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Nuit debout : "Ce n'est pas Periscope qui va foutre la trouille à Valls !"

Et maintenant, que va devenir La Nuit debout ? Que va devenir ce mouvement social imprévu, inclassable, hyper-connecté, et qui s’est étendu ces derniers jours à plusieurs villes de province et d’Europe ? Faute de boule de cristal, on peut néanmoins tenter de comprendre le mouvement en le comparant à d’autres rassemblements similaires mais aussi à des mouvements revendicatifs plus traditionnels avec nos trois invités : Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT de PSA Peugeot Citroën, Arnaud Contreras, producteur pour RFI et France Culture et Judith Bernard, fondatrice du site Hors-Série et partie prenante du mouvement.

Derniers commentaires

L'état- providence, la sécurité sociale, n'ont été qu'un grand rêve. Réveillons-nous. La réalité, c'est la comptabilité. Certes, " rentable" ne veut rien dire, mais si tout le monde pense le contraire, soyons cons avec tout le monde. Mieux vaut se tromper avec les cons qu'avoir raison avec deux-trois intellos.
Nuit de Chine, nuit câline, nuit debout.
bonjour,

je me permets de poster ici (en mon nom propre, bien évidemment) la vidéo du plateau radio organisé par nuit debout toulouse, FMR radio, et campus fm, avec la participation de plusieurs invités a l'occasion de Global Debout , (commémoration du 15M)

Le sujet étant "la relation entre la presse et les mouvements sociaux", l'émission me paraît faire écho aux problématiques d'arrêt sur image, et de cette émission.

L'idée était d'inviter des journalistes en tant qu'invités, et des participants à nuit debout. Préparée par la commission animation et des journalistes, le plateau a été possible grâce à la collaboration de nombreux partenaires, merci à eux.

C'est aussi l'occasion de découvrir un peu comment cela se passe à Toulouse.

Suite à cela, la commission communication travaille à reproduire ce genre de dispositif, n'hésitez donc pas à donner vos avis .

https://www.youtube.com/watch?v=BGkiFbZ6_Iw
critique argumentée de Alain de Benoit à nuit debout .

Une précision pour commencer. Vous savez que je ne suis pas de ces petits-bourgeois réactionnaires qui crient à la « chienlit gauchiste », et bien sûr « soissantuitarde » (sic), chaque fois qu’ils voient des étudiants ou des lycéens envahir les rues. Que l’on proteste contre l’infâme loi El Khomri, dont la version initiale fut rédigée sous la dictée du Medef, que des jeunes s’inquiètent d’un avenir qui ne leur offre que chômage et précarité, intérims successifs et petits boulots, me paraît plutôt sain. Si l’on ne se rebelle pas quand on a dix-huit ans, qu’en sera-t-il quand on en aura soixante ! Je note d’ailleurs que, d’après un sondage Opinionways publié un mois après le début du mouvement, 70 % des électeurs de Marine Le Pen déclarent comprendre le mouvement, et 67 % le soutenir.

D’une façon plus générale, je n’ai pas le moindre respect pour l’ordre en place, qui n’est le plus souvent qu’un désordre institué. Rétrospectivement, sous l’Ancien Régime, ma sympathie va aux révoltes populaires et aux jacqueries paysannes. Sous la Révolution, elle va aux Chouans, comme un siècle plus tard elle va aux Communards. Aujourd’hui, mon adversaire principal n’est pas telle ou telle équipe gouvernementale, de droite ou de gauche, mais une société libérale (libéralisme économique ou libéralisme sociétal) fondée sur l’individualisme méthodologique, les droits de l’homme, la croyance au progrès, le primat des valeurs marchandes et l’adoration du marché.

C’est dire que je n’avais pas d’a priori contre le mouvement Nuit debout, né de l’excellent film de François Ruffin, Merci patron !, que Frédéric Lordon a pu qualifier de « film d’action directe ». Au départ, comme l’a dit Jacques Sapir, il était légitime d’y voir l’expression d’une immense frustration politique à la hauteur des trahisons du PS, en même temps qu’un désir de « faire de la politique autrement ». Quelques soirées passées place de la République m’ont rapidement fait déchanter.

Tout n’est pas antipathique dans ce qui s’y dit, loin de là, et il est un peu trop facile d’ironiser sur les buvettes-merguez, les « ateliers transphobie » et les espaces interdits aux « non-racisé.e.s ». Mais on voit bien que la tonalité générale est celle du « pour-toussisme » et du sans-frontiérisme, sans oublier la-lutte-contre-toutes-les-discriminations qui est comme la marque de fabrique d’un libéralisme sociétal inapte à se situer dans une perspective de véritable contestation du Système. Je ne confonds pas tout – écolos, anars, zadistes, intermittents, trotskystes, casseurs, racailles –, mais je vois bien que l’incapacité à structurer le mouvement a déjà dérivé en intolérance sectaire (la minable éviction d’Alain Finkielkraut) et en simple volonté d’affrontements violents. Slogans à courte portée, foire aux paroles et propos circulaires, objectifs vagues et mots creux, indifférence narcissique au réel. Loin de voir dans Nuit debout un « creuset de délibération citoyenne » ou un mouvement révolutionnaire (si seulement !), j’y vois surtout de bons petits libéraux-libertaires qui veulent que l’on fasse droit à leurs « désirs », assez peu différents au fond de ceux qui croient « lutter contre le terrorisme » en allumant des bougies, représentants typiques de cet Homo festivus qu’avait si bien décrit Philippe Muray.

En la matière, la référence à Mai 68 paraît inévitable. Ces événements sont-ils de même nature et pourraient-ils déboucher sur un mouvement politique constitué ?

Je n’y crois pas un instant. Nuit debout n’a aucun moyen de déboucher sur un mouvement politique organisé pour la simple raison qu’il s’est fermé d’entrée à toute perspective d’extension sociale. Mai 68 fut marqué par une grève générale que l’on n’est pas près de revoir – ce que je regrette. Ce fut aussi, en dépit de toutes ses ambiguïtés, un mouvement joyeux. Je ne vois pas aucune joie dans Nuit debout, mais seulement une palabre immature qui ne parvient pas à cacher une tendance de fond profondément dépressive.

Le parallèle a également été fait avec les Espagnols de Podemos ou les Américains d’Occupy Wall Street. De tels mouvements participent-ils de la même dynamique ?

Un mouvement comme Podemos se situe dans une perspective contre-hégémonique qui n’est nullement celle de Nuit debout. La grande caractéristique de Nuit debout, c’est au contraire son incapacité à faire converger des luttes dispersées pour impulser de véritables « états-généraux ». Je n’ai rien contre les noctambules, mais il est bien évident que ceux qui travaillent n’ont pas les moyens de veiller jusqu’au petit matin. Le peuple doit se lever tôt, il n’est donc pas étonnant qu’il soit absent de la place de la République, où l’on chercherait en vain des ouvriers en grève ou des paysans révoltés. Ne s’y tiennent, dans le langage des sourds-muets, que des « assemblées populaires » sans peuple et des « assemblées générales » sans aucun rapport avec celles des grands mouvements sociaux. Jacques Sapir disait aussi que « la capacité de ce mouvement à faire la jonction tant avec les couches populaires des grandes métropoles qu’avec les exclus de la France des petites villes est l’une des conditions de sa survie ». On constate maintenant que cette capacité est nulle. Les badauds viennent place de la République comme on va voir au zoo les derniers représentants d’une espèce en voie de disparition. Le Système ne s’en porte pas plus mal. « Rien n’aura eu lieu que le lieu », écrivait déjà Mallarmé. C’est plutôt affligeant.
J'ai toujours été favorable à la dissolution de la secte " Lutte Ouvrière".
Poursuite du débat ailleurs, Lordon et Mercier chez Mermet : L'intello et l'ouvrier
Bonjour,

Je ne comprends pas, vue de ma lointaine province, cette manifestation.
J'imagine une place Tahrir avec ses tentes... ses conséquences...
Dernière heure :
Voilà pourquoi Jean-Pierre Mercier ne voulait pas participer à Nuit Debout !
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2016/04/13/nuit-debout-lambiguite-dun-mouvement_67221.html
J'attends avec impatience de voir ce que ça va donner:
- d'un côté twitt de la préfecture qui exhibe une vitrine cassée pour faire haro sur les manifestants,
- et de l'autre côté des twitts de gens qui filment et qui disent avoir le plan du gars qui casse et qui ensuite tape la discute avec les CRS, alors qu'il devrait être en train de courir, coursé, et de se faire balancer au sol face la première (vu à la télé) par ces mêmes CRS.
un peu le même contenu que mon post sur les baskets de Mélenchon, mais en beaucoup plus drôle

[blogs.mediapart.fr]

Excellent!
un peu le même contenu que mon post sur les baskets de Mélenchon, mais en beaucoup plus drôle

https://blogs.mediapart.fr/swank/blog/110416/daniel-schneidermann-l-homme-qui-savait-tout
J'arrive à cette minute de la 3ème vidéo où il est question de l'unique moyen de pression qui ferait fléchir, la grève générale, et de twitter qui ne ferait même pas peur à Valls.

