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"Non, Sarkozy n'a pas d'ordinateur. Et alors ?"

La chasse aux voix des internautes est ouverte. Lundi, le gouvernement mettait une partie de ses données sur un portail internet, et le lendemain, Nicolas Sarkozy inaugurait les locaux de Google à Paris. Quelle vision d'internet se cache derrière ces efforts de communication ? Au même moment, le ministre de l'industrie Eric Besson est accusé d'être démotivé par Nicolas Sarkozy car il passe ses journées sur Twitter...

Derniers commentaires

Arnaud Dassier démissionne du parti de la majorité, «machine de guerre électorale au service d'ambitions personnelles successives»; à lire ici par exemple.
Pas super intéressant, comme débat. Il n'a pas grand chose qui ressort, faute d'intérêt réel. L'intervention de Sarko chez google est passée totalement inaperçue, je l'ai apprise en regardant l’émission et n'a rien de crédible: il essaye de séduire un gros acteur du net et on le reçoit par politesse mais bon, pas de quoi fouetter un chat. Coup raté pour le sujet.

Je regrette, autant que je salue, l'honneteté intellectuelle du membre de la quadrature, Jeremy, qui ne sort pas du sujet principal. J'aurai préféré qu'il profite du vide argumentatif pour meubler avec un sujet qui me tient plus à cœur, et à lui aussi naturellement: la neutralité du net. Mais il n'y avait pas en face de lui de gens capable d'alimenter le débat.

Je rajoute après coup une proposition: au lieu de titrer vos émission, avec une citation racoleuse comme ici "non, sarkosy n'a pas d'ordinateur...", mettez un titre plus explicite quant au contenu, c'est plus facile à retrouver après après mais surtout, je parlais d’honnêteté intellectuelle au-dessus, bah, ça recadrerait surement mieux et plus justement.
Pas du tout d'accord,laissez Maja et Porte sur l'émission.Ces 2 chroniqueurs l'agrémentent et tant pis si ce n'est pas le meme sujet,ça donne un peu de respiration justement d'en changer!
C'est gênant que les chroniques soient "dans" l'émission. Je trouve que ça n'apporte rien, ni aux chroniques d'être dans une émission sans lien avec elles, ni à l'émission.

Cette émission s'arrête tout d'un coup sans qu'on sache trop pourquoi, manifestement les invités avaient encore bine des choses à dire ... dommage !
Émission intéressante.

A quand une émission mensuelle en collaboration avec Numérama et d'autres acteurs autour de l'actualité web, l'économie numérique, la sociologie et les questions de sociétés autour de ce nouveau média ?
Très bonne émission, mais comme on en parle jamais, j'ai quant même 2 petits bémols si on veut pousser le débat plus loin :
- les logiciels libres face aux logiciels privateurs Richard Stallman entretien rue 89
- et l'évocation des lois Loopsi et Dadvsi
Peut-être une autre fois ?
Livre de BHL 4364 au classement meilleurs ventes amazon. A quoi ca sert que les medias se decarcassent?
L'émission est confuse et je crois que c'est en partie dû au choix des intervenants :

- d'un côté (ce qui a monopolisé la majeure partie de l’émission), on a deux communicants qui nous parlent uniquement de l'utilisation du web que peuvent/doivent avoir les politiciens (oh surprise! Facebook constitue un magnifique outil de communication pour parler à la pop'). Personnellement, je trouve que ce sujet est mineur et qu'il est déjà largement médiatisé (cf. la séquence avec Besson sur canal ou le traitement médiatique de la twitto-"je tourne en rond avec mes copains"-sphère)

-de l'autre, on sent que M Zimmerman souhaite que le débat s'ouvre sur les actions politiques mises en place concrètement par l’État ou les propositions des partis politiques (Open Data qui n'est pas open source, Hadopi, pourquoi il est important de maintenir liberté et neutralité sur Internet, etc).
Lorsqu'il prend la parole, on sent que l’émission peut s'emballer et offrir un contenu intéressant (j'ai l'impression de commenter un match de foot)mais non, puisque les deux autres reprennent la parole, n'ont pas l'air d'y connaître grand chose et s’emmêlent les pinceaux. Au final, je retiens juste que, d'après eux, un président geek ce serait quand même trop la classe.
Bon juste un petit message pour rappeler que lorsque l'on parle des artistes mobilisés contre le téléchargement illégal il s'agit d'une infime minorité: la majorité des artistes sont des smicards et souvent des gros telechargeur.
Du coup ceux qui s’intéressent un temps soit peu a la politique ne sont pas vraiment des grand défenseurs de la hadopi.

Par ailleurs je trouve a chaque fois aberrant de voir dans des émissions, divers industriels de la culture venir parler du droit d'auteur ou de la protections des artistes : on fait quand même tout pour que le publique ne comprenne pas que les intérêt des industriels sont opposer a ceux des artistes, leur but et d'acheter le moins cher possible pour revendre au plus cher, ce n'est quand même pas compliquer a comprendre.

On ne rappelle aussi évidement jamais que les droit d'auteurs et voisin sont un fouillit pas possible dont seul les spécialistes et ceux qui ont les moyens de les payer peuvent profiter, bref qu'il y a longtemps que les droits d'auteurs ne protège plus les auteurs.

Cela dit comme les médias sont en position d’éditeur de contenu et directement concerner par les droits voisins...
"Non, Sarkozy n'a pas d'ordinateur. Et alors ?"... Et alors ? Bah on s'en bat les couilles (modérément quand même, pour ne pas les ramollir).
En revanche, Fillon a un compte Touiteur ! Ce qui est tout aussi inintéressant mais a quand même fait l'objet de cet article de LIbé.fr.
Jusqu'à présent, il touitait sous fdebeauce, un pseudo du terroir, mais a changé ce matin pour lazlo25, qui sonne assez pute roumaine, mais c'est son choix.
Besson, pas Luc, pas Patrick, pas Philippe, pas Colette, mais Eric, livre ses impressions sur le forum de radio J (comme Judas) : il y déclare qu'il ne voit "aucune malice" dans cette initiative, autrement dit que Fillon n'a pas inventé l'eau tiède. Ce qui ne l'empêche de déclarer un peu plus loin que ça lui parait "de bonne intelligence".
Vous êtes surpris par le double discours de ce faux-cul ? Moi pas du tout.
Ce qui me dérange, c'est que pour @rrêt sur images comme pour le reste de la presse française : la droite c'est l'UMP et la gauche c'est le PS.
Les autres n'existent pas, donc ici on est encore dans la pensée unique et le politiquement correct.
Et c'est parce que quotidien dans le propos que cela est énervant : il suffit d'écouter cette émission.
Pour ceux qui sont intéressés par la vision citoyenne de l'internet que n'a pas pu apparemment développée Jérémie Zimmerman, je vous conseille ce lien vers une capture audio d'une conférence donné par Benjamin Bayart : http://ubuntu-paris.org/temp/29-05-11-BBayart.ogg
En parlant d'internet, n'oubliez pas de faire une donation à wikipédia : https://wikimediafoundation.org/wiki/Donate
Déjà, il y a une question de langage, qui n'est pas spécifique à ce débat, que je trouve assez bizarre : on parle de "numérique" pour ce qui concerne en fait internet. Je rappelle juste que le "numérique" est seulement un système de codage de l'information (souvent binaire), qui est utilisé dans tout un tas d'appareils (lecteur audio, téléviseur, appareil photo, ...) depuis des décennies (le 1er ordinateur numérique, le Colossus, a été mis en service en 1944).
B.Thieulin en rajoute une couche avec "l'innovation digitale"; c'est la confusionitude !
Il est assez curieux que des intervenants, censés connaître le sujet, fassent de telles confusions ... et s'étonnent ensuite que le grand public s'y perde.

