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Manque-t-on de journalistes de droite sur le service public ?

L'audiovisuel public manque-t-il de journalistes de droite? Guillaume Peltier, jeune cadre de l’UMP - passé par le FN et le parti de Philippe de Villiers - s’est fait remarquer la semaine dernière en dénonçant la prééminence des journalistes de gauche à la radio et à la télé publiques. Qu’en est-il? Petit tour d’horizon de l'audiovisuel du service public.

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Au-delà de l'évidente constatation que tout ce qui n'est pas à l'extrême droite semble être à gauche pour quelqu'un d'extrême droite comme Peltier, cette polémique totalement bidon nous confirme une chose :

On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre => on n'attrape pas lémédias du début du XXIème siècle avec de l'analyse intelligente ou de la subtilité. Peltier, qui a besoin de faire du buzz (recherche de notoriété), l'a bien compris en suivant "la voie" tracée par sarkozy ou zemmour.

La règle n'est pas hyper compliquée : on attrape lémédias en disant la (les) plus grosse(s) connerie(s) possible(s). Exactement comme le troll de base de n'importe quel forum sur le web sait qu'il générera tout plein de réactions grace à des propos outranciers (bien plus de réactions en tout cas que ne pourrait en susciter un message pondéré).

Ce que dit ce pauvre Peltier est évidemment affligeant de bêtise, et c'est pourtant exactement ce qui fait sa force. Au lieu de le discréditer de façon quasi irrémédiable ("pas de temps à perdre avec ce type qui ferait mieux de voir un psy"), c'est ce genre de propos qui lui assureront dans un premier temps la renommée, et par la suite un salaire avec plein de zéro pour un job de chroniqueur tv ou radio.

Eh oui, non seulement le ridicule ne tue pas, mais en plus il paye. Et il paye bien...
le français est une langue de droite, faite pour avantager le propriétaire, d' ailleurs le pauvre gosse sans héritage n' a pas un premier pied à poser sans être hors la loi

fallait inviter radio libertaire
D'accord avec Christophe PEBARTHE. Pelletier devrait réclamer un rééquilibrage dans ce sens, c'est à dire moins de chiens de garde et plus d’économistes hétérodoxes. Le pluralisme voudrait que l'on donne la parole également aux démocrates et pas seulement à ceux qui sont en faveur de la dictature de l'UE (mais c'est vrai que la situation nous montre tous les jours que la politique de l'UE et de l'euro est tellement brillante qu'objectivement qu'il ne vient à l'idée de personne de la critiquer un peu...). Dans la même idée, il faudrait aussi mettre un terme aux officines de communications qui fabriquent l'opinion en nous martelant les mêmes bobards sur tous les médias mainstream en même temps (en matière de conflits armés par exemple). Bref, Pelletier, y a du boulot !
Pour résumer, la plupart des journalistes des grands médias n'informent pas, ils font de la propagande en faveur de Bruxelles et ceci sur tous les grands sujets.
Il me semble que l'étiquette est sans grand intérêt. Il faut analyser le contenu des propos. Nombre d'éditorialistes "de gauche" ne cessent de reprendre la doxa du moment, libérale concernant les questions économiques et sociales. En outre, sur France Inter, il y a aussi Dominique Seux qui ne cesse de délivrer son catéchisme libéral. Que dire de Brice Couturier sur France Culture, Philippe Manière…? Enfin, j'observe qu'inviter un éditorialiste de Valeurs actuelles est plus facile sur le service public qu'un confrère de l'Humanité ou de Politis. C'est à ces petits signes que l'on perçoit les limites du comptage.
Il pourrait être intéressant de faire un travail quantitatif:

définir un seuil d'impact (nombre de lecteur/auditeur/spectateur considéré comme significatif), puis dresser un tableau avec pour chaque journaliste/éditorialiste animant une ou pls émission au dessus de ce seuil
1) son bord politique (gauche/droite/autre)
2) le nombre de gens qu'il/elle touche potentiellement dans son segment

et ensuite comparer la répartition des bassins touchés, ce serait plus pertinent que de considérer juste le nombre brut de journalistes (1 éditorialiste qui touche 20 millions de personnes aura plus d'influence que 10 journalistes lu par 10 personnes).