Je ne crois pas en la grève générale en l'état des choses. En l'état de crainte générale de chacun pour son emploi.

Mais il est une arme plus adaptée et plus terrible qui demanderait par contre une discipline de fer : la grève de la consommation, autre que celle des produits de première nécessité.

Et cette forme de grève aurait un impact décisif sur les Peugeot, Valls et Macron.
La preuve qu'on peut tenir un blog sur Médiapart, en étant aussi mauvais dans la satire que dans le style d'écriture.
Pour Dany : https://blogs.mediapart.fr/swank/blog/110416/daniel-schneidermann-l-homme-qui-savait-tout
C'est la Reunion qui donne l'exemple:
http://www.clicanoo.re/518517-greve-du-btp-des-jeunes-de-la-riviere-des-galets-s-en-melent.html#forum1094931

Faut dire que le medef y est allé fort en provocation: la federation du BTP a donné un ultimatum aux syndicats pour accepter leur proposition d'augmentation de 0,8% dans le cadre des NAO sous peine de passer à 0,4% a compter du 12 avril midi. Une provocation gratuite de la part de l'un des représentant de la federation du BPT qui part à la retraite la semaine prochaine...
Périscope ne va pas foutre la trouille à Valls, peut-être ... mais ça m'a permis de suivre l'AG en direct jusqu'à maintenant, alors que je n'avais aucune possibilité d'y être physiquement.
Jean Pierre Mercier est tellement pris par ses activités syndicales, son travail et sans doute autre chose qu'il ne trouve pas le temps de ce rendre place de la République. Il a pu cependant dans cet emploi du temps hyperchargé caler 2 ou 3 heures pour participer à cette émission. C'est bien car enfin nous avons appris qu'il est contre l'homme providentiel ( que personne ne prétend incarner à gauche ) et que si tout va comme il est prévu les masses vont se mobiliser et renverser le pouvoir oligarchique. Quant aux programmes, ceux-ci sont inutiles : il suffit d'attendre l'avènement du surgissement révolutionnaire pour que celui-ci accouche au fur et à mesure de son accomplissement des solutions à mettre en oeuvre. Pendant ce temps les autres d'en face regarderont tranquillement que les choses s'accomplissent dans l'harmonie.
Et dire que je lis régulièrement le blog de LO où s'écrit toujours des analyses pertinentes de l'état de notre société. Ha ! oui une dernière chose : le compromis n'est pas forcément une compromission.
Voilà pourquoi je ne m'abonnerais jamais à "Hors-série" : http://www.arretsurimages.net/breves/2016-04-11/Lordon-ne-dit-rien-sur-l-offensive-contre-les-musulmans-Bouteldja-PIR-id19786

Le PIR(e) est à voir chez HS et payer pour ça en plus ? Non mais vous rigolez madame Bernard ?
plus ça va plus je constate que ce média cherche à faire de l'anti- Mélenchon
le choix des participants et les petites phrases sont évidents
lutte ouvrière est dans le système , la CGT est dans le système ,il attend quoi le délégué pour lancer son mouvement insurrectionnel
Je suis assez abasourdi sur les commentaires sur les violences sur les CRS et le discrédit du mouvement. Depuis une semaine, la jeunesse se fait matraquer tranquillement (je passe sur les vidéos qui circule allègrement sur ces violences). On peut chercher à les expliquer (pas obligatoirement les comprendre), violence inhérente à ce corps d'État, fatigues des flics, état d'urgence..., mais se désolidariser et parler de discrédit du mouvement me paraît totalement à côté de la plaque. Simplement parce que les premières violences ont été commises par les flics sur des manifestant-es jeunes et qui ne les avaient pas arrosés et quand bien même. Les provocations des flics, les pressions constantes ne devraient appeler qu'à une chose l'autodéfense ouvrière contre l'appareil d'État, même si je pense que nous n'en avons pas les moyens actuellement.
La Coordination nationale étudiante l'exprime très bien par sa porte parole à i télé. (itw de CNE)
Le mouvement ouvrier a su a des moments s'affronter avec la police quand celle-ci outrepassait ces missions et voulait faire taire le mouvement. Depusi quelques années, on veut nous faire croire que toutes revendications doit se passer tranquillement. Par exemple, Lordon appelle à la grève générale. Croyez-vous sérieusement que l'État laissera faire sans réagir ?
Cette notion de discrédit du mouvement est un vieux truc pour contrôler un mouvement mais surtout ne pas remettre l'ordre établi en cause, mais surtout la place de la police dans notre société. Bref la diversité des tactiques, c'est à dire que l'on peut avoir de la place pour les deux : manifestations "normales" et affrontement avec la représentation de l'état c'est bien cela ce qui est en question actuellement. Allons nous lâcher ces jeunes qui sont matraqué par la police ?
On est quand même vachement dans l'ambiance baba djembé merguez weed. Y a un peu la même ambiance à "Nuit Debout" qu'à Rock en Seine entre 2 concerts. J'attends de voir Lordon se rouler par terre torse-nu à la Iggy Pop. Là les choses bougeront.
J'ai très apprécié les messages d'hallucined ! Je pense qu'il mérite un "chapeau" , j'aimerais bien que vous vous joignez a moi pour le faire .

Bien - sur , vous ne pouvez pas "tourner" vos mains devant votre portable ........ alors faites - moi plaisir , votez ces messages .

Il serait temps que les asinautes fassent un geste vers la classe ouvrière .

Merci .
Vous avez un gros problème: vous ne vivez pas dans le même monde; je parle du seul monde qui vaille: le monde imaginaire. Certains refont 1968, d'autres 1936, d'autres enfin la commune de Paris … vous allez avoir du mal à converger. Cela dit, je dois avouer que j'ai raté l'essentiel de l'émission, étant un handicapé télévisuel -,je m'endors presqu'instantanément quand une émission démarre. Mon imaginaire à moi se complaît à côtoyer Morphée.

Vous devriez tenir compte de cette difficulté ( je parle des mondes imaginaires divergents ) et même pourquoi l'analyser, après tout cela pourrait être dans la thématique du site, "déconstruire les narrations médiatiques" même se déconstruire soi-même est sans doute la chose la plus difficile qui suit, voire même peut-être assez risquée.

Je divague.

Vague.
C'est bien la première fois que je pleure de rage devant une émission d'@si. J'ai l'impression que même en tant que média alternatif vous ne comprenez rien à ce mouvement et ses nouveaux outils (périscope...). Ca me fait peur surtout quand j'entends DS dire qu'il a réalisé moult émissions sur l'insurrection !!! ET bien oui là nous y sommes, nous sommes devant une insurrection du peuple. Ca fait trop longtemps que vous ronronnez vous aussi dans un entre soi médiatique, réveillez vous je vous en supplie.
Une émission délirante entre un syndicaliste ouvrier qui n'a pas du voir une caisse à outils depuis l'âge de ses cinq ans et une prof qui semble disposer de beaucoup de temps libre, comme tous les fonctionnaires ,avec ses 20 semaines de vacances, ses formations, ses arrêts maladies, pour aller baguenauder ou jongler tous les soirs entre ses différentes activités dont on peut douter de la productivité.

Deux mois de grève en 2003, et pourquoi pas six mois ou douze, décidément la mesure ne semble pas être le fort de cette Mme Bernard !!!

De plus tous les Français, le savent et nous l'avons encore entendu dans la bouche de la très grande éditorialiste Catherine Nay, les profs en règle générale, sont payés les jours de grève et il est assez poilant de les voir se mobiliser contre la courageuse réforme du code du travail alors qu'ils ne sont pas concernés et bénéficient de conditions plus qu'acceptables, surtout si on les compare à celles de leurs collègues allemands qui ne rechignent pas, eux, à travailler davantage en face de leurs élèves.

Passons sur sa compagnie de théâtre sans doute avant-gardiste subventionnée par des mairies laxistes avec l'impôt du contribuable pour monter des pièces sous-titrées jouées devant trois pelés et un tondu.

Décidément, le monde déraille de plus en plus, il semblerait que les lanceurs d'alerte comme Brunet, Zemmour ou Levy aient cédé la place à des personnages dont on croyait s'être débarrassés après la gabegie des années 60.

Les archaïsmes ont la vie dure, on se nourrit de pseudo scandales financièrs et fiscaux qui feront pschiiit dans quelques semaines, on ressort la vulgate marxiste avec des économistes comme ce Frédéric Lordon dont on connaît la proximité avec le Stalinien Mermet dont on peut se réjouir qu'il ne soit plus à l'antenne de Paris Inter.