D'accord avec J.Zimmermann : Sarko va voir Google, une entreprise américaine (il aurait pu aller dans l'entreprise du moteur de recherche français Exalead, par exemple), dont les pratiques sont plus que douteuses (voir le documentaire "Le monde selon Google"). Apparemment, tout ce qui compte est d'être "friendly business" ; la défense de la libre expression, ça n'entre pas dans le champ ... ce que confirme A.Dassier "La réalité de l'internet, ce sont les entreprises" !
Vers la fin, le même en rajoute une couche sur sa vision d'internet qui se résume apparemment aux entreprises du secteur ("On bride nos start-up").
Et pour sa remarque sur le "côté très français à vouloir réglementer" (habitude aussi de Sarko à considérer que ce pays est un amas d'abrutis), rappelons-lui que le Congrès américain s'apprête à voter une loi encore plus restrictive qu'Hadopi (http://www.avaaz.org/fr/save_the_internet_fr/)

Concernant les "spyfiles" mentionnés par J.Zimmermann, on peut trouver un article dans le "Canard enchaîné" de mercredi dernier ... mais ça reste effectivement discret par rapport à l'ensemble des médias.

Sur la loi Tepa, A.Dassier aurait mieux fait d'éviter le sujet : la Cour des comptes et l'Assemblée nationale ont largement montré que c'était un grand gaspillage (*).

La séquence sur Sarko n'ayant pas d'ordinateur me paraît assez puérile : comme l'évoque A.Dassier on ne demande pas à un Président d'être omniscient. Ce n'est pas parce qu'il n'a jamais pratiqué la médecine, qu'un Président serait illégitime à s'occuper du système de soins.
Mais A.Dassier se contredit un peu plus tard, car il voit comme négatif que "Ce n'est pas à 50 ou 60 ans qu'on se met aux usages du numérique", ce qui est d'ailleurs totalement faux : on peut s'y mettre même bien plus tard. Et ceux qui ont inventé internet ont au moins cet âge là ...
Et tout le discours sur la "jeune génération" qui serait forcément plus compétente pour représenter le pays car elle a plus l'habitude des outils internet est à la fois ridicule et inquiétant. Si l'Assemblée Nationale et le Sénat ne représente pas le peuple, ce n'est certainement pas à cause de son manque de pratique de Twitter ou autre, mais plutôt à cause du machisme, de la discrimination sociale et d'une forme de cooptation de la part de la classe politique.
Mais comme il semble considérer que ce qui compte est de faire du "buzz", et non pas d'avoir un véritable dialogue avec les citoyens, on est une fois de plus dans la "politique spectacle". Com' quand tu nous tiens ...

J.Zimmermann relativise d'ailleurs bien cette question de la pratique ou non de tel ou tel outil pour ramener le débat sur les questions de liberté, de protection de la vie privée, de neutralité du net.
Dans ce débat, j'estime qu'il est le seul à parler vraiment de politique au vrai sens du terme.

Très intéressante la séquence sur le Bondy blog et en particulier le regard sur la Lybie par ceux qui l'ont vécue.
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(*) C'est un peu hors sujet, mais comme la question a été mentionnée, je fais un copier/coller d'un texte (un peu long) à propos de Tepa que j'avais écrit ailleurs (qui permet aussi de voir que des infos institutionnelles sont publiques depuis un moment déjà)
Recherche effectuée à partir d'articles parus dans « Le Canard enchaîné » du 27/7/2011 et du 10/8/2011.

« Travailler plus pour gagner plus », vous vous souvenez ?
La concrétisation de ce slogan a été la « loi TEPA » (Loi en faveur du Travail, de l'Emploi et du Pouvoir d'Achat) promulguée le 22/8/2007, dont la mesure phare est un dispositif d'exonération de cotisations sur les heures supplémentaires.

Début juillet, les députés Jean-Pierre Gorges (UMP) et Jean Mallot (PS) ont remis un rapport d’évaluation [1] des « dispositifs de promotion
des heures supplémentaires » contenus dans cette loi.

Les rapporteurs font déjà remarquer que peu avant la mise en chantier de cette loi, un rapport du CAE (Conseil d'Analyse Economique) était assez défavorable à ce genre de mesure, qu'il estimait peu efficace, voire néfaste [2] ; de plus, ce rapport avait été présenté au Premier ministre et au ministre de l'Economie le 6 mars, mais n'a été publié que le 30 août, et encore ... à cause d'une fuite [3]. Ces effrontés sous-entendentraient-ils qu'il aurait bien pu ne pas être publié sans cette fuite ?
Ils font aussi remarquer que la mise en oeuvre a été faite au pas de charge et sans étude d'impact [4]. Le mot « caprice » n'est pas utilisé, mais il m'a semblé fortement suggéré.
Le rapport met en doute le fait que ce dispositif ait réellement créé des heures supplémentaires travaillées, mais estime qu'il y a eu un « effet d'aubaine » : des heures sup auparavant non déclarées qui l'ont été suite à la « défiscalisation », considérant même que les Inspecteurs du travail sont trop chargés pour vérifier la réalité de ces heures sup. [5] « À la recherche des heures supplémentaires « supplémentaires » » titrent-ils (ironiquement ?) page 67. Donc « travailler plus » n'est pas démontré.
Pour le « gagner plus », il existe bien, mais il est en moyenne peu important pour les salariés (0,3% du revenu disponible) [6] ; de plus il augmente les inégalités [7]
Les rapporteurs font remarquer que le dispositif coûte cher (4,5 milliards), et que de plus, il est financé par l'emprunt ; ces sournois ont calculé que les intérêts se montent à 140 millions [8]. Pas grave, la « règle d'or » n'étant pas en viguer.

Le rapport rappelle aussi certaines conclusions d'un rapport de la Cour des Comptes [9]
Cette synthèse (372 pages !) ne fait pas non plus léloge du dispositif.
La Cour y considère que l'efficience du machin est très limitée et qu'il serait temps de le remettre en cause. [10]
La Cour pointe d'autres bizarreries, comme les exonérations (c'est une manie) de cotisations sociales pour les entreprises de
services au domicile des personnes qui côutent 105.000 ou 180.000 euros au contribuable pour chaque emploi créé [11] On a des femmes de ménage de luxe chez nous ... [11]

Dans un autre rapport[12], la Cour des comptes constate que malgré la règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, il y a une « dérive » des dépenses de personnel de l’État, à cause de la réorganisation dse services (RGPP) et du financement des heures supplémentaires. [13]. Bref, on supprime du personnel, qu'on compense par des heures sup, et du coup ça coûte plus cher au contribuable. Balaise !

On ne peut pas dire que ça soulève l'enthousiasme.

Les gens prestigieux de l'OFCE (Office Français de Conjoncture Economique) ont-ils un avis sur cette loi Tepa ?
Oui, en effet, ils l'expriment notamment dans un article de « La Tribune » [14] ; au moins, on est sûr de ne pas être chez les gauchistes ...
Mais ça ne fait pas non plus applaudir. L'économiste interrogé considère que si ça a amélioré le sort de certains salariés, ça a détérioré celui des chômeurs. Il estime même qu'il y a un entêtement à maintenir cette mesure. [15] De l'entêtement chez Sarko, je n'ose y croire.

Bon, disons que, de l'avis général, Tepa n'est pas une réussite, mais tout le monde fait des erreurs non ?
Quand même, Sarko veut inscrire dans la Constitution la « règle d'or » d'un budget équilibré ; c'est quand même le signe de quelqu'un qui sait tenir les cordons de la bourse !
Peut-être pas tant que ça, car l'OFCE faisait remarquer en 2009 que « Depuis 2007, le déficit public augmente et devrait atteindre respectivement 3,3 % et 5,1 % du PIB en 2008 et 2009. » [16]

Mais bon, il faut bien réduire les dépenses puisque le déficit augmente !
Ah moins que ... comme le fait remarquer le rapport de l'Assemblée nationale [17] (rapporteur G.Carrez UMP) on ne revienne sur une ribambelles de cadeaux fiscaux. En substance, le 1er chapitre dit que « Si on avait aujourd'hui les mêmes règles fiscales qu'il y a 10 ans, l'Etat disposerait de 100 à 120 milliards supplémentaires de recettes chaque année »[18]. Comme on dirait dans ma région « 100 milliards, ça fout un bon coup de pied au cul ». D'autant que le rapport montre que ce sont surtout les très riches qui ont bénéficié de ces cadeaux.