PF
Okay, papier bien fait, si ce n'est que se lancer dans une série d'exemples est forcément réducteur... c'est toute la liste qu'il faudrait faire, et là, la conclusion se colorerait un brin différemment, non ? Vous ne pouvez passer sous silence l'omniprésence sur toutes les chaines de Christophe Barbier et d'Yves Thréard. On ne peux manquer de citer la percée fulgurante, l'an dernier, de l'excité FOG dans "Des paroles et des actes" durant toute la saison. FOG par ailleurs présent depuis fort longtemps un peu partout. Et s'il faut faire le bilan de Cdans l'air, allez plus loin ! Dîtes que Bernard Maris et Philippe Frémeaux sont quasiment les seuls à intervenir (une fois par mois environs) pour faire entendre une voix véritablement alternative dans cette émission... Renaud Dély y est plus présent, mais tellement terne et idéologiquement mou ! Pour le reste, vous voulez la liste ? Barbier et Thréard, bien sûr, mais aussi Catherine Ney, Giacometti, Guislaine Ottenheimer, Roquette, Perrineau, Reynié, Bruno Jeudy et l’inénarrable Ivan Rioufol ! J'en passe !

Mais le plus marquant, c'est tout de même "l'angle" choisi par la rédaction à travers les invités, concernant les questions économiques... je maintiens que les deux seules voix discordantes de cette émission sont bel et bien Maris et Frémeaux... toujours en minorité d'ailleurs dans l'émission, par définition, (quelques gauchers mous se pointenet parfois, en pointillé, mais généalement plutôt d'accord avec la meute sur l'essentiel). Face à eux, la liste est affligeante : Christian Saint-Etienne, Elie Cohen, Les Nicolas : Beytout, Bouzou et Baverez, Jean-Michel Six, Marc Touati, Michel Godet, Philippe Dessertine, le regretté (mouais...) Jacques Marseille et on pourrait en ajouter énormément... tous ont (avaient) leur rond de serviette à la table de Calvi, à des degrés certes divers, mais sur les questions économiques, il n'est pas rare que deux d'entre eux soient présent à chaque émissions, flanqués d'un "analyste" tel que le vénérable Roland Cayrol ou le scrupuleux Brice Teinturier... et puis, pour pouvoir faire un tarot après l'émission, un cinquième, un mou du genou comme Renaud Dély pour faire "contre-poids" inutile à langue de plomb. J'appelle ça un "alibi".

Membre depuis deux ans (car tous peuvent adhérer, participer...) et signataire du manifeste des économistes atterrés, ne connaissant pas trop mal la liste des économistes signataires et actifs du mouvement, à de très rares exceptions près, je n'en vois pas un dans cette émission étrange qu'est C dans l'air.

Cette enquête date de 18 mois environ, et de nouvelles têtes sont venues rebattre les cartes un tantinet, à la marge, mais le résultat est affligeant a maints égards :

http://www.enquete-debat.fr/archives/c-dans-lair-yves-calvi-invite-surtout-ses-copains-journalistes-et-analystes
il faut savoir de quoi on parle de nos jours et il serait bon de clarifier le terme de "gauche" dans notre pays...
une chose est sûre c'est que journalistes de droite ou journalistes de [s]droite[/s] gauche, ils se retrouvent tous dans un même parti face aux politiques : le parti du vil flatteur !

Là-bas si j'y suis à la Fête de l'Huma 2012
déjà un début d'explication pour savoir si Hollande est de gauche ou de droite !
le changement c'est pas maintenant.....mais en fait on s'en doutait bien un peu !!..
Le problème ne se situe pas au niveau du clivage droite/gauche mais pro ou anti mondialisation. Côté droite, on voit bien que depuis quelques mois ce sont d'abord les journalistes non libéraux qui ont perdu du temps d'antenne. Sans céder à une analyse complotiste, on pourrait avoir l'impression qu'il s'agit de gommer la diversité d'opinion à l'intérieur de chaque camp. Comme si les différents courants de la droite ne seraient autorisés à s'exprimer que quand la droite est au pouvoir. Peut-on faire le parallèle pour la gauche ?
Qu'est-ce qu'un journaliste "de gauche" pour un guss comme Peletier !!!
Ah ? Parce qu'il y a des journalistes, des vrais, professionnels et tout et tout, sur le service public ?!? Naaannn, sans déc' ?
C'est toujours difficile de savoir si ces éditorialistes se définissent comme de droite ou de gauche.

