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Commentaires

Mais qu'est-ce qu'on fait avec les rebelles ?

C’est quand même bizarre cette nouvelle manie : aller chercher un rebelle bien costaud du siècle passé, pour en faire au cinéma un biopic plus ou moins bankable.

Derniers commentaires

Peut-être parce que si nous montrons cela via un angle positif on encouragerais d'autres action terroriste?
Et sans doute aussi parce qu'assayas ne voulait pas faire un film engagé dans le sens politique?

J'étais à un débat ou il était invité et le fait que les nations engagées dans le récit soit encore existante pouvait donner lieu à un numéro d'équilibriste surtout à partir des sources disponibles pour l'écriture de la vie de cette homme (peu d'élément).

Globalement, les intellos d'aujourd'hui pensent que faire des films ça touche plus que poser des bombes, on va pas s'en plaindre même si au niveau résultat ça ne change rien, le pouvoir fait toujours ce qu'il veut bien de nous.
Mille excuses : je ne sais pas ce que signifie "biopic", et l'adjectif "bankable" me pose une énigme insoluble.
J'aurais grand plaisir à me voir offrir des synonymes en français classique, je veux dire cette langue qu'on
parlait encore dans les années 70.
Merci d'avance.
Georges Apap, Béziers. rusicade34@yahoo.fr
En tout cas avec les rebelles de Bolivie qui ont envahi Potosi et douze autres villes de Bolivie, et qui bloquent une quarantaine de Français, dont quelques-uns de mes chers et tendres, la presse ne fait rien.
La dernière brève de l'agence AFP signale qu'un bus de Français a quitté la ville pour Sucre. Elle l'a effectivement quittée, mais le bus a été bloqué en rase-campagne, et il a dû retourner à Potosi.
Les piqueteros sont des mineurs des mines de sel de la région, ils contrôlent les routes de la région.
Si la presse voulait bien se donner la peine de nous informer, j'apprécierais grandement.

http://anthropia.blogg.org
Curieusement, c'est la première critique négative de "Carlos" que je lis ou entends. Le film (dans sa version intégrale) avait l'air de faire l'unanimité lors de sa présentation à Cannes.

[quote=Judith]Comment, luttant contre le capitalisme mondialisé, on se retrouve immédiatement et presque exclusivement antisioniste ? La chose n’est pas expliquée. Le rapport entre la lutte contre le grand capital et la cause arabe? C’est à nous de le reconstituer, et de résoudre les problèmes théoriques que ça pose.
C'est exactement ce que je me suis dis en voyant cette fiction en 3 partie sur Canal+. Je suis toujours aussi ignorant sur ces points.

A quand une émission "Dans la fiction vidéo" avec Judith et Rafik (ou d'autres personnes - Gilles Ciment ? ) ? L'émission principale d'ASI pourrait traiter ce genre de fiction. Elle analyse de moins en moins des fictions. Le "réel" a un peu phagocyté l'émission principale. Il me semble que feu ASI sur France 5 y consacrait davantage d'émissions.
Bonjour,