Bref, il y a dimanches où l'on préfère regarder de vrais spectacles populaires avec de grands champions comme Paris Roubaix, course aux valeurs (probité, courage, esprit d'équipe...) bien éloignées de celles de ces parasites installés et vautrés sur les différentes places de France.
"Mélenchon c'est le système" et Lutte Ouvrière c'est pas le système ? Ca existe depuis quand déjà ? Ca fait des accords avec le PS au deuxième tour depuis quand ?
Et la CGT, aussi c'est le système, non ? Ce sont eux qui signent.

Me voilà donc perplexe à la sortie de cette émission.

On sent l'intention louable de faire parler monde syndical ouvrier avec monde "petit bourgeois"/ hors travail de Nuit Debout.
Sauf que vous avez eu deux caricatures de ces mondes. Judith (sauf votre respect) avec votre implication "jonglante" dans la lutte sans vouloir se mettre en avant, louable, bienveillante, très intellectualisée (ce n'est pas une critique mais un constat), avec toujours ce malaise au moment de la question du pouvoir, malaise qui existait déjà chez les Indignés. c'est comme si parce qu'on a pas les moyens de trouver les conditions d'existence d'un pouvoir DANS la lutte, on renonçait à toute idée de pouvoir.
Et c'est là que ça rencontre le monde du travail ouvrier/employé et syndical surtout, avec ses hiérarchies, ses codes, son sens "sacrificiel" POUR la lutte, détaché des intérêts personnels, avec ces défaites consécutives depuis des années. Et avec Mercier content d'avoir perdu parce qu'ils ont quand même repris confiance en leur force ... mais ne sont quand même fait licencier, non ?

Vous avez le cas étonnant de Xavier Mathieu qui ex leader ouvrier est aujourd'hui intermittent et acteur de ciné. Vous avez Lordon qui sort de sa chaire universitaire pour tenter de mettre en pratique ses idées. Vous avez Ruffin, patron de presse, habitué des organisations miltiantes qui tente de faire le pont entre les deux mondes. Vous avez aussi (parce qu'il y a toujours trop peu de femme là-dedans) Leila Chaibi, un pied dans le monde politique et même temps très familière des nouveaux mouvemebnts sociaux, les "précaires", jeudi noir etc ... Ce sont eux qui ont contribué à lancer le mouvement qui les dépasse aujourd'hui.
et comme ils le disent si bien : ça ne s'est pas fait tout seul : la "convergence des luttes" ça demand eà ce que des deux côtés on se parle et on accepte de travailler ensemble à des objectifs commun. Ca veut dire donc accepter de changer ses pratiques (ce que n'a pas l'air prêt MErcier) et accepter de se fixer des objectifs clair (ce que n'a pas encore fait Nuit debout)

Bon et après je pinaille, c'est là où je suis doué, puisqu'en dehors de ça c'est quand le mouvement social le plus important depuis dix ans, donc lui foutre sur les épaules le soin de faire une jonction de classe et d'espace qui n'a plus été faite depuis cinquante ans, on lui pardonnera;
Juste une remarque faire rentrer 1000 personnes dans la salle Grande Croizat de la Bourse du Travail c'est quasi impossible (mais c'est un détail)
Pour le reste
Étant à SUD PTT, secrétaire fédéral, ayant monter la sono que l'on a prêté suite à une demande (et on confirme on est pas derrière cela mais juste en soutien...) ce que je vois sur ce qui se passe. Rassemblement un peu foutraque donc réjouissant par certains aspects, certaines difficultés avec les infiltrations des conspis, le fait que tout le monde a droit à la parole et donc des fois un peu n'importe quoi. Mais cela repolitise un peu. Mais je reste quand même dubitatif sur une issue à ce truc.
C'est incroyable tous ces gens qui affirment et disent "savoir".
Ils veulent absolument enfermer le mouvement dans une nouvelle (ou ancienne) petite boite, tandis que Nuit debout est un appel à la libération.
Et la partie adverse ne le laissera pas faire sans heurts car ses intérêts sont considérables.
Tout mon respect à l'honnêteté et à la rigueur de Judith Bernard. Chaque acteur de ce mouvement a la valeur de son engagement pour cette libération.
Rien ne sert d'insulter...
Jean-Pierre Mercier totalement à côté de la plaque concernant Mélenchon.

La constituante, c'est quoi exactement ?
On revient de la manif de Paris.
Quand on est arrivés à République, il était pas loin de 15 heures, et on a pris la queue du cortège, derrière la CGT.

Comme il menaçait de pleuvoir, on a remonté petit à petit le flot à moitié sur les trottoirs, à moitié sur la chaussée.
Au niveau du métro Reuilly Diderot, juste après avoir dépassé Laura Raïm qui discutait avec animation avec un grand type, une masse compacte nous a empêchés de continuer à remonter. Comme ce groupe avançait vite, et qu'on aurait eu du mal à se frayer un passage, on est restés avec eux. Pas de banderoles ni de drapeaux, et tous en foncé et avec des capuches.
Quand ils ont tous scandé "Tout le monde déteste la police", c'est devenu étrange.

On arrivait sur la Place de la Nation. Donc on a pu les dépasser, et on a vu au premier rang, certains avaient des écharpes sur la bouche.
Là on a décidé de dégager vite par l'autre bout de la place. On a entendu un grand bruit et en nous retournant, on a vu ces mecs qui se précipitaient avec gourmandise pour cogner.
On ne sait pas qui car on a quitté la place, un grand CRS expliquait à ses hommes comment il fallait se positionner et faire passer les "civils", et on a entendu que ça pétait.

J'en ai vu des manifs, mais aussi énervées, jamais... Celle du 31 mars, il parait qu'il y a eu des heurts, mais rien vu rien entendu. Pourtant on l'avait remontée aussi.
Très bonne émission, trop courte, merci.

Un condensé de certains paradoxes de "nuit debout".. et de la France.

Jean-Pierre Mercier de la CGT, avec sa tirade politique finale (bien dans la ligne LO) n'est finalement pas si loin de F. Lordon et de son "nous ne revendiquons rien" : attendons le grand soir, rien d'autre ne compte, et d'ailleurs on a gagné à Aulnay, la défaite c'est la victoire (coucou Orwell).

Alors que Judith Bernard me semble tellement loin de Fakir ! Avec son idéalisme (on sent qu'elle attendait ça depuis longtemps), son appel SCANDALEUX à la violence (peu commenté sur cette page d'ailleurs, à part "Oblivion"... mais que dira-t'elle si demain il y a trois jeunes morts ? Qu'on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs ?), le moment quand même assez embarrassant où elle explique qu'elle prefère ne pas parler entre autres de peur d'être promue leader (prix "Marcel Dessailly" de la modestie 2016), son bla bla sur l'horizontalité, sur le fait qu'elle ne représente pas nuit debout (mais qu'est ce qu'elle vient foutre là alors ??)...

Pour une future émission sur nuit debout, j'aimerais beaucoup entendre parler du FOND des idées, car de ma fenêtre (provinciale) on dirait un énorme gloubi boulga assez peu engageant.

* Un côté 100% bobo (pour l'instant),
* une détestation des structures et institutions qui me semble un peu bê-bête (et héritée de mai 68),
* le fantasme de l'autoorganisation et de faire table rase du passé ("allez les copains on écrit une constitution ce soir").

Et en tout cas ça part bien loin de l'ambition qu'on lit dans Fakir malheureusement. En espérant franchement que la suite me donne tort, car ce n'est pas tous les jours que quelquechose bouge.

PS au passage : Y a t'il des écrits résultants des AG ou des divers travaux ?
oh mazette, ça les défrise ceux qui ont un programme à vendre, qu'il y ait des gens pour dire que non merci, aucun programme politique ne leur paraît au point, pas plus gauche de la gauche que droite de la droite ou politique de nulle part juste du pouvoir, et que donc ils pensent que ce qu'ils ont de mieux à faire c'est de réfléchir et d'inventer quelque chose.

"on arrête tout, on réfléchit. et c'est pas triste" :)
Le samedi, il est plus facile de parler avec mes patates, qui ont parfois l'intelligence du silence, qu'avec les trublions volatiles et autres briseurs systématiques d'envolées et votants F.N avoués...

