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Notre Angot face à Fillon

"Bon". Christine Angot sourit. Fillon aussi sourit mécaniquement. Jusqu'ici, toute l'émission est restée à peu près dans les rails.

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"L'idée de la confrérie est, d'une façon générale, indissociable de l'absolu avec qui, dès l'origine, elle a partie liée. Par voie de conséquence, cette idée est terroriste, c'est-à -dire à l'opposé du libéralisme. Elle décharge la conscience individuelle et, au nom de la fin absolue, justifie tout moyen(...)" Propos du jésuite Naphta; La Montagne magique Thomas Mann traduction Claire de Oliveira.

Me fait penser au comportement de l'un des candidats, qui est passé chez les jésuites lors de sa scolarité-qui ne fut d'ailleurs pas très brillante, bac littéraire de justesse.
Fillon lâché par Renaud !
Le chanteur énervant abandonne son poulain pour soutenir Macron, le candidat anti-système.
Rebelle, comme à ses plus belles heures.
« On veut faire tomber ma tête, mais comme on dit ici, celui qui n'a pas de tête, n'a pas besoin de béret. Or j’ai une tête et j’ai un béret à la maison » (Fillon en meeting à Biarritz, vendredi).
Ce proverbe issu de la fameuse "sagesse populaire" signifie qu'au nécessiteux, le superflu est inutile.
Fillon n'en connait manifestement pas la signification ou étale sa cuistrerie.
Ça dépote, hein, la colère ! La colère, l’indignation, le sentiment de scandale, quand tout à coup ça crève l’écran, quand ça fait gueuler, éructer, ou quand ça laisse sans voix, quand ça bouscule le discours préparé, la parole convenue, quand ça se sert soudain des mots ordinaires, des mots pas polis, quand ça dit non, non, non, quand ça fait des gestes, des gestes qu’il est convenu d’éviter en restant bien sanglé dans son costar, quand ça parle brut de décoffrage, quand ça refuse les marques convenues du pseudo respect, du pseudo dialogue, quand ça coupe court, quand ça claque la porte…

Ça fait peur, hein ? Les bien pensants pensent que ça fait peur à tout le monde. Que les colères de Mélenchon l’empêchent d’avoir une « stature présidentielle », que la colère d’Angot « sert Fillon ». Tu parles. Fillon continue son plongeon dans les sondages.
Voilà ce qui est nouveau dans le champ politique : le FN n’est plus le seul à endosser la colère. Il est en train de perdre sa place d’abcès de fixation de la colère, soigneusement entretenu pour éviter qu’elle déborde, qu’elle éclabousse.
Ceux qui en ont peur, ceux qui la déplorent, qu’ils grattent un peu, qu’ils s’interrogent. C’est la forme, qui les dérange, ou c’est qu’il y a « des choses qui ne se disent pas » ? Et si on en était rendus au stade où ça nous fait du bien, à beaucoup d’entre nous, non seulement de savoir que nous ne sommes pas les seuls à être en colère, mais aussi que certaines choses soient dites, enfin.

« il est blessé le pauvre », « vous nous faites un chantage au suicide »… la colère c’est quand on refuse de jouer le jeu, parce que dans ce jeu les dés son pipés, qu’on refuse de se laisser blouser, qu’on piétine les règles parce qu’elles sont l’instrument de la manipulation, de l’oppression, de l’aliénation. Tu joues les victimes pour éviter les coups ? Ça marche pas, ça marche plus, « ça passe pas », je m’en fous de pas sembler suffisamment compassionnel(le), et pour ce qui est de l’absence de compassion, tu tiens le pompon de toute façon.

La colère, il n’y a plus que ça bientôt pour venir à bout du glacis médiatique, du comportementalement correct qui, sous couvert de policer la forme, est une police du sens, un interdit, une connivence du non-dit. La colère refuse cette connivence.
Bien plus que l'intervention d'Angot, c'est le passage avec les infirmières qui est le plus glaçant.