c'est un peu étrange cette impression de découvrir la Lune, de constater comme ça d'un air naïf, faussement naïf, ce que c'est ce cinéma... D'une part filmer un corps de révolution ça peut être très intéressant, ça dit des choses le corps, ou, en tout, cas, la caméra cherche à lui faire dire quelque chose. C'est donc un parti pris, et c'est justement souligné par la chronique : le corps est ce qui fait tomber l'homme à la fin, c'est sur lui que s'inscrit la faiblesse. Il y a donc un point de vue, peut être n'est-il pas au goût de l'intelligentsia, mais il existe, et il ne devrait pas être renvoyé univoquement à de la bassesse, à de l'incapacité, à de la médiocrité, ou encore une superficialité de fausse blonde. Ensuite avec la question du biopic, de l'image du révolutionnaire, de l'individualité de ce corps, on touche quand même au coeur de la narration, excusez-moi mais il n'y en a pas des masses des oeuvres qui nous proposent autre chose que l'individu.... surtout au cinéma, surtout à la télé. Alors oui, ce n'est pas révolutionnaire (paradoxe), mais ce n'est pas non plus très révélateur... ça ne dit rien de plus que le simple constat, ce n'est finalement pas bien singulier, et ça date un peu...
Enfin sur la pauvreté intellectuelle du bonhomme, c'est peut être encore tout simplement ce qui est dit, ou cherche à être dit... Est-on obligé d'être un génie (du mal?) pour être Carlos ? ou est-ce encore ici la possibilité du charisme dans un corps d'illettré (je grossis le trait, mais c'est déjà ce que l'on reprochait à Chirac).... un exécutant manipulé par les puissances arabes tour à tour, le tout sous supervision de l'URSS.... Du point de vue politique je trouve qu'au contraire cela rétablit un peu la vision que l'on peut avoir de la guerre froide. Loin d'une inaction et d'une observation réciproque et prudente, la guerre froide ne cesse de voir des escarmouches entre les deux blocs, sous la forme particulière et originale du terrorisme. En réattribuant la responsabilité des commanditaires, on replace les campagnes d'attentat dans le jeu international, on replace l'individu et son corps dans la sphère de pressions qui l'enserre... loin de l'image d'Epinal, loin de la patine ou du vernis, le corps craque de partout, subit des pressions, répond mal, coince, se débride... il sue, il a la trouille, alors il baise, il chie, et cela aussi peut se constituer comme propos, suffisant ou non, personnellement je ne répondrais pas.
Moi ça me fait aussi penser à tous ces gadgets mode à l'effigie du Che - sacs, agendas, voire strings à paillettes (sisi, ça existe)- à celle de Mao, voire même à celle de Jésus-Christ, un rebelle lui ausssi, en son temps. J'espère qu'ils se retournent dans leur tombe, au moins.
Bel article, comme toujours.

Et si le cinéma ne pouvait pas traiter réellement des causes révolutionnaires et des rebelles au système autrement qu'en les survolant et en les dénaturant ?

et si le cinéma ne se limitait pas aux productions d'Hollywood et des grosses boites commerciales.

Et si le film "carnet de voyage", ou "diarios de motocicleta" de Walter Salles, était un des meilleur films qui a été fait sur che, racontant sa jeunesse et son voyage au travers de l'amérique latine.
film très peu politique au fond et pourtant qui montre bien comment un ernesto guevara pas encore révolutionnaire va ensuite devenir ce qu'il est devenu.

menfin je dis ça ...
Il y a aussi une toute autre façon de traiter la révolution et plus largement la révolte qui lui donne naissance. En ne s'emparant pas de figures mythiques, que le cinéma ne fait d'ailleurs par sa puissance que mythifier et mystifier davantage, mais en abordant les problèmes par le biais de non héros, du problème lui-même et non en le réduisant à un problème de personne.

Un Ladybird de Ken Loach est un film politique donc social (comme nombre de ses films, The Navigators, Le Vent se lève) à hauteur d'hommes et femmes ordinaires. Il n'en est pas moins fort pour autant, bien au contraire. Car, il donne à voir et à entendre des voix habituellement sans visage (ou de façon si fugace parfois dans un JT), des expériences sociales pourtant douloureuses, mais qui ne laissent pas de traces historiques et pourtant font l'histoire, nos histoires.

yG
Exact pour les films hollywoodiens.
Et réaliser un biopic à tendance subversive implique que l'on s'attarde d'avantage sur l'homme que sur sa cause. C'est l'exercice qui veut cela. Parler politique et aborder un aspect révolutionnaire au cinéma ne nécessite pas la focalisation sur un personnage historique. Mais il y a quelques films qui arrivent à traiter des deux faces, l'homme et le combat, Lumumba me vient en tête.
http://www.dailymotion.com/video/x203y9_pearl-jam-ben-harper-indifference-l_music

ou bien


http://www.youtube.com/watch?v=8VlQLVB3JC8
Récit d'un concert de Yannick Noah dans le Parisien :

