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Mediapart réinvente son financement

Le journal en ligne est aujourd'hui possédé par ses cofondateurs, la Société des amis de Mediapart, la Société des journalistes de Mediapart et deux actionnaires extérieurs. Pour assurer une indépendance financière durable, Mediapart refonde sa structure, en s'inspirant du Guardian britannique. Quatre questions-réponses pour tout comprendre.

Commentaires préférés des abonnés

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Le mécanisme semble être celui là oui, après les chiffres en détails il n'y a pas assez d'éléments pour dire, mais bon ça doit être les ordres de grandeur.


Par ailleurs le rachat est aussi financé par 4,4 millions de réserve grâce aux bons résultats p(...)

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De manière plus générale, on pourrait demander : le rachat des parts sera-t-il l'occasion d'une plus-value pour les actionnaires actuels (y compris Niel...) ? Comment a été évaluée la valeur de l'entreprise et la vente profitera-t-elle financièrement(...)

vu que les commentaires sont un peu a l'ouest voici emission de mediapart qui explique (presque) tout.


https://www.youtube.com/watch?v=p-BrUmmXpmE 


 les actionnaires originaux vont ils  s'enrichir ? oui, aucune équivoque de ce cote. Aura(...)

Derniers commentaires

Pourquoi est ce qu’il n’ont pas simplement rejoint le GIE La Presse Libre ?

https://beta.lapresselibre.fr/


Est-ce parce que, comme d’habitude, ils veulent être les plus forts ?


Est-il possible de faire un article ou avoir des informations sur le modèle du Canard Enchainé ?

vu que les commentaires sont un peu a l'ouest voici emission de mediapart qui explique (presque) tout.


https://www.youtube.com/watch?v=p-BrUmmXpmE 


 les actionnaires originaux vont ils  s'enrichir ? oui, aucune équivoque de ce cote. Auraient ils pu faire encore plus d'argent ? oui  en revendant a n'importe quel acteur prive. auraient ils pu se verser des dividendes durant toutes ces années  ? oui mais ils ne l'ont pas fait et mediapart a mis de cote 4 millions grace a ca.


Bref  Il faut voir au delà de ce que vont gagner les actionnaires (dont fait partie la société des salaries de mediapart)  et comprendre qu'avec cette nouvelle structure mediapart va fonctionner en circuit fermé en réinvestissement systématique des benefices. Ni les salaries ni les dirigeants, ni les actionnaires ne vont pouvoir s'enrichir sur le dos de la boite.

 

bien sur il  aurait  été possible de ceder mediapart aux salaries mais l'altruisme a ses limites et ca ne garantit pas une indépendance durable. un salarie qui devient actionnaire n'est pas forcement plus vertueux qu'un actionnaire lambda et si l'offre est attrayante n’hésitera pas a vendre ses parts.... etc


Bref c'est un win/win en novlangue macronienne. les actionnaires  sortent avec une plus value et la nouvelle structure devient réellement indépendante.


Je trouve ça anormal que vous ne parliez pas de l'énorme culbute que vont se faire Plenel et cie avec du x2 par rapport a l'investissement initial (faut voir après imposition j'imagine). Pourquoi ce silence? De plus les cofondateur vont rester plus ou moins les patrons vu qu'il faudra passer par eux pour changer les statuts. Ça aurait été plus classe de reprendre juste sa mise. En attendant les employés de Mediapart vont toucher que dalle et se retrouvent avec un journal endetté auprès d'une banque pour au moins 10ans et c'est là que vont passer l'essentiel des bénef. Comme d'hab à gauche c'est faites ce que je dis pas ce que que je fais. Et là asi ne dit rien. Bravo.

Bonjour,
L'angle était plutôt d'expliquer de la manière la plus claire possible un montage assez complexe sur le papier. Mais nous venons de faire une mise à jour sur la question que vous soulevez. Pour faire court, les bénéfices seront d'un peu moins d'un million d'euros par cofondateur, qu'ils pourront, s'ils le souhaitent, choisir de toucher plus tard pour alléger la dette de Mediapart, ou en verser une partie au FPL. Même si aucun engagement formel n'a été pris pour l'instant. 

Vous êtes en train de reprocher à des investisseurs, qui ont pris de très gros risques, de récupérer (ou pas d'ailleurs!) leur mise de départ ? Ils auraient pu tout perdre, tout le monde disait qu'ils allaient perdre, ils ont gagné, c'est normal qu'ils puissent récupérer l'argent, ils auraient pu le faire avant en vendant leurs parts, l'ont-ils fait? non... Je ne vois pas ce qui est horrible dans ce qu'ils font. Par ailleurs ils créent un fond pour les autres médias... ils vont potentiellement investir leur plus-value la dedans, c'est inélégant ? je crois pas... ensuite ils ont fait un vote avec 91% de votants et 93% de "pour", totale transparence, totale démocratie, c'est inélégant ? 

