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Nuit debout : "Ce n'est pas Periscope qui va foutre la trouille à Valls !"

Et maintenant, que va devenir La Nuit debout ? Que va devenir ce mouvement social imprévu, inclassable, hyper-connecté, et qui s’est étendu ces derniers jours à plusieurs villes de province et d’Europe ? Faute de boule de cristal, on peut néanmoins tenter de comprendre le mouvement en le comparant à d’autres rassemblements similaires mais aussi à des mouvements revendicatifs plus traditionnels avec nos trois invités : Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT de PSA Peugeot Citroën, Arnaud Contreras, producteur pour RFI et France Culture et Judith Bernard, fondatrice du site Hors-Série et partie prenante du mouvement.

Derniers commentaires

L'état- providence, la sécurité sociale, n'ont été qu'un grand rêve. Réveillons-nous. La réalité, c'est la comptabilité. Certes, " rentable" ne veut rien dire, mais si tout le monde pense le contraire, soyons cons avec tout le monde. Mieux vaut se tromper avec les cons qu'avoir raison avec deux-trois intellos.
Nuit de Chine, nuit câline, nuit debout.
bonjour,

je me permets de poster ici (en mon nom propre, bien évidemment) la vidéo du plateau radio organisé par nuit debout toulouse, FMR radio, et campus fm, avec la participation de plusieurs invités a l'occasion de Global Debout , (commémoration du 15M)

Le sujet étant "la relation entre la presse et les mouvements sociaux", l'émission me paraît faire écho aux problématiques d'arrêt sur image, et de cette émission.

L'idée était d'inviter des journalistes en tant qu'invités, et des participants à nuit debout. Préparée par la commission animation et des journalistes, le plateau a été possible grâce à la collaboration de nombreux partenaires, merci à eux.

C'est aussi l'occasion de découvrir un peu comment cela se passe à Toulouse.

Suite à cela, la commission communication travaille à reproduire ce genre de dispositif, n'hésitez donc pas à donner vos avis .

https://www.youtube.com/watch?v=BGkiFbZ6_Iw
critique argumentée de Alain de Benoit à nuit debout .

Une précision pour commencer. Vous savez que je ne suis pas de ces petits-bourgeois réactionnaires qui crient à la « chienlit gauchiste », et bien sûr « soissantuitarde » (sic), chaque fois qu’ils voient des étudiants ou des lycéens envahir les rues. Que l’on proteste contre l’infâme loi El Khomri, dont la version initiale fut rédigée sous la dictée du Medef, que des jeunes s’inquiètent d’un avenir qui ne leur offre que chômage et précarité, intérims successifs et petits boulots, me paraît plutôt sain. Si l’on ne se rebelle pas quand on a dix-huit ans, qu’en sera-t-il quand on en aura soixante ! Je note d’ailleurs que, d’après un sondage Opinionways publié un mois après le début du mouvement, 70 % des électeurs de Marine Le Pen déclarent comprendre le mouvement, et 67 % le soutenir.

D’une façon plus générale, je n’ai pas le moindre respect pour l’ordre en place, qui n’est le plus souvent qu’un désordre institué. Rétrospectivement, sous l’Ancien Régime, ma sympathie va aux révoltes populaires et aux jacqueries paysannes. Sous la Révolution, elle va aux Chouans, comme un siècle plus tard elle va aux Communards. Aujourd’hui, mon adversaire principal n’est pas telle ou telle équipe gouvernementale, de droite ou de gauche, mais une société libérale (libéralisme économique ou libéralisme sociétal) fondée sur l’individualisme méthodologique, les droits de l’homme, la croyance au progrès, le primat des valeurs marchandes et l’adoration du marché.

C’est dire que je n’avais pas d’a priori contre le mouvement Nuit debout, né de l’excellent film de François Ruffin, Merci patron !, que Frédéric Lordon a pu qualifier de « film d’action directe ». Au départ, comme l’a dit Jacques Sapir, il était légitime d’y voir l’expression d’une immense frustration politique à la hauteur des trahisons du PS, en même temps qu’un désir de « faire de la politique autrement ». Quelques soirées passées place de la République m’ont rapidement fait déchanter.

Tout n’est pas antipathique dans ce qui s’y dit, loin de là, et il est un peu trop facile d’ironiser sur les buvettes-merguez, les « ateliers transphobie » et les espaces interdits aux « non-racisé.e.s ». Mais on voit bien que la tonalité générale est celle du « pour-toussisme » et du sans-frontiérisme, sans oublier la-lutte-contre-toutes-les-discriminations qui est comme la marque de fabrique d’un libéralisme sociétal inapte à se situer dans une perspective de véritable contestation du Système. Je ne confonds pas tout – écolos, anars, zadistes, intermittents, trotskystes, casseurs, racailles –, mais je vois bien que l’incapacité à structurer le mouvement a déjà dérivé en intolérance sectaire (la minable éviction d’Alain Finkielkraut) et en simple volonté d’affrontements violents. Slogans à courte portée, foire aux paroles et propos circulaires, objectifs vagues et mots creux, indifférence narcissique au réel. Loin de voir dans Nuit debout un « creuset de délibération citoyenne » ou un mouvement révolutionnaire (si seulement !), j’y vois surtout de bons petits libéraux-libertaires qui veulent que l’on fasse droit à leurs « désirs », assez peu différents au fond de ceux qui croient « lutter contre le terrorisme » en allumant des bougies, représentants typiques de cet Homo festivus qu’avait si bien décrit Philippe Muray.

En la matière, la référence à Mai 68 paraît inévitable. Ces événements sont-ils de même nature et pourraient-ils déboucher sur un mouvement politique constitué ?

Je n’y crois pas un instant. Nuit debout n’a aucun moyen de déboucher sur un mouvement politique organisé pour la simple raison qu’il s’est fermé d’entrée à toute perspective d’extension sociale. Mai 68 fut marqué par une grève générale que l’on n’est pas près de revoir – ce que je regrette. Ce fut aussi, en dépit de toutes ses ambiguïtés, un mouvement joyeux. Je ne vois pas aucune joie dans Nuit debout, mais seulement une palabre immature qui ne parvient pas à cacher une tendance de fond profondément dépressive.

Le parallèle a également été fait avec les Espagnols de Podemos ou les Américains d’Occupy Wall Street. De tels mouvements participent-ils de la même dynamique ?

Un mouvement comme Podemos se situe dans une perspective contre-hégémonique qui n’est nullement celle de Nuit debout. La grande caractéristique de Nuit debout, c’est au contraire son incapacité à faire converger des luttes dispersées pour impulser de véritables « états-généraux ». Je n’ai rien contre les noctambules, mais il est bien évident que ceux qui travaillent n’ont pas les moyens de veiller jusqu’au petit matin. Le peuple doit se lever tôt, il n’est donc pas étonnant qu’il soit absent de la place de la République, où l’on chercherait en vain des ouvriers en grève ou des paysans révoltés. Ne s’y tiennent, dans le langage des sourds-muets, que des « assemblées populaires » sans peuple et des « assemblées générales » sans aucun rapport avec celles des grands mouvements sociaux. Jacques Sapir disait aussi que « la capacité de ce mouvement à faire la jonction tant avec les couches populaires des grandes métropoles qu’avec les exclus de la France des petites villes est l’une des conditions de sa survie ». On constate maintenant que cette capacité est nulle. Les badauds viennent place de la République comme on va voir au zoo les derniers représentants d’une espèce en voie de disparition. Le Système ne s’en porte pas plus mal. « Rien n’aura eu lieu que le lieu », écrivait déjà Mallarmé. C’est plutôt affligeant.
J'ai toujours été favorable à la dissolution de la secte " Lutte Ouvrière".
Poursuite du débat ailleurs, Lordon et Mercier chez Mermet : L'intello et l'ouvrier
Bonjour,

Je ne comprends pas, vue de ma lointaine province, cette manifestation.
J'imagine une place Tahrir avec ses tentes... ses conséquences...
Dernière heure :
Voilà pourquoi Jean-Pierre Mercier ne voulait pas participer à Nuit Debout !
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2016/04/13/nuit-debout-lambiguite-dun-mouvement_67221.html
J'attends avec impatience de voir ce que ça va donner:
- d'un côté twitt de la préfecture qui exhibe une vitrine cassée pour faire haro sur les manifestants,
- et de l'autre côté des twitts de gens qui filment et qui disent avoir le plan du gars qui casse et qui ensuite tape la discute avec les CRS, alors qu'il devrait être en train de courir, coursé, et de se faire balancer au sol face la première (vu à la télé) par ces mêmes CRS.
un peu le même contenu que mon post sur les baskets de Mélenchon, mais en beaucoup plus drôle

[blogs.mediapart.fr]

Excellent!
un peu le même contenu que mon post sur les baskets de Mélenchon, mais en beaucoup plus drôle

https://blogs.mediapart.fr/swank/blog/110416/daniel-schneidermann-l-homme-qui-savait-tout
J'arrive à cette minute de la 3ème vidéo où il est question de l'unique moyen de pression qui ferait fléchir, la grève générale, et de twitter qui ne ferait même pas peur à Valls.

Je ne crois pas en la grève générale en l'état des choses. En l'état de crainte générale de chacun pour son emploi.

Mais il est une arme plus adaptée et plus terrible qui demanderait par contre une discipline de fer : la grève de la consommation, autre que celle des produits de première nécessité.

