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Non-mesures Macron : comment la presse a finalement rompu le secret

Un discours présidentiel non-diffusé est-il un objet médiatique légitime ? Emmanuel Macron, en renonçant, à cause de l'incendie de Notre-Dame, à annoncer ses mesures concluant le Grand débat, a créé une situation inédite. Que les rédactions ont résolue en ordre dispersé.

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Bon, certes, Notre Dame n'est pas une église de village, mais si un incendie qui a fait zéro mort, zéro blessé, suffit à passer à la trappe l'annonce de mesures censées être LA réponse à LA crise sociale du pays, ça en dit long sur la prétention réel(...)

Sauf qu'il nest pas d'usage de qualifier les communistes du PCF d'extrême gauche, mais les trotskistes, maoïstes, anarchistes. Auxquels on réserve aussi le dépréciatif gauchistes. La distinction se fait sur la participation aux pouvoirs exécutifs.


A m(...)

Petite information passée sous les radars d'@si et qui se trouve sous-entendue dans le sybillin "C'est pourquoi nous en changerons la formation, la selection, les carrières en supprimant l'ENA et plusieurs autres structures pour en rebâtir l'organisa(...)

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Parfait pour notre président! Il n'aura pas à trahir des promesses qu'il n'a même pas faites.

et si être d'extrême gauche aujourd'hui c'etait juste de (re) lire le programme commun de 1981 et trouver qu'en fait  c'était pas si mal ?

Merci de cette enquête. J'avais été supris de lire mardi dans le Monde cette formule alambiquée :  "Selon nos informations, confirmant celles de RTL, les pistes envisagées par le chef de l’Etat s’apparentent à une véritable refonte institutionnelle et, dans une moindre mesure, économique et social", alors que j'avais entendu la veille le journaliste de France Info dire que le texte était déjà connu par les journalistes. Donc de deux choses l'une, soit le Monde ne l'avait pas, "justifiant" cette formule qui laisse entendre qu'ils ont du aller à la pêche aux infos, ce qui révèle que leur réseau de sources macronistes n'est pas très bon. Soit le Monde savait comme les autres rédactions, et là pourquoi parler de pistes seulement "envisagées", et pourquoi ce "selon nos informations" faussement prudent ? Juste parce que seul le prononcé fait foi ? Mouais, j'ai plutôt l'impression qu'on prend les lecteurs pour des enfants en leur faisant croire à une enquête difficile et prudente...

Bon, certes, Notre Dame n'est pas une église de village, mais si un incendie qui a fait zéro mort, zéro blessé, suffit à passer à la trappe l'annonce de mesures censées être LA réponse à LA crise sociale du pays, ça en dit long sur la prétention réelle desdites mesures à résoudre quoi que ce soit.

La ficelle est un peu grosse et la manoeuvre grossière !  Quant à "Lundi matin" il est vrai que ce n'est pas leur registre mais le "pompeux" du texte valait bien qu'ils le mettent au grand jour. Quel camouflet pour ces chroniqueurs dans le registre du.... "tout ça pour ça"

Petite information passée sous les radars d'@si et qui se trouve sous-entendue dans le sybillin "C'est pourquoi nous en changerons la formation, la selection, les carrières en supprimant l'ENA et plusieurs autres structures pour en rebâtir l'organisation profonde." 

Dans le collimateur de Macron, je vous le donne en mille : l'Ecole nationale de la magistrature...


Sûr que l'esprit d'indépendance de cette école était vivement combattue par les Gilets jaunes.

Juste une petite question sur un terme qui semble à la mode, l'ultra gauche. C'est quoi par rapport à l'extrême gauche ? La même chose, une nuance, un "rebranding" ?

alors pas sûr du tout de ce que j'avance, mais de ce que j'en ai compris, certains medias utilisent les termes "ultra gauche" pour qualifier les black block qui se revendiquent eux même anarchiste...après dire que les anarchistes sont plus à gauche que les communistes et faux puisqu'ils ont la même finalité, c'est sur le chemin pour y parvenir qu'ils divergent...

donc c'est la même chose, mais "ultra gauche" est plus vendeur j'imagine, puis ça permet aux medias feiniants de distinguer les communistes des anarchistes sans les nommer...