Voici ce qu'on peut lire sur un site de presse à ce sujet:

Vient alors une séquence encore plus accablante. Comme tous les participants à l'émission, François Fillon a accepté la confrontation avec des Français susceptibles d'être victimes des aspects les plus rudes de son programme. Le voici, filmé dans un hôpital, face à des aides-soignantes… L'image livre une réalité perceptible par quiconque est doté d'un peu de sensibilité et d'empathie, qui aime les choses humaines.


Les infirmières lui disent qu'elles ne peuvent travailler davantage sans être payées en rapport, qu'elles sont épuisées, et il leur parle de la dette, qu'elles devront payer… Elles lui parlent de la nécessité de prendre des RTT, "épuisement professionnel ", " on a des besoins humains ", et lui répond, un brin condescendant : " Il faut le payer madame "… A ce moment précis, tout se télescope dans le cerveau du téléspectateur… Le candidat qui fait travailler femme et enfants pour arrondir ses fins de mois, qui se fait offrir des costumes de luxe, qui prend 50.000 dollars pour monter un rendez-vous avec Poutine et qui là, sous nos yeux, promet de la sueur et des larmes à des infirmières qui sont déjà englouties sous la sueur et les larmesMais comment fait-il ? A la fin, François Fillon s'en va, donnant le sentiment de penser qu'il vient de perdre son temps avec un petit peuple qui, décidément, ne comprend rien à rien… Encore et toujours le tragique…

L'ensemble était étouffant. De notre longue vie de téléspectateur, on n'avait jamais vu un tel moment d'insupportable vérité.

Or mes amis, ce brulôt moraliste farouchement anti-Fillon, croyez-vous qu'il vient de la presse gauchiste au couteau entre les dents, de l'Huma, de Politis, d'Acrimed...?

Que nenni, ont peut lire ceci dans Challenges, un sac à pub pour cadres sup parmi d'autres de la presse libérale essentiellement connu pour délivrer régulièrement des louanges à la gloire des patrons!

https://www.challenges.fr/election-presidentielle-2017/fillon-et-angot-a-l-emission-politique-le-triste-spectacle-de-la-decomposition-francaise_462591

Ce papier montre à quel point Fillon est grillé y compris dans les milieux ultra-lib (qui roulent manifestement pour Macron).
Cela montre aussi que l'absence totale de vergogne, de "décence commune" du candidat, et son extrême brutalité atteignent de telles hauteurs que même un magazine qu'on ne peut soupçonner d'être de gauche radicale, délivrant habituellement son bréviaire libéral comme les autres organes du Parti de la Presse et de l'Argent, en vient à en appeler quand même à la "sensibilité", à l'"empathie" et aux "choses humaines" face à un tel monstre au sang froid, à un Terminator sans affect et sans conscience des services publics et des gens qui y travaillent, qui se révèle être définitivement une véritable ordure libérale comme on en n'a rarement vu ni entendu jusqu'ici dans le champ politique français.
En bis repetita, parce que...je m'ais trompé.

Je suis bien mal placé pour intervenir puisque je n'ai pas regardé cette émission. Je n'en regarde aucune.

Et comme je suis bien mal placé, je m'autorise, comme disait l'autre, à donner mon avis.

Lorsque l'on me présente une arêne avec d'un côté un politicard rongé jusqu'à l'os par l'appât du gain et de l'autre une écrivaine

que je ne connais pas plus que pour avoir parcouru d'un oeil distrait je ne sais plus lequel de ses romans, je me dis bon...bof.

Mais il y a le contexte. Le contexte, ne jamais oublier le contexte.

J'imagine, parce que je n'ai rien vu.

A ma droite, le mari de Penelopee, comme ils disent outremanche. A ma gauche (sic) Christine Angot, et au milieu le Pujadas cher au coeur de la France profonde, enfin je suppose.
L'arêne, déjà convoquée plus haut, l'arêne devient électrique, comme on écrit dans les romans que je lis dans le train.

Et le suspense devient insoutenable, nos reporters sont sur la brèche et sur le lieu du crime itou. Enfin, j'en sais rien, je vous raconte ce qu'on m'a raconté.