Mais pourquoi le gouvernement ne fait-il pas celà ?
Et si lui ne le fait pas, pourquoi « l'Europe qui protège » ne l'y incite-t-elle pas ?
Ah ... l'OFCE a donné une réponse dans « Capital »[19], donc c'est du sérieux
Non ! Selon eux, les raisons de la crise seraient doctrinales (quasiment une secte, quoi), et il faudrait que les pays européens arrêtent de se faire de la concurrence fiscale et sociale[20] ; embêtant car c'est un fondement du TCE ...

Mais ces gens de l'OFCE ne sont-ils pas des alarmistes ?
Voyons une autre note [21]
« les États-Unis apparaissent eux aussi en récession. » (p.3 - cette "Lettre de l'OFCE" est datée du 14 avril 2011). On peut difficilement leur donner tort ...
Que disent-ils d'autre ?
« Le taux de chômage devrait à nouveau se dégrader légèrement pour s’établir à 9,4 % fin 2011 et à 9,5 % en 2012, après 9,2 % fin 2010. » (p.8). Pas rassurant ça.
Ils nous rappelent quand même que la dette publique est la conséquence d'une dette privée [22] et que ça n'est quand même pas à nous de payer pour les conneries de ceux qu'on a sauvé ; que cette situation n'est pas dues à des dépenses inconsidérées de notre part.
Ca me rassure ... ça ne change rien, mais j'arrête de me sentir dépensier.
Ils ont même l'air de dire que faire une fixation sur les déficits publics risque d'aggraver la situation plutôt que l'améliorer[23]. Là ça commence à me mettre en rogne contre nos gouvernants : ils vont nous envoyer dans le mur, ces abrutis !
Ben oui, effectivement, c'est ce qu'ils disent.[24] Il vaut mieux laisser filer un peu le déficit pour permettre à la machine de se réamorcer. Ca me rappelle mon beau-frère et sa 404 ... ah non, ça n'a rien à voir.

Selon un autre économiste de l'OFCE, on pourrait même réduire les déficits en faisant payer les riches, et en plus ce ne serait que justice [25] Ca rejoint un peu le rapport de l'Assemblée nationale qui dit qu'on n'a cessé de leur faire des cadeaux.

Europol nous fait insidieusement remarquer que la fraude à la TVA se monte à environ 100 milliards pour l'ensemble des pays de l'UE [26]. On pourrait peut-être essayer de les récupérer, non ? Bizarre, d'ailleurs, car ils ont dit ça au FMI et personne ne leur a suggéré ... pourtant DSK en était le directeur à l'époque et il est de gauche ... ou aliors je n'ai rien compris ...

Il faut bien se rendre à l'évidence : nos gouvernants sont vraiment des nuls en économie.
Bon, heureusement ils sont bons en sécurité. Parce que le terrorisme islamiste, hein, là ce n'est pas de la rigolade ; on n'arrête pas de nous le dire à la télé.
Hein ? Quoi ? Voila qu'Europol, après avoir recensé tous les actes terroristes, réussis ou non, sur le sol européen en 2010, nous dit que ceux d'origine islamiste ne représentent même pas 1,5% du total, et 0% en France [27] J'ai dû mal écouter la télé ...

Finalement, si je vois quelqu'un tenter de défendre le bilan de ce gouvernement, je serai gentil avec lui ... c'est vraiment trop dur comme boulot.

Et si vous avez eu le courage de lire jusque là ...
Bonne soirée


_______________________________________________________________
[1] http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-info/i3615.pdf

[2] « la détaxation des heures supplémentaires aurait un effet incertain sur l’emploi, encourageant des comportements de fraude et favorisant les insiders (ceux qui ont des revenus d’activité) vis-à-vis des outsiders [les chômeurs], avec le risque d’un coût non négligeable pour les finances publiques. » (p.47 et 48)

[3] Ce document a été présenté au Premier ministre M. Dominique de Villepin et au ministre de l’Économie, des finances et de l’industrie M. Thierry Breton lors de la séance du CAE du 6 mars 2007. Le site internet du CAE indique que le rapport a été publié le 30 août 2007, soit plus d’une semaine après la promulgation de la loi Tepa et plus de cinq mois après sa présentation aux ministres.
Les rapporteurs ont interrogé au sujet de ce délai M. Pierre Joly, secrétaire général du CAE. Il leur a assuré que le rapport avait été mis en ligne au printemps 2007, avant la discussion parlementaire (2). Cependant, cette mise en ligne comporterait un élément fortuit car elle résulterait d’une « fuite » dont l’origine n’aurait pas été identifiée. Ce délai de publication assez long (3) doit-il être interprété à l’aune des développements du rapport relatif à la promotion des heures supplémentaires ? (p.47)

[4] Le mécanisme de l’article premier de la loi Tepa a été présenté comme le symbole du retour du « volontarisme » en politique, comme en témoigne la chronologie de l’adoption du projet de loi et son application au 1er octobre 2007. On peut d’ailleurs noter le paradoxe d’une mise en application accélérée alors que peu de travaux d’évaluation des impacts semblent avoir été réalisés, ou, du moins, transmis au Parlement. (p.45)

[5] De manière générale, la théorie économique estime qu’utiliser la durée du travail comme base taxable n’est pas efficient car il est difficile de la mesurer et donc de la vérifier. Le contrôle par l’administration est en effet réputé difficile, la durée du temps de travail étant souvent déclarée d’un commun accord par l’employeur et le salarié. Dans cette perspective, la mesure évaluée comporte des risques substantiels de subvention d’heures supplémentaires déjà réalisées et de substitution d’heures supplémentaires subventionnées à des heures « normales ». (p. 71)

[6] L’ampleur de l’effet positif de la mesure sur le revenu disponible des ménages au titre de 2009, hors la rémunération des éventuelles heures supplémentaires imputables au dispositif, peut être grossièrement évalué à 0,3 % (coût de la mesure en 2009 hors avantage employeurs : 3,836 milliards d’euros / revenu disponible Insee des ménages en 2009 : 1 267,1 milliards d’euros). Cet impact sur le revenu disponible des ménages est donc, en termes macroéconomiques, d’un montant marginal en valeur relative. (p.96)

[7] Parmi la population salariée, la mesure ne bénéficie complètement qu’aux foyers imposables. Or environ un tiers des foyers où au moins l’une des personnes composant le foyer a déclaré des heures supplémentaires sont des foyers fiscaux non imposables. Ces foyers ne peuvent donc bénéficier de la mesure fiscale, alors même que leurs revenus sont bas. Par ailleurs, la proportion de foyers fiscaux déclarant des heures supplémentaires est plus grande pour les foyers imposables que celle des foyers non imposables : la mesure de distribution de
revenus par la réalisation d’heures supplémentaires profite donc plus aux classes moyennes (imposables) qu’aux foyers fiscaux les plus modestes, non imposables. (p. 97)

[8] Le coût total de la mesure est évalué à plus de 4,5 milliards d’euros. Son absence de financement par des prélèvements supplémentaires ou des redéploiements de dépense a permis, à court terme, de stimuler la demande intérieure et donc de contribuer à lutter contre la récession de 2009. Cependant, à moyen et à long terme, cette dépense peu efficace, financée par un surcroît de dette publique – dont les intérêts correspondant à la dépense annuelle atteignent environ 140 millions d’euros – ne manquera pas d’alourdir les prélèvements obligatoires futurs. (p.17)

[9] http://www.ccomptes.fr/fr/CPO/documents/divers/Rapport_de_synthese_Entreprises_et_niches_fiscales_et_sociales.pdf

