Liseuse électronique
J'ai fait le choix d'un modèle "ouvert" qui fonctionne avec une firmeware Linux GPL. Cette liseuse ne contacte pas tous les 10 minutes un magasin ou le producteur pour l'informer sur mes habitudes de lecture et il est réparable.

Ordinateur portable

Vente forcée du système d'exploitation
Je l'ai acheté il y a 5 ou 6 ans et une loi venait de sortir : les vendeurs devaient proposer aux clients une possibilité d'acheter les ordis sans système d'exploitation (SE) préinstallé. En théorie c'était possible, j'ai essayé. C'était une histoire à dormir debout. L'ordi était envoyé deux fois dans un centre de réparation pour supprimer le SE. Je devais quand-même payer le prix avec le SE et me faire rembourser après sa suppression. A chaque fois l'ordi était revenu avec une note "RAS, fonctionne bien".

Ensuite le magasin m'a demandé de l'envoyer à mes frais chez le constructeur pour supprimer le SE (et soi-disant me faire rembouser ensuite mes frais d'envoi et le prix du SE). J'ai abandonné. Il était évident qu'il n'y avait pas de volonté de se conformer à la loi. Dans la pratique il était impossible de l'acheter sans SE. J'ai envoyé une lettre au directeur du magasin pour me plaindre et pour me faire rembourser la baisse affichée du SE et pour les inconvéniants de l'avoir envoyéé deux fois dans leur "centre de réparaation" incapable pour rien, soit je ne serais plus client chez eux. J'ai eu deux coups de fils mielleux d'un commercial qui n'ont rien donné et je n'ai plus jamais remis les pieds chez eux.

Durée de vie
On peut élargir la mémoire de l'ordi jusqu'à 8Go et changer son akku. S'il marche encore dans deux ou trois ans et serait "obsolète" par rapport au SE installé actuellement (w7), il y a des distributions Linux qui ont besoin d'un dixième d'espace disque que windows 7 et qui marchent très bien, c'est même plus rapide. Ça craint un peu concernant les nouveaux Bios qui empêchent sur certains ordinateurs l'installation d'un autre SE. J'espère qu'on trouvera encore des ordis dans quelques années sur lesquels on peut installer autre chose que le "windaube" préinstallé, pourri de pub de de payware qui fonctionne pendant 2 semaines - après il faut l'acheter.
A lire tout cela, je trouve que ce débat ne mène malheureusement qu'à de fausse solutions : Un délit d’obsolescence programmée ne sera je pense jamais caractérisé. Le législateur devrait œuvrer à taxé les produits les plus couteux écologiquement de sorte que les produits les plus durables, réparable, recyclables, etc.. soient privilégiés.

Le modèle économique des imprimantes par exemple repose sur les consommables ! Le fabricant doit donc vendre l'imprimante la moins chère possible pour vendre ensuite des cartouches hors de prix. D'où l'impasse sur les capteurs de niveau par exemple (un compteur logiciel ne coute rien).
Mais par pitié ne soyons pas complotistes, cela dessert à mon avis la cause poursuivie.

Le coup des cartouches d'encre par exemple me parait complétement absurde : le fait est que les constructeurs ont préféré un compteur plutôt qu'un capteur pour des raisons économiques, et que la marge d'erreur laisse quantité d'encre dans la cartouche. Si la cartouche respecte le nombre de copies pour lequel elle est donnée c'est commercialement valable non ? Écologiquement moins. Le constructeur à préféré mettre plus d'encre plutôt qu'un capteur efficace.

La mienne, une epson pourtant se contente de me signaler l'atteinte du compteur (sans doutes suite aux réclamations), et me laisse imprimer jusqu'à la fin de la cartouche. Ce qui fait que je jette régulièrement des copies mal imprimées ! pas écolo non plus.

Epson a choisi depuis longtemps un modèle où les buses sont nettoyables d'où le réservoir d'encre usagée et le fameux compteur des 18000. Chez HP vous changez les buses avec les cartouches d'où un ressenti de qualité pour le consommateur : les buses se bouchent rarement, et quand ça arrive il suffit de changer les cartouches. Mais ce choix a un cout écologique important et les cartouches coûtent plus chère!

Bref, il me semble que l'on vit dans une société consumériste où seul compte le prix d'achat des produits (caricatural ok). Les fabricants font des choix absurdes à long terme, mais qui leurs font gagner des ventes. C'est à la loi de corriger cela, pas avec des lois de circonstances inapplicables, mais avec un calcul objectif du cout écologique des produits.
Jean-Vincent Placé illustre ici un phénomène courant : tenir pour vraie (ou fausse) une théorie non pas sur la base d'arguments sérieux mais parce que c'est utile pour défendre une idéologie. Il critique (à juste titre) la pollution, le gaspillage, la société de consommation. La théorie de l'obsolescence programmée peut y aider ? Qu'à cela ne tienne, on va dire qu'elle est vraie.
Et il semble croire que tout le monde fonctionne ainsi, donc si Alexandre Delaigue ne croit pas à cette théorie c'est forcément qu'il est est pour le libéralisme, la société de consommation, le gaspillage, la pollution...

À propos de la chaleur, qui a embrouillé le débat à un moment. Le rayonnement des ampoules à incandescence se compose de 97% d'infrarouges et de 3% de lumière visible environ. S'il avait été possible de fabriquer (comme aujourd'hui avec les fluocompactes et les LED) des ampoules qui émettent une plus grande proportion de lumière visible, elles auraient été plus lumineuses sans consommer plus, et donc sans s'user plus vite (ou autant lumineuses en consommant moins, donc en s'usant moins vite). Mais avec la technologie de l'époque, l'arbitrage se faisait seulement entre luminosité et longévité.
Les ententes d' entreprises (illégales ou non) c'est du complotisme aussi ?
Les cartels, c'est une invention de paranoïaque ?
Les nombreuses condamnations des banques, fournisseurs de téléphonie, fabriquant de TV, agences d'interim ... c'est sans doute aussi le fruit d'une imagination débridée .(faites une recherche " entente illicite" pour vous en convaincre)

Des preuves , il y en a eu concernant les ampoules ; le reportage "prêt à jeter " faisait aussi mention d'un projet de loi US (ancien )rendant l' obsolescence obligatoire .