Et cette forme de grève aurait un impact décisif sur les Peugeot, Valls et Macron.
La preuve qu'on peut tenir un blog sur Médiapart, en étant aussi mauvais dans la satire que dans le style d'écriture.
Pour Dany : https://blogs.mediapart.fr/swank/blog/110416/daniel-schneidermann-l-homme-qui-savait-tout
C'est la Reunion qui donne l'exemple:
http://www.clicanoo.re/518517-greve-du-btp-des-jeunes-de-la-riviere-des-galets-s-en-melent.html#forum1094931

Faut dire que le medef y est allé fort en provocation: la federation du BTP a donné un ultimatum aux syndicats pour accepter leur proposition d'augmentation de 0,8% dans le cadre des NAO sous peine de passer à 0,4% a compter du 12 avril midi. Une provocation gratuite de la part de l'un des représentant de la federation du BPT qui part à la retraite la semaine prochaine...
Périscope ne va pas foutre la trouille à Valls, peut-être ... mais ça m'a permis de suivre l'AG en direct jusqu'à maintenant, alors que je n'avais aucune possibilité d'y être physiquement.
Jean Pierre Mercier est tellement pris par ses activités syndicales, son travail et sans doute autre chose qu'il ne trouve pas le temps de ce rendre place de la République. Il a pu cependant dans cet emploi du temps hyperchargé caler 2 ou 3 heures pour participer à cette émission. C'est bien car enfin nous avons appris qu'il est contre l'homme providentiel ( que personne ne prétend incarner à gauche ) et que si tout va comme il est prévu les masses vont se mobiliser et renverser le pouvoir oligarchique. Quant aux programmes, ceux-ci sont inutiles : il suffit d'attendre l'avènement du surgissement révolutionnaire pour que celui-ci accouche au fur et à mesure de son accomplissement des solutions à mettre en oeuvre. Pendant ce temps les autres d'en face regarderont tranquillement que les choses s'accomplissent dans l'harmonie.
Et dire que je lis régulièrement le blog de LO où s'écrit toujours des analyses pertinentes de l'état de notre société. Ha ! oui une dernière chose : le compromis n'est pas forcément une compromission.
Voilà pourquoi je ne m'abonnerais jamais à "Hors-série" : http://www.arretsurimages.net/breves/2016-04-11/Lordon-ne-dit-rien-sur-l-offensive-contre-les-musulmans-Bouteldja-PIR-id19786

Le PIR(e) est à voir chez HS et payer pour ça en plus ? Non mais vous rigolez madame Bernard ?
plus ça va plus je constate que ce média cherche à faire de l'anti- Mélenchon
le choix des participants et les petites phrases sont évidents
lutte ouvrière est dans le système , la CGT est dans le système ,il attend quoi le délégué pour lancer son mouvement insurrectionnel
Je suis assez abasourdi sur les commentaires sur les violences sur les CRS et le discrédit du mouvement. Depuis une semaine, la jeunesse se fait matraquer tranquillement (je passe sur les vidéos qui circule allègrement sur ces violences). On peut chercher à les expliquer (pas obligatoirement les comprendre), violence inhérente à ce corps d'État, fatigues des flics, état d'urgence..., mais se désolidariser et parler de discrédit du mouvement me paraît totalement à côté de la plaque. Simplement parce que les premières violences ont été commises par les flics sur des manifestant-es jeunes et qui ne les avaient pas arrosés et quand bien même. Les provocations des flics, les pressions constantes ne devraient appeler qu'à une chose l'autodéfense ouvrière contre l'appareil d'État, même si je pense que nous n'en avons pas les moyens actuellement.
La Coordination nationale étudiante l'exprime très bien par sa porte parole à i télé. (itw de CNE)
Le mouvement ouvrier a su a des moments s'affronter avec la police quand celle-ci outrepassait ces missions et voulait faire taire le mouvement. Depusi quelques années, on veut nous faire croire que toutes revendications doit se passer tranquillement. Par exemple, Lordon appelle à la grève générale. Croyez-vous sérieusement que l'État laissera faire sans réagir ?
Cette notion de discrédit du mouvement est un vieux truc pour contrôler un mouvement mais surtout ne pas remettre l'ordre établi en cause, mais surtout la place de la police dans notre société. Bref la diversité des tactiques, c'est à dire que l'on peut avoir de la place pour les deux : manifestations "normales" et affrontement avec la représentation de l'état c'est bien cela ce qui est en question actuellement. Allons nous lâcher ces jeunes qui sont matraqué par la police ?
On est quand même vachement dans l'ambiance baba djembé merguez weed. Y a un peu la même ambiance à "Nuit Debout" qu'à Rock en Seine entre 2 concerts. J'attends de voir Lordon se rouler par terre torse-nu à la Iggy Pop. Là les choses bougeront.
J'ai très apprécié les messages d'hallucined ! Je pense qu'il mérite un "chapeau" , j'aimerais bien que vous vous joignez a moi pour le faire .

Bien - sur , vous ne pouvez pas "tourner" vos mains devant votre portable ........ alors faites - moi plaisir , votez ces messages .

Il serait temps que les asinautes fassent un geste vers la classe ouvrière .

Merci .
Vous avez un gros problème: vous ne vivez pas dans le même monde; je parle du seul monde qui vaille: le monde imaginaire. Certains refont 1968, d'autres 1936, d'autres enfin la commune de Paris … vous allez avoir du mal à converger. Cela dit, je dois avouer que j'ai raté l'essentiel de l'émission, étant un handicapé télévisuel -,je m'endors presqu'instantanément quand une émission démarre. Mon imaginaire à moi se complaît à côtoyer Morphée.

Vous devriez tenir compte de cette difficulté ( je parle des mondes imaginaires divergents ) et même pourquoi l'analyser, après tout cela pourrait être dans la thématique du site, "déconstruire les narrations médiatiques" même se déconstruire soi-même est sans doute la chose la plus difficile qui suit, voire même peut-être assez risquée.

Je divague.

Vague.
C'est bien la première fois que je pleure de rage devant une émission d'@si. J'ai l'impression que même en tant que média alternatif vous ne comprenez rien à ce mouvement et ses nouveaux outils (périscope...). Ca me fait peur surtout quand j'entends DS dire qu'il a réalisé moult émissions sur l'insurrection !!! ET bien oui là nous y sommes, nous sommes devant une insurrection du peuple. Ca fait trop longtemps que vous ronronnez vous aussi dans un entre soi médiatique, réveillez vous je vous en supplie.
Une émission délirante entre un syndicaliste ouvrier qui n'a pas du voir une caisse à outils depuis l'âge de ses cinq ans et une prof qui semble disposer de beaucoup de temps libre, comme tous les fonctionnaires ,avec ses 20 semaines de vacances, ses formations, ses arrêts maladies, pour aller baguenauder ou jongler tous les soirs entre ses différentes activités dont on peut douter de la productivité.

Deux mois de grève en 2003, et pourquoi pas six mois ou douze, décidément la mesure ne semble pas être le fort de cette Mme Bernard !!!

De plus tous les Français, le savent et nous l'avons encore entendu dans la bouche de la très grande éditorialiste Catherine Nay, les profs en règle générale, sont payés les jours de grève et il est assez poilant de les voir se mobiliser contre la courageuse réforme du code du travail alors qu'ils ne sont pas concernés et bénéficient de conditions plus qu'acceptables, surtout si on les compare à celles de leurs collègues allemands qui ne rechignent pas, eux, à travailler davantage en face de leurs élèves.

Passons sur sa compagnie de théâtre sans doute avant-gardiste subventionnée par des mairies laxistes avec l'impôt du contribuable pour monter des pièces sous-titrées jouées devant trois pelés et un tondu.

Décidément, le monde déraille de plus en plus, il semblerait que les lanceurs d'alerte comme Brunet, Zemmour ou Levy aient cédé la place à des personnages dont on croyait s'être débarrassés après la gabegie des années 60.

Les archaïsmes ont la vie dure, on se nourrit de pseudo scandales financièrs et fiscaux qui feront pschiiit dans quelques semaines, on ressort la vulgate marxiste avec des économistes comme ce Frédéric Lordon dont on connaît la proximité avec le Stalinien Mermet dont on peut se réjouir qu'il ne soit plus à l'antenne de Paris Inter.

Bref, il y a dimanches où l'on préfère regarder de vrais spectacles populaires avec de grands champions comme Paris Roubaix, course aux valeurs (probité, courage, esprit d'équipe...) bien éloignées de celles de ces parasites installés et vautrés sur les différentes places de France.
"Mélenchon c'est le système" et Lutte Ouvrière c'est pas le système ? Ca existe depuis quand déjà ? Ca fait des accords avec le PS au deuxième tour depuis quand ?
Et la CGT, aussi c'est le système, non ? Ce sont eux qui signent.

Me voilà donc perplexe à la sortie de cette émission.

On sent l'intention louable de faire parler monde syndical ouvrier avec monde "petit bourgeois"/ hors travail de Nuit Debout.
Sauf que vous avez eu deux caricatures de ces mondes. Judith (sauf votre respect) avec votre implication "jonglante" dans la lutte sans vouloir se mettre en avant, louable, bienveillante, très intellectualisée (ce n'est pas une critique mais un constat), avec toujours ce malaise au moment de la question du pouvoir, malaise qui existait déjà chez les Indignés. c'est comme si parce qu'on a pas les moyens de trouver les conditions d'existence d'un pouvoir DANS la lutte, on renonçait à toute idée de pouvoir.
Et c'est là que ça rencontre le monde du travail ouvrier/employé et syndical surtout, avec ses hiérarchies, ses codes, son sens "sacrificiel" POUR la lutte, détaché des intérêts personnels, avec ces défaites consécutives depuis des années. Et avec Mercier content d'avoir perdu parce qu'ils ont quand même repris confiance en leur force ... mais ne sont quand même fait licencier, non ?