Et là, l'écrivaine que je ne connais pas plus, voir plus haut, balance son truc, façon "Rome enfin que je hais parce
qu'elle t'honnore"

Mais là non plus, j'en sais rien. Je vous raconte ce qu'on m'a raconté.


Mais j'aime beaucoup. Ça me rappelle mes années de lycée.
J'atterris après une semaine passée ailleurs que dans la bananeraie. J'ai tenté de suivre de loin l'actualité française mais j'avais l'impression d'être comme les gamins à qui les parents lisent un livre le soir et qui luttent contre le sommeil pour connaître la fin de l'histoire, toujours la même : Fillon en ressortira sans égratignure avec même toute la foule pour lui trouver des raisons atténuantes, car cette histoire est en France la même depuis la nuée des temps.

C'est un peu d'ailleurs comme le dernier recours en Justice du loup dont on taille le ventre pour sauver mémé et fillotte et que néanmoins on recoud, et en plus fillotte, on lui fait la leçon, on lui reproche même d'avoir approché le loup avec une candeur exagérée
Et le loup lui s'en va chercher sa défense dans le Livre des Saints ou ailleurs "Bienheureux ceux qui ont faim..., parce qu'ils seront rassasiés", le loup oublie volontairement " et soif de la justice" car c'est quoi cette chose qui ne concerne pas les siens, et toute la foule est d'accord, les loups sont intouchables, la petite Angot, elle croit comme ça qu'on refait le monde sur un plateau de télé.

Tenez, c'est elle qu'on pend à la fin dans le royaume des pétainistes, du marché noir, des bac-chiches.

Oui avec l'affaire Angot, me voici bien revenu dans la bananeraie, jonchée de costumes, d'emplois fictifs, de Smic dépensés en un jour et de gens satisfaits de vivre au milieu de ces détritus avec pour seul moto "pourquoi ça changerait"
Alors cette fois-ci, ce n'est pas possible de vous suivre. Et il faudrait reprendre avec le titre "Mon Angot..." parce que, côté anti-Fillon aussi, pas grand monde ne la supporte cette "gauchiste caviar", indécrottable hollandiste, qui la fois d'avant "engueulait" la gauche qui ne voulait plus de Hollande, et qui votera Macron comme son maître.
Opération ratée !
[quote=Angot]parce qu'on ne peut pas parler avec des gens comme vous.

Je ne sais pas au fond de quel trou il faut être pour ne pas comprendre que ceci est un repoussoir pour le gros des gens. Le gros des gens, il vit ensemble au jour le jour. Il essaye de s'entendre avec sa belle famille, avec son patron, avec son client, avec son voisin. Il ne réussit pas tout le temps, mais il commence par essayer.

Alors quand arrive un de ces ectoplasmes parisiens qui décrète que bien sûr, bien sûr, on ne commence pas par essayer, il y a un déphasage. Pas forcément tout de suite la colère, mais au minimum, l'incompréhension. Si on vient pour parler (au frais du contribuable, au passage) dans une émission de débat, la question immédiate devant cette sortie d'Angot n'est probablement même pas "mais alors pourquoi ne pas débattre", mais "comment imaginer une seconde de refuser le débat ?".

On est 60 millions, et on s'est tous cotisé pour qu'Angot, que vraiment rien au passage ne permet de situer dans les crayons les plus affutés de la boîte, puisse dire maladroitement en public son opinion à elle tandis que nous n'avons pas de moyens comparables de diffuser la notre. W...T...F... ?

Christine Angot, je ne suis pas Filloniste, par contre je peux parler avec n'importe qui. C'est donc possible. Si ça ne l'est pas pour vous, il vaut mieux abandonner les activités pour lesquelles c'est indispensable au lieu de prétendre que ça ne le serait pas.
"Jette toi dans le canal Fillon! Jette toi dans le canal! meeeeeerde!"
Et s'il vous reste un peu de temps ,ne manquez pas d'aller sur le site du " Guardian" et du " Figaro" qui évoquent les victimes de la barbarie fanatique de l'attentat de Londres.
Pourquoi ce débat entre @sinautes me gonfle méchamment ?