ça prouve au moins qu' il n'est pas absurde de penser que ce genre de stratégie commerciale soit toujours d'actualité .
Je suis en train de regarder Ce soir ou jamais, également sur l'obsolescence programmée, et François de Closets soulève un point intéressant! Les versions de Windows! En voilà un de produit qui ne dépérit en aucune façon, puisqu'il est immatériel. Et pourtant Microsoft s'empresse de sortir une nouvelle version tout le temps! Et le consommateur, peut-il réfléchir, peser le pour et le contre et décider s'il la veut ou pas cette nouvelle version? Pas du tout! Parce que dès lors qu'il achète un nouvel ordinateur, on lui enfile d'office (sans jeu de mots) la nouvelle fantastique incroyable merveilleuse (et qui ralentit tellement la machine) version de Windows! J'aimerais bien connaître la réponse de ceux qui pensent que non, les entreprises ne poussent pas délibérément à la consommation.
Je n'ai jamais eu de doute sur l'existence de l'obsolescence programmée. Mon père m'a parlé très jeune d'un de ses amis ingénieur dont le travail était de trouver un moyen pour réduire l'espérance de vie des néons qui duraient trop longtemps.

Quant à moi en tant qu'informaticien on m'a très vite expliqué que pour gagner de l'argent en faisant des logiciels de services, le mieux c'est de les concevoir comme défectueux. On les vend pas cher pour attirer le pigeon, on rend le client dépendant et ensuite quand il tombe en panne grace à notre sabotage on facture très cher un dépannage évidemment très simple... Heureusement j'ai échappé à ça mais je sais que c'est courant. Et l'obsolescence programmée dans un logiciel, ça prend tout son sens non ?

Mais des preuves ? Ben non je n'en ai pas !
Certes il n'y a pas de preuves formelles (ils sont quand même pas si stupide), mais de fortes présomptions persistent.

L'obsolescence programmé existe aussi dans l'alimentaire, c'est la date de péremption.
Il y a quelques années en arrière, les dates de péremption sur la charcuterie ont été raccourcie suite à un problème sur un produit dans cette branche.
Conséquence, des dates raccourcies pour toute cette industrie et comme les gens sont des moutons, ils jetent lorsque la date est dépassé.
Pour ma part avant de jeter, je regarde l'aspect, je sens l'odeur, eventuellemnt je goute et aprés je prends ma décision de le mettre aux ordures ou pas et ce même sur des produits "fragile" comme la charcuterie, la crème fraiche, la viande.....
J'ai eu l'occasion de travailler dans l'industrie alimentaire (mise en bouteil d'huile d'olive) et bizarement la même cuve d'huile rempli une bouteil destiné au marché français et un pour le marché des Etat-Unis. Celle vendu en France reçoit une date limite de consommation alors que l'autre en est dépourvu (???).

Je me pose une autre question qui n'a pas directement de lien avec le sujet, mais qui l'a mis à jour.
Si les personnes travaillant aux services communications de ces entreprises ne communiquent pas, comment appelez-vous ça?
Moi des "Emplois fictifs".
[quote=L'auteur de l'article]« Ce que l'on appelle l'obsolescence programmée, c'est-à-dire la pratique qui consiste pour les constructeurs à fabriquer des appareils volontairement plus fragiles. »

Non ! Fabriquer des appareils volontairement plus fragiles, c'est la partie caricaturale, et à mon avis, extrêmement marginale, du débat. Oubliez le doc d'Arte et le reportage d'Elise Lucet qui, en grande partie, y fait écho et regardez simplement autour de vous. L'obsolescence « programmée » (le qualificatif lui-même sert-il la cause ?), c'est aussi est surtout tout un tas de problèmes infiniment plus concrets et communs, comme :
— l'impossibilité (et/ou la non information de la possibilité) de changer les pièces consommables sur certains produits (batteries, disques durs des ordinateurs, chargeurs, charbons des appareils électriques, pièces détachées à prix prohibitifs…). Qui est au courant que les charbons d'une perceuse s'usent naturellement, coutent quelques euros sur internet, et se changent en 5 minutes sur certains modèles ? ;
— dans l'informatique, on pourrait aussi parler des mises à jour logiciel qui ralentissent les machines anciennes sur des tâches pourtant très simples (qui se faisaient très bien quelques années plus tôt avec le même matériel), ou de celles qui ne sont carrément plus assurées par les fabricants au bout de seulement 3 ans (entrainant d'autres restrictions fonctionnelles) ;
— les connectiques et formats propriétaires qui coincent les utilisateurs sur une marque et/ou obligent à racheter du matériel compatible (chargeurs, câbles, docks, …),
— ect. etc.

Quant à la très grande majorité des autres produits, fort heureusement, ils remplissent très bien leur rôle sans contraindre le client d'une manière ou d'une autre. Personne n'a jamais affirmé que TOUS les industriels étaient répréhensibles. Personne n'a jamais dit non plus que tous les produits d'autrefois étaient plus costauds que ceux d'aujourd'hui.

Les 2 ou 3 économistes qui se sont autoproclamés spécialistes de la question après un article de blog (et dont on ne comprend d'ailleurs pas trop la finalité de leur « combat » ?) se cantonnent à des théories commerciales généralistes alors qu'il s'agit plutôt de problèmes particuliers, à étudier au cas par cas. De même qu'on ne peut pas le réduire le débat au documentaire d'Arte, on ne peut pas non plus tout balayer d'un revers de mains en affirmant avec arrogance que les râleurs n'ont rien compris à l'économie de marché et que l'obsolescence « programmée » (ou plutôt « encouragée » ?) n'existe pas.
D'après les débats que je lis ici, j'ai l'impression qu'il serait utile de rappeler la définition du concept d'obsolescence programmée. Selon l'étude du CEC :

le sénateur Jean-Vincent Placé rappelle la définition de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) : « la notion d’obsolescence programmée dénonce un stratagème par lequel un bien verrait sa durée normative sciemment réduite dès sa conception, limitant ainsi sa durée d’usage pour des raisons de modèle économique ». Ces techniques peuvent notamment inclure l'introduction volontaire d’une défectuosité, d’une fragilité, d’un arrêt programmé, d’une limitation technique, d’une impossibilité de réparer ou d’une non-compatibilité logicielle »

Un cas d'obsolescence programmée doit donc inclure le critère de choix délibéré de conception qui réduit la durée d'utilisation du produit, et ce choix doit être guidé par la volonté de vendre un nouveau produit de même type plus rapidement. Je pense qu'on peut donc exclure les cas où il s'agit d'un choix de minimisation du coût en vue de vendre le produit à un tarif plus compétitif, ou de minimiser le coût de certaines parties du produit afin de proposer plus de fonctionnalités à coût équivalent (interprétation acceptable ou non ?). Il me semble intéressant de noter aussi que selon cette définition il s'agit d'une décision malveillante (un "stratagème").

