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Mélenchon : mais où est passée l'essoreuse à bolcheviks ?

Allons, ce n'est peut-être qu'un mauvais moment à passer. Un cauchemar surprise, dont on va se réveiller.

Derniers commentaires

[quote= pp. 65-71]

Comment en sommes-nous
arrivés là?


Fatigue de la démocratie, tentation populiste, retour des nationalismes, post-vérité…
Quinze penseurs du monde entier explorent ce tournant historique et publient aujourd’hui
en treize langues
l’Age de la régression. Extraits exclusifs

[...]


© Premier Parallèle.

Un truc qui pourrait être intéressant à voir : en bandeau sur la Une de l'Obs il y a : "Exclusif : le manifeste mondial contre le populisme".

Je n'ai pas envie d'acheter l'Obs pour voir ce que c'est mais après une petite recherche, ça pourrait être lié à la sortie d'un bouquin : L'âge de la régression (cf l'expression "manifeste mondial contre le populisme" en bas de page).
Sur le bouquin : "essai collectif à l'initiative d'Heinrich Geiselberger paru simultanément en treize langues en 2017. (...) Face à ce grand basculement idéologique qui bouscule nos représentations politiques, les auteurs ont ­cherché à comprendre les raisons de cette régression « afin de raviver une gauche ­désarçonnée par l’hégémonie droitière ». Pour le journaliste Jacques Munier, à l'heure de la montée « des partis nationalistes et du populisme autoritaire, démagogie galopante, repli sur soi, brutalisation du débat public, règne de la post-vérité, même le vote est devenu une arme contre la démocratie ».

Les auteurs sont Arjun Appadurai, Zygmunt Bauman, Nancy Fraser, Bruno Latour, Eva Illouz, Ivan Krastev, Paul Mason, Pankaj Mishra, Robert Misik, Oliver Nachtwey, Donatella della Porta, César Rendueles, Wolfgang Streeck, David Van Reybrouck et Slavoj Žižek.

Se basant sur l’enquête du World Values Survey qui établit que « moins de la moitié des jeunes Européens considèrent comme essentiel de vivre dans une démocratie », l’historien belge David Van Reybrouck évoque un « syndrome de fatigue démocratique » et une « division entre ceux qui se sentent représentés politiquement et ceux qui n’ont pas ce sentiment ».
"

Si c'est bien ça, ça exprime bien ce qu'il se disait entre Mélenchon et Chantal Mouffe sur la question du "populisme" : le terme n'est vu que comme courant politique de droite, Mélenchon avait raison de dire que son emploi pour un "populisme de gauche" était problématique.
Nouvelle salve du Figaro :
Les attaques par le flanc gauche ont échoué hier, on tente l'offensive sur le flanc droit.
Ce n'est plus Maximilien Ilitch Mélenchon, c'est Jean-Luc Goebbels...
Ils n'ont rien vu venir ...? trop drôle que les oligarques se soient eux même pris à croire à leurs propres sondages bidonnés pour minorer Melenchon ! Nous, nous savions qu'il était bien au dessus de 10%...
Ils ont trouvé la parade ultime : "L'alliance bolivarienne".