[10] Au regard de ces éléments, l’efficience du dispositif [Tepa] semble très limitée, le gain en PIB étant en tout état de cause inférieur au coût de la mesure. [...] Proposition n° 38 : Remettre en cause le régime des heures supplémentaires. (p.229)

[11] l’efficience des exonérations sociales et fiscales en termes de créations d’emplois pose question : 105 000 € annuels par « emploi » créé dans le premier cas, 180 000 € dans le second. (p.218)

[12] http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/cr-cfiab/10-11/c1011002.pdf

[13] En 2009, celle-ci [la masse salariale de l’État] a augmenté de 800 M€ en exécution (+ 1,0 %), soit 500 M€ de plus que prévu en LFI. Cette dérive est imputable aux mesures catégorielles et « diverses », notamment à l’augmentation des heures supplémentaires et aux autres
mesures qui accompagnent la réorganisation des services dans le cadre de la RGPP. Le coût des heures supplémentaires, qui sont surtout utilisées par le ministère de l’éducation nationale, s’est ainsi accru de 140 M€ en 2009. (pages 4 et 5)

[14] http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf-articles/2011/tribune24-02-11.pdf

[15] La défiscalisation des heures supplémentaires (loi Tepa) a-t-elle permis aux salariés de retrouver du
pouvoir d'achat ?
La mesure a permis d'injecter 4,5 milliards d'euros dans l'économie [en 2008, première année de l'application de la loi Tepa, Ndlr], en partie vers les entreprises en allégements de charges, en partie (pour moitié) en pouvoir d'achat pour les ménages. Mais si elle a amélioré le pouvoir d'achat des salariés, elle a détérioré celui des chômeurs. Or la proportion marginale à consommer est supérieure chez les personnes sans emploi que chez les personnes qui ont un emploi. Ainsi, rien n'indique que ces milliards aient été profitables à l'économie, même s'ils l'ont été aux salariés. On paie actuellement les conséquences de l'entêtement à maintenir une mesure qui n'est plus intéressante, parce que le chômage est élevé.

[16] http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/306.pdf (p.2)

[17] http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-info/i2689.pdf

[18] Entre 2000 et 2009, le budget général de l’État aurait perdu entre 101,2 – 5,3 % de PIB – et 119,3 milliards d’euros – 6,2 % de PIB – de
recettes fiscales, environ les deux tiers étant dus au coût net des mesures nouvelles – les « baisses d’impôts » – et le tiers restant à des transferts de recettes aux autres administrations publiques – sécurité sociale et collectivités territoriales principalement. (p.7)

[19] http://www.capital.fr/a-la-une/interviews/les-politiques-economiques-menees-actuellement-conduisent-a-une-impasse-574591

[20] Les racines de la crise sont doctrinales : ce sont les thèses sur l'efficience des marchés et les bienfaits de la dérégulation qui ont créé les conditions de la récession.
[...]
Mais il faudrait déjà pour cela que l'Europe se dote d'un gouvernement économique et que les pays cessent de jouer les uns contre les autres, par la concurrence fiscale et sociale en particulier.

[21] http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/327.pdf

[22] Effrayés par ces déficits ou ces dettes, convaincu que tel pays n’est plus solvable, beaucoup prônent la rigueur : normalisation de la politique monétaire et consolidation de la politique budgétaire sont les euphémismes de la stratégie consensuelle de politique économique. Comme un poisson rouge dans son aquarium que l’absence de mémoire longue empêche de comprendre qu’il tourne en rond, on a oublié que la situation budgétaire actuelle est le choix délibéré qui a été fait pour empêcher que ne s’enfonce dans le chaos l’économie mondiale. Terrifiés par les dettes publiques, on semble oublier qu’elles ne sont en fait que des dettes privées qui n’étaient pas soutenables en tant que dettes privées et que la seule solution était de les socialiser. (p.1))

[23] Le potentiel de rattrapage étant important, mener des politiques trop restrictives, comme ce sera le cas en 2011 et en 2012, au moment où il s’amorce, c’est s’exposer à de fortes désillusions quant à l’efficacité de la mise en oeuvre d’impulsions négatives. Le freinage de l’activité qu’elles induisent vient minorer ex post leur gain espéré en termes de réduction des déficits (p.5)

[24] Dans ces conditions, la cure d’austérité, conjuguée au choc relatif aux matières premières, va empêcher l’enclenchement d’un enchaînement vertueux qui aurait permis à l’économie française de rattraper en 2012 son retard de production accumulé depuis 2008, facilitant la consolidation budgétaire et permettant au taux de chômage de revenir à son niveau d’avant-crise. (p.8)

[25] http://www.20minutes.fr/article/721889/ce-plus-riches-doivent-rembourser-dette-publique

[26] https://www.europol.europa.eu/sites/default/files/publications/davos-organisedcrime.pdf

[27] https://www.europol.europa.eu/sites/default/files/publications/te-sat2011.pdf
Annex 2: Failed, foiled and completed attacks in 2010, per member state and per affiliation - tableau p.36
Pfff. Il dit une phrase en anglais, non, deux mots, et ils sont dans le mauvais ordre. On est friendly business. Snif.
Bon, le débat est-il vraiment important au point de consacrer une heure et demi d'émission ?
A entendre les deux chef com Internet de candidats PS et UMP, oui et ça me pose question. Voilà ce qui est dit vers 39mn :

Benoit Thieulin : «C'est important que la classe politique fasse et comprenne ce que sont les nouveaux usages de millions et de millions de gens. On est en train de vivre une transformation absolument fondamentale.»
Réplique de Daniel Schneidermann qui conteste : «Tweeter ce n'est pas encore des millions de millions de gens, on est bien d'accord, et même très loin de là.»
Contre-réplique de Benoit Thieulin : «Bien-sur, une centaine de milliers mais peu importe ["peu importe" répété en coeur par Arnaud Dassier.] Moi je suis inquiet de voir qu'on a eu durablement et c'est malheureusement encore trop le cas, une classe politique qui est déconnectée d'un certain nombre d'usages nouveaux et qui en plus, je le crois, sont des leviers de transformations énormes dans le champ politique. C'est dommage qu'il y ait un angle mort de la classe politique française, cet angle mort il encore pire à droite parce qu'elle est au gouvernement et qu'elle a fait des erreurs.»

Waouh, voilà donc une sacré priorité : nouveaux usages de millions et de millions de gens, oui enfin... une centaine de milliers mais peu importe c'est pareil... Ah bon ? donc les nouveaux usages d'une centaine de milliers d'entre nous sont si importants qu'il doivent être considérés comme une transformation fondamentale de notre vie sociale ? Fondamentale ? rien que ça !

Bon, pouce là ! Ce que je vois de nouvelles pratiques de 8.000.000 de français (8,75% de la population) c'est la pratique de la pauvreté qui je crois ne se diffuse pas sur Internet mais dans le concret du quotidien : payer son loyer (quand on a la chance d'avoir un toit) ou manger mais pas les deux en même temps. Quant à se soigner, c'est exclu d'office.

L'angle mort des politiques vis à vis des nouvelles pratiques de centaines de milliers d'internautes on s'en fout ! L'angle mort des UMP et Socialistes c'est bien ces 8.000.000 de pauvres dont une très grande partie a pourtant un travail. Angle tellement mort que ces politiques "dominants" s'accordent à dire que les français vivent au dessus de leurs moyens (ah ah ah ah !) et que les uns préconisent la rigueur nécessaire et les autres proposent de donner du sens à la rigueur. Cela avait fait dire à JL Mélenchon, fort à propos, du représentant des premiers (Fillon) qu'il menait "une politique sociale pour les morts qui n'ont plus besoin" de rien et du représentant des seconds (Hollande) qu'il était "un capitaine de pédalo en saison des tempêtes."