Ensuite le CEC classifie les cas d'obsolescence programmée en 4 catégories : obsolescence technique ou technologique, par péremption, esthétique, et écologique. Il me semble que l'essentiel des débats porte sur la première catégorie : l'obsolescence par péremption ne concerne que la catégorie alimentaire ; l'obsolescence esthétique est avérée et ne fait pas vraiment l'objet de débat (au passage la responsabilité de celle-ci me semble partagée par le producteur et le consommateur) ; enfin l'obsolescence écologique est assez particulière : apparemment les exemples donnés sont liés à des décisions politiques qui créent des effets d'aubaine, par exemple la prime à la casse (personnellement j'ai un peu de mal à voir comment cela entre dans la définition d'obsolescence programmée ?).

J'ai l'impression que beaucoup se basent en fait sur une définition d'obsolescence programmée moins restrictive. Par exemple, si on inclut dans la définition le choix de composants de qualité moindre pour vendre à un prix plus compétitif en sachant que la durée de vie en pâtit, il est certain qu'on trouvera beaucoup plus de cas. On rejoint là le problème du consommateur idéalement rationnel dans le modèle économique : bien sûr, le consommateur a rarement les informations nécessaires pour estimer la perte en durée de vie d'un produit de coût inférieur. Cela cause de fait une obsolescence prématurée générale : pour de très nombreux produits, le consommateur ne peut quasiment que choisir le moins cher, donc les producteurs minimisent leurs prix en rognant sur la qualité, et donc les produits durent moins longtemps.

Cependant, si on reste sur la définition officielle, jusqu'ici je suis d'accord avec l'article : où sont les preuves ? J'ai l'impression en effet qu'on ne croule pas sous les preuves accablantes : en dehors du cas des ampoules qui date quand-même d'un siècle, jusqu'ici il semble n'y avoir d'éléments probants que dans quelques cas assez discutables, au sens où il n'est pas démontré qu'ls remplissent la définition au sens strict (voir par exemple mon commentaire plus haut pour les imprimantes Epson). Or il me semble raisonnable de penser que si cette pratique industrielle (délibérée et intégrée au modèle économique) était si répandue, on aurait quand-même plus d'éléments et de sources : pour le moment on a seulement un documentaire, un mémoire de master et une étude du CEC qui s'auto-citent les uns les autres et reprennent la même série d'exemples... c'est un peu léger non ?
Ce sujet est une vraie bombe! Mais pas de vagues dans le medialand
Pierrot
C'est dommage, je ne trouve plus le lien vers cette nouvelle de science fiction qui parle d'un monde ou l'obsolescence programmee a disparu.
(Ca doit etre un vieil episode d'escapepod ou de starshipsofa).

Dans cette nouvelle, le narrateur s'occupe de maintenance, et est entoure d'incompetents. Il se retrouve a devoir etudier l'ingenieurie a partir de vieux livres pour etre capable de reparer des pieces essentielles (mais centenaires) pour le bon fonctionnement de sa cite: les compagnies ayant cree ces pieces initialement ont toute mise la clef sous la porte, faute de clients.

(Une solution alternative a l'obsolescence programmee existe: l'expansion, autant technique que demographique, dans le systeme solaire.)
L'antonyme de "obsolescence programmé" est-ce "stakhanovisme" ?
Un plan quinquennal est-il organisé pour l'obsolescence programmée ?
Sinon, l'obsolescence programmée des ouvriers qui finissent par se suicider à cause du harcèlement quand ils ne sont pas d'accord avec l'accord "compétitivité-emploi", ça ne mérite qu'un suivi sans forum ?
Ah bon...
Bon.
http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2011/03/07/1773-le-mythe-de-l-obsolescence-programmee
De mon modeste point de vue, un système, qui a pour seul but de vendre sa production et qui pour cela doit créer la demande par tous les moyens, comporte dans ses gènes même l'idée d'obsolescence programmée. Pour moi c'est une solution évidente, mais parmi d'autres.
Il y a certainement de la vraie magouille et j'aimerai bien avoir des infos sérieuses sur ce sujet croustillant, mais pour beaucoup de produits, leur durée de vie limitée (et décroissante) est tout simplement à mettre sur le compte de la logique capitaliste et de sa gestion du rapport "coût de production/profit".

Dégager des marges en baissant les coûts de production (matériaux, main d'oeuvre) entraine mécaniquement une baisse de la durabilité; et sur ce point la responsabilité ne va pas qu'aux consomateurs qui veulent toujours moins cher (et qui sont aussi dressés ou contraints à le faire). L'obsolescence se programme d'elle même quand on privilégie pour un produit son design, sa taille, son bas coût de revient etc. aux dépens de sa durabilité et des éventuelles contraintes qui en découlent. Et ça semble le choix de beaucoup, car la publicité compense les inconvénients que peuvent engendrer une qualité moindre des produits par rapport à d'autres produits qui sont fiables, durables et en tirent naturellement une bonne réputation.
La durabilité n'est pas un facteur priorisé, c'est normal car ça serait un frein à l'écoulement toujours plus rapide de la production, et seul quelques produits dont c'est le concept (souvent chers et de production plus limitée) en fond un élement central.
Ca me fait penser qu'en prenant le problème à l'envers, il n'y a peut être pas de volonté consciente de réduire la durée de vie des produits, mais il n'y a aucun effort de fait pour la prolonger ou tenter de réflechir au problème en l'intégrant aux autres paramètres de design, volume etc. Bon, il y a des milliards de productions différentes, il faut donc relativiser selon chaque produit hein!
La plupart des entreprises font des choix dans le cadre de pensée capitaliste (du profit ou la mort). Penser autrement, ethiquement, durablement, à l'encontre du consumérisme, ça serait prendre un risque et la plupart n'y pense même pas.