Vous avez le cas étonnant de Xavier Mathieu qui ex leader ouvrier est aujourd'hui intermittent et acteur de ciné. Vous avez Lordon qui sort de sa chaire universitaire pour tenter de mettre en pratique ses idées. Vous avez Ruffin, patron de presse, habitué des organisations miltiantes qui tente de faire le pont entre les deux mondes. Vous avez aussi (parce qu'il y a toujours trop peu de femme là-dedans) Leila Chaibi, un pied dans le monde politique et même temps très familière des nouveaux mouvemebnts sociaux, les "précaires", jeudi noir etc ... Ce sont eux qui ont contribué à lancer le mouvement qui les dépasse aujourd'hui.
et comme ils le disent si bien : ça ne s'est pas fait tout seul : la "convergence des luttes" ça demand eà ce que des deux côtés on se parle et on accepte de travailler ensemble à des objectifs commun. Ca veut dire donc accepter de changer ses pratiques (ce que n'a pas l'air prêt MErcier) et accepter de se fixer des objectifs clair (ce que n'a pas encore fait Nuit debout)

Bon et après je pinaille, c'est là où je suis doué, puisqu'en dehors de ça c'est quand le mouvement social le plus important depuis dix ans, donc lui foutre sur les épaules le soin de faire une jonction de classe et d'espace qui n'a plus été faite depuis cinquante ans, on lui pardonnera;
Juste une remarque faire rentrer 1000 personnes dans la salle Grande Croizat de la Bourse du Travail c'est quasi impossible (mais c'est un détail)
Pour le reste
Étant à SUD PTT, secrétaire fédéral, ayant monter la sono que l'on a prêté suite à une demande (et on confirme on est pas derrière cela mais juste en soutien...) ce que je vois sur ce qui se passe. Rassemblement un peu foutraque donc réjouissant par certains aspects, certaines difficultés avec les infiltrations des conspis, le fait que tout le monde a droit à la parole et donc des fois un peu n'importe quoi. Mais cela repolitise un peu. Mais je reste quand même dubitatif sur une issue à ce truc.
C'est incroyable tous ces gens qui affirment et disent "savoir".
Ils veulent absolument enfermer le mouvement dans une nouvelle (ou ancienne) petite boite, tandis que Nuit debout est un appel à la libération.
Et la partie adverse ne le laissera pas faire sans heurts car ses intérêts sont considérables.
Tout mon respect à l'honnêteté et à la rigueur de Judith Bernard. Chaque acteur de ce mouvement a la valeur de son engagement pour cette libération.
Rien ne sert d'insulter...
Jean-Pierre Mercier totalement à côté de la plaque concernant Mélenchon.

La constituante, c'est quoi exactement ?
On revient de la manif de Paris.
Quand on est arrivés à République, il était pas loin de 15 heures, et on a pris la queue du cortège, derrière la CGT.

Comme il menaçait de pleuvoir, on a remonté petit à petit le flot à moitié sur les trottoirs, à moitié sur la chaussée.
Au niveau du métro Reuilly Diderot, juste après avoir dépassé Laura Raïm qui discutait avec animation avec un grand type, une masse compacte nous a empêchés de continuer à remonter. Comme ce groupe avançait vite, et qu'on aurait eu du mal à se frayer un passage, on est restés avec eux. Pas de banderoles ni de drapeaux, et tous en foncé et avec des capuches.
Quand ils ont tous scandé "Tout le monde déteste la police", c'est devenu étrange.

On arrivait sur la Place de la Nation. Donc on a pu les dépasser, et on a vu au premier rang, certains avaient des écharpes sur la bouche.
Là on a décidé de dégager vite par l'autre bout de la place. On a entendu un grand bruit et en nous retournant, on a vu ces mecs qui se précipitaient avec gourmandise pour cogner.
On ne sait pas qui car on a quitté la place, un grand CRS expliquait à ses hommes comment il fallait se positionner et faire passer les "civils", et on a entendu que ça pétait.

J'en ai vu des manifs, mais aussi énervées, jamais... Celle du 31 mars, il parait qu'il y a eu des heurts, mais rien vu rien entendu. Pourtant on l'avait remontée aussi.
Très bonne émission, trop courte, merci.

Un condensé de certains paradoxes de "nuit debout".. et de la France.

Jean-Pierre Mercier de la CGT, avec sa tirade politique finale (bien dans la ligne LO) n'est finalement pas si loin de F. Lordon et de son "nous ne revendiquons rien" : attendons le grand soir, rien d'autre ne compte, et d'ailleurs on a gagné à Aulnay, la défaite c'est la victoire (coucou Orwell).

Alors que Judith Bernard me semble tellement loin de Fakir ! Avec son idéalisme (on sent qu'elle attendait ça depuis longtemps), son appel SCANDALEUX à la violence (peu commenté sur cette page d'ailleurs, à part "Oblivion"... mais que dira-t'elle si demain il y a trois jeunes morts ? Qu'on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs ?), le moment quand même assez embarrassant où elle explique qu'elle prefère ne pas parler entre autres de peur d'être promue leader (prix "Marcel Dessailly" de la modestie 2016), son bla bla sur l'horizontalité, sur le fait qu'elle ne représente pas nuit debout (mais qu'est ce qu'elle vient foutre là alors ??)...

Pour une future émission sur nuit debout, j'aimerais beaucoup entendre parler du FOND des idées, car de ma fenêtre (provinciale) on dirait un énorme gloubi boulga assez peu engageant.

* Un côté 100% bobo (pour l'instant),
* une détestation des structures et institutions qui me semble un peu bê-bête (et héritée de mai 68),
* le fantasme de l'autoorganisation et de faire table rase du passé ("allez les copains on écrit une constitution ce soir").

Et en tout cas ça part bien loin de l'ambition qu'on lit dans Fakir malheureusement. En espérant franchement que la suite me donne tort, car ce n'est pas tous les jours que quelquechose bouge.

PS au passage : Y a t'il des écrits résultants des AG ou des divers travaux ?
oh mazette, ça les défrise ceux qui ont un programme à vendre, qu'il y ait des gens pour dire que non merci, aucun programme politique ne leur paraît au point, pas plus gauche de la gauche que droite de la droite ou politique de nulle part juste du pouvoir, et que donc ils pensent que ce qu'ils ont de mieux à faire c'est de réfléchir et d'inventer quelque chose.

"on arrête tout, on réfléchit. et c'est pas triste" :)
Le samedi, il est plus facile de parler avec mes patates, qui ont parfois l'intelligence du silence, qu'avec les trublions volatiles et autres briseurs systématiques d'envolées et votants F.N avoués...

Lire devient un pensum.
Donc je saute.
Tout ça c'est bien beau mais Wall Street est toujours debout et continue pareil.
Ah merde, c'est pas Occupy..!?
Ah bon...
Merci Daniel, pour avoir fait dire à l'invité Syndicaliste, à la fin de l'émission, d'où il parlait.
J'étais gêné de l'entendre à ce point archaïque dans son rapport aux nouveaux médias, dans son engoncement dans le "hors du travail point de salut".
Maintenant je sais pourquoi.
Les printemps arabes seront ravis de savoir qu'internet et les réseaux sociaux n'ont aucun impact sur la marche du monde...
Bizarre la pub en démarrage de la vidéo moi qui pensais payer pour éviter ce type de désagrément et en plus depuis que j'ai un bloquer de pub et de cookies, la vidéo ne se lance plus. Vous essayez manifestement de nous pister.
Bref c'est faite comme je dis pas comme je fais si je fais référence à votre émission sur la publicité sur les sites d'info
Pour info je vis à l'étranger et en intro de votre émission c'est une publicité de la caisse d'épargne allemande...
A quand Schneidermann dans les Havana Papper ;-)
Enfin un réveil, enfin une forme de lutte nouvelle, enfin l'espoir de retrouver une véritable citoyenneté, enfin enfin... alors, de grâce! Ergoter sur les mots, se demander qui sont les vrais travailleurs, qui sont les vrais authentiques trucs machins, qu'est-ce que ça vient faire ? C'est une lutte, nouvelle, par Ag démocratiques, par recherche de solutions imaginatives, et avec ce minimum de visibilité qui démolit l'idée que l'heure des "révolutions" mentales et autres est définitivement close, que les Français ont enfin abandonné leur histoire révolutionnaire, qu'ils sont rentrés dans le rang de la fin de l'histoire (démocratique), il était temps ! C'est exaltant et faire la fine bouche, faire de la critique faussement prolo, se demander si ça rentre dans les formes habituelles (évidemment, non! C'est sa force), la barbe. Debout, oui, c'est l'idée. C'est surtout l'action. Il était temps!
Emission étonnamment courte et n'apportant rien (a mes yeux) ...
Décu!
Déjà, le concept de "nuit debout" semble exclure d'emblée tous les salariés, et surtout les plus précaires.

J'y vois surtout la trouille des enfants de la classe moyenne supérieure, citadine, blanche, diplômée, de ne pas avoir le même niveau de vie que leurs parents (ce qui peut se comprendre).

