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Millepied, l'entrelacs des signes

Il arrive qu'une porte s'entrouvre sur un univers méconnu.

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Millepied ça allait pourtant comme un gant -pardon chausson- à un maître de ballet. J'imagine mille pieds sur scène, surmontés de tutus et justaucorps...
Au cours de l'année passée Benjamin Millepied avait entrepris des travaux importants au sein la salle de l’Opéra, en abattant notamment des cloisons de séparation entre certaines loges du public.

D’après ce que j'avais compris, il avait entrepris ces travaux sans consultation aucune, ni en interne, ni avec les les services de l’état qui (toujours d’après ce que j'avais compris) devaient être consultés, puisque cette salle et cet immeuble sont évidement classés monument historique.

Ces travaux avaient donné lieu à pas mal de réactions négatives et je crois même qu'il y a un procès ou une enquête en cours pour tirer l'affaire et les responsabilités au clair.

Mon impression sur le personnage est qu'il a voulu apporter ses méthodes à l'américaine dans une institution peut être un peu poussiéreuse mais qui ne doit peut être pas être dépoussiérée de cette façon la.

Par ailleurs je trouve sa remarque sur le "racisme" au sein de l’Opéra de Paris, assez malvenue quand on connaît le niveau stratosphérique du racisme aux États Unis (pratiquement un noir tué par la police chaque semaine) et quand on connaît par exemple l’histoire de la danseuse Misty Copeland.
Ce n'est pas du tout B.Millepied qui avait ordonné ces travaux, mais S.Lissner, directeur de l'Opéra.
D'accord Djac, merci pour tes précisions.
Mea Culpa, visiblement je n'avais pas bien intégré la différence entre Directeur de l’Opéra et Directeur de la danse au sein de l’Opéra.
C'est vrai que cette histoire de chef de ballet ne m'intéresse pas personnellement. Le mode de direction de l'Opéra non plus.
C'est vrai néanmoins que lorsqu'une porte s'entrouvre comme le dit Daniel Schneidermann on peut jeter un coup d’œil sur ce fameux univers méconnu. Aucun mal à cela et même bravo de le faire. Mais pour certains, y a des univers qui même entrouverts laissent sans envie.

Mais en fait ce qui m'intéresse plus, c'est cette nouvelle "Fraîchement nommé garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas aurait choisi son directeur de cabinet au ministère de l’intérieur en la personne de Thomas Andrieu"
Bon d'abord, c'est significatif de l'asservissement de la Justice à la Police, à l'intérieur. Et puis, pour le reste, à chacun de fouiller le Net.
J’ai envie d’avoir une compagnie en qui soit diverse, qu’on ait des danseurs de nationalités différentes, de couleurs différentes sur scène.

Après tout, on a vu des cantatrices noires tenir des rôles importants dans des opéras de Mozart.
Ou Hei-Kyung Hong dans le rôle de Zerlina (une villageoise de le région de Séville au XVIIIème siècle) dans cette version de Don Giovanni au Metropolitan Opera de New York.
Faire un article pour dire qu'on ne sait rien des tenants et des aboutissants, c'est vraiment le rôle d'@Si?

À la rigueur après coup, voir comment les autres organes de presse en ont parlé ou pas en en sachant tout aussi peu, ça relèverait de l'observation, mais un paragraphe qui ne fait que poser des questions, c'est un sujet de philo, pas un article de journal?
Faire réfléchir le lecteur oui, mais lui apporter des infos c'est pas mal aussi?
Les belges eux ils savent s'y prendre question danse,

http://culturebox.francetvinfo.fr/live/theatre/theatre-contemporain/mount-olympus-de-jan-fabre-performance-de-24-heures-1-234199
Gênée de vous avouer que cette interrogation sur le" fonctionnement interne" de l’Opéra n'intéresse PAS ou si peu vos lecteurs qu'elle en devient-dérangeante,mal venue,-
Faisant suite à- MILOU l' Académicien insatisfait du nom reçu de sa famille,- boucle t elle ( ? ),la revue des aventures parisiennes des "encombrants du Paf" ?
Natalie Portman, son épouse, a obtenu l'Oscar de la meilleure actrice 2011 pour son interprétation dans "Black Swann" inspiré par "Le Lac des Cygnes".
En fait, en France on a la passion des Grandes Écoles ou des grands corps d'État, à la Napoléon : ce qui est valable pour l'ENA, HEC, Polytechnique ou les Mines, est assez valable dans le domaines des arts du spectacle. C'est le CNSM en musique, ou le Ballet de l'Opéra pour la danse.
On y fabrique l'élite, on s'y pose peu de question (c'est nécessairement l'élite, pas possible autrement, voyons), on fait de l'art un domaine de compétition ultra-élitiste, on y privilégie la compétence technique individuelle au détriment du travail en commun, et tout cela est effectivement aussi hiérarchisé qu'un corps d'armée... Finalement, ce qui compte, c'est la recherche d'une perfection assez abstraite : le plaisir, l'engagement, le partage, deviennent assez vite absents. Il y a évidemment des exceptions, heureusement, mais c'est quand même globalement encore le principe traditionnel, qui a une inertie assez lourde.