"L’atmosphère de ce concert hors norme prend soudain un tour très chaleureux. Une surveillante se dandine au côté d’un jeune détenu malade qui bouge, malgré sa canne. Un vieux en chaise roulante dodeline de la tête. Près de la sono, un prisonnier célèbre affiche un sourire béat et tape dans ses mains : c’est Carlos, l’ex-terroriste propalestinien, conquis par la magic touch de Noah."


http://www.leparisien.fr/musique/yannick-noah-fait-danser-la-prison-31-07-2010-1017749.php

Mon commentaire : Arf, triste fin pour un vieux révolutionnaires... Condamné à chanter, danser, à la queu-leu-leu, Saga Africa, ambiance de la brousse, na-na-na


Ah, quand même : "Avant une très longue séance de dédicace où les détenus se font photographier les uns après les autres à ses côtés, dont Carlos, qui pose en levant le poing et en criant « Viva la revolucion »."
Je sens que tu as choisi avec beaucoup de soin le dernier mot de cette excellente chronique, Judith !

Je vais essayer de revenir en dire un peu plus malgré un emploi du temps assez difficile, parce que le sujet me passionne...

***
Et si le cinéma ne pouvait pas traiter réellement des causes révolutionnaires et des rebelles au système autrement qu'en les survolant et en les dénaturant ?
Pour comprendre Carlos, il faudrait lui poser des questions directement, lui laisser la parole et cela n'est pas vraiment grand public. Je crois d'ailleurs qu'il a fait des reproches au film (ou aux 3 épisodes) depuis sa cellule. Même le principal intéressé ne se retrouve pas dans son image. Il fallait donc bien que l'équipe du film trouve un moyen de faire oublier ses idées ou de les caricaturer. L'exemple de l'activiste allemand que vous considérer comme le seul à avoir un peu d'intellect, est frappant : laissons donc Carlos donner son avis sur cette question ! Parlons librement de lutte contre le capital mondialisé, de l'antisionisme et de l'antisémitisme ! Mais je ne pense pas qu'un tel film le permette car sa vocation "mainstream" ne peut correspondre avec une volonté de débat et d'argumentation, d'autant plus en donnant carte blanche à un terroriste tel que Carlos ! Cela est simplement paradoxal !
Pour le Che ou Mesrine, la mort les empêche malheureusement d'exprimer leur avis sur leurs représentations.
Ce soir on aura la bande à Baader encore sur Canal+... Le créneau révolutionnaire/terroriste, dans une perspective historique, semble porteur aujourd'hui, à l'écran bien sur. Mais comme vous le savez sans doute "the revolution will not be televised" !
http://www.youtube.com/watch?v=q0jHCg6I23U
http://www.youtube.com/watch?v=ojOLlL9POEY
http://www.youtube.com/watch?v=QpgEEZVfupw
http://www.youtube.com/watch?v=giDKjwbmukk
"bof, quoi "

Ouais, j'suis pas surpris, pour ce que j'en ai perçu... bof aussi.
Canal+ propose demain soir "La bande à Baader"...

C'est à croire qu'il y a vraiment un créneau porteur là...
Interessant, toutefois bien qu'il y ait l'aspect du héros charismatique dans ce genre de biopic (pour faire réver les midinettes) je ne vois pas que celà, aujourd'hui ce genre de héros ne coule pas des jours heureux au soleil ou accède au pouvoir comme c'était parfois le cas, ce genre de héros meure à la fin (on le sait d'ailleurs déjà en général) et tout Robin des bois qu'il puisse être pour certains, il est traqué et abattu par les forces de l'ordre, d'un coté un peu d'espoir mais ensuite réprimé, mais on prendra bien soin de vous montrer sa lente décadence, a tel point que, comme vous le soulignez dans votre article, on ne comprends plus les motivations et les actions entreprises par le héros, ce qui justifie evidement d'être traqué et abattu par les forces de l'ordre pour notre sécurité bien sûr. Serait ce de la manipulation mentale ?
Qu'y a-t-il de plus vain, de plus prétentieux, de plus absurde et de plus ridicule qu'un homme qui a comme volonté de changer le monde, de le réduire à un point tel qu'il puisse sans problème entrer dans sa boite à idées ? Qu'un homme qui veut changer le monde parce qu'il refuse que le monde le change ?