Un mouvement qui me semble totalement déconnecté du monde du travail, des banlieue, du monde rural.
Émission intéressante qui met en face deux mondes différents de la lutte en France actuellement, dont on peut mesurer les accords et désaccords. Une émission qui veut aussi apporter sa pierre à l'édifice qui est en train de se construire en ce moment à Répu.

Au delà des points de vus théoriques avec lesquelles je suis en accord ou désaccord, je trouve dommage que Jean Pierre Mercier n'ait pas été présenté aussi en tant que membre de LO (il a par ailleurs représenté le parti pendant les régionales de 2010 il me semble). Non pas que je critique son appartenance, mais je pense que pour les non initiés au paysage de l'extrême gauche en France cette information serait bénéfique. Malheureusement elle n'est présente ni lors de l'émission, ni sur le compte rendu de celle-ci. Et elle donne une saveur bizarre à la fin de celle-ci. Bien que dans l'ensemble, je pense qu'elle est de qualité (aussi bien par ce qu'elle montre que par ce qu'elle ne montre pas).
un peu décourageant ce forum, tous ces gens qui condamnent le mouvement sous des prétextes à peu près convergent "ils sont pas légitimes, ils ont jamais fait un vrai travail de leur vie, c'est des gamins qui se font plaisir, c'est qu'une bande de bobos, seul le noble ouvrier qui souffre de son travail peut donner un sens à la VRAIE lutte, de toute façon c'est perdu d'avance...".
En gros l'ouvrier ou l'employé du tertiaire regarde le précaire/"bobo"/jeune/intello en chien de faïence et avec un mépris certain, juste parce qu'il essaye, et j'ai l'impression avec la meilleure volonté du monde, et un regard critique sur lui-même. Les raisons sociologiques sont pas très difficile à comprendre, mais du coup c'est pas gagné la convergence des luttes. La division c'est exactement ce qui sert et maintient le pouvoir.
La force de "merci patron" c'est justement de pas tomber dans le misérabilisme ou l'héroïsme de l'ouvrier, mais de montrer des êtres humains touchants, courageux, avec des défauts, et de pouvoir s'en moquer gentiment, sans oublier que le véritable ennemi est un ennemi commun.
Pour ce qui est des banlieues, c'est pas gagné du tout non plus, néanmoins certains militants politisés des "quartiers" étaient présents ces derniers jours à République, et vont essayer activement de rallier du monde à cette cause là. voir le collectif aclfeu.
http://www.aclefeu.org/
j'étais en sympathie vague, un peu agacée… et vais aller voir sur place puisque nous aurons notre nuit ici
Mercier OUI et il faudrait qu'on arrive (peut être grâce à cette fichue loi venant après les autres) à des grèves coordonnées à défaut d'une grève générale…
mais malheureusement Judith Bernard me confirme dans mon attentisme - désolée ce qui m'intéresse ce n'est pas une remise en cause totale qui n'aura pas lieu puisque ni elle ni aucun de nous n'est décidé et capable d'une révolution - l'espoir ne peut venir que de la lutte des employés zt ouvriers ceux qui peuvent bloquer la machine (et c'est ce qui a prolongé et réussi au moins en partie en 68)
sans cela c''est formidable, on se fait plaisir, on parle (à condition de ne pas être censuré parce qu'on n'a pas le jargon adéquat) c'est sympa.. et finalement ça aide plutôt les puissants
Pour ma part cela fait depuis longtemps que j'attends un mouvement social d'ampleur en France à la podemos. Et je me réjouis que les gens se bougent enfin. Mais il faudra construire quelque chose en le fondant sur l'intelligence, sur l'espoir, sur l'entraide, l'ouverture vers les autres et pas sur les peurs, la méfiance et le rejet des autres. Sinon je ne vois pas comment cela peut fonctionner.

A bon entendeur.
Depuis de nombreuses années la culture urbaine a monopolisé le vocabulalre, plus ou moins militant.

Peut-on cesser de dire: bobo, prolo, gaucho, intello, boulot, dodo, métro, trotsko, anarco...?

Ce dont je suis sûr, c'est que dans mon milieu rural, on ne se désigne pas comme ça.
Peut-être parce qu'on se connaît et que nous n'avons pas besoin de se mettre dans des petites boîtes avec l'étiquette dessus sur l'étagère à confiture.

Resserrez votre "local" et pensez le plus petit dénominateur commun, tissez les lien, réfléchissez.

Cela évitera, peut-être, d'échapper à la règle générale du tous connos...
Mon Dieu, boboland dans sa splendeur ! Un mouvement si sectaire qui pense représenter une révolution des idées
Pour voir ce qui se passe ailleurs (en Russie par exemple) ce forum de militants des droits divers et variés à l'Est, cet après-midi dans le 2e (pas très loin de la Répu donc) avec ce beau titre http://russie-libertes.org/2016/03/25/forum-societe-civile-en-russie-tous-des-agents-de-letranger/
Un truc quand même qui me chiffonne : dans "Imperium", Lordon critique la foi naïve dans un principe d'horizontalité pure, ne prend celui-ci que comme principe à suivre (idée régulatrice) pour un idéal, idéal inatteignable pour la constitution d'une force sociale d'une certaine ampleur. A priori, il fait ça suite à son expérience avec les anar' du genre "Comité invisible" et pour la défense d'une participation à la vie étatique sans attendre l'utopie d'un monde sans hiérarchie.

Son analyse est discutable sur bien des aspects, il me semble notamment réduire un peu vite les possibilités de la pensée libertaire à l'âge d'internet, mais je me demande comment il s'adapte ou va s'adapter à tous les refus de verticalité, de hiérarchie dans le mouvement.

Dit-il des trucs du genre : l'improvisation, c'est bien, mais à un moment il faut stabiliser une instance organisatrice pour que la force de mouvement ne se perde pas dans la dispersion chaotique des initiatives ?

Fait-il des propositions de connexion au politique comme institution, d'avoir d'emblée comme objectif de passer des places publiques au pouvoir public (autre traduction possible de "imperium, au passage...), dans une visée élective comme Podemos ?

Il reste sur la réserve, ne propose rien, laisse faire pour voir ce qui se crée spontanément ?
Le débat de "Ce soir ou jamais", hier soir, était passionnant.
De très bons intervenants qui pour une fois étaient assez d'accord.

Pour ce qui est de Nuit Debout, on verra, mais l'émission @SI a le mérite d'en parler et de fournir des informations utiles.
Je ne sais pas pourquoi, je me lasse de plus en plus des émissions où la gauche de la gauche parle à la gauche de la gauche.

Dans les années 2000, elles étaient pertinentes: la gauche était divisée, pas crédible.
Désormais, une expérience a eu lieu en France: Mélenchon a porté le projet de la gauche de la gauche de manière unifiée.
Résultat de l’expérience: Seuls 10% des français gros maximum sont intéressés par ce projet.

Du coup, voici ma question: est ce que la gauche de la gauche est encore pertinente pour changer les choses de manière démocratique?
Idéologiquement, le néolibéralisme n'a jamais été aussi fort, le conservatisme aussi, et les idéologies de gauche n'ont jamais été aussi faibles.
Comment appliquer l'anarchisme quand les citoyens sont menacés de toutes parts:
- Vont ils revendiquer dans leur entreprise? Leur boite est sur le point de déposer le bilan.
- Vont ils vouloir plus de libertés? Ils peuvent désormais connaitre les joies de se faire égorger pour une cigarette.
- Vont ils vouloir plus de tolérance? Ils ont le plaisir de pouvoir visionner sur internet les preches haineux de leur mosquée la plus proche.
- Vont ils vouloir moins de frontières? Ils comprennent qu'ils se font entuber avec les flux migratoires et de capitaux.
- Vont ils vouloir plus de droits sociaux? Ils payent deja 500 euros d'impots sur leur salaire brut, auquel on a deja déduit 340 euros de charges salariales et 600 euros de charges patronales. Leur état est surendetté.

Mélenchon a été battu a plate couture par le FN plusieurs fois. Pourquoi?

Les gens ne veulent pas de grands soirs ou de grands discours. Ils veulent qu'on leur rende la sécurité. Ils veulent pouvoir vivre décemment encore dans six mois. Ils veulent pouvoir faire des enfants sans se dire qu'ils font une grosse connerie. Ils veulent pouvoir se balader dans la rue sans risquer une agression ou un crachat. Ils veulent pouvoir mettre leurs gosses à l'école publique sans se dire qu'elle les transforme en attardés. Rien ne peut être construit sans ça. Seul le FN ou presque leur parle de tout cela. Est ce si dur à comprendre?

Je n'ai pas regardé l'émission, je la regarderais juste parce qu'il y a Judith Bernard.
Si c'était possible, j'aimerais voir où vous vivez, comment vous vivez.
Je me dis que ce n'est pas possible que vous ayez l'expérience des quartiers dits "populaire" voire "sensible" ou même "ghettos", j'ai l'impression que votre univers mental est fait d'une collection de faits divers, une vie virtuelle à la Fdesouche, accumulation sans fin de raisons d'avoir peur.

Vous penseriez à quoi si vous viviez dans le comté de Jefferson, Colorado, là où il y a eu la tuerie de Colombine ?
Statistiques du coin avec typologie "raciale" à l'américaine, en gros : 77% de "white", 17% d'"hispanic", 13% de "black". A priori, pas beaucoup de mosquées dans le coin. Vous vous focaliseriez sur ces catholiques d'hispaniques ? Plutôt les "black" ? Ou bien, ce serait la faute à Marilyn Manson ou Rammstein, Eric Harris & Dylan Klebold, when sadness meets madness ?