Il est par exemple assez frappant de comparer les danseurs de l'Opéra, et les danseurs invités (sur les grandes productions, il est assez courant qu'un danseur d'une compagnie étrangère soit invité sur quelques soirées sur le rôle-titre).
J'ai souvenir de Onéguine, par exemple : les danseurs de l'Opéra faisaient de la très belle danse, parfaitement exécutée, rien à dire - mais également avec une tendance à être inodore, incolore et sans saveur. Mais dès que quelqu'un comme Evan McKie (de Stuttgart) entrait en scène, tout à coup il y avait une incarnation, une présence, une théâtralité qui venait réellement raconter un drame complexe et brûlant - bref, rien à voir, c'était même quasiment un autre ballet.

Je pense que Millepied a du se confronter à cela, et à mon sens c'est plutôt du gâchis.

Et, figurez-vous que je participe régulièrement aux ballets de l'Opéra (dans la fosse d'orchestre). J'ai donc croisé Brigitte Lefèvre en son temps, Millepied (et aussi Natalie, d'ailleurs, haute comme trois pomme), ainsi que beaucoup des danseurs (extrêmement sympathiques, par ailleurs).
Mais ceux que je n'ai quasiment jamais croisé, et dont vous ne parlez pas et dont personne ne parle, ce sont les techniciens, les décorateurs, les costumiers : dans la hiérarchie sociale dont vous parlez, imaginez donc à quelle place ils peuvent être...
Alors même que les décors et costumes et éclairages de l'Opéra, fait main de A à Z, sont absolument magnifiques. J'ai des souvenirs, dans Casse-Noisette, d'une petite porte cochère à la Dickens, sous la neige : plus magique qu'une image de cinéma ! Ou dans la dernière Bayadère, une sorte de temple indien totalement grandiose, vraiment impressionnant. Et pourtant, ils ne saluent pas à la fin et ne sont pas évoqués dans les journaux...
Ah les noms et les prénoms ! L'enfant ayant mille pieds, ses parents pensèrent futé de lui ajouter une main.
Mais moi je m'en bats les ... du ballet. Sauf votre respect.
Mazette, quel titre !

Vous devriez bosser à Libé ! ;-)
on ne met pas une personne de couleur dans un corps de ballet

Parfois, ça peut ajouter une touche de réalisme ...
ya encore des gens qui vont voir des ballets ?
[quote=Daniel Schneidermann]De gauche ? De droite ? Sarkozyste ? Macronien ? Victime de la sourde vengeance du papier peint ?
Pourquoi a-t-il fallu que vous vous laissiez aller à la tentation de poser sur cette "affaire" le prisme de la polarisation politique? Forcément de droite ou de gauche.
Pourquoi une investigation distanciée de cette "affaire" devrait-elle débuter par un essai de positionnement dans ce référentiel si "dualiste"?

La pente déclive de l'étiquettage, des individus, des relations entre individus.


(Je me fiche pas mal que Millepied démisionne de l'Opéra de Paris, je déclare donc l'absence de tout conflit d'intérêt à défendre telle ou telle hypothèse sur sa démission)
Merveilleux danseur! Peut-être un peu trop "jeune" pour diriger la poussiéreuse institution. C'est comme la Comédie Française. Quoiqu'en ce moment elle se soit un peu détendue.
Pourquoi a-t-il fallu qu' il y mît le pied ?
Une seule solution pour le remplacer, le génial omnipotent ( mais néanmoins geignard ) , l'académicien ( de première classe ) ; Finkielkraut
Mais aussi, comment y fonctionnent les rapports humains ? Et les relations hiérarchiques ? Osons même le mot, les rapports sociaux ?
Pour avoir travaillé avec des danseurs, et écouté leurs histoires, je dirais: très mal. Outre les difficultés hiérarchique, la course à la performance et un élitisme évident, ils sont soumis à une concurrence très rude. Lors des auditions, les rapports sociaux consistent à mettre des clous dans les chaussures de son voisin/e et toute autre pratiques pouvant permettre de blesser. Il ne faut pas gratter beaucoup pour découvrir un monde peu glamour.
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