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Ne laissez pas l'humanité rouiller !

« Ne laissez pas l'humanité rouiller ! » Tel est le slogan utilisé par les protestataires qui ont bandé les yeux des statues ornant la plage de Liverpool, afin d'attirer l'attention sur le sort des réfugiés tentant de rejoindre les côtes européennes.

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Ça veut dire quoi tous ces petits © ? Un coup le © est suivi du nom d'un sculpteur, une autre fois le © précède le nom d'un collectif (qui publie des photos sous licence Creative Commons sans toutefois préciser si c'est du CC-Zero, du CC-BY ou autre), puis vient un © accouplé au nom d'un reporter-photographe italien, et enfin le dernier des © est associé au nom d'un juriste (spécialisé en propriété industrielle). De temps à autre un lien dysfonctionnant vient souligner ces noms ou le nom d'un journal liverpuldien.
Vu qu'on parle de Shoah, et que il y a plusieurs debat sur les differents roles et attribut de l'image , je saute sur l'occasion pour parler du travail de Lanzmann et de ce que je pense est son cheminement :

il ne fait pas un documentaire, il ne fait pas de l'art, il ne fait meme pas du journalisme, il fait un travail d'historien, et il decide d'utiliser le cinema pour capturer un document historique .

C'est je pense une demarche unique .

SI on regarde Shoah , on est frappé par le systeme utilisé , qui parrait presque simple, mais qui a ete durement pensé .

Son paris , aucune mise ne scene, et s'approcher au plus pret de la capture objective , car le sujet ne peut etre traiter autrement .

Du coup on a un plan fixe , cadrer assez large , mais pas trop, avec lui apparent (car aucun mensonge, aucun artifice, pas de voix off camera) , le tout sur le lieu de vie du temoin, dans son quotidien.




Cela ne fait pas un film documentaire, mais un document d'histoire, tres particulier, dont on doit tous etre reconnaissant qu'il l'ai fait . C'est un document unique, et qui a la force de la sincérité et du courage .


Schindler liste , est le travail opposé, comment faire une fiction de la shoah. En en symetrie complete, je pense que c'est la seul fiction sur la shoah, comme Lanzmann est le seul vrai document sur la shoah .

Deux grandes oeuvres sur un sujet indicible: les confondres a quelque chose d'un peu crasse
La touche fugace de rouge sur le noir et gris des statues que l'on ne voit plus ... Comme le petit manteau rouge de la toute petite fille tout au long du film en noir et gris , le "Shoah" de Claude Lanzmann .

Ce matin , pour la première fois , j'ai entendu un journaliste parler d'exode , le mot juste enfin . Exode inexorable .
Wilkommen dans le train où les déportés de l'horreur doivent payer leur place pour arriver au pays de cocagne en manque d'esclaves ...

Un train ( en Hongrie ?) a emporté ses passagers de l'exode pour les déposer un peu plus loin , dans un camp préparé pour eux .
Wilkommen .
Ce que je comprends (ou crois comprendre du moins...) c'est, dans les deux exemples, la volonté de pointer un problème par un procédé que je qualifierais de "retournement". A chaque fois dans le but de nous interpeler bien sûr. Les statues immergées aux yeux bandés, c'est l'humanité qui ne veut pas voir son devoir d'accueil des migrants fuyant la guerre. Les sculptures aux yeux masqués nous rappellent que nous passons le plus souvent devant elles, sans les voir.
Autrement dit, c'est celui-là qui le dit qui y est !

Bon... pourquoi pas ? But... So what ? dans le cas des statues de Crosby Beach, je vois très bien l'intérêt et même l'utilité de la démarche. Concernant les anonymes de Blind Symbols... j'ai plus de mal... et pas seulement à cause du bandeau rouge. Qu'est-ce qui m'échappe donc ? (*)

;-)

(*) l'article de Télérama donne à lui tout seul de l'intérêt à la démarche, c'est certain.
Encore un billet issu de la bien-pensance gaucho-candide qui illustre bien la dérive d'@si dont monsieur KôrKôs est l'un des porte-étendards les plus fervents !
Ne laissez pas l'humanité rouiller ? À la plage ?
Moi je te dis tout net, Alain: dans la marine, les mousses rouillent aussi, surtout au port: leurs quais présentent des traces de rouille.

Signé: [s]le brame du cerf[/s] le rairement du chevreuil.

PS - Merci Alain pour cette chronique :-)
Devant une œuvre d'art, j'aime être désarçonné. Quand je crois tout comprendre, je suis mal à l'aise. J'espère que l'essentiel m'a échappé. M'échapper est en effet mon ambition délirante.
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