Vous sortiriez armé si on était aux Etats-Unis ?
Je vis dans un coin où, lorsque je fais les courses, je ne vois pas de blanc. Ou la moitié des femmes sont voilées ou pire. La ville où manuel voulait "plus du white, de blancos", pour faire un semblant à la caméra de diversité qui n'y existe plus depuis lurette.

Quand je regarde par ma fenêtre, je vois des dealers dans leur grosse BM garés toute la journée juste en bas de chez moi, de travers sur le trottoir. Je les vois clairement en train de compter les billets et de distribuer la came étant donné que j'ai une vue plongeante sur leur pare brise. Je commence même à les connaitre, quand j’entends une moto vrombir dehors, je sais que c'est un des dealers du coin qui s'est acheté un nouveau jouet, comme chaque mois. Elle est de couleur orange la derniere, quel bon gout. Je sais que c'est lui qui fournit tout le personnel de la poste en stupéfiants.

Quand je me balade, je vois un quad qui défonce l'espace vert public. Je vois encore des dealers en train de faire leurs affaires à la sortie même d'un collège. Je suis rentré du boulot il y a quelques jours, deux gars ont traversé la route, et ont carrément dealé devant ma bagnole, sur la route. J'étais arrêté devant, phares ouverts. J'ai attendu qu'ils finissent.

Quand je prends le RER, je vois la diversité jeter ses détritus par les fenêtres (soyons francs, les blancs sont des porcs aussi). Je vois des jeunes musulmans lire des bouquins de Tarik Ramadan et parler fort au téléphone "qu'il faut faire la révolution en France, que les élections sont truquées, que les français ne comprennent pas l'islam". Je vois des gens sur le quai traiter les blancs de "sale race".

Ma compagne s'est faite agresser sexuellement par ce type de personnes.

Donc vous êtes gentils, mais restez dans votre coin. Et surtout n'en sortez pas. Et dites vous que dans 10 ans ils seront majoritaires. Vous serez un des premiers à vous barrer d'un pays devenu invivable.

Pour ma part, ma décision est prise. Si Hollande ou Juppé passent, je ne reste pas en France. Je retourne au Japon. Je préfère vivre à coté d'une centrale nucléaire sur une faille sismique éventrée qu'au sud de Paris. Au loin la bas, il y avait la possibilité d’être heureux un minimum.
Je vais être encore curieux, reportage spécial Merle, parce que j'ai tellement l'impression de lire du BFM/TF1/Fdescouche, tous les clichés possibles et imaginables, que j'ai du mal. Vous voyez des jeunes musulmans lire du Tariq Ramadan et appeler à la révolution ? Vous savez qu'il invite plutôt à aller voter ?

Admettons que vous y viviez, vous n'avez pas grandi dans ces quartiers, n'est-ce pas ?
Est-ce que par hasard vous auriez un profil du genre étudiant de province qui intègre une école d'ingénieur ou autre du côté du 91, prend un logement comme il peut, et se retrouve plongé dans un monde complètement étranger ?

Je sais pas, je ne connais sans doute pas le "pire" de ce qui existe en France, mais dans mon expérience des quartiers dits "populaires" ou "sensibles", on fait la différence entre les bandes (mouvantes) de jeunes plus ou moins excités par leurs hormones, les gars qui craignent vraiment dont on sait qu'ils sont dangereux, les comportements à la con d'irresponsables, les petits trafics de survie, les chambrages plus ou moins agressifs entre "noirs", "arabes," "blancs", "gitans" etc., les voitures qui brûlent un soir sans qu'on sache si c'est pour l'assurance, de la vendetta (oui, en effet, quand on a eu de mauvaises expériences avec la police, on tend à l'éviter, à régler les trucs à l'ancienne, comme des cons) ou du rebelle qui attend l'émeute etc. toute la chienlit et la vie normale, quand on dit bonjour au voisin et qu'on aide mamie à porter ses courses.

Mais vous avez sans doute raison de vouloir vivre au Japon, leur mentalité devrait vous convenir même si il paraît que les gaijin n'y sont jamais tout à fait accepté.

P.S. faites gaffe quand même : ILS sont aussi là-bas, c'est peut-être un français d'origine tunisienne qui vous y aidera...
P.P.S. : pas sûr que vous soyez sur la voie du bonheur si le vôtre dépend du milieu où vous vivez. Z'êtes trop sensible...
Je vous ai décrit ce que je vois, ce que j'entends, ce que ma compagne a subi aussi. Encore une fois, on peut discuter de la gentillesse des gens, quand on commence à parler d'agression sexuelle, je n'en suis pas convaincu. Ça ne vous dit rien Cologne?

Pour Tarik Ramadan, le propos du jeune qui était à coté de moi était de dire "que les élections étaient truquées, que les résultats si on les additionnait dépassaient les 100%". Voilà le genre de choses à laquelle nous faisons face. J'ai acheté le livre qu'il lisait, pour savoir exactement ce que Tarik Ramadan raconte. Des conférences qu'il fait, je pense qu'il est clairement fondamentaliste et pour la charia. Il ne se pose jamais la question de savoir si c'est acceptable ou non de lapider, mais juste si c'est "applicable".

Deuxièmement, je suis désolé, mais oui le bonheur dépend très grandement de l'endroit où vous vivez. Je ne peux pas être heureux dans une ville ou le risque de se faire agresser est permanent. Je le sais bien que je serais mieux au Japon, j'y ai deja vécu pas mal de temps. Vous ne pouvez pas imaginer le bien que cela fait de vivre dans une ville propre, avec des gens respectueux, avec une criminalité des plus faibles au monde. Ça pour le coup, je ne l'ai jamais vu en France quelque soit l'endroit ou j'ai pu y vivre.

Alors oui, ça m'agace d'entendre des français diaboliser en permanence ce qui est du bon sens au Japon. Quand les japonais refusent l'immigration brésilienne en disant qu'ils feront tout pour que le Japon ne devienne pas le cauchemar de la France, je me dis qu'on a un gros probleme d'image à l'international. Les autres pays nous voient comme si nous étions un pays musulman du tiers monde.
A ce propos, c'est marrant quand même. Avant-hier, je participais à la soirée "ma thèse en 180 secondes" sur l'Essonne. Quasiment tous les doctorants veulent se barrer du pays. On a un solde migratoire délirant, avec 147 000 français relativement diplômés qui partent chaque année, 63 000 immigrés qui rentrent chez eux, et 250 000 immigrés pas diplômés.

Je ne considère pas Jamel Debbouze comme une chance pour la France mais comme un cancer. Ce qualificatif, nous ne l'utilisons même pas pour des chercheurs qui triment à essayer de trouver un remède à des maladies mortelles.

Je serais pour le multi-culturalisme à 100% le jour où le multiculturalisme offrira le moindre espoir. D'ailleurs, de quel multi-culturalisme parle t-on au juste? Il y a des suédois, des japonais, des allemands, des britanniques, des américains, des néo-zélandais sur notre territoire ou sur les bancs de nos universités? Non aucun. Juste des africains. Je comprends qu'ils viennent dans notre pays après avoir détruit le leur. Mais qu'ils ne viennent pas pour détruire le mien. D'ailleurs, les rares étudiants de la "diversité" qui réussissent sont juste étrangers et pas français.

Quand j'assiste à des conférences ouvertes, y a t-il de la diversité? Non aucune. Quand je vais à un concert de musique rock ou métal, il y a de la diversité? Non très peu. Quand je me ballade dans un musée en dehors de la capitale (donc sans apport touristique), il y a de la diversité? Toujours pas. Il y a de la diversité chez @si, médiapart et libération? Aucune. Il y a de la diversité au CNRS ou dans le corps d'ingénieurs? Très très peu.

Quand je prend le RER B il y a de la diversité? Oui. Que des blancs à 7h du matin. 60% diversité/40% blancs à une autre heure.

Donc je veux qu'on m'explique ce que je ne comprend pas étant donné que les statistiques recoupent totalement ce que j'observe chaque jour de mes propres yeux.C'est toujours pareil. Moi je veux juste être rationnel. Ça ne m’intéresse pas de faire du catéchisme. Le jour où une preuve indéniable tombe sur les bienfaits d'avoir 20% de musulmans en France, je dis vive l'Islam. Pour le moment, je vous rappelle que le seul prix Nobel jamais obtenu par un musulman l'a été par un pakistanais d'une communauté religieuse répudiée et persécutée par l'islam. C'est mince.

On m'explique à longueur d'antenne que la France est un fruit du métissage, les statistiques me montrent que les migrants tels que les polonais et italiens ne se sont jamais intégrés a la France et sont massivement repartis dans leur pays (à hauteur de 70%). On a échoué à intégrer des européens, nous avons échoué à faire l'Algérie française, l'Algérie a échoué a formé un pays avec les algériens, et nous voulons réussir à intégrer absolument en masse des algériens? Je ne comprend pas.

Pour ma part, mon constat est simple.Le multiculturalisme ne peut être que le fruit d'un racisme déguisé. On considère que les peuples extra-européens sont des chimpanzés à qui on peut pardonner n'importe quoi, qui n'ont aucune culture, n'ont aucun bagage culturel ou religieux, aucun libre arbitre. On leur fait croire que le processus d'intégration leur est du alors que même moi, bon français de souche, j'ai du faire beaucoup d'efforts d'intégration pour vivre parmi d'autres français.

