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Manifs : la carte de presse ne protège plus (du tout)

Entravés dans leurs déplacements en reportage, contrôlés en permanence, risquant des blessures, certains journalistes vont désormais en manifestation la peur au ventre. Ils ont beau travailler pour de grands groupes de presse, ils considèrent que la carte professionnelle ne les protège plus de l’arbitraire policier. Ils racontent.

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C'est, effectivement, l'attitude vis-à-vis du journalisme auquel on peut s'attendre de la part du RN ou du régime Trump, nourris aux réseaux de l'alt-right ("journalistes = ennemis du peuple"), ce qui est d'autant plus sympa en période d'éditorialism(...)

Un manifestant s'est fait énucléé, je n'ai rien dit, je ne suis pas manifestant ;


Un journaliste sans carte de presse s'est pris une grenade en plein visage, je n'ai rien dit, j'ai ma carte de presse ;


Un journaliste indépendant s'est fait matraquer, j(...)

Bâillonner les journalistes c'est changer de régime. 

Derniers commentaires

Au Chili, le retour sanglant des nostalgiques de Pinochet :
La photo-reporter Albertina Martinez Burgos, qui a documenté la répressions des mobilisations au Chili, retrouvée assassinée à son domicile de Santiago. Tout son matériel informatique a disparu. La liste des mutilé(e)s et disparu(e)s est trop longue et ne cesse de s'allonger.

Extrait d'un des derniers tweets de Didier Maïsto : la sécurité des Gilets Jaunes et de ceux qui les filment était déjà incertaine, désormais elle n’est plus DU TOUT assurée. La Place d’Italie était un point de non-retour. N’allez plus dans les guets-apens ! Attendre le 5 ? 

Maïsto s'est non seulement rendu au cœur de la plupart des manifs des GJ, mais il en a ramené des témoignages filmés, hommages à la persévérance et au courage de ceux qui, inlassablement, participent depuis un an à ces rassemblements et subissent la violence policière.

Sur les réseaux sociaux, Twitter notamment, les images des blessures infligées par les lancers de grenades et les tirs de LBD, plaies, éborgnages et mutilations, sont terrifiantes. 

Les samedis soirs, très tard, lorsque s'est tu le bruit des déflagrations et des explosions, Lallement regagne son lit où ronfle son épouse, pose sa casquette de général Tapioca sur sa table de chevet, sourit une dernière fois en pensant au travail si bien accompli par ses sbires, et s'endort paisiblement sur ses deux oreilles de monstre froid.

Un manifestant s'est fait énucléé, je n'ai rien dit, je ne suis pas manifestant ;


Un journaliste sans carte de presse s'est pris une grenade en plein visage, je n'ai rien dit, j'ai ma carte de presse ;


Un journaliste indépendant s'est fait matraquer, je n'ai rien dit, je travaille dans un grand groupe de presse ;


Quand on est venu arrêter un de mes collègues, je n'ai rien dit, pour ne pas me faire virer (j'ai trois enfants à faire manger) ;


Quand on est venu m'arrêter...


Martin Niemoller, reviens ! ils n'ont toujours pas compris.

Les journalistes aussi ne sont pas dans le même camp que le préfet Lallement

Tiens ! Le pouvoir serait donc aux abois ! Comme l'indique aussi le témoignage de Mathilde Larrère, ça chauffe. Serait-ce le commencement de la fin ?


Si ça se passait au Vénézuéla, ce serait un scandale ! 

Ou en Bolivie ! Euh, non, pas en Bolivie, Morales a été élu démocratiquement (il avait 45% au premier tour, il était sûr de passer au 2ème, donc il a triché au premier tour alors qu'il suffisait d'attendre le second tour pour tricher s'il n'était pas sûr, si l'idée était de tricher). Ha ha ha, tout cela est normal. C'est donc évident qu'il fallait le chasser... Est-ce que Morales est du côté des bons ? Non, visiblement, anti américain et anti néo libéral.


Votre compte est bon, pas question de protester....  

L'ordre règne partout dans le néo libéralisme, sauf à Santiago : les pauvres restent pauvres et les riches s'enrichissent.

Quel monde merveilleux ! j'en pleurerais...

C'est, effectivement, l'attitude vis-à-vis du journalisme auquel on peut s'attendre de la part du RN ou du régime Trump, nourris aux réseaux de l'alt-right ("journalistes = ennemis du peuple"), ce qui est d'autant plus sympa en période d'éditorialisme collectivement macronlâtre, pro-flic et anti-manifestants (séquence "C dans l'air" édifiante de victimisation des policiers, aujourd'hui). 


Les gars, ça glisse fort, ça glisse vite. Pas habitué à voir ça en France. Honnêtement, ça me bouffe un peu. Un peu trop synchrone avec la Nea Demokratia en Grèce, et l'autre nuisance aux USA.


Y a un truc sérieux qui est en train de se jouer. Au niveau de la rue, et au niveau de sa visibilité.

"(lesquels ne rendent pas toujours visible leur numéro d’identification)" pire , se cagoulent et s'anonymisent totalement vêtus de noir ! https://twitter.com/i/status/1196348933859094528

Je me répète, mais tans pis.

Puisqu'il faut que "l"ordre règne" à tout prix, ce sont les forces de "l'ordre" qui règnent.

Etre journaliste travaillant en manif est, de toute évidence, terriblement difficile face à l’arbitraire répressif (ces nouvelles preuves s'accumulent aux précédentes). Imaginez alors ce que c'est quand on est manifestant.

Merci aux castors qui ont fait barrage ! Mais qu'est-ce que c'est bien imité tout de même ....


Bâillonner les journalistes c'est changer de régime. 

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