Qu'y a-t-il de plus enfantin, de plus infantile que ce genre de raisonnement ?

Comment ne pas conclure que les révolutionnaires ne sont en fait que des enfants capricieux qui se servent de la violence comme d'un défouloir pulsionnel ?
En plus, le Che a eu la bonne idée de se faire tuer alors qu'il continuait la lutte pour ses idées...
Facile d'en faire une icône après ça... surtout grâce aux deux photos-icônes : le gros-plan avec le cigare, le bérêt, la barbe, la belle gueule et la photo de sa mort, allongé tel le Christ sur ce "cercueil de béton", comme s'il venait d'être "dépendu" de la croix.
Pour Carlos, pas pareil... il était plus exécutant que celui qui donne une ligne... enfin, c'est ce que j'ai vu. D'où le choix du mot mercenaire...
Et puis, il vieillit... dans le film aussi. Il s'épaissit.
La mort va mieux aux révolutionnaires que la vieillesse en fait. Sauf que Carlos n'était -pour moi- qu'un militant, et pas un révolutionnaire.
Néanmoins, il faut reconnaître que le choix de l'acteur principal du film d'Assayas est une réussite...
Je ne suis pas sûr qu'on puisse mettre le Che dans le même sac que les deux autres.
Je l'ai trouvé tout sauf décérébré le héros de ce film.
Au contraire il avait une idéologie, une vision du monde et on le voit dans les deux parties.
Cela le rend exigeant avec lui-même, avec les autres.
C'est vrai qu'il y a un côté qui dérange dans le fait de faire des soussous avec un personnage qu'on pourrait qualifier d'épique.
C'est vrai aussi qu'il y a des côtés obscurs qu'on passe sur ce personnage pour le montrer sous un angle de quasi déité: on en oublie par exemple les exécutions de prisonniers qu'il a ordonnées suite à la chute du régime de Cuba en tant que procureur suprême dans des procès expéditifs.
Mais ce que montre ces deux films, c'est l'aspect de quête de l'absolu du Che. Il ne fait pas dans la demi-mesure ou les compromis. C'est tout ou rien. C'est en ça que je trouve la comparaison intéressante avec un Achille de l'Iliade: aveuglé dans sa colère, lui aussi refusant les compromis et atteignant le divin.
Au final que ce soit le Che ou Achille ils ont atteint l'immortalité, l'un dans le récit épique de l'Iliade l'autre sur quelques T-shirt sensés évoquer l'époque peace and love alors qu'il était bien loin de ce pacifisme.
Je ne sais pas si le film Carlos raconte son histoire ou s'il y apparaît décérébré ou non: je ne l'ai pas vu.
Pour autant je ne suis pas sûr que le Che puisse être mis dans le même sac car Benicio del Toro a le mérite de se faire oublier pour incarner le Che qui n'est pas là pour son corps mais bien pour sa tête, ses discours...
Je précise que tout ceci relève de mon sentiment et non d'une quelconque certitude, je suis ouvert à la critique.
http://www.plume-noire.com/cinema/critiques/buongiorno.html
Changer le monde, quelle idée en effet...
Belle chronique.
C’est devenu un terroriste bête et méchant, sans que cette métamorphose morale soit assumée par le scénario - puisque décidément seules ses métamorphoses physiques intéressent le cinéaste