Alors ils sont gentils avec #NuitDebout, mais j'ai pas l'impression qu'ils aient une vision claire de la situation. La situation, c'est que dans 30 ans, les blancs, pour parler clairement ne seront plus majoritaires, que des partis islamiques commenceront à être élus. Et c'est indéniable démographiquement. La vérité c'est qu'aucune alternative de gauche ne peut etre envisagée car le pays est mis à sac par une élite jemenfoutiste et une immigration pas assimilée qui vient de pays qu'elle a auparavant ruinés.

Donc on devrait deja se pencher sur les hypothèses qui rendent possible un gouvernement réellement de gauche. Aucune de ces hypothèses n'est remplie aujourd'hui. Et pour cause, le néolibéralisme a parfaitement compris qu'il pouvait détruire toute alternative de gauche avec ce mécanisme de multi-culturalisme. Le MEDEF n'a aucun probleme avec le multi-culturalisme, pourquoi? Vous ne pourrez JAMAIS construire un espace fraternel avec une hétérogénéité extrême. Seulement pour des raisons que je ne comprend pas, la gauche s'obstine à promouvoir ce mode de société, en sciant la branche sur laquelle elle est assise.

Voilà la raison de la future victoire de Marine Le Pen. On aura le choix entre le capitalisme débridé de la droite, être remplacé à court terme, ou bien le nationalisme. Les français choisiront le nationalisme. Ils choisiront mille fois le nationalisme tant qu'ils seront majoritaires.

Vous exécrez l’extrême droite mais c'est bien là le problème: chaque jour vous travaillez à son élection. Lutter contre le capitalisme doit passer obligatoirement par un gel de l'obtention de la nationalité française et de l'immigration. Pas d'alternative à cela.

Quand à Hitler, je vous rappelle que les musulmans étaient de son coté durant la seconde guerre mondiale, et que seuls les pays colonisés se sont battus contre le fascisme. Les autres les ont rejoint au point de créer des bataillons SS pour exterminer les juifs au moyen orient.

Je n'ai jamais voté FN, j’espère ne jamais avoir à voter FN. Je ne peux pas supporter les discours de Le Pen fille/père. Mais où est l'espoir dans notre système actuel?

Nous avons recréé exactement les conditions nécessaires à la réapparition du nazisme. Le peuple n'aura bientot plus aucune autre alternative. On peut se féliciter.

Et cela validera ce que je disais quelques jours auparavant: la violence sera le dernier refuge de l'incompétence. Et exactement les mêmes qui prônaient la diversité, tiendront un discours raciste et sanguinaire.
les statistiques me montrent que les migrants tels que les polonais et italiens ne se sont jamais intégrés a la France et sont massivement repartis dans leur pays (à hauteur de 70%)

Quelles statistiques ? Vu le nombre de familles d'origine italienne qu'il y a actuellement en France, il aurait fallut qu'ils viennent par dizaines de millions pour n'être plus qu'un reliquat de 30% !

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Je reprends les chiffres avancés par Malika Sorel-Sutter dans son livre. Il faudrait que je retrouve la page exacte pour vous citer la source de son information. Mais je vous conseille plutôt de vous fournir ce livre très bien fait et très sourcé: La décomposition française.

Aujourd'hui, les chiffres disent qu'il existe seulement 4 millions de français d'origine italienne.C'est peu quand on prend en compte le facteur fécondité et le facteur mariage mixte (avoir une origine italienne veut dire avoir au moins un parent italien). On pourrait plancher sur un nombre total de 1 million au plus qui sont restés en France, voir moins.

"Selon une publication du Centre interdisciplinaire de recherche sur la culture des échanges (CIRCE) Sorbonne Nouvelle - Paris 3, aujourd'hui, la population française d'ascendance italienne est estimée à quelque 4 millions de personnes soit environ 6 % de la population totale"
https://fr.wikipedia.org/wiki/Diaspora_italienne_en_France
La diversité politique atteint @SI, il y a même des abonnés FN ;-)
Je ne vote pas FN, je ne suis pas de l'idéologie de ce parti.
En fait pour être franc, je trouve le FN extrêmement mou sur le sujet. Ils ne maitrisent pas les textes et se reposent aussi sur l'électorat immigré/défenseur d'immigré. Pour ma part, je n'ai aucune tolérance pour un texte infâme, et je considère toute personne qui me dit que ce texte est divin comme un danger public.

Leur peur de passer pour des nazis en s'opposant à tout cela est ridicule. Si vous considérez que c'est normal pour un enfant d'obtenir la nationalité française parce qu'un de ses freres est né sur le sol français, alors soit. Mais vous devrez vivre avec ces choix.

J'ai vécu au Japon un certain temps, et j'ai très vite compris quel pays allait survivre à toutes ces conneries. Nous, nous creusons notre tombe. Vous devriez imaginer ce que c'est, de vivre dans un pays ou il n'existe pas un climat de peur latent, où les femmes se baladent à 1h du matin en ville en mini-jupes sans risque. Les japonais nous utilisent sans cesse comme exemple horrifique pour renier toute tentative de politique immigrationiste.

Est ce que les japonais sont des monstres? Non. Simplement quand ils viennent visiter Paris, ils repartent en se disant que c'est probablement la pire ville du monde occidental. Peut être Bruxelles peut jouer dans la même catégorie? Je peux vous assurer que vis à vis de Tokyo, Paris est une ville du tiers monde, avec une population du tiers monde.
J'hallucine toujours un peu lorsqu'on me parle du Japon, plein d'admiration pour ce pays si civilisé. Alors oui il y a des choses à jalouser au Japon mais bon, faudrait voir à pas abuser non plus. Niveau liberté c'est un peu en retard le Japon. Niveau lutte sociale excusez moi "mais youhou...y a quelqu'un?". Personnellement j'ai un bon ami qui relaie aussi le même genre de raisonnement que le vôtre mais j'y arrive pas vraiment. Je reconnais il est intelligent et tout, il pense être ni de droite ni de gauche ben au final, vous allez appeler ça de l'idéologie, j'ai certainement tord. Mais c'est plus fort que moi, je refuse la "culturalisation" du débat. Marx et rien d'autre quoi. La culturalisation du débat c'est le naufrage de la politique. Prolétaires/99% de tous pays....
Pourquoi?

Parce que la gauche n'est arrivée au pouvoir, au cours des âges, que par l'appui de la droite. Un appui lié à des concours de circonstances dus à des anecdotes de l' Histoire (voir Blum, Mitterrand, ...). Les idées de la gauche ont été adoptées de même. Faisons confiance à l'irrationnel de tout ça, Mélenchon n'a pas dit son dernier mot!

L'appui de la droite, c'est ce qui a manqué à Ségolène Royal, mais son compagnon en avait les poches pleines, tellement pleines qu'il n'a pas cessé de leur renvoyer l'ascenseur pendant son quinquennat.

De plus le FN n'est pas un parti mais un ramassis sur lequel ni la gauche ni la droite ne peut rien récupérer question idées (les tentatives ont été déjà faites et ne peuvent être refaites) et il retournera à son rôle de danger, et les parlementaires lui feront la peau ou le feront rentrer dans le rang.

Clémenceau a dit:
"C'est que cette admirable Révolution par qui nous sommes n'est pas finie, c'est qu'elle dure encore, c'est que nous en sommes encore les acteurs, c'est que ce sont toujours les mêmes hommes qui se trouvent aux prises avec les mêmes ennemis."

Notre époque diffère très peu de la fin du 19ème siècle. On nous gave de Bonaparte, de révolutionnaires oh quels sanguinaires, de monarchie c'est jolie, de Général Boulanger qui se défile.

Le seule truc propre à notre époque est que le côté festif et le refus de payer par des vies, monnaie d'échange traditionnelle, l'emportent sur la détermination, imaginaire mai 68 oblige.
Comme une espérance d'être face à des gens qui vont chercher à nous complaire, à obtempérer gentiment aux demandes. Quelle ingénuité! Nos gens de pouvoir attendraient juste qu'on leur demande gentiment?
Mélenchon est un taré. Il est rentré dans une secte ou je ne sais pas quoi depuis sa défaite à Hénin Baumont.

https://www.youtube.com/watch?v=OZI1P5yQpjk
Les propos à 1min12 sont spécialement choquants.

Vous avez raison, l'histoire a un temps long. 300 ans est un temps infime.1400 ans, c'est un temps relativement court. On ne peut pas savoir comment évoluent les choses, et les 70 années que nos générations actuelles considèrent comme acquises peuvent n’être qu'un épiphénomène. Je suis abasourdi devant l'absence totale de précautions avec lesquelles nous dirigeons nos états.

Mais une chose est sure, l'histoire obéit à des lois naturelles. Il y a des choses qu'elle ne peut pas faire. Par exemple, mettre 12 milliards d'habitants sur Terre, augmenter la température de sorte que les 3/4 de la population soient dans des conditions climatiques invivables, cela ne peut pas bien se passer.

Vous trouvez franchement que la monarchie est mise sur un piédestal dans notre époque?
Vos vidéos sont louches.
Qui est dans des conditions climatiques invivables? Personne!
Pas de fatalisme pour l'Afrique svp.
La France a été dans des conditions climatiques invivables, a connu des cous égorgés, de l'oppression religieuse, de la misère, de l'habitat de fortune, du cloisonnement social, des jeunes refusant l'autorité, de l'enfance à l'abandon. Et même la guerre!