Je crains que cette émission d'@si ne soit à coté de la plaque en amenant Arnaud Dassier et Benoit Thieulin à donner autant d'importance à la relation "Hommes politiques/Internautes" comme si elle était vraiment "fondamentale." Non, la société ne se fonde pas sur un Internet "incontournable" de la même manière que notre société ne peut se fonder sur un modèle économique libéral et sous tutelle des marchés "indépassables."
Aujourd'hui, on a beau avoir du mal à payer son loyer, on a Internet. Opposer les deux, ce serait comme déclarer qu'il y a quand même plus important que protéger la liberté de la presse, par exemple faire baisser le chômage : rien à voir.

D'autre part, la communication politique sur internet ne se limite pas à Twitter, ce serait bien réducteur. C'est communiquer sur les plateformes quelles qu'elles soient (facebook, twitter, dailymotion, journaux en ligne...). Tout comme les pubs pour des voitures à la télé : on s'en fout que vous en achetiez une demain. Il faut que l'image reste dans votre tête. Occuper le terrain. Et le terrain d'Internet a pris une place fondamentale, donc je ne trouve pas que l'émission soit à côté de la plaque. Au contraire, trop peu de sujets ont été abordés.
Pas vu l'émission, mais voté Jean-Marc FIORESE
hihi, j'ai fait pareil que desper ! ben alors là, s'il y a une émission que j'ai vraiment pas envie de regarder c'est bien celle-là. touitère et fesse bouc comme paradigmes de la transformation des relations humaines, sociales, politiques en particulier, ça me dépasse un brin. si c'est vrai, je change de planète.
et d'abord j'y crois pas (et je VEUX pas y croire), et en plus je m'en fous. ça doit être un problème de génération.
je cite fiorese : "Ce que je vois de nouvelles pratiques de 8.000.000 de français (8,75% de la population) c'est la pratique de la pauvreté qui je crois ne se diffuse pas sur Internet mais dans le concret du quotidien : payer son loyer (quand on a la chance d'avoir un toit) ou manger mais pas les deux en même temps. Quant à se soigner, c'est exclu d'office. "
Si tu veux comprendre en quoi Internet transforme en profondeur la société, tu peux commencer par regarder les conférences de Benjamin Bayart.
Que Internet transforme la société occidentale n'est pas contestable. Ce qui l'est c'est de dire que les nouvelles pratiques d'Internet sont fondamentales dans la société. Non, Internet quelle que soit sa pratique, nouvelle ou non, ne fonde pas les rapports humains, enfin pas encore et c'est à espérer qu'il ne les fonde jamais. Internet, entre les spams, les pubs, le marketing, les achats en ligne, les jeux, c'est essentiellement des connexion d'une personne seule face à une machine et une très faible part représente une relation de personne à personne donc avant de fonder la relation humaine il a du chemin à faire...
C'est un peu désespérant: vous avez pourtant vu l'émission, et vous ne retenez que FaceBook et Twitter :'x

Les nouvelles technologies sont un secteur économique à part entière. Quand la politique saborde la viabilité de l'industrie et fait fermer des usines, c'est un sujet qui mobilise les militants, les sympathisants et les citoyens. Mais personne ne veut voir les emplois et le potentiel sabordés des nouvelles technologies -à moins d'en être- pensant que ça se résume à Kévina et son SkyBlog ou Brandon et son FaceBook. Aveuglé par l'ignorance, finalement.
Vous avez pourtant été informé que ça représente 1 point de croissance, ce qui est tout sauf négligeable.

Ensuite, notre société s'est construite sur des révolutions. La révolution industrielle. La révolution des transports. Et nous vivons actuellement la révolution de l'information.
Oui, l'industrie est un fondement de notre société: salaires, biens de consommation, confort... Oui, notre société s'articule autour et avec les transports: courrier, voyage, déménagement, travail, culture... Oui ces deux révolutions ont transformé radicalement et fondamentalement notre société et la vie du peuple.
Et oui, nous sommes passé d'une société industrielle à une société de l'information.

Et si l'on parle de révolution de l'information, ce n'est pas du marketing, c'est de l'analyse sociologique. La télé, la presse, la radio ont transformé la vie politique, la vie citoyenne, notre démocratie. Le téléphone, les ordinateurs ont transformé tous les métiers de tous les secteurs l'économie.
Les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) supplantent de très loin nos anciennes télés, notre vieille presse, nos vieux téléphones, nos vieux dossiers papiers de patients à l'hôpital... Elles sont de plus en plus présentes dans tous les domaines. Et donc ont un impact dans tous les secteurs: économique, politique, citoyen.

Par définition les (N)TIC prennent en charge l'ensemble des informations d'un pays et des personnes juridiques, morales, économiques ou individuelles qui le composent, l'ensemble de la production de ses savoirs, et l'ensemble de leurs flux: la libre (ou pas) circulation de l'information.
Il est important de comprendre l'ampleur des prérogatives pour cerner le sujet. Parce-que si l'on aborde le problème en ne pensant qu'au téléchargement illégal du dernier Maria ou Jim Carrey, ou de la dernière lolcat affichée par Kévina sur son statut FaceBook; alors on passerait à côté de quelque-chose d'énorme!

De quelque-chose de fondamental pour notre société. De fondamental pour les citoyens, qu'ils se soignent à la CMU, ou mangent aux Fouquet's.
Djinneo, quel était le titre de l'émission ? Il me semble bien qu'il s'agissait de discuter autour de la relation qu'ont les politiques avec la révolution de l'information, pour reprendre l'expression consacrée. Si vous m'avez bien lu en allant à ma réponse faite aux messages de Joanny et de Naraoia qui ont réagit avant vous à mon message initial, vous observerez que je n'ignore pas l'impact de la révolution dont vous parlez et même si cela peut vous ennuyer, je déplore cet impact où le citoyen a de moins en moins le contrôle sur ce qui le concerne directement.
Vous semblez vous réjouir en annonçant une fatalité incontournable : "Et oui, nous sommes passé d'une société industrielle à une société de l'information." Que c'est triste. Que Internet soit prédominant dans les moyens d'information et d'échanges je n'y vois aucun mal (je le dis aussi plus bas si vous m'aviez lu) mais que l'information dans son sens large, celui auquel on attribue une révolution, devienne le fondement de notre société, là non !
Je vous invite à lire "L'âge de l'accès : la vérité sur la nouvelle économie" de Jeremy Rifkin, La Découverte, 2000. Peut-être réaliserez vous que la révolution dont vous semblez vous satisfaire en l'annonçant comme une évidence que nous devons tous accepter n'émane pas des citoyens mais de ceux qui les oppressent, de ceux qui tuent les lois de la république au profit de la loi du marché dont vous êtes vous même non pas le décideur mais celui qui la subit. Libre à vous de vous en satisfaire, mais d'autres le combattent et ils sont loin d'être rétrogrades, permettez moi de les soutenir et d'aller à l'encontre de votre satisfaction.
... vous observerez que je n'ignore pas l'impact de la révolution dont vous parlez et même si cela peut vous ennuyer, je déplore cet impact où le citoyen a de moins en moins le contrôle sur ce qui le concerne directement.

Ou de plus en plus de contrôle, selon l'angle sous lequel on regarde cette révolution. Ne pas perdre de vue que l'Internet est techniquement un réseau neutre, bien loin de s'arrêter au web, voire à quelques un de ses sites phares. Il transporte aussi le mail, de la téléphonie, de la télévision, de la radio et une quantité sans cesse croissante de fichiers. L'Open Data, mentionné à la fin, n'est que les prémices d'un changement radical et effectivement incontournable, par exemple.

Le travail de Rifkin est remarquable, je n'ai pas lu L'Age de l'accès, ce que je connais de lui me semble avoir un pied dans les deux mondes: l'ancien et le nouveau, en ne remettant pas en cause certains paradigmes qu'il montre en évidences. Quand vous dites notamment que cette révolution n'émane pas de citoyens mais de ceux qui les oppressent, vous avez parfaitement raison. Mais ceux-ci sont, autant que vous, dépassés par l'ampleur des les conséquences de l'hydre qu'ils ont créée, dont ils ne peuvent pas plus que nous se passer et dont les petits citoyens n'arrêtent pas de trouver des moyens de contourner les bridages qu'ils tentent vainement d'installer.