Mélenchon va se retrouver pendant 10 jours à plus parler du Venezuela que de son programme économique et social.
Même la propagande russe des medias ne va pas aussi loin...
(ceux qui surveillent d'un coin de l'oeil la propagande russe pour évaluer la notre me comprendront...)
Sinon la propagande qui s'est sélectivement occupée du cas des pourris (LePen/Fillon/Macron) se déchaîne sur l'outsider, pas de bol on a rien trouvé sur la personne, on l'attaque sur le programme, et ça marche sur les séniors...
L'essoreuse à bolchéviks, belle trouvaille !
Il y a ici beaucoup d'attaques ad hominem, ce qui ne fait rien avancer. Maintenant, sur le plan pratique, si le programme de Mélenchon arrive au même résultat que Marine Le Pen à savoir une sortie de l'euro et de l'Euro, nous voilà bien avancés.
Clémentine Autain a été très mauvaise face aux pièges tendus par JM Apatti et consort, ce matin sur France Info : la France aux français (quelle malhonnêteté intellectuelle !), le point 62 du programme de la FI, l'ALBA, le Vénézuela, la Russie, l'Iran, Cuba, Chavez ... tous les Grands Satans ont été convoqués ! Et Clémentine a manqué d'arguments ... c'est vrai qu'ils sont d'une agressivité rare !
Ah Georges Marchais ... Il m'a beaucoup fait rire dans les années 80, de grands moments de spectacle, un paravent mis en place par Benoit Frachon, véritable penseur du PC. Une mauvaise foi en béton, aucune réponse aux questions posées, des grilles d'analyses rigides et posées sur tous les problèmes, les agressions envers la presse, son intervention en direct depuis Moscou saluant l'intervention en Afghanistan et le bilan globalement positif de l'URSS. Il nous manque le bougre ... Dans une émission d'ASI avec Attali, Mélenchon, salue ce grand dirigeant que le PCF lui-même a renié.
D'autres arguments qu'on entend tout le temps:
- Les extrêmes se rejoignent
- Les mesures de Mélenchon sont totalement démagogiques et impayables (penser à décliner "droite réaliste et pragmatique contre gauche naïve et idéaliste" à toutes les sauces)
- Mélenchon c'est la victoire de la forme sur le fond, personne ne connait vraiment son programme (dixit Hollande lui-même, entre autres)
- etc.
Il faut que JLM soit élu, parce qu'il a le meilleur programme et que c'est un excellent candidat bien entendu, mais aussi pour l'immense éclat de rire que nous allons pouvoir pousser devant la mine défaite des Chabot, Joffrin, Elkrieff, Thréard, Nay, Pujadas, Apathie, Cohen, Aziza, Saint-Cricq... Ne nous en privons pas...Et par la même occasion nous serons débarrassés de BHL ....
Dans le car que j'ai pris le 18 mars pour Paris, j'étais assis près d'un camarade qui faisait partie de la petite chorale qui a chanté la chanson de Bernard Lavilliers juste avant le discours de JLM. Il est donc monté sur scène, et a été frappé par deux choses : l'immensité de la foule qui débordait dans toutes les rues avoisinantes, et les journalistes dans la carré presse, qui tiraient des gueules jusque par terre devant le succès de notre rassemblement. C'était il y a 3 semaines, l'information aurait pu remonter depuis le terrain jusqu'aux éditorialistes, mais visiblement, ils n'entendent rien, ils ne veulent rien voir, rien savoir de ce qui se passe hors de leurs bureaux.

Jean-Luc le disait hier à Lille, ça fait plus d'un an qu'il est en campagne, et dans les journaux, on fait comme s'il apparaissait comme un diable hors de sa boîte et on fait semblant de découvrir son programme. C'est une telle honte...

Quand les historiens se pencheront sur cette élection, durant laquelle un tocard ami des milliardaires aura été promu jusqu'à la nausée par le système médiatique, pendant que le vainqueur faisait campagne sous les radars, en multipliant les innovations, qu'en écriront-ils? Pas besoin d'attendre d'ailleurs pour avoir le vertige devant ce qui est en train de se passer.

Il faut que JLM soit élu, parce qu'il a le meilleur programme et que c'est un excellent candidat bien entendu, mais aussi pour l'immense éclat de rire que nous allons pouvoir pousser devant la mine défaite des Chabot, Joffrin, Elkrieff, Thréard, Nay, Pujadas, Apathie, Cohen, Aziza, Saint-Cricq... Ne nous en privons pas...
Vous êtes pardonné.
"Bonjour, quel bonheur de se faire traiter de con par un obscur vieux sûppot de Wall Street! Un de ces inénarrables qui veulent nous persuader que ce monde merveilleux et néolibéral construit depuis 30 ans sur le dos des peuples n'a bien évidemment aucune autre alternative. Se faire traiter de con par un vieux type qui supporte un système qui détruit la planéte, sous le regard gourmand d'un soldat des Echos, quelle joie! Ca fait un moment que j'ai décidé de ne plus écouter votre émission monsieur Cohen, mais je me félicite d'y avoir fait un tour ce matin, car outre ce vieux monsieur insultant j'ai aussi pu entendre Mr Berger se faire reprendre en direct par un délégué syndical CFDT. Un autre con sans doute... Allez, continuez donc votre propagande avec Mr Seux et toutes les vieilles badernes néolibérales indécentes et insultantes, et faites leur donc passer le message: un de ces jours les cons viendront exploser leur monde de merde."
Envoyé à France Inter il y a 2 mns.
Les éditorialistes ne remercient pas François Hollande qui vient de se réveiller pour faire l'éloge de Macron et tailler Mélenchon. Ni BHL qui a déclaré vouloir quitter la France si Mélenchon était élu. Une telle convergence, il faut reconnaitre que ça tient presque du complot !
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