Bon, faut pas perdre de vue que la meilleur arme pour créer la demande et le gaspillage (vu le fric qu'ils y mettent), c'est cette affreuse publicité. Elle contribue quand même à créer le fin du fin de l'obsolescence programmée: la mode.
Un article sur le sujet dans l'Humanité dimanche d'il y a quelques mois (pdf) http://pdf.lu/8106
Allez encore une fois je sais que je vais souffrir de courbatures et de maux du dos, c’est toujours la même chose…
Chaque fois qu’un petit malin pointe son bout du nez à la porte de l’écurie asinienne en criant au complot, me voilà soudainement pris de mouvements automatiques du bassin les fers en l’air à ruer comme un damné jusqu’à épuisement total de mes forces…
Et là faut dire que les petits malins, ils s’étaient donnés le mot, ils allaient nous informer de ce qu’ils avaient levé et c’était pas un petit, pas un moyen mais un maoouss costaud, un ENOOORMEEEE complot, qqchose dont l’asinien lambda n’a pas idée, une affaire MONDIALE touchant des milliers d’individus unis par leurs intérêts à élaborer notre asservissement, à le conforter, à l’étendre…alors vous pensez bien, révélée comme ça au petit matin, sans avoir préparé l’auditoire, sans précaution pour les plus butés des asiniens comme moi… je vais avoir bien du mal à me remettre de mes ruades désordonnées… et à recouvrer mes idées..

Ah oui, donc il s’agissait de l’obsolescence programmée des produits à « forte valeur ajoutée » c’est à dire que leur mise au point et leur fabrication nécessite la mise en œuvre de très nombreuses étapes de conceptions et de transformations avant que d’être proposés à notre consommation…
Mais là hop, direct, sans même détailler les multiples opérations conduisant à l’existence de ces « produits », qui restera donc totalement opaque et mystérieuse aux asiniens étrangers à ces espaces , enchaînement direct sur le SCOOOOP de la semaine et sur une bande de complotistes tous plus corrompus les uns que les autres, compagnons de l’ombre et du secret dont il suffit seulement de révéler l’existence pour avoir le sentiment du travail bien fait.

Bon OK, OK, mais ya comme un hic parce que justement à faire du goulbi goulba pour le dessert sans détailler la recette avec pour seul objet de dire qu’il y une cerise sur le gâteau on en vient à oublier le gâteau…
Les produits à forte valeur ajoutée sont la somme de tellement de transformations différentes et de compositions d’efforts divers que désigner la volonté malsaine de l’assembleur final comme préalable à la défaillance programmée du produit tient le plus souvent soit de la mauvaise foi soit de la plus grande sottise.

Les défauts sont le plus souvent dans les détails car les efforts et les risques demandés aux plus modestes des intervenants sont souvent démesurés… et les normes ISO et tout le tralala qualité ne correspondent pas à une même réalité selon que l’on soit riche ou misérable…
Tiens pensez à la sortie suicidaire des premières XM et leurs pannes dues à un capteur sur le faisceau électronique….

Allez , faut que je me calme, un bon bol d’air à gambader dans la prairie, ça me fera du bien, c’est vrai que maintenant on respire mieux dehors depuis que les sous-traitants ont fermé ou délocalisé en Chine ou en Slovaquie et que les usines d’assembleur et leurs bureaux d’étude commencent à les suivre … dehors à l’air régénéré , en asinien béat j’entre en contemplation, cela me change de l’écurie…
C'est bla bla bla...
L'industrie sait très bien fabriquer des objets solides, de bon aloi, conçus pour résister un temps assez long quand elle le veut et qu'il le faut.
Ce qui nous occupe, c'est le produit qu'on va fournir au cochon de consommateur payant à qu'il il faut donner une bonne raison de continuer d'acheter.
Comme la course à la nouveauté et au plus blanc que blanc a ses limites, le "ah, c'est cassé et ça coute plus cher de réparer que d'acheter un neuf!" est devenu la norme.
Sauf qu'il se trouve que l'époque veut qu'on arrive à la limite des possibilités et que ce soit le Système lui même qui soit cassé. Alors on essaie de ratrapper ce qu'on peut, mais c'est trop tard...
Vous verrez par la force des choses, les objets manufacturés redevenir plus solides... Croyez moi. :-)
Bravo bien vu, youpi, vous avez tout compris, j'en rue de contentement...
"ce qui nous occupe c'est le produit qu'on va fournir au "COCHON" de consommateur payant"
Et oui le système est à bout de ses limites et le "Cochon" de consommateur devra "apprendre" d'autres manières de consommer...
fini le foie gras à 3 balles, la bouffe et le tout prêt à porter prêt à manger prêt à user sans raison et sans effort, les tonnes d'immondices, le gaspillage... Alleluïa...

Bravo youpi mais ? quiqui informe les "cochons" sur ses métiers sur ses nombreuses offres d'emploi à venir sur ses ouvertures de chaine de fabrication c'est leur très populaire ami McDo avec la bénédiction de notre grand évêque qui prie chaque jour pour de la croissance ainsi renouvelée... ??? Mais, Aïe Aïe Aïe les cochons afflueront, je le crains, car il n'est pas si facile de changer ses habitudes... et les "cochons" continueront à consommer leurs mauvaises pâtées tout en "grognant " évidemment contre les "salauds" de "cochons" qui s'engraissent à leurs dépens.
Oh j'ai pas compris pourquoi tu parles "mal" du cochon en le traitant de "consommateur" ! Pourquoi tant de haine ? Et que viennent faire Mac Do et les cochons dans le texte là ? Et puis qui te dis que tout le monde consomme adonf et ne passe pas par des combines ou des arrangements raisonnables justement pour éviter la grosse consommation (en tout) qui coute chère, car n'ayant pas les moyens plus de 10 millions de nos concitoyens sont obligés de limiter à la limite du possible la consommation ?

Comment cela se fait il que l'on parle pas de cette énorme fange de la population qui ne consomme pas ou peu et va faire ses courses a Emmaus, ou tu peux en effet trouver à quelques sous, des appareils ménagers pas neufs mais refaits ?

Et ceux qui vont faire leurs courses dans les épiceries populaires ? Non ? Tu les vois pas par exemple chez toi ? ou sont-ils ces cons de non consommateurs ?
bon, ben je vois que tu le prends mal bon j'aurais du dire ya UN gros troupeau de cochons c'est pas toulemonde ya un plus petit troupeau qui peut pas acheter ce que mange le gros .... OKOK ... mais qui voudrait ptetbien manger comme le gros troupeau ....