Par exemple, un libéral peut être persuadé d'être de gauche uniquement parce que sa pensée est favorable à certaines minorités. Voir par exemple Carla Bruni qui se croyait de gauche et qui s'est réveillée de droite un jour. Le sociétal n'est pas forcément un enjeu de gauche ou de droite, puisque par exemple des homos ou des femmes issues de l'immigration peuvent vouloir des réformes sociétales tout en étant de droite.
Se réclamer de la gauche sociétale n'est donc pas une appartenance de gauche, la gauche cherchant avant tout à promouvoir une égalité de nature sociale, à défendre les intérêts des classes dominées.

Mais d'après moi, les libéraux et les pro-libéraux sont de droite, et y compris tous ceux qui refusent de parler des réels enjeux de l'Union Européenne parce qu'ils pensent ça remettrait en cause l'existence de l'Europe. En ce sens, ils sont complices des lobbies libéraux qui ont depuis longtemps noyauté l'Europe et imposé leurs diktats. D'ailleurs, Mediapart a fait un article disant que Bruxelles avait pour projet de libéraliser la sécu.

En ce sens, les journalistes sont pour la plupart de droite il n'y avait qu'à compter les oui-ouistes lors du référendum du traité constitutionnel.
BRP journaliste de gauche ? xDDD
Ce sont pas les journalistes qui font la ligne editoriale mais la rédaction. La bonne question, est de savoir si les rédactions sont de droite ou de gauche ?. J'aurais aimé qu'un des opposants à Peltier pose cette question. Malheuresement , elle n'est jamais venue.
Pascal Clark est da gauche....peut-être , elle s'écoute surtout parler ce qui en radio est insupportable.
Ceci dit, depuis quelques années on peut vraiment affirmer que de dangereux bolcheviques assoifés de sang ont envahi le service public, Guillaume Roquette, Dominique Seux, Yves Calvi, de purs staliniens qui pronent un retour au collectivisme.
C'est dans l'air, un véritable soviet où les économistes hétérodoxes prônent chaque jour davantage une hausse de l'endettement et des dépenses publiques, sans parler de stade 2 véritables repères de trostskistes qui ne cessent de critiquer le PSG, le sport de compétition etc.
On me dit dans mon oreillette que laurent Ruquier est de gauche, je dois donc être de droite
Bref, vivement le retour de Nicolas....
Ya pas autre chose que cette tronche de cake à mettre en image ? Je sens que je vais faire une fausse couche, ou vomir, ou aller hacher mon beau-frère avec un découd-vite.

Sincèrement, lire les propos de ce voyou est assez désagréable, mais au moins est-ce là un acte volontaire, introduit par un click de souris ; par contre, voir la tête de faux-cul de ce futur ministre bleu pourri s'étaler en UNE de mon bel ASI, alors que je n'ai encore cliqué nulle part, ça me fait mal et j'ai envie de fuir. Pitié pour vos lecteurs et lectrices, ou lectrices et lecteurs (mais pas lecteur(e)s) : mettez-nous en première page de belles images, et on restera (c'est le BàBa des instructions données aux webmasters : ne pas mettre du moche en couverture, puis espérer que les gens s'y précipitent et cliquent à tout vat)... Cheers!
non, il n'y a pratiquement que ça.
l'UMP comme à son habitude retourne les concepts et les réalités
Ce Guillaume Peltier (que j'ai zappé l'autre soir chez Taddeï) ne serait-ce pas un avatar (ou une copie) du charismatique Benjamin Lancart ?

Ouaiiiiiiis ! la droite se renouvelle ! c'est la "nouvelle droite" en quelque sorte, tendance Ordre Nouveau par contre...

Et si la gauche faisait de même ? un truc du genre "le changement à gauche c'est maintenant !"

Comment ça "c'est déjà fait ?"

Où ça ?

:-(
Scoop horrifié de la revue Médias : « 74 % des journalistes votent à gauche »…

http://www.acrimed.org/article3848.html
Et Libé - journal de gauche - a consacré une double page en guise de réponse

Pardon ? Libé, journal de gauche ? Propriété de Rothschild, dirigé par July, puis Joffrin, puis Demorand, qui compte BHL dans son actionnariat. Journal de gauche ? C'est une provocation, Laure ? Attation...