Sauf qu'il nest pas d'usage de qualifier les communistes du PCF d'extrême gauche, mais les trotskistes, maoïstes, anarchistes. Auxquels on réserve aussi le dépréciatif gauchistes. La distinction se fait sur la participation aux pouvoirs exécutifs.


A ma connaissance ultra gauche n'apparaît que depuis le monument de propagande gouvernementale qui fait l'affaire Tarnac (en une de Libé même, avec ce titre d'anthologie : Sabotages du réseau TGV. L’ultra gauche déraille). L'idée est clairement de faire peur. On parle en réalité d'adeptes de la propagande par le fait, d'activistes au sens exact. Ca n'a pas grand chose à voir avec l'idéologie, mais avec le mode d'action.


Déçu de voir @si se soumettre à son tour à cette mode confusionniste et paresseuse lancée par Alliot-Marie.

Merci à tous pour vos réponses ! Effectivement, ce terme doit probablement distinguer un groupe sur la base du mode d'action. En gros l'extrême gauche "agissante" pour certains, "criminelle" pour d'autres. En ce sens, on aurait un eventail radical - extrême - ultra. En tout cas, ultra est devenue une jolie petite case bien pratique pour nos medias.

Et puis j'imagine que le terme "Ultras" rappelle, à dessein, les supporters de foot "bas du front, violents et avinés" pour discréditer toute motivation politique légitime des militants de gauche ?

L'ultra-gauche est un terme utilisé aussi au sein de la gauche, c'est une gauche révolutionaire mais qui ne souhaite obtenir un changement de système ni par les urnes ou les syndicats ni par les actions individuelles ou collectives violentes. Les principaux outils sont la grève générale et les conseils d'ouvriers. C'est donc un sous-groupe.


Mais souvent il est utilisé par les non spécialistes comme pseudo-synonyme à: gauche radicale, extrême-gauche, gauche de la gauche, etc. Ici il est probablement utilisé comme alternative à extrême-gauche qui est un terme péjoratif dont on se revendique rarement.

D'ailleurs dans les médias j'ai déjà entendu une définition réinventée qui consiste à dire que le principe de l'ultragauche c'est d'être un groupuscule de gauche violent (à l'image des hooligans, etc.).
Orwell, on est en plein dedans et j'ignore si c'est depuis Valls/Macron ou si je vois plus les manipulations mais j'ai l'impression que ça s'est fortement accentué dernièrement.

A mon avis, le passage à "ultra" vient de la normalisation du NPA, Besancenot & co. qui se voudraient d"'extrême-gauche" (à gauche de la gauche parlementaire) mais dont le discours devenu "mainstream" est assez loin de l'action révolutionnaire historique, celle qui pensait à la prise d'arme et n'hésitait pas à la clandestinité.


Mais mettre Lundimatin dans une "ultra-gauche" est assez bizarre pour moi. Question discours, cf celui en tête du site en ce moment : Chères lectrices, chers lecteurs, lundimatin a besoin d'argent, demande de fonds avec autocollants en cadeau pour les plus réactifs, rien de très "ultra"...

Bonjour à tous, le terme ultra-gauche est bien plus ancien que l'affaire Tarnac ou l'évolution du NPA. Regardez par exemple ce livre qui date de 2003. Ou encore ce livre qui date de 1996 (et non pas 1966, c'est un coquille sur le site)


NB: j'indique ces références pour dater les choses, pas pour cautionner le contenu. Chacun d'eux a été abondamment critiqué. Signe peut-être que l'ultra-gauche n'est en effet pas évidente à définir. 

"A situation politique inédite, réaction médiatique hésitante." .... et magouille gouvernementale supplémentaire! Il me semble évident que cela arrangeait bien Macron que cela "fuite" pour tester les réactions; puisque selon lui il n'est "plus urgent" maintenant de répondre aux Gilets-Jaunes et autres français pour cause de NotreDame qui prime sur tout, cela lui laisse de la marge pour modifier sa présentation selon le 1er accueil (non officiel) qu'elle a reçu!

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