Ça n'en est que le début. Pour faire un parallèle historique, l'imprimerie n'est pas arrivée toute cuite avec la liberté de la presse en prime, il a fallu attendre un petit peu.
On a pas attendu la démocratisation d'internet pour entrer dans une ère post-industrielle. Je me souviens de numéros de Manière De Voir dans les années 95-96 qui énonçaient très clairement l'expression société globale de l'information.
D'ailleurs à l'époque, tout ce qui était global, était nécessairement nocif, dangereux, anti-démocratique et ultra-libéral.

Et là dessus, on en rajoute une couche avec le réseau des réseaux. Et depuis 20 ans un nombre fou d'innovations qui concourent à une performance encore accrue de notre société de l'information.
Et à un sentiment légitime accru d'être oppressé par Big Brother. Si c'est votre cas, et de toute évidence ça l'est, je vous invite à vous rapprocher des mouvements des logiciels libres et/ou de la CNIL, très au fait de dérives non seulement possibles, mais constatées.
Et pour vous donner du grain à moudre, je vous invite à vous interroger sur les SpyFiles évoqués par 2 invités.

Une innovation est en soit neutre. Après, c'est sa récupération et son appropriation, ici par les citoyens, là par les grands groupes du capitalisme et des états peu scrupuleux qui vont donner à l'usage d'une innovation un caractère bénéfique ou néfaste pour les citoyens.
Une des premières choses à faire semble donc de s'approprier ces innovations, pour, par exemple, se prémunir de la collecte de nos données personnelles.

Pas mal de personnes un petit peu compétentes sur les innovations comme Marc Giget, professeur au Cnam et directeur de l'institut européen de stratégies créatives et d'innovations, font des conférences pour expliquer que notre époque est à mettre en parallèle avec la Renaissance (imprimerie, nouveaux courants artistiques, que des trucs qui font peur). Que les artistes ont un rôle fondamentales sur les innovations et qu'on se trouve à ce moment charnière où les innovations se bousculent et ils va s'en trouver quelques-unes qui vont transformer fondamentalement notre société.

La Renaissance, Léonard de Vinci, je pense que comme transformations fondamentales, y'a pire, non ? Ils expliquent que les grandes innovations technologiques n'arrivent pas ex-nihilo. Elles se nourrissent de l'air du temps, des artistes, des nouveaux besoins, etc...
L'excellent Benjamin Bayart explique les mêmes choses (comme c'est bizarre) et c'est Serept, qui plus bas nous donne le lien:
[quote=Serept]Pour ceux qui sont intéressés par la vision citoyenne de l'internet que n'a pas pu apparemment développée Jérémie Zimmerman, je vous conseille ce lien vers une capture audio d'une conférence donné par Benjamin Bayart : http://ubuntu-paris.org/temp/29-05-11-BBayart.ogg
[quote=Jean-Marc FIORESE]
[...]
Waouh, voilà donc une sacré priorité : nouveaux usages de millions et de millions de gens, oui enfin... une centaine de milliers mais peu importe c'est pareil... Ah bon ? donc les nouveaux usages d'une centaine de milliers d'entre nous sont si importants qu'il doivent être considérés comme une transformation fondamentale de notre vie sociale ? Fondamentale ? rien que ça !
[...]


C'est vrai que Twitter ou n'importe quel outil de communication n'est qu'un outil et le fantasme que des personnalités médiatiques font courir sur les "nouveaux usages" sont souvent dogmatiques.

Cependant, aujourd'hui, quand on se déplace dans un centre d'information ou un magasin quelconque pour trouver des informations sur un travail, une allocation, une subvention, une formation, un produit qu'on souhaite acheter, etc, le conseiller qu'on a pourtant en face de soi explique très souvent qu'il faut se rendre sur le site web de l'organisme ou du magasin pour s'informer. Et le conseil personnel n'existe plus ou il faut revenir à la charge pour tirer les vers du nez de ces personnes physique "in real life". La relation physique ne sert souvent plus qu'à concrétiser physiquement l'attribution du service ou du bien qu'on est venu chercher.

[quote=Jean-Marc FIORESE]
[...]
Bon, pouce là ! Ce que je vois de nouvelles pratiques de 8.000.000 de français (8,75% de la population) c'est la pratique de la pauvreté qui je crois ne se diffuse pas sur Internet mais dans le concret du quotidien : payer son loyer (quand on a la chance d'avoir un toit) ou manger mais pas les deux en même temps. Quant à se soigner, c'est exclu d'office.
[...]
Je crains que cette émission d'@si ne soit à coté de la plaque en amenant Arnaud Dassier et Benoit Thieulin à donner autant d'importance à la relation "Hommes politiques/Internautes" comme si elle était vraiment "fondamentale." Non, la société ne se fonde pas sur un Internet "incontournable" de la même manière que notre société ne peut se fonder sur un modèle économique libéral et sous tutelle des marchés "indépassables."


Opposer les réseaux informatiques et internet à la vie réelle est une erreur. Bien sûr qu'on peut payer son loyer en espèce au guichet (et il faut se battre pour garder cette possibilité). Mais la technologie fait partie de notre quotidien : la voiture, le train, l'imprimerie, la pétrochimie, le téléphone, la télévision, la radio, etc comme internet (le réseau de réseaux atomisés) sont des réalités du quotidien.

Et ce n'est pas parce que - la voiture existe - le train existe - les sites web de communication communautaire existent - qu'il faudrait nécessairement les utiliser. On va seulement plus vite en voiture dans le monde rural et plus vite en train RER en Ile-de-France qu'à pied.

On peut vivre (et vivre très bien informé) sans Twitter, Foi d'un utilisateur de Twitter. Et on peut consulter à l'occasion les messages d'un utilisateur de Twitter sans avoir l'irrépressible envie de créer un profil Twitter. Et on peut refuser d'utiliser Twitter.
C'est une erreur d'opposer ce qui se passe sur internet et dans l'informatique de manière générale et l'acroissement des difficultés économiques et sociales. Les trois quarts des ménages ont une connexion internet, de plus en plus de fonctions des téléphones portables s'y connectent aussi et y fntransiter des données, et pas seulement des smartphones à 600€. Internet fait maintenant partie du fonctionnement de la société, et les pratiques qui se mettent en place actuellement impactent la société dans son ensemble, directement ou indirectement. Laisser faire la mise en place de la censure, du fichage, et de pratiques abusives de manière générale, au prétexte que ce n'est pas très urgent, que ça ne toucherait pas à la vie réelle et que ça ne concernerait qu'une minorité de personnes. C'est faux. Laisser s'installer le fichage et la censure c'est internet, c'est laisser s'installer un modèle social encore plus répressif. Laisser les industriels mettre en place des monopoles sur le réseau, les autoriser à choisir de laisser passer tel ou tel flux, collecter sans restriction les données personnelles des gens, laisser les Etats pratiquer le filtrage et la surveillance généralisée. ça concerne tout le monde, y compris quand on n'a pas l'impression qu'on n'est pas concerné. Parce que le réseau et les gens qui l'utilisent ne vivent pas en vase clos, et que les habitudes qui y sont prises impactent aussi les décisions touchant directement le monde réel. Et avec la convergence technologique, les gens sont sur le reseau, même quand ils n'ont jamais touché un ordinateur de leur vie. Ils sont dans les bases de données des services de l'Etat, dans les bases client des entreprises, leurs habitudes de consommation soigneusment fichées grâce à leur carte de fidélité, leur visage est enregistré par d'innombrables caméras de vidéosurveillance dont les images seront de plus en plus facilement exploitable à mesure que les techniques de reconnaissance faciale progressent, etc, etc. Sans compter que la façon dont les gens autour d'eux sont impactés par les évolutions des pratiques sur internet influera sur leurs interactions, et j'en passe.
L'idée qu'on peut ignorer ce qui se passe dans le secteur informatique et sur les réseaux est une illusion complète.
Merci Joanny et Naraoia, vous faites la part des choses de votre point de vue éclairé sur l'usage d'Internet. Je ne peux qu'être d'accord avec vous d'autant plus qu'en tant que militant d'une association altermondialiste, Internet constituait 90% de mes moyens de communication pour faire avancer nos idées qui ont conduit notamment au "Non" de 2005. Donc comme vous j'ai un usage éclairé d'Internet auquel j'accorde une dimension sociale incontestable. Mais ce n'est pas cet usage éclairé là dont parlent Benoit Thieulin et Arnaud Dassier.