Lire devient un pensum.
Donc je saute.
Tout ça c'est bien beau mais Wall Street est toujours debout et continue pareil.
Ah merde, c'est pas Occupy..!?
Ah bon...
Merci Daniel, pour avoir fait dire à l'invité Syndicaliste, à la fin de l'émission, d'où il parlait.
J'étais gêné de l'entendre à ce point archaïque dans son rapport aux nouveaux médias, dans son engoncement dans le "hors du travail point de salut".
Maintenant je sais pourquoi.
Les printemps arabes seront ravis de savoir qu'internet et les réseaux sociaux n'ont aucun impact sur la marche du monde...
Bizarre la pub en démarrage de la vidéo moi qui pensais payer pour éviter ce type de désagrément et en plus depuis que j'ai un bloquer de pub et de cookies, la vidéo ne se lance plus. Vous essayez manifestement de nous pister.
Bref c'est faite comme je dis pas comme je fais si je fais référence à votre émission sur la publicité sur les sites d'info
Pour info je vis à l'étranger et en intro de votre émission c'est une publicité de la caisse d'épargne allemande...
A quand Schneidermann dans les Havana Papper ;-)
Enfin un réveil, enfin une forme de lutte nouvelle, enfin l'espoir de retrouver une véritable citoyenneté, enfin enfin... alors, de grâce! Ergoter sur les mots, se demander qui sont les vrais travailleurs, qui sont les vrais authentiques trucs machins, qu'est-ce que ça vient faire ? C'est une lutte, nouvelle, par Ag démocratiques, par recherche de solutions imaginatives, et avec ce minimum de visibilité qui démolit l'idée que l'heure des "révolutions" mentales et autres est définitivement close, que les Français ont enfin abandonné leur histoire révolutionnaire, qu'ils sont rentrés dans le rang de la fin de l'histoire (démocratique), il était temps ! C'est exaltant et faire la fine bouche, faire de la critique faussement prolo, se demander si ça rentre dans les formes habituelles (évidemment, non! C'est sa force), la barbe. Debout, oui, c'est l'idée. C'est surtout l'action. Il était temps!
Emission étonnamment courte et n'apportant rien (a mes yeux) ...
Décu!
Déjà, le concept de "nuit debout" semble exclure d'emblée tous les salariés, et surtout les plus précaires.

J'y vois surtout la trouille des enfants de la classe moyenne supérieure, citadine, blanche, diplômée, de ne pas avoir le même niveau de vie que leurs parents (ce qui peut se comprendre).

Un mouvement qui me semble totalement déconnecté du monde du travail, des banlieue, du monde rural.
Émission intéressante qui met en face deux mondes différents de la lutte en France actuellement, dont on peut mesurer les accords et désaccords. Une émission qui veut aussi apporter sa pierre à l'édifice qui est en train de se construire en ce moment à Répu.

Au delà des points de vus théoriques avec lesquelles je suis en accord ou désaccord, je trouve dommage que Jean Pierre Mercier n'ait pas été présenté aussi en tant que membre de LO (il a par ailleurs représenté le parti pendant les régionales de 2010 il me semble). Non pas que je critique son appartenance, mais je pense que pour les non initiés au paysage de l'extrême gauche en France cette information serait bénéfique. Malheureusement elle n'est présente ni lors de l'émission, ni sur le compte rendu de celle-ci. Et elle donne une saveur bizarre à la fin de celle-ci. Bien que dans l'ensemble, je pense qu'elle est de qualité (aussi bien par ce qu'elle montre que par ce qu'elle ne montre pas).
un peu décourageant ce forum, tous ces gens qui condamnent le mouvement sous des prétextes à peu près convergent "ils sont pas légitimes, ils ont jamais fait un vrai travail de leur vie, c'est des gamins qui se font plaisir, c'est qu'une bande de bobos, seul le noble ouvrier qui souffre de son travail peut donner un sens à la VRAIE lutte, de toute façon c'est perdu d'avance...".
En gros l'ouvrier ou l'employé du tertiaire regarde le précaire/"bobo"/jeune/intello en chien de faïence et avec un mépris certain, juste parce qu'il essaye, et j'ai l'impression avec la meilleure volonté du monde, et un regard critique sur lui-même. Les raisons sociologiques sont pas très difficile à comprendre, mais du coup c'est pas gagné la convergence des luttes. La division c'est exactement ce qui sert et maintient le pouvoir.
La force de "merci patron" c'est justement de pas tomber dans le misérabilisme ou l'héroïsme de l'ouvrier, mais de montrer des êtres humains touchants, courageux, avec des défauts, et de pouvoir s'en moquer gentiment, sans oublier que le véritable ennemi est un ennemi commun.
Pour ce qui est des banlieues, c'est pas gagné du tout non plus, néanmoins certains militants politisés des "quartiers" étaient présents ces derniers jours à République, et vont essayer activement de rallier du monde à cette cause là. voir le collectif aclfeu.
http://www.aclefeu.org/
j'étais en sympathie vague, un peu agacée… et vais aller voir sur place puisque nous aurons notre nuit ici
Mercier OUI et il faudrait qu'on arrive (peut être grâce à cette fichue loi venant après les autres) à des grèves coordonnées à défaut d'une grève générale…
mais malheureusement Judith Bernard me confirme dans mon attentisme - désolée ce qui m'intéresse ce n'est pas une remise en cause totale qui n'aura pas lieu puisque ni elle ni aucun de nous n'est décidé et capable d'une révolution - l'espoir ne peut venir que de la lutte des employés zt ouvriers ceux qui peuvent bloquer la machine (et c'est ce qui a prolongé et réussi au moins en partie en 68)
sans cela c''est formidable, on se fait plaisir, on parle (à condition de ne pas être censuré parce qu'on n'a pas le jargon adéquat) c'est sympa.. et finalement ça aide plutôt les puissants
Pour ma part cela fait depuis longtemps que j'attends un mouvement social d'ampleur en France à la podemos. Et je me réjouis que les gens se bougent enfin. Mais il faudra construire quelque chose en le fondant sur l'intelligence, sur l'espoir, sur l'entraide, l'ouverture vers les autres et pas sur les peurs, la méfiance et le rejet des autres. Sinon je ne vois pas comment cela peut fonctionner.

A bon entendeur.
Depuis de nombreuses années la culture urbaine a monopolisé le vocabulalre, plus ou moins militant.

Peut-on cesser de dire: bobo, prolo, gaucho, intello, boulot, dodo, métro, trotsko, anarco...?

Ce dont je suis sûr, c'est que dans mon milieu rural, on ne se désigne pas comme ça.
Peut-être parce qu'on se connaît et que nous n'avons pas besoin de se mettre dans des petites boîtes avec l'étiquette dessus sur l'étagère à confiture.

Resserrez votre "local" et pensez le plus petit dénominateur commun, tissez les lien, réfléchissez.

Cela évitera, peut-être, d'échapper à la règle générale du tous connos...
Mon Dieu, boboland dans sa splendeur ! Un mouvement si sectaire qui pense représenter une révolution des idées
Pour voir ce qui se passe ailleurs (en Russie par exemple) ce forum de militants des droits divers et variés à l'Est, cet après-midi dans le 2e (pas très loin de la Répu donc) avec ce beau titre http://russie-libertes.org/2016/03/25/forum-societe-civile-en-russie-tous-des-agents-de-letranger/
Un truc quand même qui me chiffonne : dans "Imperium", Lordon critique la foi naïve dans un principe d'horizontalité pure, ne prend celui-ci que comme principe à suivre (idée régulatrice) pour un idéal, idéal inatteignable pour la constitution d'une force sociale d'une certaine ampleur. A priori, il fait ça suite à son expérience avec les anar' du genre "Comité invisible" et pour la défense d'une participation à la vie étatique sans attendre l'utopie d'un monde sans hiérarchie.

Son analyse est discutable sur bien des aspects, il me semble notamment réduire un peu vite les possibilités de la pensée libertaire à l'âge d'internet, mais je me demande comment il s'adapte ou va s'adapter à tous les refus de verticalité, de hiérarchie dans le mouvement.

Dit-il des trucs du genre : l'improvisation, c'est bien, mais à un moment il faut stabiliser une instance organisatrice pour que la force de mouvement ne se perde pas dans la dispersion chaotique des initiatives ?

Fait-il des propositions de connexion au politique comme institution, d'avoir d'emblée comme objectif de passer des places publiques au pouvoir public (autre traduction possible de "imperium, au passage...), dans une visée élective comme Podemos ?

Il reste sur la réserve, ne propose rien, laisse faire pour voir ce qui se crée spontanément ?
Le débat de "Ce soir ou jamais", hier soir, était passionnant.
De très bons intervenants qui pour une fois étaient assez d'accord.

Pour ce qui est de Nuit Debout, on verra, mais l'émission @SI a le mérite d'en parler et de fournir des informations utiles.
Je ne sais pas pourquoi, je me lasse de plus en plus des émissions où la gauche de la gauche parle à la gauche de la gauche.

Dans les années 2000, elles étaient pertinentes: la gauche était divisée, pas crédible.
Désormais, une expérience a eu lieu en France: Mélenchon a porté le projet de la gauche de la gauche de manière unifiée.
Résultat de l’expérience: Seuls 10% des français gros maximum sont intéressés par ce projet.