Voui voui c'est terrible mais ici ya jamais eu autant de productions alimentaires kon arrive pas à écouler, tus sais ptet pas, tesptet trop jeune pour ça mais ya 50 ans ici en France yavait pas autant de choses à bouffer, pas de supermarchés, ...
Et oui ce sont ces invendus que les grandes surfaces revendent à bas cout mais qui rapportent aux fameuses épiceries solidaires que tu ne veux pas voir ...Il n' y a pas pire aveugle que celui qui ne veux pas voir la réalité en face.

Et arrête de me prendre pour une conne car je suis bien plus vieille que toi et je connais la vie. Je suis pas une mutenpiste (Umpiste ? ) qui va faire l'éloge du consummérisme alors que tout est fait pour que l'on consomme pas a cause de l'augmentation des prix entr'autres .

Et pour ta gouverne j'ai bossée à Carrefour et j'ai bien vu qu'ils préfèrent jetter un max plutôt que vendre à bas cout. Enorme gaspillage alors que des gens fouillent de temps les poubelles du magasin. Heureusement pour l'image de ces grandes surfaces elles ont bloquées l'envie des pauvres de faire leur poubelle. Plus d'accès possible ou le moins possible.

Et oui les pauvres voudraient bien consommer mais le chômage, la précarité et les petits salaires en dessous du Smig ne permet plus de consommer normalement. A quoi sert-il d'avoir des magasins plein si les consommateurs ne sont pas au RDV ?
Euh là, euh là, Yéza, ben si je m'attendais...
Alors t'es plus toute jeune, même plus vieille que moi, alors tu en as vécu des changements au cours de ta déjà longue existence, plus que moi, 10, 20, 30 années de plus, tiens peut-être as tu donc vécu les années d'occupation et le rationnement. C'est vrai moi je l'ai pas vécu c'est mon père qui me racontait ces années là au cours desquelles il avait toujours faim, les rutabagas, les rutabagas, les rutabagas. Il me disait même que c'est qu'en 1948, à ses 18 ans, qu'il s'était enfin débarrassé de ce poids dans son esprit. Lui c'est l'Amérique qui l'avait fait rêver et les américains avec leurs chocolats et leurs sodas alors tu penses s'il avait été heureux de consommer et de participer à la mise en place d'une société de consommation.

au cours de ta déjà longue existence, si je passe les 40 années te voilà plus que centenaire alors as tu peut-être connu aussi la grande guerre, certainement les années folles, les années trente, quand épargne et économie qualifiaient les consommations modestes des ménages, pas de téléphone, tv, voiture ni eau gaz ou électricité à tous les étages...

Bon alors au final, cela étant dit, toi comme moi, nous avons partagé un espace d'histoire commun débutant au sortir de la 2nde guerre, redressement d'une société en ruines appuyé sur la croissance de la consommation du plus grand nombre possible de sa population.
Ayant atteint des capacités de production supérieures aux besoins, ayant multiplié les créations de besoins nouveaux et dépassé les limites des capacités consommatrices locales, ce sont vers les populations des pays pauvres que le système de la consommation croissante a poursuivi son développement. Nous en sommes là.
Des populations, éloignées, les plus nombreuses, dont les consommations parfois élémentaires ne sont pas satisfaites et ici des populations incapables d'organiser la redistribution optimale des excédents.
Et pourtant ici multiplication des emplois de services, de grande distribution, de rentiers, de bacs +++ au détriment des emplois ouvriers et paysans délocalisés là bas, alors oui bravo pour les épiceries solidaires les restos du cœur quand on sait que la moitié de la nourriture vendue finira dans nos poubelles.
Tiens encore une petite chose, ma grand mère, décédée il ya plus de 10 ans , elle serait aujourd'hui plus que centenaire, faisait les poubelles de son épicier avec lesquels elle me préparait avec malice ses "petits plats gourmands", elle ne pouvait pas comprendre que l'on considérât que les aliments étaient bons à jeter. Dès lors qu'ils avaient été produits, ils devaient servir à nourrir homme ou bête...
Allez Yeza je t'entends bien mais quand un système est allé si loin dans la corruption des esprits et des mœurs, il faut attendre l'infarctus fatal pour que l'on en change avant ce ne sont que des alertes...
Oh ! ALors là quelle réponse caricaturale non ?. Ne pas vouloir voir la misère de ceux qui font OUI les poubelles des marchés et grands magasins quand c'est possible. Hélas les pays pauvres restent pauvres quand même c'est une caste qui s'enrichie c'est pas la majorité.

IL me semble que tu ne tiens pas a parler de choses qui existent hélas aujourd'hui qui aurait plus était à leur place dans un siècle qui nous précède ????. Bien j'ai pas encore 100 ans et n'espère pas du tout les atteindre : je suis modeste. Et puis c'est pas moi qui décide !

Et bien que je sois pas si vieille j'ai encore le réflexe de mes parents qui eux ont crevé de faim pendant la guerre : faire durer les choses, les réparer, économiser sur les achats, ne pas jeter la nourriture : accomoder les restes.

J'avoue que finalement les conseils de ma mère sont aujourd'hui les bienvenus, car il y a des gens qui ont largement les moyens de jeter. Et ayant bossé chez des personnes "ayant des moyens" je peux te dire ceux qui jettent le plus et ceux qui économisent un max.

Et pour ma part mes enfants ont aussi bénéficier de conseils du "non jetable". Ils sont nés à l'époque de "la crise avancée" après 1980 et "durable" de nos jours et donc ils se serrent la ceinture et ont parfois besoin d'aide alors qu'ils travaillent. Les salaires sont trop bas et ils ne prennent que rarement des vacances voir jamais.

Et quand je vois mes enfants avec des diplômes payés au lance-pierre, galérer, avec un avenir quasi nul, alors que nous au moins dans les années "60" ou " 70" avions la vie devant nous. Attendre 5 ans pour avoir un logement HLM impossible, ils ont finit par payer cher un ILN qui leur bouffent la moitié de ce qu'ils gagnent.

Je sais ce que tu fais dans la vie mais moi je vois nettement que je dois comme la plupart de nos concitoyens me restreindre à un point de plus en plus critique. Heureusement que je vies à la campagne ou l'on peux faire des petits jardins et donc consommer des produits frais et manger un "peu" de viande de la ferme.

