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Menacé d'une taxe, Google va-t-il boycotter la presse française ?

Le bras de fer s'est soudain durci. Dans son projet de loi instaurant une taxe Google, la ministre de la Communication, Aurélie Filippetti, veut rémunérer les éditeurs de contenus répertoriés par le moteur de recherche américain. En guise de réponse, Google menace de ne plus référencer les sites d'information si le texte est adopté. Google s'enrichit-il sur le dos de la presse ? Le débat est relancé et divise jusque dans les rédactions papier et web.

Derniers commentaires

En fait Joffrin veut le beurre et l'argent du beurre. il veut bien qu'on parle de lui ..mais faut payer! par contre si on parle plus de lui ,c'est de la censure...lol Je suis pour la censure de Joffrin ! si si . car il le vaut bien.. ça rime
Si j'étais Google je ferais une petite expérience: arrêter tout référencement de la presse française, et attendre
pour voir...
Donc si je comprend bien Google a le droit de piller des sites d'info (en dirigeant les internaute vers les pages ) et de gagner de l'argent avec , et nous les utilisateurs si on pirate (ce que fait google légalement) on a hadopi sur le dos .... Ha ouai nous on est des voleurs et eux des entrepreneurs , c'est differents ...
Et si nous demandions au gouvernement d'arrêter cet émiettement de taxations qui ressemble plus à un retour au moyen âge qu'à une véritable politique fiscale, moderne, cohérente, et favorisant la croissance économique. On peut disserter longtemps autour de la justesse d'une taxe sur le référencement par Google des articles de journaux... ce n'est qu'une version connectée de l'histoire de l'oeuf et de la poule, ou du qui t'a fait roi, qui t'a fait comte d'Hugues Capet.... Il y aurait bien quelques têtes à couper dans cette histoire si cela n'était (bien heureusement) passé de mode.
Pourquoi taxer Google qui offre gratuitement des visiteurs (et des ressources publicitaires aux journaux) ?
Pourquoi Google s'enrichit-il des articles publiés par les journaux, et pourquoi les journaux ne se feraient pas payer pour cela ?
Et pourquoi Google donnerait de l'argent à des journaux qui se contentent de reproduire sans la modifier (ou presque) une dépêche d'agence, donc sans lui apporter la moindre valeur ajoutée....
Ce n'est de toutes façons pas en vivant de mendicité que la presse française survivra. Mais en étant capable de fournir à ses lecteurs un vrai travail de journaliste. Et les lecteurs paieront pour cela, pour peu que la presse lui propose des tarifs adaptés à leur capacité financière. Sans qu'il soit nécessaire pour cela de lui offrir une montre, une tablette graphique, et un agenda tout cuir en prime !
Le vrai débat sur la presse est d'abord celui-ci : un vrai contenu pour de vrais lecteurs, avec de vrais débats d'idées, de vrais échanges, de la hauteur de vue, un soupçon d'intelligence, et bien sûr accessible à TOUS. Et si cela est vrai pour la presse, cela doit-l'être aussi pour tous mes médias....
On crée une nouvelle taxe qui a peu de chance de fonctionner au lieu de s'attaquer réellement au problème, en harmonisant fiscalement l'Europe, puis en combattant les paradis fiscaux.
Donc Joffrin reproche à Google de s'enrichir sur le dos des sites de presse et dans le même temps les accuse de censure s'ils arrêtaient, c'est bien ça ?

« Les moteurs de recherche verseraient une "rémunération équitable" à chaque clic sur un lien redirigeant vers un site d'information. »

Et pourquoi pas une taxe sur tous les hypertextes tant qu'on y est ?
Le problème est de trouver du fric et, de préférence, ailleurs que dans la poche des copains (et ceci, quelle que soit la couleur politique...).
Alors je propose ceci (trouvé chez Wikiki, avec Google...):

