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Monsanto et Séralini : quand Marianne s'en mêlait...

Il semble impossible de parler de Monsanto sans que ne resurgisse le nom de Gilles-Eric Séralini. Ce 20 avril, le Parisien révèle comment Monsanto et ses alliés ont tenté de discréditer ce chercheur, auteur d'une étude très critiquée (et depuis rétractée) sur les effets des OGM et du glyphosate, en la faisant passer pour frauduleuse. Une opération qui a entraîné dans son sillage l'hebdomadaire Marianne.

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L'étude n'est pas valide pour plusieurs raisons. Par exemple, compte tenu de la durée de l'étude le nombre des rats dans chaque groupe est trop faible. Il s'agissait de 7 groupes de 20 rats contenant chacun une moitié de chaque sexe. Il y avait donc (...)

Perso, chuis perdu...

C'est qui le.s méchant.s alors?

Pfff, puisque c'est ça je vais continuer à lutter contre le modèle agricole productiviste et intensif qui nous est proposé, comme ça au moins je n'aurai pas à trancher sur les détails de ce modèle ;(...)

C' est confus. 

Le coeur de l'article semble être  un lien entre le lobbying de Monsanto et la condamnation de Mariane mais je ne parviens pas à voir ce que l'article veut démontrer. 

Derniers commentaires

L'étude de Séralini n'est pas controversée. Elle est rejetée absolument par tous les scientifiques s'étant penchés dessus. Elle fait donc l'unanimité, contre elle.

Séralini est d'ailleurs un virtuose des études mal faites. Il a "démontré" qu'un remède homéopathique de Sevene Pharma permettait de détoxifier le glyphosate, en ayant le front de ne déclarer aucun conflit d'intéret alors qu'il était consultant pour Sevene Pharma. Il a " démontré" que les OGMs étaient responsables de la maladie de vaches allemandes dans un article, toujours publiés sans signaler de conflits d'intérêts alors que le cosignataire de l'article était... le propriétaire des vaches.

Séralini a perdu depuis son étude toute crédibilité scientifique. Il n'est pas victime d'une quelconque cabale comme il aimerait le faire croire mais bien de sa propre légèreté. Protocoles mal faits, conflits d'intérêts non-déclarés, conclusions hatives, tout concours à le décrédibiliser: https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/210816/seralini-dribble-des-deux-mains.

Ce que je ne comprend pas, c'est qu'à l'heure ou on dénonce de façon permanente les complots, ce personnage soit cru sur sa bonne mine lorsqu'il affirme être persécuté, alors qu'un consensus scientifique aussi absolu et solide que celui sur le réchauffement climatique soit inaudible, voir ici: https://theierecosmique.com/2015/05/01/ogm-danger-les-preuves-scientifiques-2/

ou là sur l'étude des rats, par l'observatoire zététique: https://www.youtube.com/watch?v=jRc8uFfZrU4&t=3766s

Enfin, à tout le moins, ASI pourrait rappeler que les deux réplications de l'étude ont toutes les deux réfutées les conclusion de ce personnage:

http://huet.blog.lemonde.fr/2019/02/13/prix-de-lacademie-dagriculture-pour-sciences%c2%b2/


Pour compléter les commentaires, j'ai moi-même travaillé sur des rats (et non des souris comme dit un commentaire) de plusieurs souches (Wistar, Sprague-Dawley) sur des temps très longs après traitement avec un carcinogène connu (avec un protocole qui ne donnait des tumeurs que dans l'intestin). J'ai constaté sur très peu de rats pas encore traités dans un seul lot reçu (je ne rentre pas dans les détails pour ne pas allonger le commentaire) qu'il y avait des tumeurs très précoces tout à fait similaires à ce que montrait l'étude Séralini. J'ai fait analyser ces tumeurs par un spécialiste d'anatomo-pathologie (analyse au microscope) et il s'agissait de tumeurs bénignes ne contenant que des fibroblastes et aucun cancer. J'ai soigneusement lu l'article de Séralini et il ne donnait aucune analyse de ces tumeurs. Ça m'avait frappée à l'époque. On ne parle pas de cancer sans une analyse anatomo-pathologique. 

Cet article n'a ni queue ni tête. Rien qu'à relire l'introduction, j'en ai des boutons. Vous vous êtes pris pour le JT de France 2 sur ce coup là, non ?

C' est confus. 

Le coeur de l'article semble être  un lien entre le lobbying de Monsanto et la condamnation de Mariane mais je ne parviens pas à voir ce que l'article veut démontrer. 