Mais rien de plus horrible pour vous, pour les médias, que ce qu'on vit maintenant, on surdramatise et vlan, on désigne les intrus.

Mais si tout tournait comme il y a peu, qu'on ait un budget normal pour vivre selon notre "barreau" d'échelle social, ça nous serait complètement égal de côtoyer d'autres façons de vivre. Les japonais vont bien vous supporter, eux...
Et pourquoi les loyers sont la moitié de nos salaires? Pourquoi les filières de main-d'oeuvre non qualifiée détestent employer des chômeurs locaux trop informés de leurs droits?
Si des populations ne s'intègrent pas ce n'est pas de leur fait, c'est que nous et eux sommes victimes de la même chose, le manque d'argent qui entrave la liberté. C'est injuste de leur tomber dessus.

C'est marrant votre volonté d'aller vivre à l'étranger sous prétexte qu'en France il y a trop d'étrangers. Et pour une fois que je choisis de lire vos messages, je constate que rien ne change au niveau de la propagande masquée, cherchant la relance des réponses d'interlocuteurs avec complaisance, mais coupant net avec des "machin est un con" sans autre forme de procès. Vous dites "on vote pas FN" mais mettez des liens d'extrême droite, bizarre. (inutile de vous justifier, je m'en fiche).
C'est aussi dur de garder des valeurs inculquées par nos racines françaises face à vous que face à un étranger de voisin qui dit c'est ces cons de français quand quelque chose le contrarie avec l'ascenseur qui parle.
Je vais le justifier quand même, et passer au dessus de votre procédé rhétorique bas étage.

Le lien est bien d’extrême droite. Mais c'est bien Mélenchon qui parle. Est ce que pour vous, tout ce peut montrer quelqu'un d'extreme droite est un mensonge? Si jamais il vous dit que la terre est ronde, vous contredisez en disant que la terre est plate? Mélenchon parle, c'est sa voix, c'est son image, le son correspond à ses lèvres, ces extraits sont d'ailleurs connus et relayés dans les médias classiques. C'est juste une compilation de ses propos faite par un militant FN. D'ailleurs, les extraits vidéos sont sourcés.

Quand Mélenchon nous explique sans filtre qu'il a détesté la France dès le premier jour sur son sol, j'aimerais bien savoir de quoi on parle quand on dit "garder des valeurs inculquées par nos racines françaises".

"La France a été dans des conditions climatiques invivables, a connu des cous égorgés, de l'oppression religieuse, de la misère, de l'habitat de fortune, du cloisonnement social, des jeunes refusant l'autorité, de l'enfance à l'abandon. Et même la guerre! "

Vous voulez revivre ça? Ou bien vous considérez qu'on a réussi à en sortir et qu'il faut se protéger d'un retour éventuel. L'afrique peut évoluer, oui. Mais en combien de temps? Aujourd'hui il y a 1 milliard d'africains. Demain, l’Afrique va doubler à tripler de taille de population. Comment évoluer dans une telle explosion démographique? Rien, absolument rien, ne justifie économiquement que l'Afrique multiplie sa population par trois. C'est purement artificiel. Ils n'ont aucune indépendance alimentaire par exemple.

"De 100 millions d’habitants en 1900, la population de l'Afrique est passée à environ 275 millions dans les années 1950-1960, puis à 640 millions en 1990 et à un milliard en 2014. Selon les projections démographiques, dans les années 2050 les Africains seront entre 2 et 3 milliards puis 4,2 milliards en 2100."
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_l'Afrique

Les valeurs de la France, ce n'est pas l'altruisme inconditionnel : ça ce sont les valeurs du christianisme pur et dur. Si votre définition de la France, c'est l’évangélisation de l'Afrique, vous n'avez pas un discours qui correspond à la réalité des valeurs de la France. Vous avez un discours qui correspond à la réalité des valeurs d'un évangéliste. Le colonialisme a échoué, il est terminé. Pourquoi refusez vous de faire un trait dessus. Les africains ne veulent pas devenir français. Ils veulent rester africains avec leur culture, leurs mythes, leur histoire, etc. Est ce qu'on ne peut pas respecter un minimum les autres peuples de temps en temps?

Je veux vivre en France. Je peux accepter de vivre au Japon. Je ne veux pas vivre en Algérie. C'est assez clair non? Si les gens de gauche adorent Alger, et bien qu'ils y aillent. Pourquoi je devrais me faire virer de mon pays par des nationalistes algériens au juste? Je vous rappelle qu’être clandestin en Algérie vous assure d’être renvoyé par l'armée algérienne directement: http://www.atlantico.fr/decryptage/algerie-expulse-3000-clandestins-france-bien-est-pas-algerie-benoit-rayski-1878260.html

Comment expliquer qu'ils votent pour des nationalistes ou des islamistes dans leur pays, et à 93% pour le PS une fois en France? Ils ne supportent pas le mariage gay et sont antisémites au delà de ce qui est imaginable. Est ce que c'est possible d'entendre en 2016 que la terre est en réalité plate, et que les images spatiales sont en fait des photoshopages du mossad? Comment expliquer que les agressions de Cologne (500 plaintes pour agressions sexuelles en une nuit) ont été faites par des algériens et marocains? Comment c'est possible de dire massivement que les attentats du Bataclan et de Charlie Hebdo n'ont jamais existé! C'est vraiment du pur délire.
Un peu de lecture : "la science des droits de l'homme est absolument ignorée, & vous même, dupe de votre siècle, vous n'avez pas les premières notions de la morale publique, sans laquelle toute morale particulière est vaine pour le bonheur commun.
La connaissance des droits de l'homme, voilà la source de toute véritable instruction, de toute morale
"
Code de la patrie et de l'humanité, 1789

Les valeurs de la France sont ce qu'on en fait.
Vous voudriez en faire quoi ? Ce serait quoi les valeurs que vous voudriez qu'on dise "françaises" ? Des valeurs à la japonaise (ordre et hygiène ?) ?
Vous allez voir quand la droite va passer aux prochaines élections...vous allez voir et comprendre la différence.....j'attends de vous voir et vous entendre à ce moment là !!!!!
@ Bruanne, Rico, Sandy, Sébastien

Je viens de lire vos échanges.
Je n'ai pas tout compris dans la finesse des détails.
Je me couche de bonne heure car la sieste de l'après-midi est loin et que la nuit est longue...
Mais je pense que les neurones se sont activés.

J'aime bien mettre en situation.

Donc, je dirais que "Revendiquer" c'est parler, agir sur de l'Existant pour l'améliorer, le transformer...enfin agir autour.
C'est, qu'on le veuille ou non subir la loi, ce cet existant (parce qu'on pense l'autour de lui) que l'on veut voir bouger et donc se soumettre à son existence.

Alors que "affirmer" nous permet d'aller Ailleurs (un de mes mots préférés) pour agir autrement.
C'est penser ce qui n'a peut-être pas été pensé. C'est se soustraire de l'existant pour "Inventer" "Rêver" les possibles.
Et là, tu n'es plus soumis à cet existant qui t'encombre.
Tu es libre d'aller ailleurs.

Est-ce plus limpide que ce que j'avais dit plus haut?
Pour moi, oui.
Mais...

Bonne journée.
La parcelle à pommes de terre est prête et elle revendique ma présence pour que je puisse y déposer les tubercules.
Je ne peux que m'y soumettre ou aller acheter mes "spuntas" dans le SuperU du canton, ou attendre mon maraîcher du marché.

Je deviens l'esclave de ma terre, qui me donne la liberté de planter, en lui donnant mes restes de force pour la préparer...

Cercle vicieux.
Sondage : quelle catégorie socio-professionnelle a la plus grande force de blocage de l'économie ?

Je dirais les informaticiens.
Je vote pour une émission par semaine pour suivre toutes les Nuits debout !!

@si debout ?
Trotsky tue le ski !
Jean-Pierre Mercier est raccord avec son parti. Aucune trace de La Nuit debout sur le site de Lutte Ouvrière.
http://www.lutte-ouvriere.org
Qui se fait massacrer sur ce forum-ci ?
Ça devient assez classique sur le forum d'@SI.

Quand l'émission est médiocre, on tape sur Daniel et son équipe (qui aime bien, châtie bien).

Quand elle est réussie, si un intervenant est de droite (P.S. et au-delà), c'est lui qui morfle.

Mais quand les intervenant sont assez proches ou tentent des rapprochements, les forumeurs se livrent au jeu de massacre tous azimuts et poursuivent le combat sur le forum...

Excellente émission. Forum, très amusant.
Ce qui est dommage c'est que le gars de PSA ne veut pas a cause de ces émotions s'allier a #nuitdebout alors que bcp de mouvement (et mai 68 en est la preuve) démarre par les jeunes, qui est rejoint par le monde du travail (les employées ont remplacé bcp d'ouvrières , comme les ouvriers ou ont remplacé les paysans) qui feront bouger réellement les choses . Si les travailleurs ou qu'ils bossent ne rejoignent pas le mouvement c'est sur faudra recommencer en 2017 .
Vu l'ambiance a république , je ne crois pas que si ça s'arrête et que rien ne change, ont supportera de nouveau les élections qui se profilent et qui nous font plutôt vomir, donc même si l'a ça prend maintenant pas ce sera en 2017, la classe moyenne qui vote sera bcp trop dégoûté pour rester tranquille surtout avec l'exemple et l'expérience de ce qui passe dans les places Française .
Demain 9 avril (#40mars) tous a la manif , faut au moins que cette loi qui nous ferra du mal a tous (pas qu'aux jeunes) sois retiré totalement.