"L’impôt sur les portes et fenêtres fut institué en France par le Directoire, pendant la Révolution, le 4 frimaire an VII (24 novembre 1798), et supprimé en 1926."
Supprimons la suppression et le tour est joué!!!
Selon Laurent J. les Pages Blanches se feraient du fric sur son dos en utilisant sans vergogne son nom et sa notoriété pour diffuser dans tout un département un ouvrage infamant. Il réclame par conséquent des droits sonnants et trébuchants pour utilisation abusive de son image et plagiat.
La taxe sur la diffusion de contenus n'est qu'anecdotique au regard de l'absence d'imposition de Google sur les bénéfices générés sur le territoire mais adroitement encaissés en Irlande ou ailleurs. Ce sujet doit être l'occasion de montrer à leurs clients citoyens à quel point les plus gros faiseurs d'argent de la planète sont ceux qui contribuent le moins au bien être commun par le financement de la puissance publique. La liste des world companies qui échappent à l'impot là ou ils font de l'argent est longue, des pure players aux banquiers, des pétroliers et autres géants agro alimentaires ou pharmaco chimistes...
On peut aussi vivre sans gogol, hein.
Ixquick par ex.
Ca ne me déplaira pas de sauter à la gorge de Google, c'était même mon premier réflexe. Mais vraiment, tout le raisonnement est spécieux. Google, et internet, sont des apporteurs de lecteur. Peut être bien au détriment du papier, mais ça, ce sont les temps qui changent, et tout le monde doit faire avec. Ca devrait être considéré comme une pub, et d'ailleurs ça en est parfois : on paye pour être en haut de la liste. Google délivre un service soit à l'usager, soit publicitaire aux journaux, il n'y a pas de logique directe pour les faire payer pour ça. Sinon effectivement il est tout à fait logique que Google, qui sait pertinemment que ces sites d'infos ne sont qu'une paille du traffic, ne les traite plus. Les gens comme Joffrin sont bouffis de leur importance s'ils ne réalisent pas que bien peu de gens les lisent dans la masse des internautes.

Par ailleurs, Google a infiniment plus à perdre en acceptant un précédent qui pourrait faire des petits sur la terre entière. Il serait beaucoup plus intéressant de donner aux français les moyens de dire où doit aller la redevance en terme de médias. Mais là ce serait la fin des éditocrates qui seraient ramené à l'intérêt réel qu'ont les gens pour ce qu'ils racontent.
google n'a pas d'existance en soit il n'est qu'un support un moteur.Il est donc équitable d'instaurer une taxe pour ceux qui créent de l'information VOilà un combat juste.Ne confondons pas il ne s'agit pas du pot de terre contre le pot de fer. les lois sont fait pour tout le monde il faut rappeler que le monde se partage !!!
Ça me semble simpliste. Les moteurs de recherche ne font pas que profiter des contenus produits par d'autres, ils permettent aux utilisateurs de trouver ces contenus qui sans ça seraient virtuellement inexistants. Ils ne sont pas que des supports, ils sont des outils (qui font l'objet de recherches et développements - Google a atteint sa position dominante car à la fondation de l'entreprise en 1997, leur algorithme surpassait, et de loin, celui des concurrents ; ceux qui se souviennent d'Altavista en savent quelque chose). Le Web ne se serait pas développé comme il s'est développé sans moteurs de recherche.
Bref, je ne veux pas faire l'apologie de Google (qui n'est plus la petite boîte fondée par deux étudiants de Stanford), mais il me semble simpliste de dire qu'ils profitent des contenus des autres sans rien produire eux-mêmes.
ils permettent aux utilisateurs de trouver ces contenus qui sans ça seraient virtuellement inexistants.

Ce n'est pas parce-que vous êtes sur la liste rouge que vos amis ne peuvent pas se rendre à votre adresse.
Certes. Les gros sites qui font de la pub, les quelques milliers qui se trouveraient sur des annuaires (de type dmoz) seraient accessibles. Le reste serait largement perdus dans la masse ou auraient une audience confidentielle. C'est pour ça que j'ai dit "virtuellement".
Cesser une activité si l'on considère qu'elle est trop taxée est une liberté de chacun... (c'est même ce que
l'on souhaite lorsqu'on taxe le tabac ou l'alcool).
Je ne vois pas au nom de quoi l'on obligerait Google à référencer la presse française si elle décidait de ne plus le faire,
et ce quelle qu'en soit la raison.
"Pour Joffrin, Google s'enrichit sur le dos de la presse" ... faudra bien un jour regarder sur le dos de qui la presse s'enrichit ...
C'est marrant d'habitude ce sont les propriétaires de sites qui payent google pour être indexés. J'imagine mieux Libé payant pour avoir des lecteurs sur son site que Google taxé pour lui en avoir envoyé. Logique que Google veuille retirer ses billes de cette foire au fric franco française. Et le gouvernement trop heureux de ne pas mettre la main à la poche pour sauver une presse moribonde qui soutient ce type de racket.
Et les autres moteurs Yahoo, DDG, Exalead, et tous les sites qui mettent Libé en lien, ils doivent payer aussi?

N'importe quoi. L'odeur du fric conduit aux pires absurdités.
"Les "pure players" opposés à la taxe"

Et on pense quoi, précisement, parmi les membres de l'équipe @si ?
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