Du coup, voici ma question: est ce que la gauche de la gauche est encore pertinente pour changer les choses de manière démocratique?
Idéologiquement, le néolibéralisme n'a jamais été aussi fort, le conservatisme aussi, et les idéologies de gauche n'ont jamais été aussi faibles.
Comment appliquer l'anarchisme quand les citoyens sont menacés de toutes parts:
- Vont ils revendiquer dans leur entreprise? Leur boite est sur le point de déposer le bilan.
- Vont ils vouloir plus de libertés? Ils peuvent désormais connaitre les joies de se faire égorger pour une cigarette.
- Vont ils vouloir plus de tolérance? Ils ont le plaisir de pouvoir visionner sur internet les preches haineux de leur mosquée la plus proche.
- Vont ils vouloir moins de frontières? Ils comprennent qu'ils se font entuber avec les flux migratoires et de capitaux.
- Vont ils vouloir plus de droits sociaux? Ils payent deja 500 euros d'impots sur leur salaire brut, auquel on a deja déduit 340 euros de charges salariales et 600 euros de charges patronales. Leur état est surendetté.

Mélenchon a été battu a plate couture par le FN plusieurs fois. Pourquoi?

Les gens ne veulent pas de grands soirs ou de grands discours. Ils veulent qu'on leur rende la sécurité. Ils veulent pouvoir vivre décemment encore dans six mois. Ils veulent pouvoir faire des enfants sans se dire qu'ils font une grosse connerie. Ils veulent pouvoir se balader dans la rue sans risquer une agression ou un crachat. Ils veulent pouvoir mettre leurs gosses à l'école publique sans se dire qu'elle les transforme en attardés. Rien ne peut être construit sans ça. Seul le FN ou presque leur parle de tout cela. Est ce si dur à comprendre?

Je n'ai pas regardé l'émission, je la regarderais juste parce qu'il y a Judith Bernard.
Vous allez voir quand la droite va passer aux prochaines élections...vous allez voir et comprendre la différence.....j'attends de vous voir et vous entendre à ce moment là !!!!!
@ Bruanne, Rico, Sandy, Sébastien

Je viens de lire vos échanges.
Je n'ai pas tout compris dans la finesse des détails.
Je me couche de bonne heure car la sieste de l'après-midi est loin et que la nuit est longue...
Mais je pense que les neurones se sont activés.

J'aime bien mettre en situation.

Donc, je dirais que "Revendiquer" c'est parler, agir sur de l'Existant pour l'améliorer, le transformer...enfin agir autour.
C'est, qu'on le veuille ou non subir la loi, ce cet existant (parce qu'on pense l'autour de lui) que l'on veut voir bouger et donc se soumettre à son existence.

Alors que "affirmer" nous permet d'aller Ailleurs (un de mes mots préférés) pour agir autrement.
C'est penser ce qui n'a peut-être pas été pensé. C'est se soustraire de l'existant pour "Inventer" "Rêver" les possibles.
Et là, tu n'es plus soumis à cet existant qui t'encombre.
Tu es libre d'aller ailleurs.

Est-ce plus limpide que ce que j'avais dit plus haut?
Pour moi, oui.
Mais...

Bonne journée.
La parcelle à pommes de terre est prête et elle revendique ma présence pour que je puisse y déposer les tubercules.
Je ne peux que m'y soumettre ou aller acheter mes "spuntas" dans le SuperU du canton, ou attendre mon maraîcher du marché.

Je deviens l'esclave de ma terre, qui me donne la liberté de planter, en lui donnant mes restes de force pour la préparer...

Cercle vicieux.
Sondage : quelle catégorie socio-professionnelle a la plus grande force de blocage de l'économie ?

Je dirais les informaticiens.
Je vote pour une émission par semaine pour suivre toutes les Nuits debout !!

@si debout ?
Trotsky tue le ski !
Jean-Pierre Mercier est raccord avec son parti. Aucune trace de La Nuit debout sur le site de Lutte Ouvrière.
http://www.lutte-ouvriere.org
Qui se fait massacrer sur ce forum-ci ?
Ça devient assez classique sur le forum d'@SI.

Quand l'émission est médiocre, on tape sur Daniel et son équipe (qui aime bien, châtie bien).

Quand elle est réussie, si un intervenant est de droite (P.S. et au-delà), c'est lui qui morfle.

Mais quand les intervenant sont assez proches ou tentent des rapprochements, les forumeurs se livrent au jeu de massacre tous azimuts et poursuivent le combat sur le forum...

Excellente émission. Forum, très amusant.
Ce qui est dommage c'est que le gars de PSA ne veut pas a cause de ces émotions s'allier a #nuitdebout alors que bcp de mouvement (et mai 68 en est la preuve) démarre par les jeunes, qui est rejoint par le monde du travail (les employées ont remplacé bcp d'ouvrières , comme les ouvriers ou ont remplacé les paysans) qui feront bouger réellement les choses . Si les travailleurs ou qu'ils bossent ne rejoignent pas le mouvement c'est sur faudra recommencer en 2017 .
Vu l'ambiance a république , je ne crois pas que si ça s'arrête et que rien ne change, ont supportera de nouveau les élections qui se profilent et qui nous font plutôt vomir, donc même si l'a ça prend maintenant pas ce sera en 2017, la classe moyenne qui vote sera bcp trop dégoûté pour rester tranquille surtout avec l'exemple et l'expérience de ce qui passe dans les places Française .
Demain 9 avril (#40mars) tous a la manif , faut au moins que cette loi qui nous ferra du mal a tous (pas qu'aux jeunes) sois retiré totalement.

Merci Daniel enfin une émission sérieuse sur les mouvements qui s'animent.
Et pourtant l'ami Lordon l'a bien dit : il faut passer du revendicatif à l'affirmatif.

Si maintenant même l'ami Schneidermann n'écoute pas...
J'écoute l'acte 2, Mercier redit ce qu'est la grève dans le monde industriel, et pourquoi il croit à cette forme d'action.
Sa position est juste, mais ça " m'énerve " quand il parle de l'industrie et qu'il dit " le monde du travail" ...
non, monsieur Mercier " bloquer le fonctionnement pour acculer les décideurs n'est pas un mode d'action transposable tel quel de l'industrie vers d'autres formes de travail. Tout simplement parce qu'il y a des tas de gens qui ne " produisent" pas des biens marchands, mais ces gens font bien partie du "monde du travail".
C'est probablement simplement une maladresse de sa part, je n'imagine pas que pour lui seuls les ouvriers sont des travailleurs, mais c'est à ce genre de détail qu'on voit qu'il y a du boulot pour se retrouver tous unis.

Idem lorsqu'il a parlé de la jeunesse de banlieue, en disant qu'elle était là : dans les usines.
Oui, sauf celle qui est à la fac, celle qui est dans le tertiaire et celle qui a pas de boulot.

Encore avant, il a dit "on est tout, c'est nous qui produisons".

... trois fois, donc, qu'il tient un discours qui, à mes yeux est un discours assez décalé.
Oui, les ouvriers sont très importants, et la grève, dans le milieu de la production industrielle est un outil très puissant de lutte.
Mais on ne peut pas en rester là, il y a trop de gens qui ne peuvent pas utiliser cet outil, les ouvriers ne sont pas assez nombreux pour porter seuls toutes les luttes nécessaires, et quand bien même, ça n'aurait pas de sens.
Il y a des tas de chômeurs, de travailleurs qui ne "produisent" pas, d'étudiants, de retraités, de sans papier... qui doivent inventer autre chose.
Nuit Debout, on ne sait pas ce que ça donnera, mais faut que les syndicats de la production entendent.
Comme quoi un bon syndicaliste peut être un politique contre-productif.
Ah le gauchisme de Lutte Ouvrière !! Superbement stérile !! Les salariés vont se gouverner et changer les choses sans hommes politiques, et prendre le pouvoir sans élection............Disons-le franchement : voilà aussi une des raisons pour lesquelles les choses ne changeront pas. Un obstacle à faire sauter, donc. LO et ses rêveries infantiles, à écraser.
non c'est pas périscope qui va leur foutre la trouille , mais rappelez vous les agriculteurs devant le domicile de le foll avec un pantin a son effigie au bout d'une corde ,un régal ,un gout de ah ça ira ça ira….
Jean-Pierre Mercier n'adhère pas à la formule de Lordon "Revendiquer c'est se soumettre... etc.", et ne comprend pas son langage.
Comme je comprends qu'il ne le comprenne pas !
Mercier est un ouvrier qui sait ce que revendiquer implique, ce que lutter signifie concrètement dans le monde du travail.
Lordon est étranger à ce monde, et je ne vois pas grand chose qui puisse les rapprocher.
Pour ceux qui connaissent les éléments de langage de LO, inutile d'attendre le dénouement de l'émission pour connaître le pedigree du "copain" de PSA -on ne dit plus camarade, à LO, c'est tout le charme convivial de la secte : point de salut sans et hors (comme on dit au RC lens) la classe ouvrière, l'alliance de classes a été à l'origine de l'échec de 36 comme de 68, etc...