Pour répondre , mais sans forcément contredire François Clément que semble savoir de quoi'il parle ..... contrairement à moi.


la publication dans une revue a comite de lecture d'un article a. Visée scientifique semble être le gage d'une qualité de scientificité  certaine , ce qui ne veut pas dire bien'sûr que les conclusions soient Vrai  , mais simplement que celles ci meritent  d'être confirmée ou informées par d'autres expériences menées dans de meilleures conditions le cas échéant . Or l'article à été de publié dans des conditions très controversées et ré publié ensuite en 2014 dans une  revue  à comité. Donc pour un Béotien et malgré tout ce que l'on peut penser du système des revues , l'expérience n'est ni une fraude , ni du grand n'importe quoi....... même si elle peut et doit être controversée selon les méthodes scientifiques .

Donc la seule'réponse à apporter à cette étude sont des contre études menés dans es conditions qui satisferont les critiques de Seralini  ...... ce qui ne se fait pas ..... cela coûte trop cher  (l'étude dont on a critiqué le nombre de rat employé à coûte la bagatelle de 3 millions d'euros).


Donc moi en tant que non'scientifique mais citoyen , et compte tenu de ce qu'ASI vient denous rapporter et des conditions de retrait de l'article ..... je pose la question 

N'est il pase très dangereux de ne faire reposer l'etat de nos connaissance sur ces produits que sur des expériences menées de près ou de loinpar les sociétés ou secteurs qui vivent de leur commercialisation et sans que les données brutes ne soient publiques.

On nous répond souvent  l'étude est biaisé , on ne peut pas conclure etc...... mais on fabrique ,on ,répand , on fait SANS SAVOIR et surtout , surtout , il n'y a pas d'argent pour CHERCHER à savoir.

Monsieur CLÉMENT en tant que citoyen , cela ne pose pas'question ?


Décidément, ASI n'en fini pas de ne pas se remettre d'avoir fait une émission montrant que le glyphosate n'est pas l'horreur qu'on voudrait qu'il soit, pour flatter ses velléités contre les grands méchants industriels. Je pensais être abonné à un site de décryptage des médias, ce n'est bientôt plus que de la désinformation militante, orientée, qui vire à la malhonnêteté intellectuelle et se retrouve pour cela à soutenir insidieusement des cas pathétiques et dangereux comme Séralini. C'est franchement grave là...

Vous oubliez de citer Michel de Pracontal , qui sur le site de Mediapart, n’a pas du tout était tendre, à l’époque, avec le chercheur. Serait-il lui aussi, bien que journaliste à Mediapart, j’ignore s’il l’est toujours, un vendu à Monsanto ? Je n’en serais pas étonné, tellement il était virulent dans ses articles...

Perso, chuis perdu...

C'est qui le.s méchant.s alors?

Pfff, puisque c'est ça je vais continuer à lutter contre le modèle agricole productiviste et intensif qui nous est proposé, comme ça au moins je n'aurai pas à trancher sur les détails de ce modèle ;-)

"auteur d'une étude très critiquée (et depuis rétractée) sur les effets des OGM et du glyphosate, en la faisant passer pour frauduleuse."
Mais parce qu'elle était frauduleuse !
Déjà, le mec fait une opération de com avec le nouvel ops, interdisant aux journalistes une relecture du papier par des spécialistes (c'est pas louche ça ? Pourquoi vous n'en parlez pas ?)
Et de deux, le mec fait le test avec 10 souris qui développent naturellement des tumeurs, et pof pof il en conclue tout et n'importe quoi. En oubliant de dire que les souris qui avaient mangé le plus d'OGM avaient moins de tumeurs qui celles qui n'en mangeaient pas.

Bref, c'est du grand n'importe quoi, quoi qu'en pense Monsanto.

L'étude n'est pas valide pour plusieurs raisons. Par exemple, compte tenu de la durée de l'étude le nombre des rats dans chaque groupe est trop faible. Il s'agissait de 7 groupes de 20 rats contenant chacun une moitié de chaque sexe. Il y avait donc 10 rats de chaque sexe dans le groupe témoin. Votre "et de deux" présente donc les choses de manière malhonnête si l'on s'en réfère à la déontologie d'un discours en laissant entendre que seuls 10 individus aurait été testés. Ce n'est pas le cas même si les vrais effectifs sont insuffisants. Vous semblez avancer des arguments destinés à frapper des lecteurs béotiens, c'est encore plus vrai pour le suivant.


Vous parlez de rats qui développent naturellement des cancers, ce qui rendrait l'étude malhonnête. Cela n'a pas de rapport avec une fraude. L'éleveur a sélectionné une souche qui développe facilement des cancers pour faciliter les études à court terme. Il est très courant d'utiliser des souches selon l'étude à pratiquer. Chaque souche de rats est accompagnée d'informations statistiques très complètes sur la durée de vie des individus selon différents facteurs, comme l'alimentation en quantité et composition, le poids moyen, le taux de survenu des tumeurs par sexe, etc.