Dans le mille Emile !
Enlever la politique à Carlos, c'est bel et bien opérer une "métamorphose morale" du personnage. Impeccable. Rien à dire.
Mais qu'est-ce qu'on fait avec les rebelles ? on les digère (le mot est dans la chronique et me paraît parfait). Le Che et son corps christique de la photo en Bolivie l'annonçait déjà. Intégrez la contestation en y greffant vos propres valeurs, et la voilà déjà moins vivace. Seulement - dans un joli retournement - bankable.
Merci pour cette chronique.
Merci clo, j'ai fait la même réflexion ( à moi tout seul )
j'aime ta conclusion du mercenaire beauf......
gamma
et comme d'hab., bonne chronique (critique) Judith
Oui, moi j'ai vu dans le film Carlos juste un homme, brossé à l'aide d'un acteur, avec ses silences, ses failles, ses excès...
On ne sait pas grand chose du bonhomme... comme tout révolutionnaire, on souhaiterait qu'il soit désincarné mais il est resté vivant, lui... et il croupit dans une geôle française, lâché par ses derniers amis "tendance jihadiste"...
Ceci dit, je me suis plus intéressée à l'époque, qu'à l'homme... à la fabrique de révolutionnaires installée dans les pays de l'Est, à la germination de ces révolutionnaire au contact des combattants palestiniens, j'ai vite oublié l'homme, Carlos... pour voir surtout les magouilles, les recrues "larguées", les tiraillements, les lâchages, les lynchages, la traitrises des chefs d'états arabes.
Aucune vision d'un héros romantique, mais plutôt celle d'un mercenaire un peu beauf, fasciné par son sexe et un peu moins par celles qui l'ont chevauché.
Judith, cette critique est superbe, et la contextualisation (canal plus) permet de comprendre pourquoi ce film a été fait.
Du grand @si quoi!
Vu le genre de prise de vue que vous décrivez, heureusement qu'ils ne se sont pas trompés de Carlos.
Est-ce que le pb ne vient pas aussi de l'angle: un héros individuel et unique? Du coup, tous les gens qu'il rencontre ne sont plus que des faire-valoir, des épisodes dans sa construction, des bouts de paraboles?
Un peu le contraire des films comme Lawrence d'Arabie ou Le docteur Jivago, où, au-delà des grands violons, d'autres personnages avaient aussi des contextes, des motivations, etc?
Mazette, il vous a pas tapé dans l'oeil, il s'est carrément incrusté sous votre paupière, le Carlos! Ca donne envie. Si! Si!
Si votre but était d'attirer les spectatrices, vous avez sans doute touché juste.

S'il était de déplorer que Carlos n'ai pas été dépeind comme l'homme d'action brillant et idéale que vous espériez, c'est réussit aussi.

Mais il reste qu'un terroriste qui survit -pris vivant!- ne peut être qu'un peu stupide, ou pas totalement sincère, ou un peu des deux. Mais en tous cas, ne pas incarner le révolutionnaire beau, courageux et pensif que vous appeliez de vos voeux déjà dans votre émission sur Hugo (en déplorant qu'il manquait l'action, à celui là. En modifiant génétiquement un Hugo avec un Carlos, on doit pouvoir s'approcher de vos rêves) semble être le triste destin de ceux dont vous vous approchez avec un regard implorant et une narrine fremissante.

Zut, j'vais m'prendre un Yg sur le post, moi.

Mais merci. Je saurais -en pillant vos mots et impression- briller dans mes prochains salons par la grâce de votre chronique. Un peu de petitesse d'esprit ne me fait pas de mal (je ne parle pas de votre chronique, mais bien que de moi), puisque Carlos lui même sait être beau mais décérébré.
Entièrement d'accord.

Belle conclusion.
Est ce que le problème ne vient pas du fait que vous estimez que chez ces rebelles violents (il y a aussi des rebelles pacifiques) il y a forcément une tête ?

Est ce qu'on ne peut pas imaginer qu'il y a ici surtout des brutes épaisses qui ont trouvé, lors des années 60-70, un terrain de jeu et des commanditaires ?

Sinon une autre hypothèse : le metteur en scène est pétrifié à l'idée de faire un film didactique (une vraie insulte chez un critique ciné), alors il élague....
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