C.Angot était ze "surprise" du chef, j'opine.

Bon, est-elle connue médiatiquement pour ses grands fou-rires et ses blagues de Toto ?
Bon, est-elle connue médiatiquement pour sa chaleur et ses mines compatissantes ?
Bon, est-elle connue médiatiquement pour la simplicité de ses argumentations ?

Vous êtes tous des éscalobrifons puissance ²²²²² (attaquez en diffamation, je maintiendrai : éscalobrifons puissance ²²²²²)

Le sinistre ex-ministre François Fillon est un moralisateur normatif sans morale avec une éthique en toc.
Il veut être le Président ? Laissez le couler comme le camembert de la même marque.

La prochaine "surprise" du chef : Amélie Poulain !
Un détail, à ma grande surprise, me semble pourtant avoir échappé à la sagacité du matinaute. C'est la toute fin de l’intervention, l'aboutissement ultime de ces fameuses "minutes de trop", alors que Christine Angot s'est déjà plusieurs fois soulevée de sa chaise pour rejoindre les coulisses. Finalement, elle lâche à Fillon, presqu'en aparté : "Vous savez pourquoi "ils" m'ont fait venir (désignant Pujadas) ? Pour dire ici tout ce que eux, ils n'ont pas le droit de dire..." Retour image sur Pujadas, sourire vaguement gêné. Et à ce moment là (sous quelques applaudissements discrets mais convaincus), le public comme le spectateur ne peut s'empêcher de penser que c'est rigoureusement vrai tant l'ensemble des médias reste interdit face à l'attitude suicidaire du candidat LR...

Je crois que ce dernier envoi touche et coule, s'il y avait même un quelconque intérêt à tirer sur ce désormais Titanic de la politique fonçant fièrement vers les icebergs...
. Oublié même,l'autisme de Fillon face aux soignants épuisés d'une maison pour personnes âgées, qu'il veut ramener à 39 heures.

Je n'ai vu que ce passage; je retiens le silence de Fillon; il s'ennuie, il a autre chose à faire, aller chercher son nouveau costard? Il attend que ça se termine, cause toujours, boujou et puis des gommes. Enfin il peut décemment partir, un grand sourire éclaire son visage, il est en marche vers d'autres rencontres plus lucratives, enfin débarrassé de tous ces ennuyeux.
Emission hallucinante: Bérégovoy, cabinet noir, accusations de complot de Hollande sur la foi d'un ouvrage, dénégations en direct des auteurs dudit livre, réaction en direct de l'Elysée, violentes invectives du public à l'encontre d'une invitée, record de tweets dont celui de Mancel (LR) "[...]qui est ce barbu[...] ?" en parlant de Rissouli. Emission hallucinante.

Et pourtant, effectivement, C'est Angot qui enterre par son passage tout le reste de l'émission. De mon point de vue, elle a su dire, mieux que n'importe qui jusqu'à maintenant, les dommages que Fillon inflige à la Politique. Mais elle a aussi transmis combien la Revue littéraire avait été salie. Et j'ai l'intuition que ce point tout à fait sensible parle à Mme Fillon. Comme si, pour le soutien de son mari, on lui avait demandé de littéralement cracher sur la Joconde.
C'est la dernière phrase la meilleure, et la plus forte du point de vue de l'analyse des médias, DS ! Je regrette qu'elle ne soit pas évoquée dans la chronique :