La classe politique est en réalité parfaitement connectée à Internet et en connait les rouages certainement mieux que l'Internaute Lambda puisque c'est elle qui a fait mettre en place ce que vous objectez Joanny quand vous parlez du conseiller d'un service public qui vous renvoie invariablement vers le site Web de l'administration pour recueillir les informations dont vous avez besoin.

A cet endroit des nouveaux usages de millions de gens il n'y a pas d'angle mort chez la classe politique puisque c'est elle qui les a créés. Pour cela je vous renvoie à la conférence donnée par Edith Cresson intitulée "Apprendre autrement" et sous-titrée "Pour un partenariat Privé et Public au service de l'Education" lors du MIP-COM de Cannes, le 26 septembre 1997, il y a donc 15 ans. Mme Cresson (ancienne premier ministre socialiste sous Mitterrand) intervenait au nom de la Commission Européenne en qualité de Commissaire européen à l'Education, le public étant constitué des représentant des plus grandes entreprises privées des télécommunications, des médias (presse et audiovisuel) et de l'informatique. A l'époque, il faut se souvenir que tout était loin d'être interconnecté comme cela l'est aujourd'hui. Ce document n'est plus disponible sur le site de la Commission Européenne car il n'a plus que valeur de document historique, fort utile cependant, vous le trouverez donc ici.

En lisant ce document, vous comprendrez beaucoup de choses sur ce que vous décrivez et comprendrez pourquoi les deux invités évoquent le problème à l'envers dans le domaine particulier que vous évoquez : ce n'est pas la classe politique qui est en retard sur les nouvelles pratiques Internet puisque c'est elle qui les stimules mais c'est plutôt toute un frange de la population qui est à la remorque de ces nouvelles pratiques parce qu'elle n'a pas les moyens d'avoir Internet et cette frange est plus importante qu'on ne le croit. Je parle ici toujours à propos de la relation que vous évoquez entre l'Internaute et les services dont il a besoin, qu'ils soient public (CPAM, CNAM, Pole Emploi, SNCF, Impots, etc...) ou privés (banques, assurance, mutuelle, etc...) Mais comme je considère que ni Benoit Thieulin, ni Arnaud Dassier ne sont des imbéciles, je crois que ce n'est pas de cet Internet là qu'ils parlaient quand ils évoquaient l'angle mort chez la classe politiques.

Internet a dépassé cette classe politique dans tout ce que constitue les réseaux sociaux, c'est bien de cela qu'ils parlaient dans l'extrait que j'ai cité, pas de ce que vous parlez Joanny. Or les nouvelles pratiques Internet à travers les réseaux sociaux restent quelque chose de très secondaire dans les priorités quotidiennes d'une personne Lambda. Sa vie ne tourne pas autour de son profil Facebook virtuel mais bien autour de son logement bel et bien physique, de son réfrigérateur qui se vide et qu'il faut remplir d'aliment physique et de sa santé qui lui permet d'avoir une existence physique et mantale à peu près normal. Je redis donc qu'entre l'existence virtuelle à travers les réseaux sociaux et l'existence physique à travers le logement, l'alimentation et la santé, les priorités sont vite vues et je continue à dire qu'elle reste d'éclairer l'angle plus que mort chez la classe politique sur ces problèmes concrets au plus haut point.

Mais revenons sur la virtualité Internet des réseaux sociaux. Elle est un phénomène qui prend également sa source dans ce qui a été préconisé par la Commission européenne il y a quinze ans, voire plus mais je n'ai pas de trace documentaire. L'angle mort des politiques n'est donc pas si important que ça sur cet aspect. Tout du moins cet angle mort n'existe pas sur le basculement des relations qui passent du réel au virtuel entre les personnes puisque c'est ce qu'elle a voulu. Disons que ça l'a peut-être dépassé. Elle a voulu ce basculement sous la pression des lobbies industriels pour des raisons économiques, spéculatives tout en s'imaginant pouvoir contrôler totalement ce monde virtuel qu'elle a accompagné avec les deniers publics.

Pour conclure : l'Internaute n'est pas en avance sur la classe politique, il est allé là où la classe politique l'a enjoint d'aller, sauf que peut-être il y est allé en dépassant le champs de vision de cette classe politique sur des terrains qui restent secondaires. Car ne vous inquiétez pas, pour ce qui est des réseaux associatifs militant, dans nos pays occidentaux, la classe politique voit très bien et rapproche de ces yeux tout ce qui risque d'échapper à sa vue. Voilà pourquoi je dis que l'émission a démarré à coté de la plaque en participant de cette illusion que l'Internaute devance la classe politique puisque c'est faux.
En effet, par rapport à ça, ces deux invités UMP et PS étaient à côté de la plaque en ne voyant internet que sous l'angle Facebook/Twitter et un peu du commerce, et DS les a encouragés à rester dans cet abord réducteur. Si angle mort il y avait, il était tout d'abord présent sur le plateau, en restant cantonné à cet aspect superficiel d'internet.
Je m'insurge!!

Non: les trois invités n'ont eu de cesse de répéter qu'Hadopi, FaceBook et Twitter étaient anecdotiques. L'angle de D.Scheiderman était de comparer la gauche, la droite, les in, les out. Mais pas que.
Donc, c'est bien l'animateur qui a guidé le débat sur ces horizons.

Cependant, il a aussi évoqué l'OpenData. Et alors qu'il s'apprêtait à clôturer l'émission, J.Zimmerman a tenu à exposer les enjeux de la neutralité du net et de la libre circulation de l'information. Et B.Thieulin d'en rajouter une couche sur la vacuité d'Hadopi: une serpillère pour éponger un raz-de-marée.

De plus, je sais un progrès pour les chômeurs que le site du pôle-emploi! Alors il est loin d'être parfait, mais on est plus obligé de se déplacer pour consulter les annonces et pour pointer. Parce-que si vous soulignez que certains n'ont pas de quoi se payer un abonnement, d'autres n'ont pas les moyens de se déplacer tous les jours.
J'rappelle qu'une box arrose facilement 3-4 appartements. Et d'autant plus facilement s'il s'agit de cages à lapin avec des cloisons en carton dans lesquels sont généralement cantonnés les chômeurs. Et demander un peu de bande passante à sa voisine, ou partager la sienne avec son voisin, reste encore possible. On trouve également des accès gratuits un petit peu n'importe où.

Autre chose, c'est très bien de se soucier de donner un toit et à manger aux pauvres. Mais un pays qui nourrit, qui loge mais est liberticide ne tient pas ad vitam eternam. Donc je sais pas si géopolitiquement, il y a une hiérarchie des priorités, si les besoins de liberté d'expression et de vote sont plus ou moins importantes que les besoins physiques. Mais je sais que ces besoins sont importants aussi.