L'existence du groupe témoin et des informations communiquées par l'éleveur permettent justement d’apprécier les résultats en fonction de la souche spécifique utilisée.

Le choix des rats n'est donc pas le problème, c'est toujours la taille des groupes puisqu'avec des effectifs plus important le fait que la souche développe facilement des tumeurs n'aurait pas invalidé les conclusions que l'on pourrait tirer des résultats dans un sens ou dans l'autre.


Au final, la publication qui a retiré l'étude l'a fait en parlant d'une impossibilité de conclure et non d'une fraude ou d'une falsification des données. Les données brutes ont été publiées et il s'est avéré qu'il n'y avait pas de fraude dans la publication initiale.

Vous êtes en train de pratiquer exactement ce que vous reprochez à Séralini, et ce que je lui reproche aussi d'ailleurs, du sensationnalisme. C'est ce ce qui a poussé ce dernier à communiquer l'étude aux médias avant de la publier dans la revue Food and Chemical Toxicology, ce qui a donc conduit a demander une confidentialité (c'est la raison en fait, la publication suivait) . Pour ma part je pense qu'un média généraliste devrait s'interdire de prendre une étude avant sa publication dans une revue scientifique, a fortiori quand il y a demande de confidentialité. Par contre ce comportement seul, même inhabituel, s'explique plutôt par le désir de se faire mousser que par une tentative de fraude puisque la publication déjà programmée suivait et qu'ensuite les données brutes allaient être accessibles.

 

La conclusion c'est que l'étude ne permet pas de tirer de conclusions. Il y a trop d'éléments dans le protocole qui empêchent d'avoir des résultats statistiquement fiables. Malgré cela vous semblez y faire allusion quand même avec cette phrase "En oubliant de dire que les souris qui avaient mangé le plus d'OGM avaient moins de tumeurs". Comme quoi, c'est vraiment difficile de rester scientifiquement équilibré puisque cette information est aussi peu significative que l'étude dont elle est tirée. Elle est fausse aussi au passage puisqu'il ne s'agit pas de moins de tumeur mais de plus de mortalité dans le groupe contrôle mâle que dans 3 des groupes expérimentaux sur 6. A l'inverse le groupe contrôle femelle a eu la plus grande longévité moyenne de très loin devant tous les autres à cause de deux rates JeanneCalmentesques en regard des données sur la souche. Elles ont suffi à déséquilibrer le résultat, toujours à cause des problèmes d'effectif.


Bref, protocole insuffisant allié à un désir de publicité de Séralini. Ce n'est pas nouveau car ça se voit assez souvent avec plus ou moins d'amplitude, mais pas de fraude. C'est comme votre message en fait. Il n'est pas mensonger dans ses termes mais les arguments présentés n'en sont pas pour établir une fraude.

Séralini n’a probablement pas fraudé à mon avis. Il a fait pire : de la mauvaise science en choisissant délibérément un protocole qui lui permettait de répondre à ses présupposés… et bafouer l’éthique animale. Il faut le dire et le redire : ce maïs transgénique ne présente pas de risque toxicologique. Je ne me prononcerai pas sur les risques environnementaux (diffusion du transgène dans la nature) et écologiques (agriculture intensive dont il faut sortir au plus tôt)

L'AFIS avait fait une bonne compilation à propos de cette "étude" : https://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1945

Le maïs ne présente pas de risque, mais ce qui l'entoure, personne ne le dit ni l'évoque, c'est curieux. L'éthique animale, oui, et l'éthique humaine bof, le principe de précaution enterré, avec un gros tas de dividendes par dessus.

J’ai mentionné « ce qui l’entoure ». L’éthique animale a autant d’importance que l’humaine. C’est de làmatraitance sue de laisser développer des tumeurs de cette taille sur des animaux. C’est contraire aux règles éthiques internationales que d'utiliser autant d’animaux à mauvais escient (mauvais protocole qui va à l’encontre des réduction et raffinement, selon les principes des 3R)

C'est pourquoi il ne fallait pas refaire l'étude selon vos critères scientifiques, mais seulement éreinter celui qui l'a faite.

Merci pour cette réponse développée qui me semble coïncider avec ce que j'ai lu ailleurs. 

Au final l'étude est bonne mais les conclusions initiales étaient fausses. De plus Seralini a fait une opération médiatique et non pas de la science. 

Surtout corrigez-moi si j'ai faux.  

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