Entre gens pas très riches il y a quand même une solidarité qui se refait petit à petit. Et puis on oublie les 100 millions de repas DONNES par les Emmaus et autres Secours Catholiques. Ces assossiations ont de moins en moins de "dons" car les gens sont de plus en plus dans la merde !

La grande pauvreté avance quoique tu dises comme dans les pays riches comme les Usa ou l'Uk, l'Allemagne le "fameux modèle économique" de l'EU qui lui aussi a ces "soupes populaires" bien que cela soit pas médiatisé.

Moi je me plaint pas car je me considère déjà d'un "autre temps" et donc c'est pas grave mais les jeunes sont plus pauvres encore et ont moins de droits sociaux que nous à l'époque du "grand boom".

Alors il faut s'attendre à des mouvemnts de masses. Cela ne peux pas durer éternellement de demander de l'aide a la soupe populaire et les prix du gaz et électricité et de la bouffe augmentent a mesure alors que les salaires stagnent depuis des années.

Le droit à la santé aussi est attaqués et de nombreux citoyens renoncent aux soins médicaux du fait de déremboursements et des médecins qui demandent des "honoraires libres" ! Ou au fait que la Sécu flique tous actes médicaux au point limite.

Bon a part cela on survie tout de même. Mais je doute que les choses restent en l'état et la colère est de plus en plus perceptible quand on vois nos élites dépenser des milliards pour "leurs gueules" et dans de "grandes couillonades". On a le droit de le déplorer face à la pauvreté grandissante dans notre pays.

Désolée mais il y a deux france. Je pense que tu le sais tout de même minimiser relativiser n'est pas totalement ignorer les faits même si c'est gênant à voir.
Je n'ai pas pus faire autrement que voter ce commentaire....

Merci de l'avoir posté
Bon ben OK Yeza pas besoin d'affirmer et de réaffirmer ce qui va d'évidence. Oui dans notre société, aussi riche soit elle, aussi éduquée soit-elle, la redistribution des richesses ne va pas de soi et le fonctionnement de notre société malgré la paupérisation d'une part croissante de sa population tolère le gaspillage considérable de ses consommations.
Mais faire appel au passé d'il y a 40 ou 50 ans pour l'enjoliver ou avancer que d'autres populations plus nombreuses du monde n'ont pas amélioré l'accès à la consommation de biens élémentaires relève de la désinformation la plus excécrable.

Les droits dont tu parles sont récents ici et s'ils ont été obtenus ce sont par des hommes et des femmes que tu as connus mais dont l'espérance de vie était de 25 ans inférieure à la nôtre, dont les besoins étaient bien plus modestes que les nôtres dont les devoirs étaient autres que les nôtres dont les crédits étaient inexistants etc..... tes enfants comme les miens ont appris à reconnaître leur espace avec d'autres maîtres que nous dans d'autres circonstances et avec d'autres manières que les nôtres...
Sais tu- que le PIB de la France d' il y a 35 ans était de moitié celui qu'il est aujourd'hui, te rappelles tu des centre villes, des routes, des conditions de vie que nous avions alors, de celles des retraités d'alors ... Crois tu que la richesse croissante des 30 dernières années ici, mal redistribuée ici, j'en conviens, allait se poursuivre sans fin sur le dos de milliards d'autres humains ... sans qu'aucune redistribution ne leur en soit faite ????

Nos sociétés sont vieilles, endettées, habituées à vivre dans le gaspillage, te rappelles tu des poubelles des années 60 ou 70 vides de tous ces emballages plastique, d'aluminium, de journaux et autres réclames qui polluent désormais nos vies et nos esprits, te rappelles tu des vélos mobylettes et des voitures que nous rafistolions nous-même, ouvre les yeux désormais ces consommations de masse ont gagné le monde, le moteur à explosion sous toutes ses formes, le micro-ordinateur, le télephone portable ne sont plus des objets réservés à une classe supérieure de leurs sociétés, ils les fabriquent... et les efforts consentis durant tant d'années par leurs populations commencent à porter leurs fruits.

Alors oui, entre pays de développements et pays riches la bascule a commencé, mais avant de trouver un nouvel équilibre forcément instable on assiste à l'incertitude du mouvement... jusqu'à maintenant sans projet fédérateur ici.
yes ! c'est beau...
;-)
gamma
Ce que je comprends dans ce discours c'est le ton quasi religieux comme pour l'insolence des pauvres gens dont nous sommes, d'avoir [s]bossé[/s] profité pour s'acheter du consommable ": un vrai péché a expier d'urgence ! On en a tellement profité du système et de tout par rapport aux années 60 ou 70 que maintenant il faut payer une "addition" ou "la dette publique" que nous aurions creusé tous comme des "lapins" !

la faute, le péché, l'expiation d'avoir trop vécu, et quoi encore ? Vous êtes coupales de la crise, et autres billevesées, tu veux que je gobe tes conneries là ? Oh là arrête de rêver ...ON le connait le discours des économistes de salons trop payés pour faire plier nos échines. Et puis le confessionnal c'est dépassé !

Ou alors "une peine" pour avoir trop consommer sans penser aux "autres". Je sais pas comment tu a vécu dans ton monde mais dans le mien ont a plus ou moins toujours assez galéré et donc peu consommé comme tu le prétends. Le crédit a souvent été nécessaire et le travail dur. et jusqu'à perdre la santé car tout le monde ne bosse pas dans un bureau ou en col blanc.

Et l'idée de "payer" pour de soit disant "péchés", nos politiciens véreux et dépensiers disent la même chose que toi. Incroyable non ? C'est la majorité des plus pauvres d'entre nous qui devront combler un déficité fait par nos banquiers et politiciens mafieux.

Dans tes rêves mutempiste ou umpiste, que je sache on a payé cher de notre temp et notre santé souvent pour tout ce que l'on a eu et encore il y a belle lurette que la consommation pour nous a été bloquée.

Quand je dis que "ton monde" et "le mien" sont différents je pense que c'est réel, et inutile de faire dans la culpabilisation je connais le "truc" et cela ne marche pas.

Par contre demande à nos "élus zélotes", qui eux ont dépensés des milliards et continuent malgré la crise ou même grâce à la crise. Car tout le monde n'est pas perdant au contraire, la crise est bon moyen pour pressurer encore, le bas peuple. Taxes, augmentations de prix, taxes dites écolos, ils ont beaucoup d'imagination pour nous faire payer un jour l'oxigène naturel que l'on respire.