Donc opposer les deux discours n'a guère de sens : en faisant de l'entrisme dans les syndicats majoritaires, le militant LO ne revendique pas au sens traditionnel (salaires, temps de travail...). Il rejoint ainsi une partie des adeptes de l'insurrection qui vient, dont les mythologies remontent parfois aux sources de l'action directe (tiqqun et le parti imaginaire, dans les bouquins édités par Hazan).
" L'insurrection qui vient n'aura pas lieu" (Judith Bernard).
Bon, mais qui la souhaite vraiment ?
Très belle émission. J'apprécie les différences d'opinions, et surtout, surtout, les rapprochements que l'on sent, malgré les paroles, malgré la geste différente et séparée.

Voilà qui atteste de l'existence d'autres affects, moins tristes, si ce n'est joyeux !

Edit: M... je voulais pas répondre au commentaire, mais commenter l'émission...
Edit 2 : ;D
Très belle émission malgré le final surréaliste avec Mélenchon, pas besoin d'être fin psychanalyste pour se rendre compte qu'il parle de lui quand il éructe que les interviewers sont morts de trouille.
J’arrête le visionnage. Prôner la violence sur les personnes, comme ça, sans que personne ne moufte, je ne peux pas.
pour la nuit debout assis dans son canapé, oubliez Rémi Buisine, ya une radio
http://mixlr.com/radiodebout/
et une TV
https://www.youtube.com/watch?v=kck-Hgjafgs&nohtml5=False
C'est bien beau tout ça. Je me demande qui sera le petit malin qui réussira à tirer la braise pour sa sardine.
Malaise devant cette émission

Ce syndicaliste qui use ses semelles dans l'organisation de luttes sans y arriver, qui est content d'une lutte qui a échoué, et qui boude les lieux où ça bouge un peu. Qui ne comprend pas que c'est par l'union des mouvements qu'il s'en sortira, qu'il ne comprend pas qu'il a davantage besoin de Périscope et de Twitter, de Nuit Debout que des ténors de sa centrale syndicale.

Bien sûr, que les syndicats seraient mieux entendus s'ils relayaient leur lutte par des moyens contemporains, que l'image d'un patron ou d'une boîte aujourd'hui est aussi un capital sur lequel il faut taper pour se faire entendre.

Et penser que les ouvriers ne seraient pas plus fiers de lutter, s'ils étaient relayés par la société debout et par les médias non traditionnels, c'est une grave erreur stratégique.

Et quand je pense que c'est à PSA que ça se passe, le syndicalisme d'aujourd'hui qui lutte avec les moyens d'hier, c'est triste.

Quand il se met à critiquer Mélenchon, c'est de lui qu'il parle, toujours les mêmes méthodes, dit-il. Quand ça ne marche pas, on en change, non ?
Judith suit le mouvement depuis le début. Elle occupe la place mais pas forcément toute la nuit puisqu’elle jongle avec ses différents emplois du temps. Non seulement elle a tout suivi mais elle est aussi partie prenante du mouvement. Elle l’accompagne sans mot dire car elle préfère ne pas l’ouvrir pendant les assemblées générales. Elle estime avoir déjà assez de couverture médiatique et ne souhaite pas monopoliser la parole. Elle rechigne surtout à l’idée de devenir leader. Pas de chef. Pas de porte-parole.


Est ce qu'il n'y a que moi qui trouve cette phrase hallucinante ?
Alors, Judith elle y va mais pas tout le temps, parce qu'elle a d'autres trucs importants à faire. C'est sûrement là la grosse différence avec une occupation "à l'ancienne", les ouvriers de PAS, ou même ceux de LIP dans des temps plus anciens, n'ont pas le loisir de choisir d'occuper ou pas en fonction de leurs emplois du temps bien chargé. Judith, elle, elle "jongle". C'est un mot important, ça veut tout dire. Et puis, elle est bien bonne de rechigner à devenir leader, parce que si elle voulait, elle pourrait prendre tout ça en main en deux coups de cuiller à pot.
Quel délire...
si on commence à discréditer les gens sur "eux ils sont pas engagés pour de vrai, ils sont pas la tout le temps, eux ils ont pas dormi sur place, c'est des bidons", c'est foutu cette histoire.
La vie ne s'est pas arrêtée pour autant, les gens ont des enfants, d'autres choses qui les animent (entre autre son activité artistique j'imagine dans le cas de Judith), des boulots aussi (et il est évident que se mettre en grève tout seul dans une entreprise est difficilement envisageable). Ce mouvement est bien différent d'une grève, où tout s'arrête pour les grévistes comme il est expliqué dans l’émission. Venir passer une bonne partie de ses soirées sur place c'est déjà pas rien comme engagement. émettre ce genre de jugement ça risque surtout de décourager ceux qui hésitent à dépenser leur énergie dans ce mouvement, que ce soit toute ou partie.
En 2003, j'ai fait une grève en continu pendant deux mois. A l'Education Nationale. J'ai tout mis dans ce mouvement. Qui n'a rien "gagné". Nous avons tout perdu. Mes jours de grève ont tous été prélevés, l'année d'après (des journées de temps complet prélevées sur un salaire à mi-temps, car j'étais passée à temps partiel entretemps, pour pouvoir consacrer du temps à la compagnie de théâtre que j'ai fondée ; du théâtre politique, pour être précise). Il m'a fallu plus d'un an pour m'en remettre financièrement. Ceci pour dire que je sais ce que c'est que faire la grève. Je choisis mes armes et mes modes de lutte en fonction de la circonstance socio-politique et de l'efficacité des outils de mobilisation.
Mettez-vous à l'oeuvre (labeur) devant un tour, faites les 3/8 et vous serez en phase Judith.
Seule la classe ouvrière est légitime dans la lutte?
Hallucined,
vous pensez que seule la production industrielle est du " travail" ?

Des tas de gens le pensent, surtout si eux-mêmes travaillent ainsi.
Si c'est le cas, j'aimerais avoir l'occasion d'échanger avec vous à ce sujet, j'aimerais comprendre ce qui vous pousse à cette conclusion.
Hallucined, je vous conseille de lire Friot.

Votre propos ressemble à celui de mon père qui fier de mon entrée à l'Ecole Normale, se reprenant aussitôt me dit :" maintenant tu vas apprendre dans les livres. Pfffttt! " ( il était ajusteur)
Comme quoi il faut toujours écouter son père.
Surtout ajusteur: c'est précis ce boulot.
Raiponce kollektive :
Bien sur que non, le travail quel qu'il soit, est une valeur.
Si j'ai "osé" répondre à Judith Bernard, peut-être mal, c'est parce ses propos me semblaient bien naïfs loin d'une réflexion sur certaines réalités.
- Tiens, on devrait ... , ça aussi, on devrait ... , etc ...
... le travail quel qu'il soit, est une valeur.

Mouais, m'enfin tout dépend de ce que vous entendez par valeur, pour ma part j'ai des difficultés à en donner une au travail d'un représentant en assurance.

--
Pas de représentant en assurance, moins d'assurances, moins de bénéfices pour les banques.
J'ajoute, et insiste, que je soutiens "Nuit Debout" et non "nuit couché devant le libéralisme pirate mortifère"
"Mouais, m'enfin tout dépend de ce que vous entendez par valeur, pour ma part j'ai des difficultés à en donner une au travail d'un représentant en assurance".

Cugel , vous avez une liste de travailleurs méprisables ?
Quel est votre métier à vous qui jugez ?
hep ! Cugel n'a pas parlé de mépriser quelque travaileur que ce soit, mais dire qu'il y a plein de "jobs à la con", de métiers inutiles ou nuisibles, dont on pourrait se passer travailler moins et vivre mieux, et dans presque chaque métier de plus en plus de taches stupides et vaines, voire méchantes... qui peut nier ça ? Vous trouvez que c'est une "valeur" de fabriquer des armes (un "vrai travail" ça !) ou de contrôler le nombre de brosses à dents dans la maison d'une allocataire "parent isolé" ???

tous ces relents de catho-zombies (Todd) qui placent la dignité dans la-sueur-de-nos-fronts, beurk.
Des "jobs à la con", j'en ai eu mon lot.
Tous le produit d'un système que je haïssais déjà avant mon début, très jeune, dans la "vie active"
La valeur ? C'est aussi le tribut à payer du salaire de la peur en fin de mois.
Mon métier...? Well, well, well... heu... "Préposé aux Postes, Télécommunications et Espace démissionné pour rupture de ban" en plus court "rmiste black worker".
Pour la liste...? Oui j'ai, m'enfin à moins que vous vivez pareillement dans mon fin fond de Gascogne ou que vous eussiez zoné dans les même bureaux de Poste et centres de tri que j'ai eu fréquentés, je peux présumer que les noms qu'elle comporte n'ont que peu de chance de vous dire quoi que ce soit.
Après quitte à me citer, vous auriez pu en profiter pour me lire, puisque, comme le relève Cécile, je n'ai pas parlé de la valeur de travailleurs mais de la valeur d'un certain travail.