Christine Angot est déjà debout pour partir et là elle regarde bien Fillon, et ce n'était pas écrit
" Vous savez pourquoi ils m'ont fait venir ?
Il m'ont fait venir parce que, ce que je viens de vous dire,
(elle montre Pujadas, figure du journaliste politiquement correct s'il en est !),
EUX, ils peuvent pas le dire ! "
 [quote=DS] Fillon, pour finir : "on est deux sur ce plateau à être mis en examen" 
Riposte possible : "oui, mais moi je ne prétends pas pouvoir être présidente de la République".
Paf, taclé, avec le sous-entendu "vous qui vous avez fondé votre candidature sur votre probité, alors que moi je ne suis qu'une simple écrivaine.".
Pas sur , et c'etait, pour partie,bien bon a entendre !
Elle a rendu bien fier service à Fillon
rien n'est trop gros , "ça passe pas" ou ça passe , tout est là
question de technique qu'on maitrise ou pas ....
le vote ne se fait plus que dans l'affect, sur la forme ,rarement sur le le fond
et jamais dans l'intérêt général

dans ce contexte , nous ne serons jamais à armes égales avec "les politiques"
Qui va enqueter sur le casting du public, manifestement trié sur le volet (en grande partie pro-fillon) ?
N'ayant pas eu le courage d'aller au bout de cet échange, j'avais manqué la dernière phrase.

Et cela fait sourire Pujadas. C'est vraiment à pleurer.
Qui va enqueter sur le casting du public, manifestement trié sur le volet?
Excellent article, merci.

Un regret quand même : Vous n'évoquez pas la dernière phrase qu'elle lance au moment de partir ("Vous savez pourquoi ils [les journalistes] m'ont demandé de venir pour vous dire tout ça ? Parce que que eux n'ont pas le droit de dire !").
Cette remise en cause des journalistes TV et de leur manque d'indépendance, lancée sans haine, presque avec compassion, en restant malgré tout de leur côté, face aux politiques et aux puissants en général... Un moment rare de liberté d'expression. Aussi jouissif que triste.
Mais où ils sont les costards d'occasion ?Sur eBay ? Au bon coin ?
Je vous propose...

http://www.dailymotion.com/video/xna4nl_extraits-de-la-fille-de-madame-angot_music
Le prochain invité "suprise" de cette émission "politique" ca sera qui ?
Franchement, on touche le fond.
Contre Macron, ils vont nous sortir Marc Lévy pour "parler au nom des citoyens" ?
Affligeant, Christine Angot est à la politique (cf son appel à Hollande de revenir nous sauver...) ce que Fillon est à l'éthique, le résultat est un mauvais "dialogue" d'un affreux boulevard.
Décidément, il n'a pas de chance avec ses invités surprise notre Pujadas national... Pas de Léa Salamé cette fois pour s'exaspérer ou pour dire "C'est une plaisanterie ?".
Je me demande ce qu'on dira de tout ça si dans quelques mois ou années Fillon est innocenté...
Face à un type qui a 40 ans de politique dans les pattes et maitrise sur le bout des doigts cynisme et mensonges, le dispositif médiatique se retourne toujours contre l'attaquant. Fillon est un menteur professionnel avec une équipe de pros de la com' à son service.Tout coule sur lui. Par excès de confiance agressive, il a sorti hier l'énorme "fake news" du prétendu cabinet noir de Hollande qui le coule définitivement. Fillon dévoile au grand jour un narcissisme pathologique partagé par de nombreux politiques. Dans tous les cas, croire qu'un seul homme peut régler les problèmes complexes d'un pays comme la France découle d'un raisonnement puéril, la version adulte de la croyance au père Nöel. Il est plus que temps de changer de république et de préparer la suite tous ensemble !
En lisant la chronique, j'ai pensé : "Ah tiens, DS ne nous parle pas de MLP ce matin". Puis j'ai vu l'échange Angot/Fillon et j'ai pu recevoir ma dose :-)