Je les croie capable de tout et n'importe quoi ....ALors évite de nous insulter de la sorte s'il te plait vient pas faire ton curaillon de pacotille "pleurnichard" pour "les autres" car toi-même en vérité tu n'en rien à foutre d'eux.

Me suis-je bien expliquer ? ...
Pas trop bien yeza mais bon ben ce que je peux à peu près entendre c'est qu'on passerait pas des journées ensemble d'abord parce qu'on on est trop vieux et trop habitués à brailler en contraires pour arriver à se comprendre et puis parce qu'avec l'âge, une mémé et un pépé comme toi et moi ça radote toujours un peu trop...
Allez bonne nuit quand même...
Bah je m'en passerais bien de toi et tes pairs, et je te proposerais pas comme à Erwan de soigner ton "ego surdimmensionné" en plus, et bien non je suis pas mémé et je radote pas encore, j'ai encore la flamme qui brûle comme de l'encens les jours de fêtes.
Bon ben au moins en ce matin cela me fait plaisir à lire.
Allez réveille toi voyons debout ! va te raser, te laver et n'oublie pas de mettre du "sens bon" car on sait jamais tu peux me croiser quelque part et là il faut être au top !
Bon je sais bien qu'avec toi cela ne changerait rien même avec du "sens bon" tu ne me tiendrais pas en "'odeur de sainteté".
Ah ha ha ...Si tu passes à Lourdes peut-être on sait jamais il faut prier beaucoup pour cela .La sainteté ça se mérite de nos jours. Pas question d'indulgence coupable mon cher.
Bah oui, Yéza,mais en vieil asinien bâté qui , avant que ruer à tort et à travers ne porte atteinte désormais à ma santé déclinante, a vécu multitude de râteaux avec mes semblables de ton genre, qui, admettant l'expérience statistique de ma plus courte espérance de printemps à partager la même écurie que toi, moi qui ne suis qu'un impiste qui ne connais aucune prière et ne saurais réciter sans perdre parfois patience celles de ton chapelet, comment pourrais je aujourd'hui te faire confiance, à toi que je connais à peine ( te souviens tu encore de nos premiers échanges??? ) dont l'art consommé aux jeux du hasard et de la séduction avec les bêtes de mon genre n'a d'égal que ta satisfaction sonore et furieuse à réduire en cendres leurs cœurs déjà trop usés de trop de meurtrissures et leurs derniers espoirs de petits bonheurs...

Non! Non! Non! je ne ploierai pas sous ton joug, impérieuse tsarine, tu m'as déjà condamné, dès le début, sans attention, sans précaution, sur mon front tu as posé le signe de l'infâmie, de ton pouvoir immense et d'un pouce tu m'as désigné au bourreau, je n'en puis plus, je suis perdu...
Ah booon ? Comme disait l'ex-ministre de la santé Bachelot ...Nous eussions eu des amours clandestines dans un passé lointain ? Oh alors et puis là j'adore ce registre fleuri pour le "premier mai" ce n'est point cher payé et mon coeur s'envole comme un oiseau.

Non, non ne fait rien de mal sur toi mon ex-ex-cher du temps jadis...Voyons nous sommes adultes non même si nos cervelles vieillissantes frisent legèrement l'agnososie ?

Allez ce n'est rien ne bat point ta coulpe pour rien. Je ne suis point tsarine mais juste une bergère un peu délurée et une pauvre fille de rien ou de rue perdue dans la vaste ville.

Et oui je regrettes tant mes moutons et mes "bêtes" (a poils ou a jambes ) avec laquelles je dormais jadis.

Etait-ce toi dans la bergerie ? Il y a si longtemps que ma mémoire me trahie la "garce" .
.
Mets du baume sur ta peine et va en Paix !
Merci, merci Yeza, pour ton pardon, pour ta grande tolérance et ton indulgence à l'endroit du vermiceau braillard que je suis, oh délurée bergère des rues et des champs, désormais je ne viendrais plus importuner ni ta vue ni ton odorat fins ...(dans le même temps prosternations répétées et disparition en marche arrière par méfiance d'un dernier changement d'avis et du coup fatal dans le dos ...)

Adieu Yeza, Pfoui....
Oh là non voyons je suis très sérieuse ...Je dis pas QUE des conneries. Je dis aussi des choses gentilles quand on me parle gentiment. Ou je suis charmé par tes paroles et point de couteaux dans le dos, car de toute façon je ne sait pas viser juste.

Me prêter des façons aussi cavalières c'est pas possible et pour mon odorat supposé fin ou autre non. Je vie dans un monde ou "le bruit les odeurs" sont acceptés et acceptables, sauf pour une certaine classe que je ne nommerais pas.

Adieu ? Et pourquoi, tu viens plus sur le forum ? Oh tu va me manquer je suis pas bégueule et pas vindicative pour un sou ou même un billet de 100 € crois moi.

Comme je te le dis en ce 1er Mai va en paix ...

Bons baiser du pays des Ours.
"Etait-ce toi dans la bergerie ?"

Là ?
Fifine, éventuellement épaulée par Poutine, peut décourager n'importe quel ours, même de gauche.
Oh my god ...Mireillle ! Help ! Y a "Roro" qui fait rien que donner mon adresse et faire voir à tout le monde la ou je vie ! Roro la prochaine fois je n'irais plus jamais avec toi garder les moutons de ma grand-mère à la montagne ...

Ah les hommes tous des ours mal léchés ! et jaloux avec ça ..C'est rien de le dire...
Arrête de me prendre pour une idiote en parlant le "populo" car tu sais pas faire ! Car tu dois bien être ou te sentir "un peu au dessus " des gens comme moi par exemple ?. Bien oui j'ai pas fait "Science Popo" mais j'ai quand même le droit d'être reconnue en tant qu'être humain non ? Je sais pas si bien écrire que toi mais je sais très bien écrire des tracts pour appeller à la grève ou aux manifs.

Encore un truc pour te faire moquer sur "cette maudite classe sociale".(??).. Tout le monde ne peux pas être docteur, avocat ou prof, .... Au moins j'en connais qui sont de cette classe et qui partagent les mêmes idées que moi et qui font leur part dans la société. Il n'y a rien de pire que les arrivistes et les nouveaux riches en fait.

Je sais pas ce que tu est donc je suppute pas et extrapole pas. Mais je sens comme une "petite résistance" à ce que je dis ou incarne (??) . Bah ça fait rien chacun sa vie et ses problèmes, comme on dit il faut de tout pour faire un monde même "immonde". Non là je m'essaie à faire des vers mais ça marche pas toujours.