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Bref, tout sauf l'avaleur de sabres !
La prochaine fois que vous aurez un accident de voiture, de vélo, d'escalier, sans assurance, vous penserez que l'agent en question avait peut-être un travail respectable. Qu'est-ce que veut dire ce mépris pour certaine professions? Tout le monde au CNRS ou à l'EHESS, ou à Pôle Emplpi?
Oui... et quel est le rapport avec un représentant en assurance ? S'il me prend l'envie de m'assurer, je pense que je suis assez grand pour aller pousser la porte d'un courtier sans qu'un casse-couille vienne me les casser en frappant à la mienne !

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Casse-couilles, que voilà un joli métier !
Nan, nan casse-couille, ma porte ne restant que rarement assez longtemps ouverte pour qu'ils s'occupent de la seconde !

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cugel s'en fiche , il a sa retraite de préposé à La Poste , il eput se permettre de juger qui fait un métier méprisable .
Et oui , il parlait bien de travailleurs méprisables à son point-de-vue , point de vue de minable fonctionnaire comme il classe ceux qui ont travaillé à ses côtés .

Il est de ceux qui insultent les pauvres diables qui ont accepté des emplois de télé-travail et qui ont pour mission de pister le chaland jusque dans les cabinets .
Il se garderait bien de chercher à joindre les responsables de ces nébuleuses qui ont réinventé l'esclavage avec la bénédiction des gouvernements .

Ajouter : ce n'est pas cugel qui va foutre la frousse à valls
La retraite à 50 ans pour les prépos ? Content d'apprendre que nos minables gréves de 2005 aient si bien marché, ça me ferait presque regretter d'avoir lâché trop tôt et de ne plus partager le sort et les luttes de mes feignasses d'ex-collégues !

Ajouter : accessoirement, je vous emmerde !

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Oh non , pas du tout , vous ne m'avez pas emm ... , je suis toute guillerette ;-)) :

- j'ai pu me défouler sur votre mépris affiché pour ceux qui , plutôt que vivre aux crochets de la société , acceptent les pires métiers .
...,plutôt que vivre aux crochets de la société,...

Fonctionnaires, rsa, chômeurs... les trois ?

--
totalement d accord avec grrz. La force de ce mouvement, c'est qu'il n'est pas un appel d'en haut mais une auto saisine indivuduelle qui fait collectif par addition et contagion.
Donc pas de place pour les jugements d'autrui sur son voisin et sa prétendue implication. C'est justement ce qui me plait, à moi anonyme de la ville inhumaine, et qui m'avait rebuté d'un syndicat anar : on peut etre Nuit Debout sans devoir toutes ses nuits au mouvement. Le mouvement est un viviers de force, d'idée, qui irradie chaque individu et le charge de puissance de contagion.
Il peut certes se projeter poru qques causes proches physiquement, mais je pense que son caractère statique et sans autre but ou mission que d'exister et d'occuper à plusieurs un espace public lui promet une chose : l'éternité.
Oui c est vrai j ai tendance à m'emporter apres 22h :)
Respect pour des actions comme celle de Judith, du collectif Nuit debout, de Jean-Pierre Mercier à Aulnay, de Ruffin avec "Merci patron" , etc. Chacun apporte sa pierre car il faut maintenant aller au delà des analyses et s'engager. Bien sur il y a des erreurs comme dans toute forme de mouvement inédit mais on retient la nécessité d'agir en commun, le lien à effectuer entre étudiants et travailleurs, la méfiance vis-à-vis des leaders politiques. Mélenchon fait partie du système depuis 1983 et doit aujourd'hui céder la place. Personne ne l'attend à juste raison.
Dans le monde complexe qui est le notre: impact considérable de la numérisation de tous les secteurs d'activité, enjeu climatique, fin d'un système politique à bout de souffle tous partis confondus, conflits, terrorisme, etc. , il est vain et puéril d'attendre le salut d'une seule personne voire d'un seul parti.
La rupture entre l'ancienne et la société occidentale actuelle, appelle des solutions neuves qui se mettent en place sous nous yeux, sans attendre le grand soir qui n'arrivera jamais. Courage à tous ceux qui sont sur le terrain.
Qu'il y ait une méfiance certes, elle est due aux trop nombreuses "trahisons" (encore que les gens suffisamment informés n'ont jamais été surpris des politiques menées) et à notre expérience de ce système corrompu. Mais rejeter tout et tout le monde en bloc sans le moindre discernement sous prétexte que cela ne serait pas "nouveau" ce n'est plus de la méfiance, c'est de la bêtise. Surtout quand on se rend compte que pour beaucoup "nouveau" veut souvent dire réinventer la roue.
Je pense qu'il vaut mieux se baser sur l'intelligence et le discernement, plutôt que sur des sentiments "sectaires" de ce genre.

Mélenchon combat le système, et c'est uniquement cela qui compte. Il l'a maintes fois prouvé par les actes et les idées. Aussi peut-être devriez vous vous renseigner un peu plus sur ce qu'il défend au lieu de dresser une barrière et de vouloir diviser les gens de cette manière. Je ne crois pas que la VIème république, l'organisation d'une constituante, ou encore l'idée de la France insoumise soient très différentes de ce qui pourrait ressortir d'un mouvement social et citoyen d'ampleur. C'est justement ce que ceux qui soutiennent Mélenchon ont toujours voulu. Rappelez vous qu'il a réussit à réunir plus de 4 millions de personnes en 2012. Et donc que vous retrouverez beaucoup de ces personnes à soutenir et à participer aussi à Nuit Debout. N'espérez pas vous retrouver qu'avec des personnes pensant comme vous.
Mélenchon ne supporte aucune contradiction ce qui augure bien mal d'un véritable dialogue.Il est dans le système depuis 1983, a essayé, s'est planté. Son tour est passé.
D'accord, vous avez décrété que Mélenchon ne supporte pas la contradiction ( il s'en prend pourtant à longueur de journée il est sur le front du combat politique ), et qu'il était dans le système depuis 1983 ( on se demande pourquoi 83 ... ) même s'il vous faut passer sous silence tous les combats qu'il a mené contre le système ;)
Vous vous y connaissez en matière de véritable dialogue visiblement. Sûr que de telles affirmations, pourtant infondées, sont propices au dialogue.
Arr^tez avec votre réécriture hagiographique de la carrière de Mélenchon: PS; sénateur, grâce au PS, député européen grâce au PS etc.
Ouais PS sénateur et toujours dans le courant le plus à gauche, en minorité. Oups.
Pas d'accord avec la dérive néolibérale du PS et résigné à ce qu'il ne puisse plus changer et revenir à gauche, il le quitte et crée le parti de gauche. Oups.
Il se bat entre temps contre le TCE lors du référendum de 2005, il est de tous les combats sociaux, même contre le gouvernement PS. Oups.
Il se bat ensuite contre le traité de Lisbonne, contre tous les autres traités européens. Oups. Encore un oublie de votre part.
Il est le premier à dénoncer le Traité transatlantique et à informer les gens pour les alerter. Encore Oups.
Il réussit à ramener 11% des votants, soit 4,5 millions de personnes sur un programme comme l'Humain d'abord, encore oups. Ca vous est manifestement sorti de l'esprit. Comme par hasard.
Ce programme c'est la sortie de l'OTAN, la révolution citoyenne, qui va peut être se réaliser avec la nuit debout, c'est la planification écologique, ou encore le revenu maximum. Quinze mille fois oups, pareil ça ne compte pas.
Parce que monsieur à décidé que la seule chose qui le déterminait c'est ce qu'il faisait il y a 20 ans, en oubliant tout ce qu'il s'est passé ensuite.

Comme quoi la malhonnêteté ça n'étouffe pas hein.
Qui suit un autre, il ne suit rien écrivait Montaigne. Dans un monde complexe, il est vain et puéril de croire au pouvoir d'un seul homme.
D'ôù il s'agit de croire au pouvoir d'un seul homme ?