Merci Daniel enfin une émission sérieuse sur les mouvements qui s'animent.
Et pourtant l'ami Lordon l'a bien dit : il faut passer du revendicatif à l'affirmatif.

Si maintenant même l'ami Schneidermann n'écoute pas...
J'écoute l'acte 2, Mercier redit ce qu'est la grève dans le monde industriel, et pourquoi il croit à cette forme d'action.
Sa position est juste, mais ça " m'énerve " quand il parle de l'industrie et qu'il dit " le monde du travail" ...
non, monsieur Mercier " bloquer le fonctionnement pour acculer les décideurs n'est pas un mode d'action transposable tel quel de l'industrie vers d'autres formes de travail. Tout simplement parce qu'il y a des tas de gens qui ne " produisent" pas des biens marchands, mais ces gens font bien partie du "monde du travail".
C'est probablement simplement une maladresse de sa part, je n'imagine pas que pour lui seuls les ouvriers sont des travailleurs, mais c'est à ce genre de détail qu'on voit qu'il y a du boulot pour se retrouver tous unis.

Idem lorsqu'il a parlé de la jeunesse de banlieue, en disant qu'elle était là : dans les usines.
Oui, sauf celle qui est à la fac, celle qui est dans le tertiaire et celle qui a pas de boulot.

Encore avant, il a dit "on est tout, c'est nous qui produisons".

... trois fois, donc, qu'il tient un discours qui, à mes yeux est un discours assez décalé.
Oui, les ouvriers sont très importants, et la grève, dans le milieu de la production industrielle est un outil très puissant de lutte.
Mais on ne peut pas en rester là, il y a trop de gens qui ne peuvent pas utiliser cet outil, les ouvriers ne sont pas assez nombreux pour porter seuls toutes les luttes nécessaires, et quand bien même, ça n'aurait pas de sens.
Il y a des tas de chômeurs, de travailleurs qui ne "produisent" pas, d'étudiants, de retraités, de sans papier... qui doivent inventer autre chose.
Nuit Debout, on ne sait pas ce que ça donnera, mais faut que les syndicats de la production entendent.
Comme quoi un bon syndicaliste peut être un politique contre-productif.
Ah le gauchisme de Lutte Ouvrière !! Superbement stérile !! Les salariés vont se gouverner et changer les choses sans hommes politiques, et prendre le pouvoir sans élection............Disons-le franchement : voilà aussi une des raisons pour lesquelles les choses ne changeront pas. Un obstacle à faire sauter, donc. LO et ses rêveries infantiles, à écraser.

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Jean-Pierre Mercier n'adhère pas à la formule de Lordon "Revendiquer c'est se soumettre... etc.", et ne comprend pas son langage.
Comme je comprends qu'il ne le comprenne pas !
Mercier est un ouvrier qui sait ce que revendiquer implique, ce que lutter signifie concrètement dans le monde du travail.
Lordon est étranger à ce monde, et je ne vois pas grand chose qui puisse les rapprocher.
Pour ceux qui connaissent les éléments de langage de LO, inutile d'attendre le dénouement de l'émission pour connaître le pedigree du "copain" de PSA -on ne dit plus camarade, à LO, c'est tout le charme convivial de la secte : point de salut sans et hors (comme on dit au RC lens) la classe ouvrière, l'alliance de classes a été à l'origine de l'échec de 36 comme de 68, etc...

Donc opposer les deux discours n'a guère de sens : en faisant de l'entrisme dans les syndicats majoritaires, le militant LO ne revendique pas au sens traditionnel (salaires, temps de travail...). Il rejoint ainsi une partie des adeptes de l'insurrection qui vient, dont les mythologies remontent parfois aux sources de l'action directe (tiqqun et le parti imaginaire, dans les bouquins édités par Hazan).
" L'insurrection qui vient n'aura pas lieu" (Judith Bernard).
Bon, mais qui la souhaite vraiment ?
Très belle émission. J'apprécie les différences d'opinions, et surtout, surtout, les rapprochements que l'on sent, malgré les paroles, malgré la geste différente et séparée.

Voilà qui atteste de l'existence d'autres affects, moins tristes, si ce n'est joyeux !

Edit: M... je voulais pas répondre au commentaire, mais commenter l'émission...
Edit 2 : ;D
Très belle émission malgré le final surréaliste avec Mélenchon, pas besoin d'être fin psychanalyste pour se rendre compte qu'il parle de lui quand il éructe que les interviewers sont morts de trouille.
J’arrête le visionnage. Prôner la violence sur les personnes, comme ça, sans que personne ne moufte, je ne peux pas.
pour la nuit debout assis dans son canapé, oubliez Rémi Buisine, ya une radio
http://mixlr.com/radiodebout/
et une TV
https://www.youtube.com/watch?v=kck-Hgjafgs&nohtml5=False
C'est bien beau tout ça. Je me demande qui sera le petit malin qui réussira à tirer la braise pour sa sardine.
Malaise devant cette émission

Ce syndicaliste qui use ses semelles dans l'organisation de luttes sans y arriver, qui est content d'une lutte qui a échoué, et qui boude les lieux où ça bouge un peu. Qui ne comprend pas que c'est par l'union des mouvements qu'il s'en sortira, qu'il ne comprend pas qu'il a davantage besoin de Périscope et de Twitter, de Nuit Debout que des ténors de sa centrale syndicale.

Bien sûr, que les syndicats seraient mieux entendus s'ils relayaient leur lutte par des moyens contemporains, que l'image d'un patron ou d'une boîte aujourd'hui est aussi un capital sur lequel il faut taper pour se faire entendre.

Et penser que les ouvriers ne seraient pas plus fiers de lutter, s'ils étaient relayés par la société debout et par les médias non traditionnels, c'est une grave erreur stratégique.

Et quand je pense que c'est à PSA que ça se passe, le syndicalisme d'aujourd'hui qui lutte avec les moyens d'hier, c'est triste.

Quand il se met à critiquer Mélenchon, c'est de lui qu'il parle, toujours les mêmes méthodes, dit-il. Quand ça ne marche pas, on en change, non ?
Judith suit le mouvement depuis le début. Elle occupe la place mais pas forcément toute la nuit puisqu’elle jongle avec ses différents emplois du temps. Non seulement elle a tout suivi mais elle est aussi partie prenante du mouvement. Elle l’accompagne sans mot dire car elle préfère ne pas l’ouvrir pendant les assemblées générales. Elle estime avoir déjà assez de couverture médiatique et ne souhaite pas monopoliser la parole. Elle rechigne surtout à l’idée de devenir leader. Pas de chef. Pas de porte-parole.


Est ce qu'il n'y a que moi qui trouve cette phrase hallucinante ?
Alors, Judith elle y va mais pas tout le temps, parce qu'elle a d'autres trucs importants à faire. C'est sûrement là la grosse différence avec une occupation "à l'ancienne", les ouvriers de PAS, ou même ceux de LIP dans des temps plus anciens, n'ont pas le loisir de choisir d'occuper ou pas en fonction de leurs emplois du temps bien chargé. Judith, elle, elle "jongle". C'est un mot important, ça veut tout dire. Et puis, elle est bien bonne de rechigner à devenir leader, parce que si elle voulait, elle pourrait prendre tout ça en main en deux coups de cuiller à pot.
Quel délire...
Une réaction à propos du making-off. J'étais place de la république mardi soir quand Ruffin et Davisse sont venu faire leurs speechs. Je précise que je peux pas être à République tout les soirs, alors j'avais choisis mardi pour assister aussi à leurs interventions. Et l'impression que j'en ai retiré est la suivante :
- Il y avait beaucoup de monde. Peut-être plus que le premier soir d'ailleurs.
- l'intervention était prévue pour 19h je crois. Mais c'est vers 20h30-21h, alors que l'AG battait son plein depuis plus de 2h, que la modératrice a annoncé la présence des 2 invités, et a un peu "imposé" une suspention de l'AG pour leur laisser la place (elle a dit qqch comme "tout le monde est d'accord je pense pour laisser F Ruffin et F Davisse intervenir). Il y a eu acclamation de la foule, mais on a pu sentir que tout le monde n'était pas d'accord et il y a eu quelques protestations à voix haute, qu'interrompre le déroulement de l'AG même pour Ruffin - surtout pour Ruffin - c'était une entorse aux principes du mouvement.
- Ils ont fait leur intervention qui portait sur l'esthétique des films sociaux, et à moi, ça m'a parut en décalage avec le moment, alors qu'on sortait à peine du CR de la commission action et de ses prises de parole libres, qu'on était bien dans le jus.
- au final, les 2 intervenants ne sont pas resté longtemps. J'ai eu l'impression qu'ils avaient écourté leur intervention car ils ont senti eux-mêmes qu'ils n'étaient pas vraiment à leur place à ce moment là... Ruffin !...
Bref, j'en est conclu 2 choses :
- Le mouvement est lancé et a pris sa propre dynamique. Beaucoup des participants, même "fan" de Ruffin, sentent l'impérieuse nécéssité d'avoir un mouvement sans porte parole, avec une exigence démocratique très haute.
- Les commissions devraient avoir la possibilité de monter des sessions d'invitation pour faire descendre dans l'arêne de la République des personnalités comme Ruffin (en fait, je rêve de voir quelqu'un comme Badiou par exemple au milieu de la place dans une discussion à 500 ou 1000).
Je vais me taire et attendre la fin de l'émission..
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