D'ailleurs, je sais pas où j'ai lu ça, mais sur un sondage lambda, une grosse proportion des interrogés étaient plus anxieux d'avoir une coupure de bande-passante, qu'un frigo vide. Alors ça peut prêter à sourire si on pense à un petit blanc gras du bide soucieux de ses tweets. Mais si on pense aux prisonniers politiques chinois et arabes, ça replace un peu le contexte.
Je vois deux types soit disant au fait de l'internet, mais qui ont une vision complètement dépassée de son usage. De ce que je connais des politiques qui utilisent facebook, et bien: c'est la pire des utilisations, celle qui réduit un réseau social (et je préférerais que ce ne soit pas commercial comme Facebook) en un outil de com. C'est même une pratique qui tire l'internet vers le pire de ce qu'a produit notre société marketing. Le seul qui a vraiment dit des choses interessantes c'est Jérémy Zimmerman.
L'enjeu, ce n'est plus la com, la manipulation, mais le partage d'information, la co-construction, la mutualisation, et l'innovation grâce à la coopération.
Je pense que l emission était un peu a coté de la plaque mais pas pour les memes raisons. Les sujets les plus importants tels que la neutralité du net et les acointances des politiques notamment ump pour filtrer le reseau me semble bcp plus important, merci a Zimmerman de l'avoir evoqué.

Le fait qu'il y a plusieurs initiatives pour apporter le net a tt le monde: prix social du net, fai public municipal ... Mais si c est un internet castré comme le paysage audiovisuel francais car on aura laisser les politiques le faire, quel interet ? Ce dit en passant la plupart des politiques sont des neuneux de la technique mais comprennent parfaitement les relations de pouvoir des medias, internet compris.
Pardon de chipoter pour une coquille, mais 8 millions de Français, sur une population d'à peu près 65 millions, on est plus proche des 12% de pauvres que des 8%...
Ah ! c'est bien de corriger ! Je croyais que nous avions atteint les 70 millions d'habitants... grosse erreur effectivement. 12% de pauvres au lieu de 8% ce n'est pas du chipotage, ça rends l'angle mort encore plus insupportable.
Merci donc pour cette mise au point.
Effectivement, on voit bien que ce qui interesse les invités c'est ramasser du vote en manipulant l'opinion comme ils ont l'habitude de faire à la télé, sur le nouveau terrain d'internet.

Ce qu'il n'ont pas compris comme souvent, c'est que twitter est un outils qui est très bien pour les journalistes pour propager les rumeurs à vitesse grand V, mais qu'en vrai les gens ne sont pas inscrits parce que pour le commun des mortels, ça ne sert à rien. Enfin des journalistes qui parlent de leur nombril ça reste un lieu commun.

Pour facebook, c'est différent, en effet il y a là des millions d'inscrits, et des milliards d'infos personnelles, plus quelques trucs politisés humoristiques (et deux tonnes de hoax) mais au moins un public disponible.

Et, oui, dans le monde actuel faire de la com' c'est bien plus important que de résoudre les problèmes. Ainsi que le disait Alliot-Marie, "Faire de la politique c'est gagner les élections".

Pour en revenir aux usages d'internet et à la manipulation politicienne, l'un des enjeux est les forums de discussion, et dans ce domaine, des agents d'influence sont à l'oeuvre depuis déjà longtemps. Je me souviens d'avoir appris qu'un mec qui touchait de l'argent de la LICRA pour prêcher la bonne parole en 2005-2006 sur un média que je fréquentais à l'époque, et j'ai moi-même mis la main sur un agent de l'UMP qui lançait la polémique de manière provocante et récurrente pour polariser le débat.

Une fois que je l'ai eu repéré et signalé, il a été confronté à son propre discours sur un autre média, et s'est volatilisé pour ne pas avoir à répondre. Un bon indice, les gens de Science Po se croient sortis de la cuisse de Jupiter et pensent que le reste de l'humanité a le QI d'un canard, c'est très facile de les repérer.
N'êtes vous pas vous même à côté de la plaque ? bien sur la pauvreté est une priorité et personne ne minimiserait cela. Beaucoup vont passer l'hiver dehors. Mais le thème de l'émission c'est l'internet. Vous êtes dans l'excès et je trouve cela navrant. Heureusement qu'il y a des forums finalement. Ca vous permet de vous exprimer. Pas sur le bon sujet mais c'est déjà un bel effort. A plus dans le bus.
Vous n'avez pas lu li fil. Ce n'est pas grave. Si vous pensez que le thème de cette émission "c'est l'Internet" alors vous avez une vision très restrictive de l'Internet. Navré de vous navrer mais je continue à dire que le sujet tel qu'il a été traité parle pour une faible minorité en laissant croire qu'il s'agit d'une priorité dont la classe politique doit-être alertée. Désolé donc, de ce point de vue, cette émission est bien à coté de la plaque. Enfin, le jour au j'aurai besoin d'un psy, ce n'est pas ici que je m'exprimerai et ce n'est pas à vous que je me confierai.
Une bonne émission MAIS avec un futur député UMP sympa et qui sait de
quoi il parle, ça perturbe.
Merci.
Dommage d'être passé aussi vite sur l'espionnage et la surveillance d'état révélés par Wikileaks.
Merci d'avoir *enfin* invité Jeremy Zimmerman, même si c'était *encore* dans une émission trop courte (arrêtée arbitrairement et brutalement) avec trop d'invités et trop de chroniqueurs (format télé sur internet, pdm! ).
Pour le domaine des nouvelles technologies de l'information, malheureusement, le plateau est à l'image de la France. Les femmes ont été poussées en dehors de ces carrières, et seules quelques unes ont réussis.

Autant si on parle de web, on me montrera autant de blogueurs que de blogueuses parlant de plein de sujets. Autant si on parle d'internet, du réseaux, des enjeux politiques, les femmes ne sont que peu présentes: - Laure de la Renaudiére, NKM( mais LOL),Martine Billard pour les politiques, pour les entrepreneuses, bha là pour la France j'ai pas de nom me venant en tête de suite, mais il y'en a quelque unes.

Les vidéos sur la technologie réseaux, les cours, les démos, c'est du masculin, même si la barbe tend légèrement à disparaitre.
Faite le test avec google vidéo: informatique femme , puis computer women.... En français la première vidéo autre que blague est en page deux...

linux women, puis linux femme, retenter avec d'autre association de mots et pleurez sur le gâchis en France.

Sinon, rien de neuf, les politiques veulent conserver les systèmes pyramidaux, de réciprocité, et de financement de parti. Pour l'avenir, y'a EDF, GDF SNCF, que des gros trucs centraux, normal que sur le web ils ne jurent que par Google, Microsoft et Apple. Comprendre le fonctionnement d'un écosystème a-centré, fluctuant et bordélique, c'est beaucoup leur demander.
En France, le pouvoir central parisien décide et les citoyens se manifestent et s'opposent. Or internet est conçu comme une toile acentrée - même si la dorsale Internet (ou réseau fédérateur Internet ou Internet backbone en anglais) en France est centralisée à Paris. Donc Internet est l'ennemi de l'Etat Français.

En France, même le chemin de fer est centralisé à Paris. Une hérésie quand on se flatte d'être le pays des libertés. La France est le pays des droits (égalitaires entre citoyens) ; mais en matière de libertés (de communication ou d'expression ou individuelle), il existe une trop forte hiérarchie face au pouvoir central de la France pour être réellement le pays des libertés.
FACEBOOK et TWITTER ne sont pas internet !!! Internet c'est quand même bien plus que ces outils dont l'utilité reste quand même trés trés limitée...
BHL a tort de réprimander les humoristes quand il font des blagues sur le physique.
S'il se mettent à parler philosophie, il est foutu.
Anne-Sophie, avez vous ouvert un compte chez, par exemple, Fitch Ratings ?
Sur @si comment peut-on estimer la contribution de la vente des émissions à arretsurimages.tv dans le budget d'arretsurimages.net ?
Entendre parler de NS pendant une heure...c'est juste pas possible!
A bientôt, peut-être.
Encore que des hommes, sur le plateau...! Sur les 5 dernières émissions, une seule femme invitée...
Un petit effort pour la parité ASI;-)
Prochain sujet sur la représentation à la télé des spécialistes, majoritairement des hommes?
Génial, je viens de recevoir la Gazette d'@si, m'annonçant l'émission.
De la semaine dernière...
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