Tout ceci jette une lumière très cruelle sur l'état lamentable du journalisme en France. Et aussi sur le rôle que joue MLP.
"l'autisme de Fillon" !!!!!!! merci pour les personnes souffrant d'autisme et leur famille qui se battent tous les jours pour changer le regard de cette société française eugéniste ! Que Fillon disent et redisent qu'il n'est pas autiste, je comprends vu le personnage mais vous M. Schneidermann, je vous aurais cru plus ouvert d'esprit.
Il faudrait que le monde médiatique arrête une bonne fois pour toute de considérer qu'être en situation de handicap c'est un défaut dont il faut avoir honte.
"Oublié même,l'autisme de Fillon..."
Notre Daniel sera-t-il le dernier à employer le mot "autisme" dans un sens péjoratif ? Le dernier à l'avoir fait est... Fillon !
« Si ça s'arrête là, le match est plié. Mais ça ne s'arrête pas là. Viennent ensuite les minutes de trop. Et la contre-attaque de Fillon… »
Sûr que c’eût été plus convaincant si Fillon n’avait pas pu répondre… ;o))
.... et surtout ce qu'elle dit avant de quitter le plateau, en résumé, je dis ce que les journalistes présents pensent mais ne peuvent dire.
Pas relevé par le boss dans sa revue des "matinautes"!?
La force des mots et l'émoi de Mme Angot face aux maux de M.Fillon ainsi que de la claque nauséabonde du public.
En direct du plateau télé au plateau des repus, à vous de déguster.
Fillon!!!!!!!Comment imaginer qu'un mauvais clown de son acabit qui ne mérite même pas un nez rouge, tellement il est malhonnête et prétentieux, gouverne un jour le pays des français ? Le plus impressionnant, c'est son cynisme.
Alors, la colère de Christine Angot, moi je l'aime. Je voudrais être capable d'assener à ce triste personnage ses minables vérités avec la même fougue.
Et le pauvre Pupuje, dans tout ça ?Confit en hypocrisie, comme d'habitude.
Alors bien sûr que l'on redécouvre ce qu'est le direct à la télévision.
On avait oublié car plus personne n'en veut.
Le direct qui met à nu, qui dévoile de façon démonstrative ce qu'est le dispositif que l'on a sous les yeux et que plus personne ne voit. Là le dispositif, c'est qu'il n'y a pas de dialogue, pas de paroles possibles qui ne soient arrangées, policées, négociées ("Nous sommes deux à être mis en examen"… comment Fillon peut le savoir (personne le sait, quels sont les politiques qui s'intéressent à Christine Angot) sinon en ayant été mis au courant pour travailler ses arguments).
On n'est plus habitué à ce que quelqu'un intervienne en lisant, en lisant bien, mais en lisant pour être sur d'aller au bout de ce qu'il a à dire.
ET puis qui prenne son temps, que l'on ne soit plus dans le temps journalistique, préformaté.
Fillon le comprends rapidement, il n'a pas pu la couper dans les premières secondes, il lui faudra attendre la fin.
Et même aider par Pujadas pour casser les mots de Angot, celle ci trouvera des mots simples mais qui on une force incroyable. "François Fillon peut vous répondre ?
Non NON… on avait oublié que ce non peut mettre à nu le dispositif.
NON vous allez m'écouter
NON, ce n'est pas un dialogue, il n'y a pas de dialogue.
NON, on ne peut pas parler avec vous (vous ne parlez pas, vous communiquer)

ET puis les applaudissements, les insultes du public qu'ont entend jamais. Mais là d'un seul coup, on comprend la mise en scène, la complicité, la construction du dispositif. Et Pujadas de préciser "C'est un débat" Mais bien sûr que non, ce n'est pas un débat… c'est un spectacle télévisuel et hier soir, Angot a été le grain de sable qui dévoile une image de Fillon que l'on pressentait.

Confier les mots aux écrivains, comme hier avec le Libé des écrivains.
Confier la parole aux écrivains comme Christine Angot pour simplement, avec force dire les mots.
Peut on comparer diffamation et abus de bien sociaux ? J'en doute. En effet si Fillon est élu nous aurons un président ouvertement malhonnête. Les autres le sont peut être aussi mais cela se voit moins. Bon sauf MLP.
Moi j'ai aime le moment ou elle dit "ça passe pas" et fillon qui dit "si ça pa..." et il s'arrête juste avant de se trahir completement...

Oui ça passe,bien sur comme d'hab. Vas y fillon mets nous des quenelles! Mens-nous effrontément, fous-toi de notre gueule, ça passe!

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