Mélenchon n'est qu'un porte parole, il n'est qu'un candidat que l'on soutient, pour gagner l'élection présidentielle, car c'est le seul moyen d'obtenir la légitimité de changer les choses avec les institutions actuelles de la Vème république, ultra verrouillées.
Je ne connais pas une seule personne soutenant Mélenchon qui croit qu'il faille donner les pleins pouvoirs à qui que ce soit.
Nous défendons tous la démocratie. Même si notre compréhension de ce qu'est la démocratie diffère évidemment.
Certains d'entre nous, et même Mélenchon d'ailleurs, défendons la suppression du rôle de président de la république, car il est de nature monarchique selon nous. Mélenchon défend l'idée qu'il sera à ce titre le dernier président de la république française s'il est élu.
Et personnellement je défends une VIème république beaucoup plus démocratique, organisant une bien meilleure séparation des pouvoirs, avec une plus grande participation directe du plus grand nombre de citoyens possible aux affaires publiques : ex :
- un sénat tiré au sort pour mieux séparer les pouvoirs avec l'assemblée élue
- une constituante permanente pour faire appliquer la constitution en lieu et place du conseil constitutionnel
- un référendum révocatoire pour donner corps à la responsabilité des élus
- la remise en place de l'ostracisme pour nous empêcher les pires individus de polluer le débat public
- l'institutionnalisation de la création monétaire, et sa reconnaissance comme un bien public, ne pouvant être privatisé et ne devant servir qu'à l'intérêt général.
- une nouvelle charte des droits fondamentaux, plus proche de celle de 1793, mettant l'accent sur la solidarité plutôt que la propriété
- le RIC pour participer collectivement et directement à la rédaction de lois ou pour revenir sur des mauvaises lois
- une véritable égalité du temps de parole dans les médias de masse, ou encore une refonte du financement politique plus juste et égalitaire, faisant partie avec d'autres droits politiques collectifs d'un véritable statut des associations politiques, et obtenables avec pour seul critère un soutien en nombre suffisant des citoyens.
- etc ...

Ce que l'on défend est donc à l'exact opposé des intentions et des idées que vous nous attribuez injustement.

Nous ne suivons personne, nous nous associons, nous additionnons nos forces, dans le but de changer le rapport de force politique, et enfin de pouvoir modifier l'ordre actuel des choses.
"- la remise en place de l'ostracisme pour nous empêcher les pires individus de polluer le débat public "
Au delà de la privation des droits civiques ? Déchéance de citoyenneté ?
Aujourd'hui "ostracisme" a aussi une connotation sociale négative de mise à l'écart d'un groupe par discrimination.
Non seulement interdiction d'occuper toute fonction politique, d'être candidat à une élection, d'être tiré au sort, de prendre la parole dans une assemblée ou dans des médias publiques.
Aujourd'hui, il nous faut nous rappeler les bonnes idées, et nous débarrasser des mauvaises. C'est là tout l'intérêt des expériences passées.
Il faut dépasser les connotations, les idées reçues, les mensonges, les fables, etc ... qui ne servent en définitive qu'à nous empêcher de penser les outils de notre liberté.
Quels seraient les délits ainsi visés ?
Aucun délit, c'est un acte politique, un référendum.
Ce n'est pas un jugement rendu par des juges ni même un jury, c'est une décision politique prise par les citoyens dans l'intérêt général.
Bien que la personne visée ressorte certainement mécontente et humiliée d'un tel traitement, vous remarquerez que cela ne l'empêche en rien de continuer à vivre, ni même de voter.
C'est un recours politique donné aux citoyens afin de se protéger des menteurs et des manipulateurs, pour le bien commun.
Fini les élections où notre choix serait réduit à voter contre un Sarkozy, nous pourrions écarter ce genre de personnage via l'ostracisme, et ainsi réserver nos votes à un véritable choix de société, plus qu'au plébiscite ou au rejet d'une personne.
On sépare les deux choses.
" c'est une décision politique prise par les citoyens dans l'intérêt général."
Au cours d'une AG nocturne sur la place du village ?
Merci de me donner l'occasion d'en parler, même si je comprends bien que votre seul but est de troller.

L'initiative de ce genre de recours est évidemment déterminante en effet, et c'est pourquoi, comme toutes les actions de type référendum, il faut à la fois rechercher la légitimité, qui n'a qu'une seule source, la volonté générale du peuple, et à la fois donner à chacun la possibilité d'être à l'origine de ces initiatives, il y a donc un juste milieu à trouver.
C'est pourquoi on pourrait s'inspirer du système suisse, qui je crois se base sur la recherche d'une certaine quantité de soutiens de citoyens pour rendre les initiatives valides.
Ce qui est important ensuite c'est que les décisions soient bien prises par l'ensemble de la population, (c'est un référendum) et donc certainement pas par un petit groupe bien choisit.
Afin d'améliorer ce système il me semble important de garantir un débat minimum sur chaque question qui sera soumise au vote, afin d'éviter qu'une question occulte toutes les autres.
Cela rejoint la question du RIC et du référendum révocatoire.

Bonne chance pour trouver à redire.
1) le mouvement de la nuit debout est très divers des jeunes et des moins jeunes, des politisés et des pas du tout politisés, des qui soutiennent Mélenchon et des qui pas ...

2) la nuit debout n'ayant pas de porte parole personne ne peut prétendre que ce qu'il pense de Mélenchon représente la pensée générale (même pas Daniel Schneiderman !! *)

3) les assemblées sur les places sont des expériences fantastiques pour les participants et des événements formidables pour notre pays dont beaucoup croyaient, à tort, la jeunesse indifférente et soumise. cette période devrait laisser des traces dans l'histoire de la vie politique du pays dont on ignore aujourd'hui les formes qu'elles prendront,

4) les élections présidentielles, elles, relèvent d'une autre logique, une logique institutionnelle, et d'une autre temporalité, puisque la prochaine aura lieu dans quelques mois. dans ce cadre là la candidature de Mélenchon représente une alternative qu'on ne peut traiter avec des formules à l'emporte pièce

5) la réthorique de l'homme hors parti est assez débile, c'est comme ça par exemple que Berlusconi a berné les italiens : "je suis un entrepreneur qui a réussi et je vais gérer l'Italie comme une entreprise" On a vu en effet !

6) quand à la réthorique de la jeunesse ou de l'homme nouveau elle ne vaut pas mieux... Macron s'appuie là-dessus...

7) Pour juger Mélenchon je propose d'autres critères : qu'on regarde son programme, son itinéraire, sa crédibilité (sondages, soutiens), et le traitement que lui réservent les représentants de l'oligarchie


* voir la tribune de DS dans Libé du 5 avril dans laquelle par exemple il écrit "ils affirment plus qu'ils ne revendiquent"
certes c'est ce que F. Lordon a dit, mais est-ce que cela représente l'opinion générale des "nuitdeboutistes ?" certainement pas, puisque, par exemple la revendication du retrait de la loi travail reste un élément fort de la mobilisation

http://www.liberation.fr/debats/2016/04/10/nuit-debout-melenchon-avec-l-eau-du-bain_1445240http://www.liberation.fr/debats/2016/04/10/nuit-debout-melenchon-avec-l-eau-du-bain_1445240
Une réaction à propos du making-off. J'étais place de la république mardi soir quand Ruffin et Davisse sont venu faire leurs speechs. Je précise que je peux pas être à République tout les soirs, alors j'avais choisis mardi pour assister aussi à leurs interventions. Et l'impression que j'en ai retiré est la suivante :
- Il y avait beaucoup de monde. Peut-être plus que le premier soir d'ailleurs.
- l'intervention était prévue pour 19h je crois. Mais c'est vers 20h30-21h, alors que l'AG battait son plein depuis plus de 2h, que la modératrice a annoncé la présence des 2 invités, et a un peu "imposé" une suspention de l'AG pour leur laisser la place (elle a dit qqch comme "tout le monde est d'accord je pense pour laisser F Ruffin et F Davisse intervenir). Il y a eu acclamation de la foule, mais on a pu sentir que tout le monde n'était pas d'accord et il y a eu quelques protestations à voix haute, qu'interrompre le déroulement de l'AG même pour Ruffin - surtout pour Ruffin - c'était une entorse aux principes du mouvement.
- Ils ont fait leur intervention qui portait sur l'esthétique des films sociaux, et à moi, ça m'a parut en décalage avec le moment, alors qu'on sortait à peine du CR de la commission action et de ses prises de parole libres, qu'on était bien dans le jus.
- au final, les 2 intervenants ne sont pas resté longtemps. J'ai eu l'impression qu'ils avaient écourté leur intervention car ils ont senti eux-mêmes qu'ils n'étaient pas vraiment à leur place à ce moment là... Ruffin !...
Bref, j'en est conclu 2 choses :
- Le mouvement est lancé et a pris sa propre dynamique. Beaucoup des participants, même "fan" de Ruffin, sentent l'impérieuse nécéssité d'avoir un mouvement sans porte parole, avec une exigence démocratique très haute.
- Les commissions devraient avoir la possibilité de monter des sessions d'invitation pour faire descendre dans l'arêne de la République des personnalités comme Ruffin (en fait, je rêve de voir quelqu'un comme Badiou par exemple au milieu de la place dans une discussion à 500 ou 1000).
Je vais me taire et attendre la fin de l'émission..
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