"qui ont pris de très gros risques"


Sans doute. Mais parler de très gros risques quand quelqu'un "risque" un argent dont il n'a pas un besoin vital, est-ce que ce n'est pas un peu exagérer? La sagesse populaire dit "plaie d'argent n'est pas mortelle".


Vous le sentez un peu, puisque vous parlez seulement de "récupérer leur mise de départ", alors que les remarques portent sur une plus-value par rapport à cette mise. Logique dans un système où l'argent donne des droits supplémentaires. Mais "normal"... bah... ça se discute. 


Ceci dit, ce n'est pas Médiapart à lui seul qui va renverser le capitalisme. S'il réussit à s'assurer, par cette nouvelle organisation, une véritable indépendance journalistique, c'est déjà pas mal.

Ils ont pris le risque de s'endetter, Edwy Plenel a fait une hypothèque et un crédit pour lancer Médiapart, donc oui je parle de gros risques et pour le coup ce n'est pas simplement avoir de l'argent et ne pas s'avoir qu'en faire, c'est miser tout ce que l'on a pour un projet. 

Mais vous ne parlez toujours pas de la plus-value.

Il y a bien plus-value, mais le sujet est complexe. Tout d'abord il y a eu des endettements, avec des intérêts à payer, sans percevoir de dividendes. Mais surtout il n'y a pas grande marge de manœuvre en la matière. Les ventes d'actions sont codifiées et surveillées pour éviter les abus. Leur valeur doit être cohérente avec la valeur de la société, et, forcément la même pour tous. Sinon ce serait la foire à la saucisse en matière de fraude fiscale et de délits d'initiés. Vendre des actions à des prix fantaisistes c'est s'exposer à des redressements fiscaux et des amendes lourdes.


C'est pourquoi ils évoquent la possibilité de réinjecter une partie de la plus-value, mais cela doit être sur la base du volontariat, et après paiement des impôts.


Pour éviter cela il aurait fallu avoir ce système dès le début, mais les investissements auraient été des dons et non des investissements, et lever 3.5 millions aurait été beaucoup plus dur. Mediapart n'a jamais prétendu déjouer les systèmes capitalistes, l'idée était de proposer du journalisme en restant indépendant des puissances économiques. Ce combat à lui seul est assez complexe, il a été exécuté avec pragmatisme sans vouloir être le chevalier blanc sur tous les aspects.


"Sinon ce serait la foire à la saucisse en matière de fraude fiscale et de délits d'initiés."


Tandis que là, c'est la foire au saucisson: seulement pour ceux qui ont les moyens, comptables, banquiers, avocats, juristes et tutti quanti. 


Ceci dit, ma conclusion (si vous l'avez lue) rejoint la vôtre:

 

"Ce n'est pas Médiapart à lui seul qui va renverser le capitalisme. S'il réussit à s'assurer, par cette nouvelle organisation, une véritable indépendance journalistique, c'est déjà pas mal."

Avec ce type de montage visant à s’abriter des prédateurs oligarques, nous parviendrons certainement à installer un capitalisme associatif mais capitalisme tout de même puisque le rapport de force (comme dirait Paul Jorion) sera largement et sans contestation possible (qui oserait ?) en faveur de l’apporteur de capital SPIM fût-il doté d’un sur-moi (FPL) et d’un méta-moi (ADS) !


L’on aimerait pouvoir répondre à la question de la répartition des revenus que l'on peut formuler ainsi : sur 100 € d’écart au coût de la perpétuation de Médiapart combien ira aux salariés, combien à la direction et combien à l’actionnaire SPIM. Le pire serait que les salariés de Médiapart continuent de ramasser des broutilles mais fort contents de ne pas souffrir la prise de contrôle de leur journal !


Il ne faudrait tout de même pas que cette inquiétude légitime de la prédation par le 1% nous serve de prétexte pour oublier de franchir l’étape qui nous fera sortir ou pas du capitalisme : comment décidons-nous de répartir le ‘surplus’ ?


En définitive rien ne nous dit que le méta-capitalisme ou capitalisme associatif sera bien différent (dans ses effets ultimes) de ses cousins capitalisme d’Etat (ou communisme si vous préférez) ou capitalisme des meilleurs d’entre nous (ils le croient en tout cas).

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Pour ceux que ça intéresse, il y a là une interview de Michel Broué, le mathématicien qui est à la tête de la Société des Amis de Mediapart (et qui siège au CA). Il n'y parle absolument pas de Mediapart mais surtout de mathématiques et, vers la fin (après 30 minutes), de combats citoyens auxquels ont participé un certain nombre de mathématiciens au cours du siècle dernier.

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