Nos parcours sont différents et donc nos vues aussi. C'est ainsi que vivent les hommes/femmes.
La preuve du pudding c'est qu'on le mange ? Obsolescence ou obsolète : i-pad 2007 oboslète déjà Et hop acheter en un autre et celui ci bien plus cher ?
Perso j'achète pas ces bêbêtes là; ne sachant pas l'utilité de ces insectes modernes et vivant dans un endroit mal desservi ? .
A propos des ampoules:
Un reportage sur je ne sais plus quelle chaîne il y a quelques semaines a montré une ampoule dans une caserne de pompiers aux USA qui "brille" depuis plus de 100 ans sans discontinuer.
Tout le monde a pu constater que les ampoules à incandescence claquent le plus souvent au moment de l'allumage. Une première mesure pour faire durer une ampoule est donc de la garder allumée en permanence. C'était le cas de celle des pompiers.
Ensuite, il faut voir l'ampoule présentée en début de video sur l'entente des fabricants. Elle n'éclaire pas, elle luit. Nuance! Sa lumière n'est pas blanche, mais orangée, ce qui est dû à une sous-alimentation. Tel était manifestement le cas aussi de l'ampoule des pompiers. Donc, si vous voulez faire durer une ampoule vous la fabriquez pour, par exemple, qu'elle supporte du 220V, mais vous l'alimentez en 110. Mais alors, ne vous plaignez pas si vous n'y voyez rien à 2 mètres.
Jusqu'à preuve du contraire, ce qui est fait pour les ampoules à incandescence relève donc plutôt du compromis entre durabilité et luminosité.
Avant de crier au complot, il faudrait examiner scientifiquement comment elles sont fabriquées: quel métal pour le filament, quelles dimensions, quel gaz dans l'ampoule, sous quelle pression... et quelles conclusions en tirer.
Le comble de l'obsolescence programmée, c'est tout de même le modèle de la presse. Prenez par exemple le journal d'hier: tout est obsolète ! La météo, l'éphémèride, l'horoscope ... Et même la plupart des commentaires des journalistes. C'est à se demander s'ils ne créent pas une actualité nouvelle tous les jours pour nous inciter à les acheter tous les jours.
Dans le docu prêt à jeter passé sur Arte, un Russe est interrogé sur le logiciel qu'il a créé et qui permet de débloquer le compteur des imprimantes Epson programmées pour empêcher le matos de faire plus de 18000 copies, ainsi que les cartouches qui bloquent même si elles ne sont pas vides, il est disponible ici http://www.ssclg.com/epsone.shtml
et je peux vous garantir que ça fonctionne.
Il faut appeler un chat un chat, le fondement du capitalisme est de vendre des objets, toujours plus. Le retour de la croissance, le CAC40, tout ce bazar.

L'obsolescence programmée n'est-elle pas une tentative de mise à distance du vrai problème qu'est la société de consommation? Cela ne masque-t-il pas la façon de fonctionner du système? Obsolescence programmée, y a forcément des salauds derrière, et ouf ce n'est pas moi! Une simplification pour trouver le coupable idéal.

L'industriel est un voleur, oui on sait, mais quant est-il du consommateur qui est prêt à tomber dans tous ses pièges? Les gens pleurent sur les industriels qui mettent des pièces plastiques qui pètent mais ce sont les mêmes qui pleurent pour que ce soit le moins cher possible. Et si on remettait en cause le marketing et la publicité?

Pour 3% d'obsolescence programmée, 97% de consommation effrénée?

Obsolescence peut-être, capitalisme assurément!
Les preuves ? Il n'y en a pas car l'obsolescence programmée n'existe que dans la tête des gens qui pestent contre la durée de vie de nos machines mais cherchent en même temps à acheter à bas prix.

Il n'y a pas de complot pour réduire la durée de vie des produits. Les industriels ne font pas de produits volontairement fragiles, ils ne font que répondre à la demande des consommateurs qui au fond sont très contents de changer régulièrements leur appareils électoniques ou leur voiture.

Mais bein sûr, dans ce domaine comme dans d'autres, c'est plus facile d'accuser le méchant capitaliste plutôt que le gentil prolétaire.
Des preuves, des preuves...
.. il suffit de voir combien de temps dure un frigo acheté au début des années 70 ou un magnétoscope dans les années 80, pour comparer leur durée de vie par rapport à leur équivalent acheté quelque part dans les années 90 - et au-delà surtout.
Les ampoules sont l'exemple le plus frappant en effet.

Comme je ne vois pas les liens dans le billet, je les rajoute:
Cash Investigation sur la mort programmée de nos appareils
et surtout l'excellent documentaire pourtant éponyme de ce billet:
Obsolescence programmée.

Par ailleurs, Sébastien et Marion, la première vidéo de votre article n'est pas accessible pas car "en cours de publication".
Le lien URL renvoie vers cette page > http://www.dailymotion.com/video/xz91pj_f2-13h-obsolescenceprogrammee-ok
Vous n'avez pas dû penser à la finaliser ?
Bizarre de réduire l'obsolescence à sa part visible, l'usure physique. Etre obsolete, c'est surtout être démodé, techniquement ou socialement. Et cette part invisible de l'obsolescence se planifie tout autant, sinon mieux.

DÉCOUVRIR NOS FORMULES D'ABONNEMENT SANS ENGAGEMENT

(Conditions générales d'utilisation et de vente)
Pourquoi s'abonner ?
  • Accès illimité à tous nos articles, chroniques et émissions
  • Téléchargement des émissions en MP3 ou MP4
  • Partage d'un contenu à ses proches gratuitement chaque semaine
  • Vote pour choisir les contenus en accès gratuit chaque jeudi
  • Sans engagement
Offre spéciale
3 mois pour 3 € puis 5 € par mois

ou 50 € par an (avec 3 mois offerts la première année)

Sans engagement
Devenir
Asinaute

5 € / mois
ou 50 € / an

Je m'abonne
Asinaute
Généreux

10 € / mois
ou 100 € / an

Je m'abonne
Asinaute
en galère

2 € / mois
ou 22 € / an

Je m'abonne
Abonnement
« cadeau »


50 € / an

J'offre ASI

Professionnels et collectivités, retrouvez vos offres dédiées ici

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.