[quote=Que dit Peltier ? "Les penseurs et journalistes de droite comme Éric Brunet, Éric Zemmour et Élisabeth Lévy sont très peu représentés dans l'audiovisuel français.]

En même temps, dès qu'une émission où ils officient disparaît, ils sont réembauchés dans la nouvelle, ça compense, non ?

[quote=A "Ce soir ou jamais", il propose l'instauration d'un débat à la fin de chaque 20 heures, entre un journaliste de gauche et un journaliste de droite.]

Ca existe déjà, ces débats foireux : Zemmour/Domenach, Julliard/Ferry... Bon ce sont plutôt des débats droite/droite, ça devrait lui plaire, à Peltier.

[quote=Frédéric Carbone: "je ne sais pas ce que votent Merchet ou Szafran"]
Szafran vote Hollande, il l'a reconnu (en off) dans le documentaire de Pierre Carles "Hollande, DSK, Etc".

[quote=Les échanges sont plus nerveux entre Pierre Haski et Jean-Sébastien Ferjou.]
Haski, de gauche ? Rue89 fait travailler gratuitement des blogueurs (comme la plupart des sites d'info type Obs', l'Express etc) qui participent à la richesse du site sans être rétribués. C'est être de gauche, le travail gratuit ? Transposez le truc dans une usine. Même le MEDEF en rêve et n'a pas encore osé.

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Peltier a fait ses classes au FN.Il a ensuite eté un adepte de De Villiers.Le voilà à L'UMP.Parcours original.Ce garçon ne manque pas d'avenir puisqu'en plus il a une grande gueule.Il devrait écouter Apathie et quelques autres...Ils sont encore là et bien là.
Alors comme çà, ASI a décidé de relayer les buzzs les plus débiles de l'UMP (après Copé-pain au chocolat, Peltier) en faisant semblant de les prendre au sérieux. On aurait pu espérer qu'après 5 ans de Sarkozy à tous les repas, vous auriez été vaccinés. Ce genre de propos ne mérite que le silence. Ou la franche rigolade.
Bonjour
Bon pour gâcher un peu l'ambiance, je revendiquerai bien qu'il y ait quelques (j'en demande peu) éditorialistes de gauche dans les TV et radios privées, histoire aussi d'équilibre mooosieur Pelletier.
Pour ma part, j'écoute chaque matin France Culture... et en termes d'éditorialistes de droite, je suis surpris de n'avoir vu nulle part dans l'article le nom de Brice Couturier ! En fait de chroniqueur de droite, il se pose un peu là, et n'a aucun contradicteur dans l'émission (si ce n'est parfois l'invité, mais il est de bon ton de le remercier pour la qualité de sa lecture, la profondeur de son analyse, etc...).
"Baisser son pantalon tout en retournant sa veste." Voilà une formule qu'elle est bonne. À retenir pour le prochain prix de l'humour politique en insistant sur le fait qu'elle est le fruit dune collaboration forumesque, preuve que la Toile n'enfante pas que des monstres. Bravo donc à Cévrékeuh et Habib. Avec les deux mains : celle de gauche et l'autre.
Plutôt que des éditorialistes exprimant leurs opinions (peu importe qu'elles soient de droite ou de gauche... et encore faudrait-il certainement revisiter les définitions de ces deux mots), je préférerai lire, entendre et voir des journalistes ayant préparé en profondeur leur papier avant de l'écrire : vraie recherche ou enquête, contrôle des informations obtenues et des sources, expression claire et précise des faits, citation des sources.... c'est à dire ayant simplement fait leur travail de journaliste... enfin simplement non, justement ce n'est pas si simple, c'est même,accompli de cette manière, sans doute un métier difficile.
Pour les opinions, il y a les militants, les activistes, les lobbyistes... cela devrait suffire.
Nos journalistes ont une formation largement litéraire. ils ne peuvent pas d'un côté éprouver le plus profond mépris pour les lecteurs de la Princesse de Clèves et de l'autre s'attendre à être apprécié.

Ceci dit, ça fait maintenant quelques années que le FN met en pratique la bataille de conquête de l'hégémonie culturelle, institution après institution. Il fallait bien un jour où l'autre que l'UMP s'en mêle. Relire à travers ce prisme ce qui se passe à Science-Po avec l'héritage de Richard Décoing apporte d'ailleurs un complément intéressant.
Ya eu une époque où certains, à droite, considéraient "Le Monde" comme un journal communiste. Si Guillaume Peltier raisonne comme ça, normal qu'il pense que les trois quarts des journalistes sont "de gauche".

A contrario certains (moi?) pourraient penser qu'on n'entend que des journalistes de droite, nous prêchant sans arrêt le libéralisme, la baisse des services publics, la "compétitivité" basée essentiellement sur la baisse de la masse salariale. Et demander une rééquilibration en faveur des journalistes "de gauche" (vraiment de gauche).

En fait, moi, je veux juste des journalistes qui ne nous racontent pas des bobards, qui nous donnent de vraies clés de compréhension et qui s'abstiennent de nous faire en permanence de la propagande, que ce soit en faveur de la droite ou de la gauche. Ça existe, j'en ai rencontré... mais ils (elles) sont pas là où il faudrait.
Le drame de Peltier (et de nombreux zéditorialistes bon teint), c'est qu'il est d'extrême droite. Du coup, la quasi totalité de la population mondiale est de gauche. CQFD.

Quant à nous refaire la sérénade des journalistes tous de gauche... A noter qu'hier soir, chez un Taddéi de plus en plus dépassé par les évènements, il ne dénonçait pas que les journalistes de gauche, mais aussi les profs, les magistrats, les artistes ... tous de gauche je vous dis ! Sauf ma soeur et ma mère !

La question ne se pose pas de savoir si les journalistes sont "majoritairement" de gauche, mais de savoir si ceux qui ont la parole le sont (en stéréo en plus, journaux, radio, télé, Internet). Or il faut vraiment avoir du caca dans les yeux pour ne pas constater que l'écrasante majorité (c'est juste pour ne pas dire la quasi totalité) des chroniqueurs et journalistes "en vue" sont soit de droite (et pas la plus reluisante), soit d'une tendance libéralo-libertaro-boboïsante qu'il est outrageux de qualifier de "gauche" (ou alors une gauche à l'américaine).

Toutes, ou presque toutes, ces belles personnes sont hystériquement "pour l'Europe" (celle de la commission et de la BCE), fascinées par les Etats-Unis (dernier avatar, le flan incroyable fait partout pour louer le génie absolu du peintre Hopper), terrifiées par les "salafistes" et les "trostskistes" (dont ils sont bien incapables de donner une définition sérieuse), considèrent par principe l'Iran et le Vénézuela comme des repaires du démon, et n'imaginent même pas que l'avenir économique du monde puisse être vu autrement que par [s]les[/s] la Bourse[s]s[/s] et les agences de notation. Evidemment, les fonctionnaires sont inutiles, les syndicats pas progressistes, les grévistes des preneurs d'otages, etc. Je vous passe les détails.

A part Claude Cabanes et Clémentine Autain, je peine à identifier un intervenant un peu médiatisé qui puisse être sérieusement classé à gauche...
J'ai regardé Ce soir où jamais et je peux vous rassurer : sur le plateau, tout le monde était pété de rire et Guillaume Peltier s'est totalement ridiculisé. Ce qui fait peur, c'est que ce jeune loup aux dents longues est typique de la relève à l'UMP : une véritable caricature de ses prédécesseurs. On se sait pas si on doit en rire ou bien flipper (Guillaume Peltier candidat à la présidentielle en 2022, au secours !!!).

Pour en revenir à la question de l'article, moi, j'estime que tous les soirs à la télévision on est saturés de personnalités de droite. A partir de 18h, que l'on zappe de BFMTV à i>Télé en passant par France 5, LCP ou Canal+, il n'y a que des gens de droite (économistes, politiques…) interviewés par des journalistes/éditorialistes complaisants. C'est carrément insupportable. Perso, je trouve que c'est la droite qui règne en maître dans les médias, et ce dégueulis permanent de pensée unique me déprime au plus haut point. Heureusement qu'il y a internet !
??? Comme je n'entends ni ne vois de journalistes de gauche sur le service public, on se demande de quel bord ils sont…


Haaaaaa! Ils ont voté François Hollande!!!

Ça manque peut être de journaliste UMP alors. :-)
plein, plein, plein. n'en a pas assez.
on en veut plus plus plus.
encore encore encore.
et mieux encore : des journalistes de gauche anonnant la doxa neo-libérale : ça fait bander wall street.
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